VI. — Les microbes ont franchi les épithéliums et forment
des foyers locaux. — Moyens de les atteindre et d’empê-
cher leur extension. — Agents chimiques ; injections antiseptiques interstitielles, — Agents physiques ; réfrigération, chauffage,
Uonsidérons maintenant le cas où la barrière des épithéliums a été définitivement franchie. Les parasites ont déjà pénétré dans le tissu connectif, parfois même déjà dans les voies lymphatiques. Dans ce dernier cas, certains d’entre eux, le tubercule, la série des agents pathogènes qui déterminent les lymphites infectieuses progressives, le charbon bactéridien même qui pendant un certain tempsest arrêté par les premiers ganglions, n’ont encore déterminé que des actions locales que l’antisepsie peut logiquement se donner pour mission d’enrayer avant que la diffusion métastatique ne se soit opérée et que les germes morbides n'aient été répandus partout en suivant les voies de la circulation. La pullulation des parasites pathogènes s'effectue en effet par poussées successives répondant chacune à une génération. Le fait bien connu de l’endométrite puerpérale est à ce point de vue extrêmement instructif. Le foyer initial est le point de départ de colonies successives, de résorption, comme on dit en clinique ; l’époque de chacune d'elles est indiquée au clinicien par le frisson et l’accès de fièvre qui le suit, et la forme pseudo-intermittente des accidents septicémiques paraît devoir être rapportée à la série des résorptions espacées dont le foyer initial est le point de
départ. Dans ces conditions l’antisepsie médicale doit
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chercher à atteindre ce foyer initial, àtuer les parasites dont ilest le siège et qui y pullulent ou du moins à empêcher cette pullulation en modifiant le développement du parasite de façon à faire obstacle à sa multiplication indéfinie. On sait en effet que les affections telles que la septicémie puerpérale et même que la pyohémie ne deviennent mortelles que par les attaques successives qu’elles font subir à l'organisme et dont chacune a pour agent une génération du parasite résorbé, c'est-à-dire disséminé dans une multitude de points par l'effet de la métastase. Après un ou, plusieurs frissons et en pleine affection puerpérale, des lavages intra-utérins faits avec la liqueur de Van-Swieten, coupent court journellement à des accidents qui laissés à eux-mêmes seraient autrefois devenus promptement mortels. Tout récemment pour l'infection purulente, Terrillon a montré que l’amputation d'un foyer impossible à. stériliser a pu dans quelques cas couper court aux accidents ultérieurs. L’antisepsie locale, toutes les fois qu’elle peut être pratiquée, doit donc être tentée dans les cas de foyers infectieux déjà interstitiels, mais n’ayant pas encore étéle point de départ d'un mouvement de généralisation irrémédiable. On pourrait comparer quelques-uns de ces foyers locaux aux foyers de tuberculose localisée que souvent aussi il faut attaquer et détruire pour éviter la généralisation du mal.
Ces principes posés, il convient de se demander quels sont les moyens généraux dans cet ordre d’antisepsie médicale. Les moyens chimiques nous sont connus.
S'il s’agit d’un foyer accessible et sur lequel on puisse