ANTISEPSIE CHEZ LES DENTISTES
turellement les soins que nécessitent les dents malades. La carie, la gingivite, la périostite alvéolodentaire sont des foyers de microbes. Il n'est indigne de personne de soigner ces petites lésions, que l'on néglige souvent. Il y a manière de faire, et de conserver sa dignité dans les soins les plus infimes; les dents ont assez d'importance pour mériter qu'on s'en occupe sérieusement, et pour que le client soit reconnaissant au médecin qui l'a soigné.
En plus des soins antiseptiques indiqués plus haut, il faut enlever le tartre autour du collet des dents, nettoyer et aseptiser la cavité des dents cariées et savoir les obturer.
S'il est nécessaire de faire l'ablation des dents on se servira de daviers et tous les instruments devront être stérilisés par les procédés que nous avons indiqués. Ce sont là des précautions qui ne sont pas encore prises malheureusement par la majorité des dentistes, quoique depuis vingt ans on parle de la stérilisation des instruments.
Le dentiste doit se laver les mains comme le fait le chirurgien pour une opération, et les laver pour chaque malade. — Les instruments, tous métalliques, doivent être stérilisés dans un petit bouilleur, constamment en action. On les retire du bouilleur pour les mettre dans un plateau rempli de solution sodique, dans laquelle ils ne se
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rouillent jamais. Ces simples précautions sont faciles à prendre, et cependant cela ne se fait guère.
De l'asepsie pulmonaire ; de l'air pur et renouvelé. — De même que l'on surveille l'alimentation du malade, de même il faut avoir soin qu'il respire un air pur et constamment renouvelé. Car, non seulement l'air est un agent réparateur, qui modifie directement le sang, mais il peut servir de véhicule à des matières solides ou volatiles susceptibles d'agir sur l'économie.
Les poussières de l'air n'arrivent pas dans les vésicules pulmonaires, autrement la vie serait impossible ; elles se collent chemin faisant sur les parois humides des conduits que parcourt l'air, d'après des lois d'attraction qui ne sont pas bien précisées. Les particules charbonneuses que l'on trouve dans les ganglions bronchiques viennent de poussières arrêtées sur les bronches. — La pureté de l'air intra-pulmonaire explique pourquoi les déchirures du poumon dans les fractures de côte ne sont pas suivies d'accidents inflammatoires ou septiques.
On voit donc que si l'air ne peut guère transporter de poussières dans les vésicules, il peut en transporter sur les bronches. L'air peut agir encore sur l'économie par les gaz méphitiques qu'il entraîne et qui sont absorbés par la surface pul-