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ne. À
Toutes douceurs ettoutessplendeurs sont perdues pour toi, Et jamais plus on ne les trouvera. ce # Les marchands de tout cela, Quise sont enrichis par elle, ; Se tiendront à distance, par la crainte de son tourment, Pleurant etse lamentant, : - * En disant : VAE À «Malheur ! Malheur !
La ville grande, Qui était vêtue de linon, de pourpre et d'écarlate, Dorée d'or, pierre précieuse et perle : ce: É “7 En une heure a été anéantie si grande richesse ! » é Tout pilote et tout caboteur, | -splendeurs »,— luxe extérieur (+4 kauxod),— « sont perdues pour toi, et plus jamais on ne les trouvera ». — Plus loin (XVIN,22- 23) se lira une énumération de ce qui ne se rencontrera plus à __ Babylone, parce que Babylone elle-même aura cessé d’être. Après cette enclave la description continue. — « Les marchands de ces choses » — qui ont été énumérées ci-dessus (xvim, 12-13), —- « qui se sont enrichis par elle », — on l’a dit (XVI, 3) et on le répétera encore (XvIx, 19), — « se tiendront à distance par crainte de son tourment », — comme il a été dit des rois XVI, 10), — « pleurant et se lamentant », — comme les mate-
lots dans Ezéchiel (xxvix, 31-32) ; et l'auteur, qui l'avait déjà dit (xx, 11), le répète pour introduire la lamentation. Les mar- te __ chands disent, après les rois — : « Malheur ! malheur à 142
grande ville ! » — L’éloge qu’ils font ensuite de la ville est digne
de commerçants qui élaient ses fournisseurs, mais il ressemble ,
un peu trop à l’'énumération que l'auteur lui-même a faite des 3e
marchandises, et la description, qui veut être émouvante, se
traîne quelque peu. — « Qui était revêtue de linon, de pourpre ? et d'écarlate, dorée d’or, de pierre précieuse et de perle », —
Tissus et joyaux déjà mentionnés (XVI, 12). — « En une heure
toute celle richesse a disparu ». — Les rois déjà (xxrrr, 10) ont
parlé de cette «heure ». |
… Après les marchands, les marins, mentionnés spécialement
dans Ezéchiel (xxvir, 27-29). -— « Tout pilote ». — C’est le sens
du mot (xv$esvirnc) dans Ezéchiel (xxvrr, 8, 27, 28, Sept., où il
ee à Se x
FFE da
Les matelots ettous ceux qui Ta mer irait (ITR #e 4 Se tiennent à distance “ et crient, DA: Voyant la fumée de son incendie,
__ Endisant:
€ Quelle (ville) était pareille à la ville grande ? » 3 “ Ils jettent de la poussière sur leurs têtes, Re
Et ils crient pleurant et'se lamentant, disant : |
« Malheur ! Malheur !
La ville grande,
Où se sont enrichis tous ceux qui avaient les vaisseaux en la mer, En une heure «a été anéantie son opulence !
