‹ L'Apocalypse de JeanChapitre 5 sur 65 · IV. — L'ORIGINE, L'AUTEUR ET LE CARACTÈRE DE L'APOCALYPSE · texte numérisé non relu

IV. — L'ORIGINE, L'AUTEUR ET LE CARACTÈRE DE L'APOCALYPSE

L'Apocalypse occupe dans le Nouveau Testament une place à part et qu'on pourrait être temté de juger secondaire à raison du peu d'influence qu'elle exerce actuellement, on peut dire depuis les derniers siècles, sur la vie des communautés chrétiennes en général et sur les individus chrétiens. Tant s’en faut pourtant qu'elle provienne d’un courant accessoire de la pensée chrétienne dans les premiers temps. À vrai dire, elle procéderait plutôt du courant général de la foi chrétienne en ses premières origines, et beaucoup mieux que les épîtres conservées dans le Nouveau Testament, beaucoup mieux même que les évangiles, épitres et évangiles étant, en grande partie, les documents du mystère de salut que la foi primitive était devenue très promptement en se répandanten dehors de son milieu initial, tandis que l'Apocalypse demeure l'écho, amplifié sans doute, mais fidèle et presque exclusif, de l’espérance juive d'où est issu d’abord le mouvement chrétien. Aussi bien l’Apocalypse appartient-elle à un genre littéraire qui a été largement cultivé dans le judaïsme et qui a donné à l’Ancien Testament le livre .de Daniel, les évangiles et les épîtres relevant de genres qui ne sont pas aussi exactement représentés dans la Bible juive. Il n’est pas malaisé de voir pourquoi le christianisme a eu son apocalypse, et pourquoi le Nouveau Testarnent offre un

pendant à Daniel ; il est plus difficile de percevoir, nous le

savons déjà, dans quelles conditions et par quelles mains le livre a paru, et de définir ce qu’on pourrait appeler son carac- tère propre, eu égard à l’ensemble du mouvement chrétien dans les premiers temps.

Non seulement l’idée du règne de Dieu, avec sa prochaine échéance, existait dans le judaïsme longtemps avant que le christianisme naquît, mais des écrits autorisés comme la révé-

lation de Dieu même contribuaient à l’entretenir. Ce n'était pas

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de ses épreuves, ni seulement la conception mythique d'une res-

sur le sol de la Palestine, Con roi de Magog, avec toute son

la simple notion d’une ère de prospérité qui ‘consolerait Jsraël

tauration de l'univers dans un ordre nouveau et parfait, mais l'avènement du règne était essentiellement lié au jour de la justice divine, jour de châtiment pour les méchants et les idolâtres, jour de récompense pour les vrais fidèles et les hommes dés} bien. Il semble que le jour de Dieu ait commencé par. être le jour du châtiment ; mais Jahvé lui-même aurait été victime de sa justice, s’il ne s'était gardé des fidèles capables de l'honorer 4 et dans le bonheur desquels il pût être glorifié ; de là l’idée d’une élite morale, éprouvée dans la ruine commune, mais qui y échapperait par la protection de son Dieu. Les prophètes qui ont vu la destruction de Jérusalem, au temps de Nabuchodo- : nosor, se sont rattachés à cette espérance et l'ont développée.

Ezéchiel décrit par avance un royaume de félicité liturgique,

tiré au cordeau, avec une Jérusalem et un temple dont Jahvé lui-

même a tracé le plan et défini les rites ; Israël ressuscitera ; le LS prophète le voit comme une foule de squelettes que l'Esprit de

