‹ L'Apocalypse de Saint-SavinChapitre 26 sur 73 · Jerphanion, op. cit., Album, pl. 60, n · texte numérisé non relu

Jerphanion, op. cit., Album, pl. 60, n

8. Ce type plus évolué du nu se rencontre dans le Christ crucifié du même manuscrit limousin (B. N., latin 9438).

9. Chapelle 6 de Gueurémé (Jerphanion, op. cit., pl. 29-32), chapelle de la Théotokos (ibid., pl. 34, 35, 37), chapelle d’El Nazar (pl. 39-41), église de Qeledjlar (pl. 44-58), Qouchlouq de Qeledijlar (pl. 60), Togali Kilissé (ancienne église, pl. 63-69), chapelles 1, 2, 3, à Belli Kilissé de Soghanle (pl. 182, 183, 185), Sainte-Barbe de Soghanle (pl. 187-189).

sur sa croupe une série de cercles concentriques en ton de lumière, comme le cheval de saint Michel au porche de Saint- Savin !°, L'étoile à huit branches longues barrées d’une série de petits traits transversaux que nous rencontrons fréquemment à Saint-Savin se retrouve dans l’église cappadocienne des Saints- Apôtres. L'arbre stylisé derrière Judas pendu ou à côté de sainte Madeleine dans la tribune de Saint-Savin a son pareil dans la Chapelle 6 de Gueurémé, derrière les Apôtres de l’Ascension *. La montagne en cônes superposés figure dans la Nativité à Qouchloup de Qeledjar 7".

La draperie particulière des fresques archaïques disparaît presque totalement dans les peintures du groupe plus récent. Dans la nouvelle église de Toqali Kilissé, les peintures datant de la seconde moitié du X° siècle manifestent déjà une tendance différente qui trahit l’influence de Constantinople *. La draperie est du type anticobyzantin à plis naturels. Les personnages deviennent plus élancés. Leurs visages soigneusement exécutés ont l’accent de la réalité, ils expriment avec vivacité des sentiments nuancés. Ils sont minutieusement modelés sur une teinte brun foncé avec de légères retouches de rouge et de vifs rehauts de lumières bleutées.

Notre rapide examen de la peinture cappadocienne nous a révélé une étroite parenté entre celle-ci et la décoration de Saint- Savin. La peinture romane contient de nombreux éléments qui lui viennent de l’art chrétien d'Orient !. Deux questions peuvent se poser : où bien le maître de la tribune de Saint-Savin n’a-t-il fait que copier quelque modèle oriental, s’il était même étranger ? Ou bien l'influence de l'Orient chrétien ne s’était-elle pas exercée bien avant l'exécution des peintures de Saint-Savin ? N'’a-

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