‹ L'Aperception immédiateChapitre 40 sur 102 · partie », Cousin, p. 39, A · texte numérisé non relu

partie », Cousin, p. 39, A

une multitude d’autres dont nous parlerons ne tiennent pas uniquement à ce que le sens de l'effort ou l'activité du vouloir est en exercice, tant que le moi est présent, et suspendu ou oblitéré quand il ne l'est pas! : assertion qui peut être juslifiée dans toute son étendue par une multitude de faits ? d’observation ou d'expériences à la fois internes et externes, qui tiennent en même temps à la psychologie et à la physiologie.

Supposez done, d'un côté, tous les organes de la sensibilité physique et animale modifiés de manière à produire différentes espèces de sensations passives®, c'est-à-dire à affecter l'animal des divers modes du plaisir ou de la douleur, l'animal sentira sans savoir qu'il sent; nulle connaissance ne saurait naïtre de ces sensations successives ou associées entre elles de toutes manières, car la connaissance requiert un sujet qui connaisse et se connaisse, et le sujet moi n’est dans aucune sensation passive ?.

Si‘ l’on suppose le contraire, c’est qu’on part de la notion objective de substance modifiable, dont la sensation est un mode, et l’on entend confusément que ce mode ou produit est distingué du sujet sensible ou sentant, comme les qualités d'une chose matérielle, par exemple la cire dont parle Descartes, sont distinguées de celte chose mème en soi : illusion que fondérent' les habitudes de l'imagination et du langage, et

1. Le texte publié par Cousin est un non-sens : « tant que le moi est présent et suspendu, ou même quand il ne l'estpas », p. 39.

2. « Par la multitude de faits, d'observations ou d'expériences », p. 39.

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