Dieu ranime et qui repeuplent les cités désertes ; une invasion venue du nord les menacera, mais Iahvé lui-même exterminera

armée ; après quoi le pays jouira d’une paix sans fin, et la capitale s'appellera : « Tahvé-est-là ». La partie du livre d'Isaïe où sont pronostiquées la conquête perse, la chute de Babylone et la restauration de Jérusalem, est un rêve de splendeur : Israël, absous des iniquités anciennes, reviendra triomphalement sur la terre des ancêtres devant le monde étonné ; par ses malheurs et par sa gloire il aura été le témoin de Iahvé auprès des peuples, qui s’inclineront devant cette manifestation de puissance. Malgré les déceptions intervenues, le même rêve se continue dans les derniers chapitres d'Isaïe, qui sont postérieurs au retour de la captivité. Il se rencontre aussi bien chez les prophètes qui ont été mêlés aux difficultés de la restauration, et l'imagerie de Zacharie, non moins que celle d'Ezéchiel, prélude aux visions des apocalvpses.

Cependant les réalités satisfont de moins en moins ces aspiralions infinies. À une domination étrangère succède une autre domination étrangère ; l'empire macédonien remplace l'empire

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perse, et bientôt Antiochus Epiphane, champion maladroit de

l'hellénisme, provoque une réaction violente de la foi juive. En même temps qu'éclate le soulèvemerit des Machabées, se répand

le livre du faux Daniel, Avec ce livre commence, à proprement

parler, la littérature apocalyptique, caractérisée par ce qu’on

peut appeler son déterminisme providentiel, sa philosophie de l’histoire, que domine l'idée de la fin imminente, la division nelte qui s établit entre le monde actuel et le monde à venir,

la prétention de marquer la date précise où cet ordre nouveau

remplacera l’autre, le symbolisme plus ou moins artificiel des visions dans lesquelles est décrit cet avenir, et qui comprennent aussi bien Je passé même et le présent, parce que le voyant prend son point de départ en arrière, s'affublant lui-même d'un

nom célèbre de l'antiquité, interprétant dans le plan divin les

faits accomplis, et considérant le temps où il vit comme le point où le siècle à venir, le monde nouveau, est près de s’articuler sur le siècle paru, le monde qui va finir. On a dit que ce nouveau

genre de prophétie attestait la décadence de l’ancien, ilen atteste . aussi bien la transformation, et comme les visions d'Ezéchiel

accusent l'influence de la Chaldée, celles de Daniel trahissent celles des spéculations religieuses de l'Iran, plus ou moins pénétrées elles-mêmes de sagesse babylonienne. A cette influence aussi peut-être doit-on attribuer le mystère dont s'enveloppe la personnalité de l’auteur, et le choix du nom dont il s’est couvert. Il n'est pas sans signification que le faux Daniel soit censé avoir vécu à Babylone, contemporain du dernier roi babylonien, de Cyrus le Perse et de Darius le Mède. Les devins de Babylone

faisaient remonter la tradition de leur art à un personnage de l'antiquité mythique, et les mages de Perse avaient Zoroastre.

Dans Daniel il convient de relever surtont la vision des empires (var) sous la figure de quatre animaux, lion, ours, léopard, — un léopard à quatre têtes, — et une quatrième bête bien plus terrible. que les précédentes et qui avait dix cornes. Figures étranges, dont l'origine mythologique, voire astrologique, ne paraît pas douteuse, mais qui nous intéressent surtout parce qu’elles sont le prototype de la Bète dont parle notre Apocalypse. La quatrième bète de Daniel est l'empire macédonien ; celle des

dix cornes Qui en fait tomber trois autres, et qui ensuite fait la

se

gnerre aux saints, est le royaume séleucide, actuellement person: | nifié dans Antiochus Epiphane. Mais des sièges sont placés pour ‘une séance divine : un Vieillard blanc s'assied sur un trône de ‘feu, et « les livres sont ouverts »; la Bête est tuée, — Antiochus,

qui était une corne est aussi bien la Bête (cf. supr., p. 33), —

son corps détruit et jelé au feu; arrive sur les nuées du ciel un

« Fils d'homme », qui s’ayance jusqu’au Vieillard et qui reçoit de lui une domination éternelle pour un règne sans fin. Ce « fils

