‹ L'Antisepsie MédicaleChapitre 17 sur 46 · AGDE · texte numérisé non relu

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jusqu'à produire la calivation et les ulcérations de la bouche. Depuis lors le calomel a été vanté en Allemagne, en Angleterre et en France par Salet, de Saint-Germain. Il a préconisé une méthode qui consiste à administrer À centigramme de calômel: toutes les heures jusqu’à l'apparition de Ja $salivation. À ce moment la maladie tourne éourt en quelque sorte. » On pourrait largement étendre ces exemples.

À côté du mercure, mais sur un plan inférieur, viennent d’autres antiseptiques généraux parmi lesquels l'acide phénique occupe sans contredit le premier rang. Puis viennent ses succédanés : l'essence de térébenthine, Ja créosote, les composés de la série aromatique, l'acide borique, etc., , tous applicables et appliqués en médecine. | É

Le jour n’est peut-être pas éloigné, où l’on rapportera à une action antiseptique véritable celle de l'acide salycilique et des salycilates, ou encore de l'antipyrine dans le rhumatisme articulaire aigu. Si, en effet, la monade rhumatismale de Klebs n’a plus maintenant qu’une valeur historique, la nature infectieuse du. rhumatisme légitime est du moins mise en question par une série de très bons esprits. Dans l'hypothèse d’une infection, le rhumatisme agirait comme l’érysipèle; une première atteinte ne vaccinerait pas et prédisposerait au contraire a la récidive. A. l'appui de cette hypothèse, vient le mode même d'action du salicylate : :, médicament qui n'agit point sur le mal, à la façon de la digitale sur le cœur, conformément aux principes de son action physiolo-

gique, mais bien à la manière de la quinine, d'une façon

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