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ANTISEPSIE MÉDICALE DES SURFACES D'ORIGINE

ECTODERMIQUE.

I. — Rôle protecteur des surfaces ectodermiques. — La peau et les muqueuses arrêtent les agents pathogènes. — Les cils vibratiles défendent l’entrée des voies respiratoires.

La présence de nombreux germes dans l'air a été montrée par Pasteur. Pour la constater, il suffit d’enlever le bouchon de coton qui ferme un ballon contenant un bouillon stérilisé : les germes extérieurs y pénètrent aussitôt, et trouvant dans ce liquide un milieu favorable, y prennent pied et s’y reproduisent. Leur répartition dans les couches de l’atmosphère est très variable ; très nombreux dans es endroits bas et humides, ils deviennent rares sur les plateaux et n'existent à peu près plus sur les glaciers, où toute végétation est, on le sait, impossible. Miquel (1) a récemment montré qu'un litred’airen contient une proportion biendifférente, selon qu'il est recueilli dans une rue de Paris ou à la campagne. C’est dans les endroits où existe une grande

agglomération humaine, dans les appartements pauvres

(1) Miquel. Observations faites à l'Observatoire de Montsouris, 1882, | Lemoine, 5

GT et surtout dans les salles d'hôpital que l'air est le plus impur et le plus dangereux à respirer.

‘Nous vivons donc dans .un.-milieu rempli de microorganismes, dont beaucoup, heureusement, sont inoffensifs, mais dont beaucoup aussi sont des germés pathogènes, des ennemis de nos tissus dans lesquels ils tendent à s'implanter. L'air, où ils se trouvent, est en contact intime avec notre revêtement cutané, et surtout avec l'épithélium de l’appareil respiratoire. C'est lui qui sert de véhicule à de nombreux contages, contre lesquels, notre tégument extérieur nous défend à moins qu'il ne présente une solution de continuité. |

La peau constitue pour Îles micro-organismes, une barrière difficile à franchir : l’é paisseur de l’épiderme, le tassement des couches cornées, la profondeur À laquelle se trouvent les vaisseaux et les lymphatiques, sont autant de causes défavorables à leur pénétration. Nous savons bien que les particules métalliques, appliquées à la surface de la peau dans un but de thérapeutique, peuvent là traverser, fhais nous ignorons si les microbes sont capables d'emprunter ce chemin, et leur introduction dans l’organisme par cètte voien l'est jusqu'à présént qu'une simple hypothèse,

La résistance que les muqueuses d’origine ectodermique opposent à leur passage est peut-être moins grande. Outre qu'elles sont, comme la peau, en contact avec l'air extérieur, céttaines d’entre elles sont de plus, en vertu de leur fonction, en rapport avet les matières alimentaires. La muqueuse buccale, par exemple, contient souvent dans ses replis des parcelles d'aliments èñ voie de

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