d'homme », l'Homme, personnifie le règne des justes, comme

les quatre bêtes représentent les anciens empires. Mais les bêtes-

‘ royaumes ne laissent pas d'être des rois, et la quatrième est

finalement Antiochus. L'Homme est le chef du royaume éternel, et les critiques modernes ont peut-être eu tort de le prendre en abstraction, conime une simple figure du peuple saint, quoique le livre même semble favoriser leur interprétation. Ce ne doit

pas être pourtant le hasard d’une explication fausse qui a fait

identifier l'Homme de Daniel au Messie et prendre dans les évangiles la formule « Fils de l’homme » comine désignation ordinaire de Jésus-Christ. Dans une partie importante du livre

d'Hénoch, le livre des Paraboles, probablement antérieur à

l’ère chrétienne, le Fils de l’homme, qui est le Messie, existait auprès de Dieu avant la création ; il doit sauver les justes et faire périr leurs oppresseurs ; il jugera les hommes après la résurrection. Il vient de loin, cet Homme, car il doit être le héros divin qui, au commencement des temps, eut pour mission de dompter le monstre du chaos ; c'est pour cela qu'il lui appartient de dompter, à la fin, toules les puissances du mal. L'histoire du mythe est sans doute fort complexe, et elle nous échappe en

grande partie. Que l’origine en soit orientale et spécialement

iranienne, comme l’est en partie celle de l'eschatologie apocalyptique, rien n'est plus vraisemblable, quoique les témoignages directs fassent jusqu à présent défaut.

Avec le Fils d'homme apparaît aussi en Daniel (x11, 2) la première mention certaine de la résurrection des morts, pour ce qui est des livres de l'Ancien Testament : la résurrection est comprise en résurreclion des justes pour une vie éternelle, des injustes pour un opprobre sans fin. De même la durée de trois ans et demi, assignée au temps de l’abomination qui précédera

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INTRODUCTION Al

l'avènement du règne de justice (DAN., x, 29; x11, 11). À y bien regarder, tous les éléments essentiels de l'Apocalypse johannique sont en germe, sinon déjà développés, dans Daniel. Du reste, le genre spécial de littérature inauguré par le faux Daniel n’a Dhs -cessé d'être cultivé dans le judaïsme jusque vers la fin du premier siècle de notre ère. Les documents qui sont entrés dans la compilation du livre (éthiopien) d'Hénoch sont du premier et du second siècle avant Jésus-Christ. Au même temps remontent certaines parties juives des livres Sibyllins et les Testiments des douze patriarches. Les Psaumes de Salomon et le livre des Jubi- lés ont été écrits dans les premiers temps de la domination romaine en Palestine. Les Secrets d'Hénoch (slave), l’Ascension d'Isaïe (fond juif), l'Assomption de Moïse ont dù être composés dans les premières années de l’ère chrétienne. L'Apocalypse de Baruch et celle d’Esdras sont à peu près contemporaines de la nôtre. Sans compter les livres perdus, écrits après lan 90, sous la première impression causée dans le monde juif par la destruction de Jérusalem et la ruine du temple. Si variés que soient ces écrits, ils attestent l'existence d’une tradition apocalyptique, très vivante et très féconde, sur laquelle est fondée, comme le christianisme lui-même, l'Apocalypse de Jean. Cependant l'Apocalypse de Jean est un livre chrétien, c'est-àdire une apocalypse consacrée à la gloire de Jésus, qui devient le centre personnel de l'histoire humaine et d'abord le nom vers lequel converge, à l'honneur duquel est exploité le mythe - ou plutôt l’ensemble des mythes dont s’est entretenue la tradition apocalyptique. Un courant de foi a été créé, qui s'est trouvé assez fort pour dominerle thaos des opinions très diverses el même contradictoires dont s’est nourrie la littérature apocalyptique, et pour s’assimile» tout ce qui le pouvait servir. C’est sur le nom de Jésus-Christ que s’est faite la synthèse du messianisme juif et du mysticisme oriental plus ou noins hellénisé ; mais le christianisme a commencé en Palestine comme un mouvement messianique au sein du peuple juif. L'histoire ne connaît comme initiateur de ce mouvement que Jésus lui-même, quoique les véritables fondateurs du christianisme soient plutôt ceux qui ont cru eu lui les premiers. Autant qu'on en peut juger, l'action personnelle de Jésus ne fut réglée par aucun lexte, et