traduit l’hébreu Adbél) ; mais ici on pourrait entendre aussi bien < capitaine » (CHarLes, II, 105). — « Et tout caboteur ». — A la lettre : «quiconque navigue vers lieu», ce qui ne signifie pas vers Rome, mais vers un lieu quelconque, les gens qui font le
Ph Cabotage et non la navigation au long cours. — « Les matelots ‘ke et Lous ceux qui vivent de la mer », — littéralement : « ceux qui #4 la travaillent» (6c01 riy O&kacouy 8oydKoyraz), — « se tenaient à disa tance », — comme les précédents (xvmr, 10, 15), — « et criaient,
voyant » — aussi (cf. XVII, 9) — « la fumée de son incendie, — «en disant: « Quelle (ville) est pareille à la grande ville ! » — * Ce n’est pas un cri d’admiration (comme xrnx, {), mais de surprise devant le sort de la grande ville, aussi incomparable en son malheur qu'elle le fut en sa gloire. L'auteur imite l’exclamation des gens de mer dans Ezéchiel (xxvir, 32-36) : « Qui est e comme Tyr », jadis si puissante et maintenant anéantie ? — « Et ” îls jetaient de la poussière sur leur tête et ils criaient, pleurant et se lamentant ». — Tout cela est emprunté à Ezéchiel (xxvir, 4 30-31). — « En disant : « Malheur ! » — L'auteur emprunte ces
PRIE LE HR CE ee Se A AE
« malheur ! » (oai) au style prophétique, mais Ezéchiel n’en a à pas dans la plainte des matelots. — « Malheur à la grande ville Ë où tous ceux qui avaient les vaisseaux en la mer se sont enri- % chis de son opulence ; en une heure », — encore une fois ee: (ef. xvux, 10, 19), — «ç elle », — l’opulence, comme plus haut # {xvnt, 16) la richesse, on plutôt, nonobstant le parallélisme, la à - ville elle-même — « a disparu », — a été désolée de façon quil J n’en reste rien (cf. Ez. xxvrrr, 32 , 34, 36). Mais le texte de cette # __ finale équivoque et sans harmonie paraît altéré ; sans doute = °
* Réjouis-toi à son sujet, Ciel, et (vous) saints, - Apôtres et prophètes, Parce que Dieu vous a vengés d'elle !
doit-on lire (avec CHARLES, II, 106) : « où se sont enrichis tous ceux qui ont les navires en la mer ; parce que, en une heure, a disparu son opulence » (67 1 Op AENLOÛN À TiutôTNns adric, au lieu de êx Tûs tiuiorntos abris dvi ur Oo nono Un).
Mais s'il y a désolation et stupeur sur la terre, il y a grande joie au ciel pour ceux qui ont été persécutés par l’empire maintenant détruit. — « Réjouis-toi à son sujet, ciel ». — L’apostrophe est dans la manière et dans le style d'Isaïe (xziv, 23, déjà imité xn1, 12 ; cf. JÉR. Lx, 48), mais elle vise beaucoup moins le ciel que les chrétiens qui y sont, attendant le châliment de leur enmemie (vi, 9-72 ; vir, 14 ; vin, 3 : xv, 2-4) ; l’auteur va faire d'eux une énumération qui ne manque pas d'intérêt : — « et (vous) saints, apôtres et prophètes ». — Les saints sont les chrétiens en général, les martyrs du commun ; les apôtres sont «les douze apôtres de l’Agneau » (xxt, 14), groupe mystique, lointain, prestigieux, comme dans le livre des Actes et dans les plus récents évangiles. Impossible de supposer que l’auteur soit l’un d’entre eux et même qu'il appartienne à ila génération apostolique, qu’il ait connu les personnages placés par lui au premier rang des martyrs. Quant aux prophètes chrétiens, on a pu voir déjà le cas qu’il fait d'eux (cf. x, JE SLI ENT OE L'omission des apôtres dans un prochain passage (xvur, 24) ne prouve pas qu'ils soient surajoutés en celui-ci, mais que les apôtres sont un souvenir traditionnel, tandis que les prophètes touchent de plus près à l’auteur (ef. xXxIT, 9). Victimes de Rome, réjouissez-vous, — « parce que Dieu vous a vengés d'elle !» — Cette apostrophe est isolée, car elle ne tient ni aux lamentations des matelots ni à la sentence finale qui va être prononcée (xviuxr, 21-24). Ici encore l'hypothèse d’une transposition a été suggérée (par CHARLes, I, 111), et l'on a proposé de loger ce passage dans le morceau qui suit (après xvinr, 23 b, à la place de : « parce que tes marchands étaient les princes de la terre »), en voyant dans ces lignes et dans celles qu'on y rat-
* Et un ange vigoureux prit pierre pareille à grosse meule, Et il la jeta dans la mer en disant :
« Ainsi sera d’un coup précipitée Babylone, la grande ville, Et jamais plus ne se irouvera.
