‹ L'antisepsie dans la pratique de la chirurgie journalièreChapitre 59 sur 104 · DE L'ANESTHÉSIE · texte numérisé non relu

DE L'ANESTHÉSIE

Le praticien de campagne trouvant difficilement des^des devra s'habituer à l'emploi de Vanesthésie locale, qui lui rendra les plus grands services.

On peut l'obtenir par refroidissement au moyen

Nicaise. Antisepsie. 10

170 l'opération aseptique

de Véther, pulvérisé par un appareil de Richardson,

mais on a mieux que cela.

On utilisera l'anesthésie par refroidissement que donne le chlorèlhyleL renfermé dans des flacons munis d'un petit orifice fermé par un bouchon à vis. Le flacon tenu dans la main, on dirige le jet sur la peau, à la distance de 25 à 30 centimètres, et on peut tracer ainsi une ligne de réfrigération aussi étroite qu'on veut. On procède alors à l'incision, qui n'est pas sentie. Ce procédé ne sert que pour l'anesthésie de la peau, et ne peut être employé pour l'anesthésie des parties profondes. Néanmoins, il sera utile pour ouvrir les abcès, les panaris, etc., et la dépense est insignifiante, car un même tube peut servir pour un grand nombre d'opérations.

Anesthésie par la cocaïne '. — L'anesthésie locale par le chlorhydrate de cocaïne est une pratique excellente avec laquelle le médecin de campagne doit se familiariser sans hésitation, malgré ce que l'on a dit sur la toxicité de cet agent et sur son inefficacité. Il y a manière de s'en servir. Nous ne dirons que quelques mots, renvoyant au manuel de M. Reclus.

Le malade peut avoir mangé. On n'emploiera

1. Reclus. La cocaïne en chirurgie. Masson, in-18. — Nicaise, 1895. Anesthésie de la vaginale par la cocaïne dans le traitement de l'hydrocèle {Bull. Acad. méd.) p 576).

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