elle ne s'est pas non plus définie dans un écrit. Il n’est pas douteux que-les Ecritures canoniques et apocryphes l'ont préparée, ‘et influencée, mais on ne saurait dire en quelle marière ni sous quelle forme spéciale Jésus en a tiré l'idée de son rôle providentiel. Sans doute s'est-il cru lui-même, — a ant d’être cru, — prédestiné à être le Messie attendu. Mais il y avait bien des nuances dans la facon de concevoir le règne de Dieu et le Messie, Jésus a dû prendre son idée du règne et son idée du Messie dans le courant moyen des opinions qui étaient répandues dans son milieu, plus précisément dans la secte baptiste d’où lui est venu, semble-t-il, le surnom de Nazoréen. Il y a lieu toutefois de conjecturer que le sentiment de sa mission propre l'aura fait sortir de cette secte, sans l’opposer directement à Jean, qui en était le fondateur. Il se pourrait que ses idées sur le règne de Dieu et sur sa propre vocation aient été moins nettement définies que n’était intense et profond Le sentiment qui les lui faisait embrasser. Le trait dominant de sa conviction, le point essentiel et presque unique de sa doctrine était l'imminence, on pourrait dire l’immédiateté du grand avènement. Sa position n'était pas la même que celle d'un visionnaire apocalyptique, concevant spéculativement l’économie des desseins providentiels, et en calculant les échéances, sans y avoir d'autre intérêt que celui qui appartenait à tous les croyants. Jésus avait l’intuition ou l'illusion du grand jour qui se levait; il y entrail comme de plain-pied et dans son milieu naturel. La domination romaine étant pour lui, comme pour bien d’autres Juifs l’abomination suprême, le signe de la fin, il se mit à dire qu'on se préparät pour le jugement de Dieu. ;

Ceux qui, après la catastrophe de sa mort, eurent assez de foi pour le croire et le dire toujours vivant auprès de Dieu, le crurent de mème prêt à venir avec le royaume qu'il avait annoncé. Ils attendaient, semble t-il, de jour en jour sa manifestation, — son avènement, sa présence (parousie), — sur le terrain sacré de Sion, où lui-même avait pensé voir éclater le grand règne. Cependant la position de Jésus, mort’immortel, était changée par rapport à ce règne : tant qu'il avait vécu parmi les siens, il était presque nécessairement dans le plan de l’espérance commune touchant la restauration d'Israël et leroi-messie :

ut encore bite pour ceux qui ensuile crurent en. s. pero” connu vivant. Assistant au trône de Dieu, il

ait entretenue la tradition Da plu depuis le faux Daniel faux Hénoch. On le proclama tel en adaptant à sa condition le mort ressuscité cette notion du Fils de l’homme, adaptation 2 NE d’autantplus facile que les mythologies d'où procédait cette notion | n’ignoraient pas les morts divines, toutes suivies de résurrection, les dieux ne pouvant mourir que pour revivre : tel l’antique Bel Marduk de Babylone, qui, je avoir vain eu la monstrueuse

