‹ L'Apocalypse de JeanChapitre 49 sur 65 · CANNES · texte numérisé non relu

CANNES

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quatrième coupe et après la cinquième, — « pour le fléau de la grêle, parce que le fléau en était très grand ». — Ce rappel 4 des blasphèmes justifie Le châtiment de la Bête et de sesadorateurs, sur lequel l’auteur va s'étendre, Après la seplièmecoupe,

la colère de Dieu étant satisfaite, il ne devrait plus subsister aucun adorateur ou complice de la Bête. L'impénitence finale des païens fait encore-une fois contraste avec la conversions des

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| Juifs (x£, 13). : 3 ; Ainsi les sept coupes doublent plus ou moins les sept trom- à pettes, et, dans une certaine mesure, les sept sceaux; mais c'est Fe

surtout la comparaison des sept coupes: et des sept trompettes #

: qui suggère l’idée d’an dédoublement, non celle de deux sources =.

distinctes, soit que notre auteur ait lui-même dédoublé un thème unique, à lui fourni par la tradition, soit que le thème ait

été déjà dédoublé antérieurement. La comparaison des trom-

pettes et des coupes est à cet égard très significative. Première trompette, fléau sur la terre, destruction des végétaux par grêle et feu mêlés de sang ; première coupe, fléau sur la terre, ulcères sur les hommes, fléau peu adapté à la terre, mais qui a pour

pendant les piqüres des sauterelles-scorpions, à la cinquième

trompette. Deuxième trompelte, fléau sur la mer, un tiers de la mer en: sang, avec destruction d’un tiers des poissons et des bateaux ; deuxième coupe, fléau sur la mer, la mer en sang,

avec te tubiin de: tout ce qui vit en la mer. Troisième. trom-

pette, fléau sur les éaux terrestres, les-eaux changées en absinthe:

qui empoisonne: les hommes ; troisième coupe, fléau sur les.

eaux terrestres, les eaux changées en sang. Quatrième trom-

pette, fléau sur le soleil et les autres astres, privés d'un tiers. de

leur lumière, extension des ténèbres nocturnes ; quatrième coupe, fléau sur le soleil qui brûle les hommes, mais la einquième coupe aura comme fléau les ténèbres durables. Cinquième trompetle, les sauterelles-scorpions et leurs piqûres doulou-

reuses, bien que non mortelles ; cinquième coupe, fléau sur Le

trône de la Bête, les ténèbres, qui seraient mieux à la quatrième coupe, et les ulcères sur les hommes conviendraient mieux ici,

tant pour la coupe que pour la trompette,'où les piqûres des sauterelles ont pris leur place. Sixième trompette, les quatre anges liés sur l'Euphrate et l’armée de centaures qui luent les hommes

avec le feu, la fumée et le soufre issus de leur bouche; sixième

coupe, fléau sur FEuphrate, qui se dessèche pour livrer passage aux rois recrutés par les trois esprits sortis des bouches du Dragom, de la Bête et du Pseudoprophète, :conception secondaire comme celle du même fléau dans la trompelie correspondante, et qui se sera probablement substituée à celle d’un fléau naturel

sur les hommes. Septième trompette, fléau (xx, 19) sur l’atmos-

phère (?), éclairs, tonmerre, tremblement de terre et grèle ; septième coupe, fléau sur Fatmosphère, éclairs, tonnerre, tremblement de terre et grêle ; de part et d'autre la grèle vient en surcharge, mais la grêle pourrait bien avoir été le premier fléau, celui qui concerne la terre et qui détruit la végétation. La vraie

xvn Et vint un des sept anges Qui avaient les sept coupes, ‘Et il me parla, disant :

source de tout ceci doit être une table méthodique de pronostics fondés sur l'astrologie, classés selon les parties de l'univers, terre, eaux de la mer, eaux douces, astres. Il parait beaucoup plus risqué d'admettre (avec Bozr, 57-67) que Îa distribution des fléaux serait en rapport avec les sept éléments du monde et du corps humain. Soit déjà dans la tradition apocalyplique, soit par le fait de notre auteur, ces pronostics ont été adaptés à l’eschatologie messianique et au souvenir des plaies d'Egypte; dans tous les cas, il paraît incontestable que notre livre contient deux, si ce n’est trois moutures, qui ont été tirées du même sac

en combinant, transposant, modifiant, complétant un thème

donné. Le travail de rédaction a été autre chose que la combi-

naison, plus ou moins habile, de sources relativement nom-

breuses et indépendantes.

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