‹ L'Aperception immédiateChapitre 82 sur 102 · Or, l'effort moi », édition Cousin, p · texte numérisé non relu

Or, l'effort moi », édition Cousin, p

5. « Les contractions, les mouvements et les changements », Cousin. Il est probable que « mouvement » a été rayé. Ce mot ne pourrait ajouter ici aucune idée qui ne soit déjà contenue dans « contractions » et « changements ».

cette sensation de mouvement à laquelle on prétendrait rattacher la première connaissance de l’extériorité, suppose ellemême, comme donnée, toute cette connaissance qu'elle est censée nous faire acquérir.

I ne faut pas vouloir expliquer par un ‘seul moyen ou instrument de connaissance, ce qui est le produit de l'union de plusieurs moyens ou conditions organiques que la nature n'a pas séparées. Il faut se garder de confondre les données d’un sens avec celles d’un autre, et surtout ne pas attribuer * à la sensation ce qui n'appartient qu'à l’activité intelligente.

La vue seule donne à l’homme l'intuition de couleur dans un espace indéfini.

La locomotion volontaire de la main et de tout le corps définit cel espace et mesure la distance de l'objet visible ?...

Le toucher actif ajoute à l’étendue colorée et figurée, la résistance continue, la solidité, limpénétrabilité, qualités premières constitutives de la réalité des * corps, qui seules donnent à l’objet une valeur plus que phénoménique.

De ce que la vue ne sent pas ces qualités premières et qu'elle se borne à la surface colorée, il ne faut pas dénier à son objet toute espèce de réalité et dire que l'étendue colorée n’a d'autre existence que dans l'âme dont elle est la modalité. De ce que le sens de l'effort, joint à la locomotion dans le toucher actif, ne peut saisir immédiatement la résislance et l’impénétrabilité que là où l'effort s'exerce, où le moi est présent, el non où il n'est pas, on ne saurait en induire, comme les sceptiques, que tout ce que nous appelons corps pourrait bien n'avoir aucune réalité en soi-même ou se résoudre en sensations coordonnées, purs phénomènes sans consistance*

Supposez, dit profondément Leibnitz, que les phénomènes

1. «Il faut se garder de confondre les attributions d'un sens avec celles d'un autre, et surtout de ne pas donner à la sensation ce qui n'appartient qu'à l'activité intelligente », p. 104, Cousin. Nous croyons qu'il faut lire à la place « d’attributions » « données » et à la place de «donner » « attribuer ».

2. Dans l'édition Cousin, on lit ensuite : « ou la direction et la quantité du mouvement nécessaire pour déterminer son étendue ». Cette phrase est inintelligible. Nous comprendrions qu'il y eût « mesure la. distance de l'objet visible par la quantité de mouvements nécessaires pour la parcourir ».

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