Et voix de citharistes et chanteurs, flûtistes et trompettes Jamais plus ne sera entendue chez toi ;
tache un supplément rédactionnel du prophète chrétien. La main de celui-ci se reconnait à coup sûr dans l’apostrophe, ainsi que dans fe membre de phrase (xxu, 24 a) : « Et en elle sang de prophètes et de saints a été trouvé » ; mais l’ensemble reste un peu incohérent, et mieux vaut laisser le texte tel qu'il est, en admettant que rio chrétien’ lui-même a logé l’ apostrophe au ciel entre deux éléments de source.
En complément des scènes de lamentation vient une vision symbolique dont le trait essentiel a été simplement emprunté à Jérémie (11, 63-64), avec un grossissement notable. — « Et un ange vigoureux ». — On va voir pourquoi un ange très fort était nécessaire en cette circonstance. — « Prit une pierre pareille à une grosse meule ». — L’ange prend une pierre aussi grosse que la plus grosse pierre de meule, la pierre d’une meule à âne (cf. Mc. 1x, 42) ; non précisément une pierre de meule, car il n'y a pas de meules dans les cieux ; l'on doit supposer pourtant que les anges ont à leur disposition des pierres, et de grande dimension ; ce sont pierres météoriques. — « Etil la jeta dans la mer ». — Chez Jérémie la mise en scène était plus modeste : le prophète était censé avoir remis à Séraias son oracle contre Babylone, et Séraias, après en avoir fait lecture, devait l’attacher à une pierre et le jeter dans l’Euphrate avec la pierre en disant : « Ainsi :s’'abimera Babylone », etc. L'ange dit: — « Ainsi sera d'un coup précipitée Babylone, la grande ville », — comme par une force impétueuse (peut-être opuipart serait-il à entendre au sens moral: « avec colère »). — « Et plus ne sera trouvée ». — IL n’en restera pas trace.
Ces propos énergiques se complètent d’une paraphrase qui n’en augmente pas l'effet et qui s'inspire d’autres passages de l'Ecriture. — « Et voix de citharistes, chanteurs, joueurs de flûte et joueurs de trompette ne sera plus entendue chez toi ». — Gcei
Ni aucun artisan d'aucun art . Jamais plus ne se trouvera chez toi ; Ni aucun bruit de meule Jamais plus ne sera entendu chez toi ; # Ni lumière de lampe:
Jamais plus ne paraîtra chez toi :
Ni voix de fiancé et de fiancée Jamais plus ne sera entendue chez toi.
‘Parce que tes marchands étaient les princes de la terre ;
estimité d’Ezéchiel (xxvr, 13 ; cf. Is. xxrv, 8). — « Aucun artisan d'aucun art plus chez toi ne sera trouvé, ni aucun bruit de . méule plus chez toi ne sera entendu ». — Le.-bruit de meule vient de Jérémie (xxv, 10). — « Ni lumière de lampe ».— Formule empruntée au même endroit de Jérémie. — « Plus cheztoi ne parallra. Ni voix de fiancé et de fiancée ». — Termes pris encore dans la même énumération chez Jérémie. — « Plus chez loi ne sera entendue », — Suit un « parce que » dont on ne voit pas bien le rapport avec ce qui précède. 2.
