Organisation » Cousin
cer de sa seule base vraie! : c’est substituer à ce fait une hypothèse contradictoire.
Aussi ceux qui disent, comme Stahl, que l’âme pensante fait tout dans l’organisation humaine, se mettent-ils en opposition plus ouverte encore avec les premières vérités psychologiques que ceux qui disent que l'âme ne fait rien ou qu’elle n’agit sur le corps en aucun cas, pas plus dans les actes volontaires dont le moi se sent cause que dans les mouvements vitaux et les impressions organiques où il est le plus complètement étranger.
L'influence physique ou l'action directe que l’âme ? (force agissante qui se connaît) exerce sur les parties de l’organisation qui lui sont naturellement soumises, n’est point une hypothèse ; c’est l'expression mème du fait de conscience, de l’existence même du moi humain, et de la double réalité que ce fait renferme : savoir, de la force absolue de l’âme en rapport avec la substance matérielle du corps sur qui cette force se déploie, dovnnées sous le rapport de causalité personnelle, en tant que ce rapport immédiatement aperçu comme fait actuel de sens intime devient l’objet de la pensée ou que la liaison des deux termes est entendue et exprimée par l'être pensant au mème titre objectif où il se pense et s'entend lui-même, quandil dit: Je suis une chose, etc. °, — Que si*l’influence physique ou l’action directe de la force de l'âme sur le corps est généralisée au delà des bornes déterminées par le fait de sens intime ou la conscience de l'effort, je dis que l'hypothèse est plus inadmissible, plus opposée encore aux principes psychologiques que les systèmes qui dénient * toute influence directe et immédiate de la force pensante sur les mouvements du corps.
Les uns et les autres confondent le désir et le vouloir. ,
Les métaphysiciens systématiques qui refusent aux créatures toute force5 productive ou causale dans les mouvements ou actes déterminés par le vouloir le plus exprès, identifient ou
1. « Le déplacer de la base seule qu'il a dans le fait de conscience», Cousin.