L'TE
&4 apocatyse DE JÉAN, 1, 20
#% Quant au secret des sept étoiles Que tu as vues sur ma droite, Et aux sept candélabres d’or :
Les sept étoiles, Ce sont anges des sept communautés ; Et les sept candélabres, Ce sont les sept communautés.
ce qui arrivera bientôt, après le présent, la fin qui va se dérouler (cf. Dan. 11, 28, 29, 45). Ces mots annoncent la révélation eschatologique qui vient après les sept lettres (ef. IV, 1). Mais avant d'aller plus avant, il faut dire — « le secret des sept étoiles que tu as vues sur ma droite et » — ce quesignifient — «les sept candélabres d'or. » — Get énoncé ne vient pas en dernier élément de la phrase précédente, à moins qu'on ne veuille priver celle-ci d'équilibre logique. Il s’agit de faire dire par le Christ, préalablement aux deux thèmes principaux qui ont
été annoncés, les lettres et la révélation eschatologique, le mot
du thème ou dela vision préliminaire, « ce que tu as vu ». Cela peut s'exprimer en deux lignes, puisqu'il n’y a réellement à expliquer que les sept étoiles et les sept candélabres. Le mysière consiste en ce que « les sept étoiles sont anges des sept communautés », — explication qui est supposée suffire pour que les lecteurs comprennent qui sont ces anges, destinataires des
sept lettres, — « et les sept candélabres sont les sept commu-
naulés », — auxquelles sont préposés les sept anges. et sur lesquelles le Christ va dire son avis La combinaison rédactionnelle n’est pointexempte d'artifice ni de subtilité. IL est permis de trouver par trop inégales Îles trois parties de l'enseignement annoncé par le Christ, et que ce plan est plutôt théorique. L’auteur n'est pas un grand écrivain ; quelles que soient dans son œuvre la part de la vision et celle de la calme réflexion, il ne domine pas de très haut les matériaux abondants qu'il a recueillis dans sa synthèse prophétique. D'ailleurs l'explication pourrait sembler superflue, et l’on a pu y voir une addition rédactionnelle (non seulement pour 1, 20, WELLHAUSEN, 5, mais aussi pour 1,19, HerrmüLLer, 243, bien que cet auteur réduise l’artifice en traduisant : « Écris ce que tu as vu : ce qui est » — I-I, — « comme ce qui sera », IV-XX1).
APOCALYPSÉ DE JEAN, 1, 20 «65 A
Cependant, si l'explication des sept étoiles et des sept can- ne délabres est présentée comme la révélation d’un mystère (cf. | XIH,18 ; XVII, 7-9), ce peut-être que l'interprétation chrétienne de HET ces choses est une nouveauté, soit qu'elle procède d’une intui- ; tion ou vision de l'auteur, soit qu’elle appartienne à la doctrine rt
mystique d'une école, d'un petit groupe de croyants. En effet, LA les sept étoiles, et les sept vcandélabres, aussi les sept esprits LTÉE sont des données astrologiques, mythologiques, de théosophie RE ee païenne, et notre auteur a plus ou moins conscienceque l'inter- sr prétalion proposée par lui est une adaptation, bien que sans EU
doute il la tienne pour le sens vrai des symboles dont il s’agit. Ces symboles ont une signification par rapportà l'œuvre de Dieu et à l'œuvre du Christ, à la direction du monde et à celle de l'Eglise. Sur le premier point l’auteur ne s'étend pas : les sept étoiles doivent être aussi bien pour lui la représentation de l'univers astral, des sept cieux et des sept archanges qui président à l'administration mondiale ; ou bien, si l’on veut attribuer à l’ordre cosmologiquela distinction des étoiles et des candélabres, les sept candélabres seront les astres et les sphères, les sept D RRT étoiles seront Les sept esprits ou les sept archanges. Appliquant 1 È à l’Eglise le mème symbole, on a trouvé que sept communautés +4 notables, figurant l'Eglise, correspondaient aux sept astres et | TIR aux sept sphères, el que les sept esprits, les sept archanges, TRES assistants du Christ dans le gouvernement de l'Eglise comne- te ils