décapiter pour donner par son sang vie aux es de sa créa- * ‘tion. Ces divins sacrifices, dans les mystères, élaient efficaces d’immortalité. Et comme le Fils de l’homme, l'Homme-Christ, n’arrivait pas, on eut le temps et le besoin de spéculer sur les conditions de son avènement, dont il fallait aussi bien expliquer leretard. sh é k D Une petite apocalyse est déjà contenue dans le chapitre xv de la première aux Corinthiens, où Paul explique comment le Christ a été les prémices de la résurrection : par un homme, le premier Adam, — premier dans l’histoire des hommes sur la terre, mais * non dans l’ordre transcendant de l'univers, — la mort est venue en ce monde et elle atteint le long des âges tous les destendants de l’homme terrestre ; mais la vie, une vie éternelle, leur est | rendue par le Christ, second Adam, — dernier paru surla terre, mais premier en tant qu'il est l'Homme céleste, préexistant dès Due commencement et prédestiné à son rôle salutaire ; — comme "rs il y a une économie de la mort, il y a une économie de la | résurrection, et cette économie consiste en ce que le Christ lui- À même a dû ressusciter ie premier ; la seconde étape de la résur- É rection sera la résurrection des croyants, « au dernier coup de . Die trompette », quand se produira la parousie du Seigneur ; la troisième, sur laquelle Paul n'insiste pas, sera la résurrection des autres morts, à la fin des temps, quand le Christ aura triom- Ze à SEP de toutes Fe puissances ennemies et détruit la mort, remet- : tant ainsi à Dieu un univers soumis et purifié. Poème eschato- logique plus original et plus théologique en sa forme que

l’Apocalypse de Jean, mais où il n’est pas difficile de reconnaitre l'idée des deux résurrections et des deux triomphes entrelesquels celle-ci a placé le règne de mille ans, D'autre part, l'Homme Ha céleste de Paul s'identifie très certainement au Fils de l'homme 2 de Daniel et à celui de la tradition évangélique. FER ee C’est encore une apocalypse, mais de caractère un peu difféa rent, que représentent les suppléments de l’épître aux Thessaloniciens (I Taess 1v,13-v,11; [1 Tuess.). L'auteur veut combattre SC une certaine inquiétude causée par le retardement de la parousie. TE Au coup de trompette (Cf. Didaché, xv1, 6) que sonnera l'ar- Ke change, le Christ descendra du ciel, les fidèles défunts ressus- #4 citeront et ils seront éemportés avec les fidèles vivants, sur les nuées, au devant du Seigneur. Le jour est incertain, mais il n’est pas imminent au point qu’on n'ait plus besoin de vaquer à ses occupalions ordinaires et au travail quotidien ; il n’arrivera pas avant que se soit révélé l'homme d’iniquité, coryphée de l'impiété, qui doit s’installer dans le temple de Dieu et se poser. en Dieu, armé qu'il sera de puissance diabolique pour séduire £ les hommes ; il travaille déjà, mais il est provisoirement con- LEE tenu ; quand il aura éclaté et qu'il aura réalisé son œuvre de perdition, le Christ apparaissant le détruira par le souffle de sa | bouche. Signalement de l’Antichrist, qui concorde pour l’essenre liel avec ce qu'on lit dans l’Apocalypse touchant la Bête. < Enfin'le grand discours par lequel se couronne l’enseignement de Jésus dans les synoptiques (Mc. xxx, Mr. xxiv-xv ; La. xx1, 5-38) n’est pas autre chose qu'une apocalypse, où un morceau d’apocalypse, juive d’origine, plutôt que chrétienne, antérieure à l'an 70, adoptée ensuite par la tradition évangélique et adaptée à cette tradition par des additions qui sont surtout a de caractère moral. La description primitive marquait trois HAE moments de la fin: commencement des douleurs, guerres, $ k CE | tremblements de terre, famines, tout le cortège des maux qui peuvent accabler l'humanité ; comble des douleurs, la grande tribulation, profanation du temple, et période limitée d'angoisse et de persécution pour les croyants ; fin des douleurs, obscurcissement du soleil et de la lune, perturbation des astres, apparition du Fils de l’homme sur les nuées, rassemblement des : : élus par les anges, — sans qu'il soit fait mention expresse de

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