Si l’on entend dans ce sens », Cousin
et qu'il n'y en à point d'image‘; autrement, la cause qui fait commencer ces phénomènes serait aussi un phénomène transitoire, c'est-à-dire ne serait point une cause?, et c'est là le cercle vicieux où tourne la philosophie sceptique, soit à dessein, soit sans sen douter.
S'il n'existe pour l’homme rien qui ne doive et ne puisse être représenté ou conçu comme sensation, idée ou image *, certainement il n'existe rien pour nous, à quoi la dénomination * de cause ou force productive doive être appliquée ; car il est certain que l’homme ne se représente rien sous ce titre; mais aussi il faudra convenir qu'il n'existe pas lui-même, car iln'a aucune représentation ou idée de cette personne individuelle qui s'appelle moi: el en exceptant mème l'existence réelle de ce moi phénoménal, il faudra convenir de plus qu'il n'a d'idée d'aucun de ces objets sur quoi roule pourtant toute la science physique, si l’on arrive à prouver, comme il est, je crois, facile, que les objets ne sont pour l'homme que des causes? de sensations, distinctes de ces sensations comme du sujet qui les perçoit, et se rapportant tout à la fois : 4° à des causes inimaginables dont il ne sait rien, sinon qu'elles