sont assistants de Dieu dans le gouvernement de l'univers, : Sert élaient préposés chacun à une communauté, comme ils sont 2 préposés à une section du monde. Peut-être les candélabres PR. ont-ils été dédoublés des astres, pour affecter les candélabres Fr à la figuration des communautés, en réservant les astres pour la figuration des sept esprits. Les sept esprits sont les génies des communautés, leurs anges, délégués par le Christ SES à leur gouvernement. Il serait risqué d'attribuer le symbo- nr lisme’ des sept candélabres et celui des sept étoiles à deux Éauteurs différents. Et ce doit être pousser trop à l’abstraction US la pensée de notre texte que de voir dans les sept étoiles l'idéal M. céleste des sept communautés, dans les candélabres la réalisation de cet idéal, que le Christ, qui l'a en main, peut rendre effectif. (CHarLes, I, 54). ;
86 APOCALYPSE DE JEAN, Il, À
AV. — LEs SEPT LETTRES
Comme on n’écrit pas à des anges, il s'ensuit que les sept lettres ont un caractère fictif et n’ont à peu près rien d'une correspondance réelle. Mais, à raison destraits particuliers qu’elles ne laissent pas de présenter et qui semblent en désaccord avec le point de vue général du livre, on a supposé qu'elles pouvaient appartenir au travail rédactionnel, ou bien, au coutraire, avoir existé d’abord, soit par elles-mêmes (Wellhausen), soit dans une des sources principales du livre (Spitta, J. Weiss, Heitmüller) et avoir été glosées ensuite dans la rédaction ; ou bien encore, se fondant sur l'unité du style, et admettant le dédoublement du point de vue, on a soutenu que l’auteur lui-même, qui avait réellement écrit aux sept communautés plusieurs années avant de composer l’Apocalypse, et sans envisager de perséeution générale, aurait ensuite incorporé les lettres dans son livre, en les complétant pour les adapter à ses prévisions actuelles et à leur destination universelle (CHARLES, I, 43). Resterait à savoir si le double point de vue ne résulterait pas de la position où l’auteur s’est mis en s'adressant à sept communautés qui représentent l'Eglise entière. Réduites en étendue par les hypothèses critiques, les lettres demeurent coordonnées et n’ont toujours pas le caractère d’une véritable correspondance.
Que le Christ se serve d’un prophète pour écrire à des archanges avec lesquels il peut traiter sans intermédiaire, alors que le prophète n’a point accès auprès d'eux, la combinaison peut sembler étrange ; mais on doit considérer que l'auteur opère et qu’il veut opérer avec des symboles traditionnellement donnés, dont il tire le meilleur parti qu'ilpeut, selon la méthode qu'il croit devoir suivre, et que, dans la réalité, les leçons que le Christ est censé donner aux anges des communautés sont des avertissements adressés aux communautés mêmes, à toutes les communautés, dont les sept représentent des types assez peu variés. Faute de comprendrele véritable caractèredes lettres, ona voulu reconnaître dans les anges des communautés tels individus humains auxquels conviendrait plus ou moins ce qualificatif. Ainsi l’on a vu souvent dans « l’ange de la communauté » son
HA l'ange de la communauté qui est à Ephèse écris : « Ainsi parle celui qui tient les sept étoiles en sa droite, Qui marche au milieu des sept candélabres d’or.
évêque ; mais,outre qu'une telle image ferait équivoque dans le livre, où partout ailleurs les anges sont des esprits célestes, ilest évident par le contenu des lettres que celles-ci visent les communautés,non des hommes qui auraient été chargés de leur direction. A plus forte raison ne peut-on songer à voir dans les anges des communautés leurs envoyés, réels ou fictifs, qui seraient censés leur transmettre la communication céleste : on n'’adresse pas une lettre au messager qui la porte,et la teneur même de celles-ci répugne à l'hypothèse.
