Ne dit-on pas », Cousin, p.9, est bien invraisemblable
4. « Une certaine collection de qualités », Cousin. Parcette expression
Maine de Biran désigne la substance passive. Nous croyons donc qu'il faut lire réaliré.
comme réel et proprement substantiel, même dans l'objet (car la notion de force est toute subjective !) ; qu'au contraire l'idée de la substance empruntée du dehors et transportée au sujet, obseurcit et confond le caractère propre c’est-à-dire individuel ? et réel du sujet pensant, à qui on la transporte avec tout le cortège d'idées relatives au dehors, dont les habitudes des sens et les formes mêmes du langage ne permettent jamais de la dégager ou de la purifier complètement.
Si vous dites, en effet, avec saint Augustin et Descartes, que ce moi, qui aperçoit et s'affirme à lui-mème, par un jugement réfléchi, son unité, son identité, conçoit peut-être sa propre substance ou s'entend comme la chose pensante, vous mettez un sujet de doute, d'hypothèse ou d'obscurité, étranger à tout ce qui s'aperçoit ou se réfléchit au dedans, à la place d'un fait primitif, évident par lui-mème, premier dans son ordre, et au delà duquel il n’y a rien à demander*. La preuve c'est qu’en substituant l'expression de chose pensante * à la place du je, vous demandez encore vous-mèmes quelle chose vous êtes, savoir si vous n'êtes pas une chose simple, un atome, un esprit subtil comme celui qui regarderait au dehors pour se voir passer.
En effet, je ne puis m'entendre moi-même, sous aucun nom, comme quelque chose que je perçois où conçois hors de mor, sans dénaturer l’idée ou de cette chose ou de moi-même, ou sans faire, nominalement du moins, une assimilation illusoire,
4. « Toute objective », Cousin, p.10, pour « toute subjective ».
2. « Caractère propre individuel et réel ». Cousin, p. 40. Il vaudrait peut-être mieux écrire « le caractère individuel et réel propre » du... Nous nous sommes bornés à ajouter «c'est-à-dire » après le caractère propre ».
3. Nous avons fait dans cette phrase trois modifications au texte de Cousin qui est ainsi conçu : « Vous dites en effet, avec saint Augustin et Descartes, que ce moi qui aperçoit et s'affirme à lui-même, par un jugement réfléchi, l'unité, l'identité, conçoit peut-être sa propre substance ou s’entend comme la chose pensante.
« Vous mettez un sujet de doute, d’hypothèse ou d'obscurité à la place d’un fait primitif, évident par lui-même, premier dans son ordre, étranger à tout ce qui s'aperçoit ou se réfléchitau dedans etau delà duquel iln’y à rien à demander », p. 41. Ces deux phrases selon nous n’en font qu'une ; lapremière est conditionneile, et doit être précédée de «si». Au lieu de «s'affirmer à lui-même l'unité, l'identité », qui est mal écrit, nous pensons qu'il faut lire « son unité, son identité ». Enfin nous tenons pour certain que le copiste a interverti l'ordre des membres de phrase, dans la suite. Il est facile là de rétablir le véritable texte ; celui que donne Cousin est absurde.