Nous écrivons « cet » effet au lieu de « tel » effet
2. Nous croyons nécessaire pour l'exactitude de la pensée d'ajouter après « qui ne peut exister » « pour nous », cat Maine de Biran va montrer plus loin que ces faits peuvent exister en soi. Nous nous croyons autorisé à faire cette addition, non seulement par la signification générale du passage, mais par l’analogie de la construction de cette phrase avec la phrase précédente, où Maine de Biran dit de la cause moi « qu'elle n'existe et ne peul se sentir que comme cause ».
3. Nous ajoutons le mot « cause » que le copiste a très probablement omis.
« Qui existe » au lieu de « existant », p. 49. Le mot « substance » que nous ajoutons est évidemment omis.
6. « Aussi Descartes, qui entendait à fond la question première », Cousin. Le texte de cette proposition relative est probablement altéré. Maine de Biran a montré précédemment que Descartes avait mal posé le premier problème de la philosophie; comment peut-il dire maintenant qu'il l'entendait à fond? Ge qu'il veut dire, c'est que, partant de l'idée de substance, Descartes s'est bien rendu compte que cette idée était inséparable de l'idée de ses attributs ; c'est pourquoi il n’est pas tombé dans l'erreur de ceux qui comme Locke et Condillac admettent l'hypothèse contradictoire d'une substance sentante qui serait en même temps conçue comme une tablerase. Nous proposons une correction qui a pour but d'atténuer le caractère affirmatif et catégorique de la phrase publiée par Cousin. Au lieu de « la question première » nous disons « cette question première ».
mière, admet-il de prime abord une substance qui pense, qui sent par sa nature, par cela qu’elle existe. D'où le système des idées innées, dont on ne se sauve en partant de la même notion de substance modifiable, qu'en tombant dans les contradictions et les impossibilités dont les doctrines de Locke et! de Condillac offrent de si déplorables exemples, lorsqu'ils prétendent faire créer le sujet sentant moi par l’objet senti, etc.
Revenons à notre texte”, et supposons l’homme concret réduit à ses propres limites et ne connaissant que lui-même au double titre de moteur et de sentant ; nous disons que l'homme se distingue lui-mème par le jeu de l'effort de toutes les sensations passives, localisées dans les parties de son propre corps; de plus, qu'il se distingue des causes extéricures ou forces étrangères, causes de ses sensations; enfin, qu'il distingue en même temps toute sensation active” de la cause moi qui la fait commencer.
Remarquons encore ici combien il y a peu de conséquence ou de réflexion dans les doctrines des philosophes qui prétendent construire la science humaine avec des sensations. Sans doute l’homme n’a aucune idée des causes ou forces productives des phénomènes qu'il se * représente en lui ou hors de lui, si on l'entend dans ce sens * que nulle cause ou force ne peut se représenter ou se figurer à l'imagination ou aux sens,
1. « Dont les doctrines de Locke et celles de Condillac offrent de déplorables exemples », Cousin.
2. Dans Cousin, il y a « revenant à notre texte et supposant ». C'est toujours de l’état sensitif que parle Maine de Biran, cet état étant distüinct de l'état affectif qui constitue la vie animale, et comprenant essentiellement le sentiment de l’effort et les sensations passives que le moi arrive à localiser dans les diverses parties de son corps, lorsqu'il les a lui-même distinguées les unes des autres en se distinguant d'elles. C'est le premier degré de la vie humaine: « dans l'Essai sur le fondement de la psychologie », Maine de Biran étudie les faits quicomposent cetétat, sous le litre de « système sensitif». Il ne l’étudie pas ici en luimême. On voit nettement dans la page qui précède que sa préoccupation est uniquement, pour le moment, de montrer que le seul moyen d'expliquer les diverses modes de la connaissance humaine est de partir des données immédiates de la conscience, non d'idées a priori. Il ne cesse d'opposer, dans cet écrit, son propre point de vue, c'est-à-dire le point de vue psychologique, au point de vue des métaphysiciens et de tous les philosophes systématiques.
3. Nous avons ajouté après « sensation » « agtive » qui nous parait nécessaire, p. d0.
4. « Qu'il représente en lui », Cousin. Nous avous ajouté « se».