La première lettre est adressée à la communauté d’Ephèse. Rien de plus naturel, Ephèse étant la capitale de la province, et sa communauté étant probablement la plus nombreuse, certainement la plus ancienne. Il est plus douteux que l’auteur ait eu égard au souvenir de Paul, de Timothée, d'Apollos, dont il ne dit rien. Quant au personnage apostolique dn nom de Jean qui est venu s'établir dans la communauté déjà fondée, ei que la tradilion a identifié à l’apôtre Jean, on ne s’étonnera pas qu'il n’en dise mot aux Ephésiens, si c’est lui-même, ou si cet autre Jean vit encore. — « À l'ange de la communauté qui est. à Ephèse écris ». — La suscriptionneconvient réellement qu’à une prophétie,non à une lettre véritable ; aussi bien la forme de la communication est-elle celle de la prophétie. — « Ainsi parle celui qui tient les sept étoiles en sa droite ». — D'après le symbolisme indiqué, il faudrait entendre : celui qui a autorité sur les sept anges. — « Qui marche, au milieu des septcandélabres d'or », — c’est-à-dire qui est le chefet le maître des sept communautés,de toutes les Eglises. Mais l’auteur s'en tient-il lui-même à cette interprétation morale, etne songe-t-il pas tout autant, sinon davantage, au Christ, seigneur de l'univers, qui règne sur tous lés cieux et leurs archanges ? Entout cas, ce qui va suivre nousest présenté comme’ un oracle personnel du Christ. Systémaliquement l’auteur reprendra dans chaque lettre un des traits de la description qu'il a faite d’abord du Christ (ici c'est 1, 12-13, 16) : en quoi apparaît le caractère artificiel de la composition. La formule
2 Je connais tes œuvres, Ton labeuret ta patience, - Et que tu ne peux supporter les méchants ; ; Que tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres 2 Et ne le sont pas, | É Et que tu les as trouvés menteurs ;
qu'on vient de lire se retrouvera (x11,1), légèrement modifiée, en tête de la lettre à Sardes. | «Jeconnais», — le Christconnait loul,—« tes œuvres», —c'està-dire —« ton labeur », — le travail pénible auquel se livre spontanément ta foi (même formule 11, 19 ; mx, 1, 8,15) — «et ta patience », — la patience avec Douellé tu LiDIs les épreuves et das auquelles cette même foi est exposée (cf. I Tness. 1, 3), — « et que tu ne peux supporter les méchants», — la lutte contre ceux-ci étant une partie du labeur dont il a été parlé à d’abord, si ce n’est ce labeur même ; — « et que tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres sans l'être », — étant de ces méchants qu'on vient designaler, si toutefois ils ne s’identifient complè- : tement avec eux, — « et que tu les as trouvés menteurs », — ayant réussi à démasquer leur perfidie. Ce signalement en gros mots ne permet pas de discerner avec précision le caractère des individus dont il s’agit. Avec un peu de bonne volonté l’on peut trouver dans le dernier trait une.allusion à des hérétiques récemment dénoncés et chassés. Ces hérétiques se confondent plus ou moins avec les Nicolaïtes dont il sera question un peu plus loin (x, 6), les Nicolaïtes étant le groupe inal pensant dont les faux apôtres, exclus de la communauté, sont les chefs. Mais qui sont les Nicolaïtes ?
; Leur nom peut être fictif, comme celui de la femme Jézabel (1,20). Le rapport de cette hérésie avec le diacre Nicolas (ACT. vi,51) paraît être une conjecture de la tradition et ne
nous apprendrait rien quant à la nature de la doctrine incriminée. Ce que l’auteur en dira dans les lettres suivantes nesera guère plus net que ce qu’on en lit dans celle-ci ; mais c’est É après analyse de toutes les lettres qu'il conviendra de formuler ne : une conclusion. De ce que Paul parle de faux apôtres à propos :
ES de judaïsants (I Cor. xx, 13)il ne suit aucunement que notre
NT
# Te + 4 | 275?
* Que tu as patience, Quetuas (beaucoup) supporté à cause de mon nom, Et es tu n'as pas été fatigué.
“ Mais j'ai contre toi Que ton amour premier tu as abandonné,
auteur ait en vue, des judaïsants ou une hérésie judaïsante.
Ce qu’il dira des Nicolaïtes et de Jézabel favorise une hypo-
thèse contraire, celle d’une hérésie antilégaliste. Mais le nom d'apôtre a pendant assez longtemps désigné des prédicateurs
ambulants comme les premiers missionnaires de l'Evangile. Que
Paul lui-même et ses adhérents soient visés, beaucoup l'ont
supposé (école de Tubingue, Renan, etc.); mais nos lettres rous
transportent à une époque déjà bien éloignée de Paul ; sans
compter que l'hypothèse est en rapport avec une conception du
christianisme judaïsant, du rôle de Paul, et de l'âge apostolique, qui s'éloigne grandement de la réalité. Les hérétiques dont il s’agit peuvent, procéder en quelque façon de Paul, mais, au temps où nous sommes, les communautés fondées par Paul ne se distinguent point des autres, et la preuve en est dans l’énumération mème des sept Eglises.
