‹ L'antisepsie dans la pratique de la chirurgie journalièreChapitre 20 sur 104 · SUBLIMÉ · texte numérisé non relu

SUBLIMÉ

sa solubilité n'est pas considérable, on l'augmente au moyen de l'alcool, du chlorure de sodium ou de l'acide tartrique.

Une solution de 1 pour 1000 faite à l'eau chaude ne donne aucun précipité par le refroidissement.

Si on emploie l'eau froide, il faut ajouter de l'alcool pour avoir une solution parfaite.

Sublimé.. ... 1 gramme.

Alcool. . .... 4 grammes.

Eau froide. . . . 1000 —

On peut avoir des paquets ou des pastilles préparés d'avance pour faire immédiatement les solutions.

Paquet contenant : sublimé. . . 1 gramme,

chlorure de sodium. t —

Pour un litre d'eau.

Pastilles formées de : sublimé. 1 gramme,

acide tartrique. 1 —

Pour un litre d'eau.

L'acide tartrique rend les solutions plus complètes et plus antiseptiques. Avec la préparation suivante :

Sublimé . . 1 gramme.

Acide tartrique 5 grammes.

Eau. . 1000 —

le sublimé ne forme plus d'albuminates insolubles en présence des matières albuminoïdes de l'organisme. Il en résulte qu'on peut employer

il MÉTHODE ANTISEPTIQUE

une dose moindre de sublimé, 0,50 par litre au

lieu de 1 gramme, pour désinfecter les plaies/

L'Académie de médecine, à la suite d'un rapport

de M. Budin, a adopté la formule suivante, pour

la préparation des solutions antiseptiques à l'usage

des sages-femmes :

Sublimé corrosif. . . . 0,25 gramme.

Acide tartrique. 1 —

Solution alcoolisée de carmin

d'indigo sec à 5 0/0 . . T goutte.

Mêler el réduire en poudre impalpable. — l'our un paquet pour un litre d'eau, qui est ainsi colorée en bleu.

L'emploi du sublimé demande de grandes précautions à cause de sa toxicité, particulièrement dans le cas de maladies des reins, d'albuminurie, de diabète; il a plusieurs fois causé la mort, h la suite d'injections dans des cavités, ou dans l'intérieur de l'utérus. Aussi, après toute injection de sublimé dans une cavité, devra-t-on faire immédiatement une injection d'eau bouillie.

Il peut donc amener des accidents locaux et généraux.

Sur la peau, il détermine de l'érythème, des vésicules, ce qui s'observe assez souvent dans le pansement dit humide.

Dans l'intoxication de l'organisme, on peut

observer des vomissements, des coliques, une

diarrhée séreuse et même sanguinolente; de la

diminution des urines, quelquefois de la salivation.

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ACIDE DORIQUE 'i5

Il y a de la faiblesse générale, le pouls est petit et peut aller jusqu'à 140 pulsations. — Enfin il peut se produire des ulcérations du gros intestin et des altérations des reins.

Dans le traitement, le sublimé étant supprimé, on donnera des lavements d'eau albumineuse; le ventre sera recouvert de compresses chaudes; on ordonnera des gargarismes au chlorate de potasse.

Le malade sera mis au régime lacté et on lui administrera de» excitants généraux, du café, des injections sous-cutanées d'éther, et aussi desinjections de morphine.

Succédané du sublimé. — MM. Monod et Macaigne ont proposé de remplacer le sublimé par YO.cycyanure de mercure, en solution à 5 0/00, qui n'altère ni les mains, ni les ^erryfents. la/flannt

Acide borique. — L'acide borique est un antiseptique faible, employé en solutions aqueuses il 3 ou 3 1/2 0/0, qui représente son degré de solubilité supérieur; d'ailleurs l'acide en excès se précipite.

Il est utilisé surtout dans la chirurgie oculaire, en injections dans la vessie, et aussi en gargarismes, etc., et dans la chirurgie des enfants.

Son emploi ne présente pas en général d'inconvénients ; sa solution tache les instruments d'acier.

Mais, je le répète, c'est un antiseptique de peu d'action.

Nicaisb. Antisepsie 3.

i6 MÉTHODE ANTISEPTIQUE

Iodoforme. — L'iodoforme est aujourd'hui l'antitiseptique le plus employé; malgré l'obscurité qui enveloppe encore son mode d'action, son efficacité est certaine. On l'utilise surtout dans l'antisepsie thérapeutique, sous forme de poudre, de gaze iodoformée, en solution dans l'éther, en suspension dans la glycérine ou la vaseline, sous forme de crayons, etc. L'iodoforme renferme les 9/10 de son poids d'iode; en poudre, il doit être toujours bien porpbyrisé.

Il ne faut pas en employer plus de 2 à 4 grammes sur les plaies, particulièrement chez les enfants, les vieillards, les albuminuriques. Le péritoine l'absorbe facilement et plusieurs cas de mort sont survenus après l'introduction de gaze iodoformée dans le bassin, à la suite de la laparotomie.

On constate l'absorption de l'iodoforme par l'organisme, en essayant de déceler sa présence dans l'urine au moyen de l'acide azotique et du chloroforme, ce dernier se déposerait en présentant une (fj coloration rose.

Le grand inconvénient de l'iodoforme, c'est son odeur. Le mode de préparation des gazes du commerce dans lesquelles l'iodoforme se trouve en une poudre impalpable est défectueux. L'iodoforme n'étant pas fixé sur le tissu se répand dans l'air dès qu'on touche la gaze et se dépose sur les linges.

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