Q<Et qu'il n’y a point d'image », Cousin, p
2. « C'est-à-dire qu'il n'y aurait point une cause », Cousin.
3. « Comme sensation, idée ou image ». On pourrait supprimer idée, qui ne peut être employée ici que dans le sens de représentation ou image, et fait donc double emploi avec ce dernier mot.
4. « Détermination », Cousin. Il semble bien que ce soit « dénomination » qu'il faille lire.
$. @ Il faut », Cousin.
6. « Aucune représentation ou idée », il faut entendre aucune représentation ou image. Il n’est pas impossible qu'il y ait « idée » dans le manuscrit : car Maine de Biran distingue deux sortes d'idées; les idées générales qui sont extraites des représentations et au fond de même valeur, et les idées ou notions réflexives qui ne sont pas accompagnées d'images. Idée est dans ce passage synonyme d'image.
7. Ce n'est pas encore ce que Maine de Biran nomme perception : l'objet n’est encore pour l’homme qu'une force indéterminée, dont on sait seulement qu'elle n’est pas nous. Nous lisons à ce sujet dans le manuscrit, à la fin du développement précédent, page #4, un passage très explicite que le copiste n'a pas reproduit, probablement sur l’ordre de Maine de Biran. « La première idée d'extériorité est celle de quelque force ou cause (x) étrangère ou opposée à la nôtre ; elle n'est que cette force mème du vouloir transporlée au dehors aux modes passifs comme elle s’apparait au dedans immédiatement unie aux modes actifs, productifs de l'effort. Cette induction primitive est comme un instinct privé de réflexion. » Voir l’Essai sur les fondements de la psychologie, Il, 67 et suiv.
existent nécessairement (ce qui est bien une science, du moins commencée et que nous appelons croyance, si l’on préfère ce mot) ; et 2 à un certain lieu de l’étendue, soit intérieur, qui constitue le corps propre, soit extérieur, qui constitue le corps étranger, cette étendue n'étant qu'une forme ou un mode de coordination de certaines sensations ou intuitions spécifiques, ainsi qu'il va être expliqué.
S II. — DE LA DISTINCTION DU MOI ET DES OBJETS EXTÉRIEURS * DE L'IDÉE DE RÉALITÉ OBJECTIVE.
59 « Parmi les représentations qui lui viennent du dehors, et qui paraissent être les effets d'objets (causes) agissant sur lui, l'homme distingue deux sortes d’impressions ; il rapporte les unes aux objets et elles servent à déterminer leurs attributs ou produits : ce sont les intuitions ; il rapporte les autres au sujet qui les éprouve, en tant qu’elles l’affectent agréablement ou désagréablement : ce sont les sensations ».
Toutes les questions premières de la philosophie sont comprises. et je dirais, enveloppées dans cet énoncé ; il ne s’agirait que d’en préciser les termes.
Qu'est-ce que le sujet? Qu'est-ce que l’objet ? Qu'est-ce que le rapport des impressions à l’un? ou à l’autre ?
Puisque c’est de l'homme qu’il s’agit, le sujet s'entend dans le concret comme un composé primitif de deux éléments ou termes en rapport, savoir : 4° d'une force active qui s'aperçoit immédiatement dans ce qu'elle fait et perçoit et connait par là médiatement ce qu'elle ne fait pas et qui est distinct d'elle ;
1. Nous ajoutons ce litre, ainsi que {ous ceux qui suivent dans le cours de l'opuscule, en nous fondant sur lexistence des titres analogues, en tète des deux sections précédentes. Il s'agit maintenant des faits intellectuels qui composent, dans l'Essai sur le fondement de lu psychologie, le système perceptif. Maine de Biran va étudier l'origine et la nature des éléments qui composent notre idée de la réalité extérieure.
2.11 y a dans Cousin, p.52, « à l'une ou à l’autre? » Au lieu de « qu'est-ce que le rapport », il serait préférable de dire : « Comment se fait le rapport », etc.
3. Nous avons modifié en deux endroits la phrase suivante de l'édition Cousin, qui est inintelligible : « 4° d'une force active moi qui s'aperçoit immédiatement dans ce qu'elle sail et perçoit, ou connaitpar là tmmédialement ce qu'elle ne fait pas et qui est distinct d'elle », Cousin, p. 52.
20 d'une organisation vivante qui peut être dite se sentir ou se mouvoir spontanément, mais qui ne s'aperçoit pas ou ne sait pas qu'elle vit et sent.
Le sujet moi, réduit à ses propres limites, se concentre dans le sens de l’effortet ne rapporte à lui-même, au titre individuel, que les produits immédiats ou médiats de sa! force constilutive.
Le corps animé se meut spontanément en vertu de forces étrangères ?, et indépendamment de l'effort ou de l'aperception du moi. En ce sens, toute impression passive, localisée dans quelque organe, peut être dite venir du dehors sous deux rapports à la fois, savoir : celui d’inhérence au corps organique, ou à la substance pensante, entendue sous raison de matière, et celui de causalité externe, en tant que la modification adventive est prise comme effet d'une cause ou d’une force (x) qui change l’état du corps et produit la sensation *. Cette force ne peut ètre conçue autrement que comme simple, à linstar du moi qui en est le type. Elle est plus que non-moi, et la notion de cette cause, à laquelle l'homme attribue l'effet produit* sur lui, emporte la réalité et non une pure prévention.
Il y a donc là deux points de vue qu'il importe essentiellement de ne pas confondre, savoir : le point de vue anthropologique où l’on dit que lhomme rapporte ses impressions venues du dehors au sujet qui les éprouve, c’est-à-diré à luiinème, conçu comme unité composée de la force et de la matière °; el le point de vue psychologique, où le sujet n’est autre que cette force unique et simple : moi, qui s’attribue les modes actifs, produits de son effort voulu, exclusivement à