« Tu as patience.» — Ce qui précède commente le « labeur »
dont il a été parlé ; l’auteur reprend de même ce qu'il a dit de
la « patience ». — « Tu as supporté » — ennuis et persécutions
— (à cause de mon nom ». — Il s’agit de persécutions subies
dans le passé, et qui sans. doute n’ont aucun rapport avec la lutte contre l'hérésie. — « Et tu ne les pas fatigué ». — Jeu de mots : la chrétienté d'Éphèse n'a pas sentila peine (où xexomiaxus) de souffrir persécution avec patience, bien qu’elle se soit donné de Ja peine (xéxos, 11,2) à combattre les hérétiques. Propos généraux et lointains, ces considérations sur les mérites de la communauté éphésienne depuis sa fondation étant prises de très haut. Comme il en sera de même pour les démérites, on pourrait presque se demander jusqu’à sise point ces traits caractérisent DU la communauté qu’elles concernent et n’auraient pas pre ‘appliquer aussi bien à telle ou telle autre.
« Mais j'ai contre toi que tu as abandonné ton premier amour », — la pratique de la charité envers le prochain (x, 19),
90 | APOCALYPSE DE JEAN, Il, 5-0
* Souviens-toi donc d’où tu es tombé,
Repens-toi - Et fais tes premières œuvres ; Sinon,
‘Je viendrai à toi, | Et je déplacerai ton candélabre de son lieu, Si tu ne te repens.
Mais tu as ceci : | Que tu hais les œuvres des Nicolaïles,
où il faudrait supposer que la communauté d'Ephèse s’est relachée, nonobstant l’ardeur de son zèle conlre les hérétiques et sa constance dans les persécutions. — « Souviens-toi donc d'où tu es tombé », — de ce qu'a été la ferveur de la vertu première; — « repens-loi »,— reviens à de meilleurs sentiments, — «et fais tes premières œuvres », — réalise de nouveau en acte la perfection de la charité. Par où l’on voit que les « œuvres » louées d’abord n'étaient point celles-là.— « Sinon, je viendrai à toi, et je déplacerai de son lieu ton candélabre ».—Le candélabre étant la communauté mème (1,20), il est évident que le discours s’adresse à la collectivité des fidèles éphésiens. La menace ne signifie pas que la communauté cesserait de briller devant le monde (au sens de MAT. v, 14-16, que l’auteur n'a certainement pas en vue), mais qu'elle cesserait d'exister. Sans doute avait-on déjà vu des groupes chrétiens s’évanouir de la sorte. S'il en était ainsi du groupe éphésien, son candélabre serait changé de place, c'est-à-dire qu'un autre groupe chrélien lui serait substitué dans la série symbolique des sept communautés et qu'il hériterait aussi de son ange ou patron céleste. Ainsi la menace n’est pas en rapport direct avec le jugement dernier. On conçoit que l'auteur, s'adressant à une communauté vivante, ait pu émettre une pareille menace, en négligeant provisoirement la perspective générale de son livre etla menace du châtiment éternel. — « Si lu nete repens » — pourrait ètre une répétition inutile, mais l’équiibre rythmique du passage semble plutôt la réclamer. «Mais tu as ceci » — pour Loi, tu as ce mérite, —- « que tu hais les œuvres des Nicolaïtes ». — Comine l’auteur rappelle un des mérites attribués d'abord par lui aux Ephésiens, il s'ensuit
Que moi aussi je hais.
* Qui a oreille entende Ce que l'Esprit dit aux communautés.
