LAVEMENTS
dans le rectum et sur l'anus de la ouate ou de la gaze iodoformée.
Ces précautions sont prises 2 ou 3 jours avant l'opération, et les lavages avec l'aide du spéculum sont renouvelés au moment de l'exécuter. L'asepsie n'est jamais parfaite, néanmoins, grâce aux obstacles naturels que la région offre à l'infection par les microbes, les opérations se terminent souvent avec réunion par première intention.
A propos de l'antisepsie rectale, je dirai quelques mots des lavements. Uembout des seringues et des irrigateurs Eguisier qu'on emploie habituellement est trop court et trop mince ; son extrémité risque de blesser et ne pénètre pas ou trop peu dans l'ampoule rectale, par suite de la hauteur du sphincter anal. Au lieu d'un embout de 7 centim. il faut employer une canule rectale en caoutchouc ferme, du volume du petit doigt, à extrémité arrondie et d'une longueur de 15 à 20 centimètres. On se trouvera bien aussi de l'emploi d'une canule en caoutchouc durci de 10 cent, de longueur adaptée à l'extrémité du tube en caoutchouc de l'injecteur à suspension.
L'introduction de la canule demande quelques précautions, particulièrement si elle est rigide; on la dirige d'abord comme si on voulait la faire sortir par l'ombilic, puis après un parcours de 2 à 3 centimètres, on la conduit en arrière.
lii ASEPSIE DU MALADE
Le lavement ordinaire est de 500 grammes ; chez les enfants, il est de l"2r> grammes.
Pour faire le lavage du rectum et du gros intestin, au lieu de la seringue ou de l'appareil Eguisier, on peut donc se servir de l'injeeteur à suspension ordinaire. On peut aussi employer un appareil analogue à celui qui sert au lavage de l'estomac, avec un long tube et un entonnoir. On introduit dans le gros intestin une longue sonde en caoutchouc, qu'on ajoute au tube de l'injeeteur à suspension. On a donné le nom d'enteroc/i/seur (laveur de l'intestin) à un appareil établi sur le type des derniers dont nous parlons.
Asepsie des voies urinaires. — Nous avons dit combien le chirurgien devait surveiller le bon fonctionnement des reins; il doit toujours faire Y examen des urines, au point de vue de la présence de Y albumine et du sucre, et de la quantité d'urée, qui renseigne sur l'état de la nutrition; de même avant d'administrer certains médicaments, cet examen est nécessaire, afin de savoir s'il y aura élimination plus ou moins complète, et danger d'empoisonnement.
Chaque fois que l'on doit intervenir sur les voies urinaires, il faut au préalable en obtenir l'asepsie. A l'état normal, des microbes nombreux occupent la région balano-préputiale et l'urètre. Il faut nettoyer le prépuce, le gland