‹ L'Antisepsie MédicaleChapitre 15 sur 46 · AA · texte numérisé non relu

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scules qui, une foisifixés, vont. s’accroître ‘et former chacun une lésion. | . Irésulte de Ià que l'antisepsie du milieu intérieur constitue l’un des problèmes lés plus complexes-que l’on puisse proposer en Pathologie expérimentale ; a fortiori l’est-il en clinique? Dans chaque cas particulier il fau drait connaître, au préalable, le milieu de prédilection du parasite pathogène, les agents antiseptiques qüi sont! particulièrement efficaces à.son endroit ; et trouver.le moyen de les amener dans le tissu ou. le liquide nourricier, dont on veut arrêter la contamination en tuant les microbes qu'il renferme ou en y arrêtant leur développement.

Mais il ne suit pas de là qu’il-soit actuellement interdit, nous ne disons pas de poser le problème : il l’a été d'une façon magistrale par le Professeur Bouchard, mais d’en développer l’équation et d’en chercher les solutions par tous les moyens de recherche qui sont actuellement en notre pouvoir. Qu'ils soient expérimentaux ou simplement empiriques, peu importe; il faut ; du moins se mettre en quête deces moyens. Rien ne: démontre a priori qu'ils soient tous illusoires; des faits, appartenant même depuis des siècles à la tradition médicale la plus incontestée, nous démontreront le contraire.

Les maladies infectieuses qui créent l’immunité et: dont on n’apu jusqu'ici trouver le vaccin sont nom-: breuses ; celles qui nue créent aucune immunité où qui, au contraire, en vertu d’une atteinte première. prédis =:

posent à la récidive : ces maladies, qui. par-suite n’au=:

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ront jamais de vaccin par la méthode Pastorienne de leurs propres virus atténués sont aussi‘ en nombre très grand. Dans les deux cas, et à moins d'abandonner l'infection aux hasards de la lutte entre l'activité du microbe et celle médicatrice des processus réactionnels que leur oppose l'organisme, il faut du moins tenter l'’antisepsie médicale. En d'autres termes il faut trouver le remède spécifique comparable an mercure contre la syphilis, au quinquina contre les manifestations de l’intoxication palustre. Il n’y a là rien de nouveau. La médecine traditionnelle n'a pas essayé autre chose depuis Hippocrate. Aujourd’hui seulement nous possédons un fil conducteur qui est mieux encore que l'hypothèse directrice des biologistes de l'école de Bernard. Il faut s'en servir et viser le corps du délit, qui nous est connu déjà dans nombre de cas, dont l'existence est presque absolument hors de doute pour les autres ; sans aucunement abandonner d’ailleurs le secours apporté” au processus réactionnel, défénsif par excellence, par la médii cation traditionnelle indiquée par l'étude et le dégagement des symptômes et syndromes majeurs dans chaque cas.

Un maître a dit, et sous une forme saisissante, que par l’antisepsie, l’on «vise le microbe ét c’est le malade qu'on atteint. » Il en serait ainsi s’il se trouvait des cliniciens pour appliquer d'emblée et sans aucune distinction, à la stérilisation du milieu intérieur, dés méthodes chimiques ou physiques reconnues efficaces in vitro et exigeant des agents qui tuent nécessairement les éléments anatomiques, ou les humeurs vivantes,

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