ASEPSIE DES ORGANES GÉNITAUX
bouillie. Puis on recouvre le méat urinaire d'une couche de vaseline boriquée et on enveloppe le gland et la sonde avec de la gaze iodoformée.
Dans l'emploi des cathéters il est une précaution qu'on ne doit pas négliger et qui échappe quelquefois : le chirurgien doit se laver et brosser les mains avec le plus grand soin, afin de ne pas contaminer le cathéter stérilisé qui va pénétrer dans l'urètre et la vessie ; les mains pourraient transporter sur le cathéter des streptocoques ou des staphylocoques.
Les sondes et boumes en somme avec collerette
O et
en cire rouge n'ont pas été faites pour subir l'ébullition. Mais je répète que cette dernière altère vite les instruments.
Asepsie des organes génitaux. — Chez l'homme les procédés antiseptiques sont faciles, il suffit de laver et savonner les bourses, le prépuce, le gland, ainsi que le méat, en y ajoutant un lavage au sublimé. Cette asepsie doit être recherchée dans toutes les opérations de la région. Dans le simple cathétérisme, non seulement le chirurgien doit se laver les mains, mais il doit nettoyer le gland et le méat afin de ne pas entraîner de microbes dans l'urètre et la vessie. Dans le coït même, si ces organes ne sont pas soignés, ils peuvent amener
une infection du vaefin et de la cavité utérine.
Chez la femme, les microbes de la vulve et du
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vagin sont très nombreux, ils ont été étudiés dans ces dernières années par MM. Doderlein, Menge, Kninig, qui en ont déterminé plusieurs espèces et qui ont reconnu que parmi ces microbes constants il v en avait qui jouaient un rôle protecteur et que leur disparition était suivie de lésions du vagin ou de l'utérus. Ces auteurs ont fourni un argument de plus en faveur de la puissance de résistance de l'organisme, qui est soutenu non seulement par l'action microbicide de ses liquides et de ses tissus et par la pbagocytose, mais par l'action de microbes constants qui occupent des régions déterminées.
Menge a introduit dans le vagin des staphylocoques et des streptocoques et au bout de quelque temps ceux-ci avaient disparu ; V auto-aseptisation du vagin était complète dans un temps qui a varié de 2 heures 1/2 a 70 heures; c'est là de la bactèrio thérapie spontanée.
NYalthard a trouvé dans les sécrétions vaginales
des microbes pathogènes, streptocoques, staphylocoques, gonocoques et coli-bacilles, mais ils étaient dépourvus de virulence C'était, dit-il, de véritables saprophytes. Ces streptocoques, inoculés h des lapins bien portants, ne provoquaient aucun phénomène morbide; — mais si on contusionnait auparavant les tissus, alors les microbes acquerraient une virulence égale à celle des streptocoques de la septicémie puerpérale.
ASEPSIE DU VAGIN 153
S'appuyant sur les résultats ci-dessus, plusieurs accoucheurs ont modifié leur pratique dans les accouchements normaux, en supprimant les injections vaginales antiseptiques, et aussi tout ce qui pouvait contaminer le vagin, tel le toucher vaginal ; recommandant de faire le diagnostic par des examens externes et le toucher rectal.
Mermann, en suivant cette pratique, a eu sur 1,200 accouchements une morbidité de 5 à 7 0/0, et une mortalité de 0 0/0 '.
Je n'insiste pas davantage sur ces faits; ils sont à méditer; il resterait à savoir si ces microbes protecteurs existent dans les autres cavités, bouche, fosses nasales, rectum, etc.
\i asepsie de la vulve est obtenue par le savonnage, le brossage, et des lotions au sublimé(nous ne recommandons pas la liqueur de van Swieten, parce qu'elle renferme une trop grande quantité d'alcool, 10 0/0, qui est inutile et irritante, ceci dit pointons les cas où les solutions de sublimé sont indiquées); s'il est nécessaire, on rasera les parties voisines.
Pour Yasepsie du vagin on fait des injections avec l'iniecteur à suspension et une canule en verre, qu'on se procure facilement et qu'il ne faut pas hésiter à utiliser. On peut varier les solutions