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__ Heureux 38
… Les invités au‘festin des noces de l'Agneau !
Etilmedit:
«Ge sont les véridiques paroles de Dieu. »
Et je tombai à ses pieds
Afin de l’adorer.
qui s’est détaché pour adresser la parole au voyant (xvix, 1). IL y a quelque subtilité à supposer que l'explication ci-dessus, rela- E tive au linon, lui serait attribuée ; mais cette glose fait, en quel que manière, transition de l’acclamation des élus à l'intervention de l’ange. Pour relever la vision de gloire, celui-ci dit : — «Ecris » — dans ton livre de révélation : — « Heureux ceux qui sont invités au festin des noces de l'Agneau ». — Ainsi 14 la recommandation est en rapport avec l’acclamation des élus (xxx, 7). Le même bonheur sera célébré plus loin (xx, 6), eu égard au règne de mille ans (l’exelamation du pharisien dans Lc. xiv, 15, ne concerne que le festin du royaume, non les noces du Christ). Noter que l’auteur de cette notice n’a pas égard à la distinction évangélique des appelés et des élus ; ceux. qui sont « appelés » (xx\nuévot) au festin nuptial de l'Agneau K | sont proprement les prédeslinés, les saints, les élus. — « Et il 5 me dit : « Ce sont les véridiques paroles de Dieu ». — Les paroles en question ne peuvent être que celles qui viennent d’être dictées au voyant pour qu'il les écrive ; elles sont démontrées vraies par ce qui est acquis de leur accomplissement, puisque Rome n’est plus, et que les noces de l'Agneau se préparent; ou bien, comme la chose est dite pour donner confiance au lecteur, ce sont paroles vraies, car ce sont paroles de Dieu, donc sûre promesse, La place des mots : « de Dieu », varie selon les témoins ; mais cela tient à ce qu'ils font un peu d'embarras, et il ne semble pas qu’on les doive supprimer, car ils sont utiles pour le rythme et la clarté de la phrase (la phrase parallèle, dans xx1, 5 et xxr1, 6, est autrement amenée et équilibrée). La recommandation et l'attestation sont d’ailleurs assez mal placées en cetendroit, car elles ne concernent pas les hymnes quiprécédent, mais les oracles antérieurs. - Qu « Et je tombai à ses pieds pour l’adorer ». — Comme une k
Po
M ibieait: | ; | Re MAC Neldetiais past nee | SES Je suiston compagnon de service 4 “EC | Et celfi de tes frères se ANS ER __ Quiontle témoignage de Jésus. PE A Dieu ton adoration. » | LI OR x Car le témoignage de Jésus. Fe NÉE | ue Ÿ. B ; méprise sur la qualité de l'interlocuteur céleste n'est pas indi- Le Es quée, et que le voyant ne s’est pas imaginé que l’a ange était Dieu a Le
__ même ou le Christ, on doit supposer qu’il avait pensé devoir NO
rendre à l'ange un hommage religieux, et que l'ange refuse cet 5 SE hommage de culte comme ne lui étant pas dû. Le même trait 5 + ASE - reviendra encore à la fin du livre (xxx, 8- -9). Là est sa vraie ; 4 * place, et que le trait soit original dans notre livre ou qu'il ait 5 Ke) __ €mprunté à une source, il y a eu dédoublement, soit parle fait 2 Fe SE ARR de l’auteur, soit par le fait de l'éditeur de l'Apocalypse. Dans :' RSS 3 __ l’économie actuelle du livre, il semblerait qu’on ait voulu mettre Br. la même conclusion après la vision de Babylone détruite et Te après celle de la nouvelle Jérusalem. Combinaison artificielles, "0 < mais dont il n’est pas sûr que l’auteur de l'Apocalypre ait été ee : __ moins capable que son éditeur. Pris en soi, l'incident pourrait | ce avoir été conçu d’abord dans une intention polémique contre M un culte des anges qui se serait pratiqué dans certains cercles FE : juifs ou même chrétiens influencés par le judaïsme. : FF go € & Et il me dit : « Garde-t’en », — ne fais pas cela ; il ne con: . TR vient pas de rendre un tel hommage à un être qui n'est, comme | Ron ee l’homme croyant, qu’un serviteurde Dieu. — « Je suis ton coser- ; Etne ! viteur », — dans la même situation que toi à l'égard du Maître de commun, — « et celui de tes frères qui ont le témoignage de JS LM Jésus ». — Plus haut (xrr, 17), « ceux qui ont le témoignage de SOA Jésus » étaient tous les fidèles du Christ. On pourrait croire EE qu'il en est de même ici, mais la glose qu'on va lire après le A Des discours de l'ange y fait quelque difficulté. — « Adore Dieu ». — : 5% += Lui seul, sans doute, a le droit d'étreainsiadoré (cf. Acr.x,25-26). DE La leçon est claire. Ce qui l'est moins est la glose relative au - de «témoignage ». —« Car l'esprit de la prophétie est le témoignage Se
de Jésus ». — Aussi mal amenée, cette glose, quant à la forme, ne se présente comme celle qu'on vient de lire à propos du linon.
C’est l'esprit de la prophétie, “ Et je vis le ciel ouvert :
Et voici cheval blanc :
mais on
Il s’agit donc probablement d’une glose éditoriale : doit remarquer que les mots : «tes frères qui ont le témoignage de Jésus », correspondent, dans notre passage, à : « Tes frères les prophètes », dans la scène finale (xxur, 9) ; ils ne seraient donc vraisemblablement qu’une variante coordonnée à l’explication qui en est donnée dans la glose. D'où présomption que l'ensemble du passage est éditorial. L'objet du dédoublement opéré par l’éditeur serait donc aussi bien de donner relief au lémoignage prophétique en tant que contenu dans le livre même;el loute cette enclave viendrait de celui que a écrit le titre du livre . La maladresse avec laquelle l'explication du « témoignage » est introduite ne rend pas cette glose trop suspecte, car l'auteur ne pouvait pas la mettre avant: « adore Dieu », ni omettre celte recommandation, qui reste apparemment la morale de l'incident. L’assertion formulée dans la glose serait d’ailleurs assez obscure par elle-même ; car, à proprement parler, « le témoignage de Jésus » n’est pas l'esprit qui le suggère et le révèle; mais la glose et Le texte qu'elle vise sont coordonnés de façon à signifier que « le témoignage de Jésus » est la prophétie qui a été consignée dans le présent livre.