__ « Parce que tes marchands étaient les princes de la terre ». — On n’a que faire ici de cette explication, qui n’explique rien et qui coupe le rapport naturel de ce qui précède avec l'explication véritable qu'introduit un second « parce que ». Babylone- Rome sera détruite complètement et à jamais pour avoir égaré les peuples. Ce qui est dit des « marchands » vient d'Isaie (Rx, 8, mais l’auteur a relevé le passage en substituant peyeTäves | à äpyovr), dans l'oracle contre Tyr. Dans le texte, les marchands sont les gens de Tyr ; et l’assertion n’a pas grande signification si l'on entend que les marchands de Rome étaient les: mailres du monde ; on peut essayer d’un sens qui s'accorde mieux avec le contexte, en: entendant que Rome avait pour fournisseurs les princes de la terre, tous les chefs de provinces et de peuples, et que pär sa magie, les maléfices de l’idolâtrieimpériale, elle a induit en erreur et en corruption toutes les nations du monde. Mais cela est bien subtil. Cette ligne doit être hors de sa place, soit qu’elle appartienne à l’économie originale du morceau (CraRLes, II, 102, laplace entre xvix, 11 @ : « Et les marchands de la terre pleurent et se désolent sur He
elle », et 11 b: « parce que üul désormais n’achètera leur mar-
È i ok [A APOCALYPSE DE JEAN, XVII, 24
Parce que par {a magie ont été égarées toutes a nations ; “ Et en elle sang de prophètes et de saints a été trouvé, Et dé tous ceux qui ont été POP sur la terre, »
* ‘ è + L 3 __ chandise », où elle ne fait pas meilleure figure), soit qu'une glose x marginale se rapportant à un autre passage ait élé maladroi- | AS - tement intercalée en cet endroit. Car il n’est pas probable que
le rédacteur chrétien qui a retouché cette finale ait écrit la
glose en y donnant le sens contourné dont il vient d’être > D EN #
parlé. APS
«Parce que par ta magie ont été égarées toutes les nations ».… Cr” or
— En ce qu'il dit de la magie (év 5% oapuaxiz où) l’auteur s'inspire de Nahum (rx, 4 ; cf. Is. xLvIx, 9). Le trait pourrait être de
source, car le « toi » s'accorde avec ce qui précède, non avec 0
__ l'addition chrétienne qui vient ensuite, et avoir visé le pres- us tige de la Romeimpériale, non précisément le culte idolätrique de l'empereur, comme l’entend l’auteur chrétien, qui y voit le Le
principe de la persécution contre les « saints ». — « Et qu'en | elle ». — L'auteur chrétien parle finalement au lecteur, et il oublie que c’est l'ange qui comclut son apostrophe à Babylone. — «A ététrouvé le sang de prophètes, de saints », — les chrétiens a Ée À et leurs prophètes (cf. xxmx, 20 ; xvr, 6), — « et de tous ceux |
qui ont été tués sur Ja terre ». — Cette dernière expression paraît imitée de Jérémie (1x, 49, où l'idée est autre) ; l’auteur s'en sert ee pour l'arrondissement de la phrase, mais on peut douter qu'il en ait eu en vue d’autres morts que les chrétiens, soit les Juifs, soit les cruautés commises par Rome dans le monde, soit le sang innocent qui a été versé sur la terre depuis lé. commencement (d'après Mr. xx, 35). Rien n'empêche toutefois d'admettre que ce trail a été gardé de la source où Rome était représentée comme une grande meurtrière d’homines. | #0
Pa
Ir = XX. — L'ACTION DE GRACES AU CIEL *
Il reste maintenant que le Christ apparaisse et détruise ceux qui ont détruit Rome. Mais d’abord un chant de triomphe éclate dans les cieux pour la disparition de la grande Prostituée, et aussi
328 APOCALYPSE DE JEAN, XIx, 1-2
xx Après cela, j'entendis comme grand bruit
De foule nombreuse dans le ciel, disant :
«Alleluia! ù
- Le salut, la gloire, la force sont à notre Dieu,
* Parce que vrais et justes sont ses jugements ;
pour annoncerle règne desélus,«lesnocesde l’Agneau » (x1x, 1-8). Après un court intermède, pelit jeu de scène entre l'ange révélateur et le prophète (xrx, 9-10), le Christ arrive, en grand appareil de puissance, pour consommer en un instant la défaite de la Bête et de ses auxiliaires.
