‹ L'Aperception immédiateChapitre 32 sur 102 · Qui se manifeste ». Cousin, pour « manifesté · texte numérisé non relu

Qui se manifeste ». Cousin, pour « manifesté

9. « Avec la conscience intime », Cousin. Nous lisons au-dessus du mot certitude qui est rayé, le mot « confiance », et au-dessous, « croyance », mais non « conscience », qui constitue un véritable contresens.

D. Or &

La croyance et la science étant ainsi distinguées, il y a toujours lieu à la vérité de demander si elles sont indivisibles, ou primitivement liées l’une à l’autre; et dans le cas contraire, comment se fait le passage, s’il y en a un, entre le moi de la conscience et le moi absolu, ou entre le fait de l'existence individuelle aperçue ou sentie et la notion de l’éme dont nous ne pouvons nous empêcher de croire la réalité durable ?

Mais l’âme une fois conçue à son titre absolu de cause ou force distincte de tout terme d'action où du corps inerte, comme de l’action mème ou du mouvement qu'elle réalise, la notion * de cause a dès lors tout le caractère de généralité dont elle est susceptible; elle embrasse sous elle toutes les forces ou causes de l’univers qui sont entendues au même titre où l'äme est conçue en elle-mème et sans sa liaison avec le Corps.

Voilà pourquoi Descartes dit avec génie, que si nous pouvions connaître celte liaison de l’âme et du corps, nous connaitrions tout, nous entendrions à fond * la nature des substances et des forces et le comment de leurs relations ; mais il faut bien entendre qu'en ce cas notre humanité mème disparait et l'intelligence qui verrait séparément les deux termes qui ne sont donnés à l’homme que sous la relation dont il s’agit, serait nécessairement autre que le sujet mème qui n'existe et ne se connait que sous ce rapport.

C’est une pensée profonde que d’avoir vu le secret de la communication des substances, renfermé dans celui de la liaison de l'âme et du corps, mais il fallait faire un pas de plus et voir cette liaison mème de l’âme et du corps exprimée ou manifestée de la seule manière dont elle puisse l'être, savoir : non point sous la relation objective d’un attribut, indéterminé comme la pensée ou d'une modification sensible quelconque à la substance modifiée, mais bien sous la relation subjective

1. «Indivisibles ou primitives, liées l’une à l’autre », Cousin, p. 30. 2. « La réalité de cause » au lieu de « la notion de cause ».

3. « Causes de l'univers, et leurs relations avec les phénomènes qui sont entendus au même titre où l'âme est connue en elle-même... » Cousin, 30. Cette phrase est inintelligible. Dans le manuscrit « et leurs relations avec les phénomènes » se trouve entre deux croix. Il faut donc ou le rayer ou le mettre entre guillemets. En tout cas le reste de la phrase se rapporte au mot cause non au mot phénomène.

Page 1