CHAPITRE IV
Mesures à envisager pour la disparition de FApatridie
Quelle que soit la solution qu’on donne aux cas d’apatridie, il n’en reste pas moins que c’est là une siluation extrêmement fâcheuse.
H y a quelque chose d’immoral dans la position d’un individu qui profite des bienfaits d’un état civilisé, sans remplir les devoirs militaires correspondants, qui vit pour ainsi dire en parasite.
Et il n’est pas agréable pour un Etat d'accueillir ces êtres à situation ambigüe, qui vivent en marge de Ja Société et de qui il est impossible de savoir, en temps de guerre, s'ils sont ennemis ou neutres.
Il est donc tout à fait souhaitable que l’apatridie cesse d'exister ; il est nécessaire, pour le bon ordre et la stabilité sociales, que tout homme ait une nationalité.
Il ne nous paraît pas très difficile d'y parvenir, mais à condition qu'on considère le problème isolément et qu’on ne fasse pas dépendre sa solution de celle de questions connexes etinfiniment plus délicates, d’une révision complète des lois sur la nationalité. Car on risquerait alors d’attendre fort longtemps !