Au vainqueur,
que les hérétiques signalés plus haut, (7, 2) sont qualifiés maintenant de Nicolaïtes ; plus loin(r1,14)on leur atribuera la doctrine de Balaam, qui se trouvera identique à celle de la femme Jézabel (1,20). Tout cela ne nous apprend rien. On a conjecturé, mais non prouvé, que Nicolas était ici un équivalent étymologique de Baälaam ; le nom peut être fictif, abstraction faite de ce rapprochement. Les chrétiens d'Ephèse entrent dans les sentiments du Christ en détestant les œuvres des Nicolaïtes, — « que moi aussi je hais ». — Une telle façon de parler semblerait indiquer, et la suite confirme, que l’hérésie des Nicolaïtes avait des conséquences pratiques plus choquantes pour le christianisme commun que ses dectrines.Non qu'ils n’eussent point de doctrines particulières,une gnose spéciale; mais notre prophète, peu enclin aux spéculations théologiques, était fort capable de lés négliger, pour s'attaquer surtout au laxisme moral, ou plus exactement aux accrocs faits à la discipline chrétienne telle qu’il la concevait et que ia pratiquait la communauté d’Ephèse.
Il est si vrai que ces lettres ne sont pas des lettres adressées à des communautés particulières, mais une lecture destinée, comme le gros du livre, à toutes les Eglises, que l'auteur prend toujours soin, à la fin, de s’adresser à tous les chrétiens indistinctement. — « Qui a oreille entende ce que l'Esprit dit aux communautés ».— L'esprit dont il s’agitest l'esprit prophétique, agent de la révélation, sans doute aussi l'esprit du Christ, puisque c’est le Christ qui dicte ces lettres pour les communautés. Par ailleurs cet esprit semble se distinguer des sept esprits etne pouvoir être compté parmi eux. C'est une puissance moins individualisée, plus intime au croyant, au prophète, à l'Eglise même. Il n’est point pourtant tellement éloigné des sept esprits ou génies des sept communautés, qu'il ne puisse figurer (XxI1,17) à côté de l'Epouse, c'est-à-dire de l'Eglise, à peu près dans les mêmes conditions que les sept esprits ou anges à côté des sept communautés.
APOCALYPSE DE JEAN, Il, 7-8.
Je lui donnerai à manger de l'arbre de la vie, | Qui est dans le paradis de Dieu. » HT 8 Et à l'ange de la communauté qui est à Smyrne écris : AO « Ainsi parle le premier et le dernier, Re
Cette apostrophe au croyant se complète d'une promesse : — «Au vainqueur » — dans le combat contre les puissances enne- ___ mies de Dieu et du Christ, au martyr chrétien (cf. CmarLes, 1,54), se — « je donnerai à manger de l’arbre dela vie », — du fruit de cet arbre, fruit refusé au premier homme (GEN. 51, 9 ; IN) | L'arbre subsis'e encore — « dans le paradis de Dieu», — en Eden, où Dieu l’a produit en créantle monde. Plusieurs témoins lisent : « mon Dieu », ce qui accentue le rapport. intime du Fils de l'homme avec Dieu, mais témoigne d’un subordinationisme tellement accentué que la théologie a pu de bonne heure en être choquée. On trouvera l'arbre de vie à la fin du livre (xxx, 2-14 ; cf. Test. Levi, XvInx, it ; HÉNOCH, XXH, 4 ; XXV, 4,3). Il convenait que l'arbre devie füt transporté dans la Jérusalem nouvelle. Not: auteur le prend en symbole et sacrement d’immortalité. On .encontrera aussi plus loin l’eau de la vie (xxx, 6, XXI1,17), qui a le même sens, mais à l’occasion de ques est * accentuée la gratu:.é du salut. = Re: Chacune des sept lettres se termine ainsi par une promesse À en rapport avec la récompense finale, un élément eschatologique emprunté à la description du monde à venir, comme le préambule contient un élément emprunté à
à la description du Christ glorieux. L'apostrophe au chrétien en général n’est pas un indice de double rédaction, puisque les sept lettres ont été écrites ensemble pour être lues toutes par les communautés ce destinataires, et Les lettres deviendraient singulièremeut étriquées É et insignifiautes si l'on en voulait retrancher les finales, avec ce qui est dit des Nicolaïtes (ici, 6-7, et passages correspondants des autres lettres). T7
« A l'ange de la comnanauté qui est à Smyrne, écris ». — On ignore dans quelles conditions fut fondée cette communauté, dont l'origine peut remonter jusqu’au temps de Paul (cf. Acr. xix, 10). La lettre à Smyrne fait valoir d'abord la quasi-éternité du Christ. — « Ainsi parle le premier et le der-