« Après cela, j’entendis comme une grande voix de foule nombreuse dans le ciel, disant ». — Ce pourraient être les élus, ou bien les anges ;: ce sont plutôt les phalanges de ces derniers, auxquels font écho les vingt-quatre Vieillards et les quatre Vivants (x1x, 4) ; après quoi, sur invitation venue du trône (xIX, 5), tous les élus se joindront aux esprits célestes (xrx, 6-8). Les acclamations sont exactement én ordre inverse de celles qui ont suivi (vix, 9-12) l'apposition du sceau de Dieu sur les prédeslnés : il est naturel que, dans ce prémier cas, l'action de grâce commence par les élus et S'achève par les esprits célestes ë maintenant, en regard de l'œuvre divine presque accomplie, la Cour céleste commence, et les élus achèvent, se réjouissant de ce que les noces de l'Agneau vont enfin se célébrer et le règne du Chris se manifester. Par là se trouve préparée l'annonce des derniers événements, — « Alleluia ! » — Formule hébraïque empruntée aux psaumes (crv, 1 : Cv, 1), et qui était dans l'usage des Juifs hellénistes (cf. III MAou. VI, 13 ; ToB. xIIx, 18 : com- Inencement et fin de certains psaumes dans Septante) ; en dehors de notre Passage, où elle revient quatre fois, on ne la trouve pas dans le Nouveau Testament. L'emploi s’en explique Par la solennité de la circonstance ; Mais On peut supposer que le mot était déjà entré dans la liturgie chrétienne. Louange soit au Seigneur; car — « le salut », — Ja vicloire salutaire par le Christ (cf. xt, ro ; 1v, 1x » V, 19, VIT, 10-12), — «la gloire et la force sont à notre Dieu ». — Ce sont choses qui lui appartiennent et qu'il vient de réaliser, — « Parce que vrais et justes sont ses jugements ». — On nous l’a déjà dit (cf. xvr, 7). —- « Parce qu'il
Parce qu'il a jugé la grande Prostituée Qui a corrompu la terre avec sa prostitution, Et il a vengé sur elle le sang de ses serviteurs. » * Ét une seconde fois il, dirent :
« Alleluia !
Sa fumée monte pour les siècles des siècles ! » * Et se prosternèrent les vingt-quatre Vieillards
a jugé la grande Prostituée ». — Ce second « parce que » peut être coordonné'ou subordonné au premier. Dieu s'est montré véridique et juste en condamnant Rome-Babylone (cf. xvu, 1), — (qui a infecté la terre de son impudicité ». — Grief fondamental, que vient de rappeler encore la proclamation de l'ange vigoureux (xvur, 23 ; cf. xt, 18), — « et il a vengé sur elle le sang de ses serviteurs ». — Grief immédiat et criant, la persécution des chréliens, comme dans la proclamalion susdite. On remarquera qu'il n’est pas parlé ici d'autre sang que celui des serviteurs de Dieu. Il est dit à la lettre : « et il a vengé le sang de ses serviteurs, de sa main », la main de la prostituée : il a demandé compte du sang à la main qui l'avait versé (cf. vi, ro).
« Et une seconde fois ils dirent ». — Ceux qui avaient poussé le premier Alleluia en proférèrent un second, avec un nouveau cri d’allégresse, aussi dépourvu de pitié que le précédent, sur la ruine de Babylone. — « Alleluia! Et sa fumée ». — Entendons ; louange soit à Dieu, car la fumée de la ville incendiée — « monte », — s'élève de terre, de la masse des décombres, — « pour les siècles des siècles ». — La même formule s’est renontrée (x1v, 11) à propos du tourment élernel qui atteindra les adorateurs de la Bête; il ne s’agit pourtant pas du même feu, et la famée de Rome incendiée ne montera pas éternellement, si ce n’est pour autant que la ville est à jamais détruite. Peut-être est-ce préciser un peu trop la pensée de l’auteur que d'entendre ces siècles des mille ans du règne messianique, au bout desquels la terre sera détruite et les ruines de Rome avec elle. Cetle remarque sur la fumée fait suite à la première acclamation, dont elle est séparée seulement par le second Alleluia.
Les Vieillards et les Vivants s'associent à cet hommage, comme ils font quand ils s'unissent à la liturgie des esprits inférieurs (1v, 13-14). — « Et les vingt-quatre Vicillards se proster-