La première donnée » au lieu de « la source
2. Lacune d’une demi-page dans le manuscrit, qui reprend à : «En raisonnant & priori ».
3. On lit dans le manuscrit comme dans l'édition Cousin « la force, leur état »; il faut évidemment suppléer le mot omis par Maine de Biran. C’est probablement « de modifier ».
4. « Chaque être de sa création ». Edition Cousin, p. 27. 5. Dans le manuscrit le mot « été » est omis.
rende compte, et de là le système de l'harmonie préétablie ! où nulle substance n'agit hors d'elle, ne donne ni ne reçoit aucune détermination nouvelle, ne produit aucun changement, mais où tout estimmuablement réglé à l'avance, prédéterminé?, de manière que les tendances, appétits, volitions des âmes correspondent exactement et à point nommé aux mouvements des corps, etc.
Tel est le système des monades, où l’activité libre du moi, type primordial de toute idée de force semble rentrer sous la loi de cette nécessité fatale’, qui entraine les êtres passifs. Mais en vain ce système se met en opposition avec le fait de conscience ; il y est ramené dans les détails par la vertu même du principe d’où il a été tiré, et la vraie psychologie trouve toujours dans le leibnitzianisme bien entendu des données exactes et de précieux éléments.
Sortant * donc des hypothèses ou des notions 4 priori pour revenir au fait de conscience et commencer par le commencement, nous disons avec certitude (certissimaà scientià et clamanle conscientià) que la force ou l'énergie qui crée leffort à volonté et détermine le mouvement ou la modification musculaire,-est la cause productive de cet acte ou mode qu'elle ne s'attribue à titre de cause qu'en tant qu'elle l'aperçoit, à titre d'effet, dans ce rapport tout subjectif dont les deux termes, encore que coexistants et simultanés, n'en sont pas moins distingués l’un de l’autre, non comme le mode passif est distingué de la substance dans laquelle il est perçu ou senti, mais comme un effet transitoire est distingué de la force qui l’a produit et dont il manifeste l’existencef.
De là par une induction légitime (ou légitimée comme nous le verrons) la réalité du principe absolu ou de la notion universelle et nécessaire de cause, où l’idée de la force, prise dans la
4. « Le système de l'harmonie », Cousin, 27. Le mot « préétablie » a été omis par le copiste.