Ibid., pl. 6o, n
13. Dans le manuscrit de la Vie de sainte Radegonde (Bibl. de Poitièrs, ms. 250), nous retrouvons les mêmes types de montagne et d'arbres.
1h. Jerphanion, op. cit., pl. 70-94.
15. Pour la question de l'influence cappadocienne dans l'art roman, voir Focillon, op. cit, p. 67, n.1, pl. 569-6o. Voir aussi L. Bréhier : Peintures romanes d'Auvergne, Gazette des Beaux-Arts, 1927, I, pp. 139-140.
t-elle pas constitué, avec d’autres éléments, une sorte de « vocabulaire plastique » commun dont disposaient tous les peintres romans ?
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Il existe une sensible différence entre Saint-Savin et la Cappadoce. D'abord dans l’ornement. Dans la tribune et dans la nef, nous avons remarqué au-dessous de la représentation du sol, une bande d’arcs renfermant chacun une fleurette. Ce motif est inconnu en Cappadoce, du moins dans les peintures reproduites par le P. de Jerphanion. Une décoration de ce genre, moins développée, existe souvent sur les fresques catalanes, sur les fresques basiléiennes de l'Italie méridionale et dans certaines peintures murales de Baouïit ". En France, est-elle de provenance directement orientale ? Elle se trouve également dans certains manuscrits carolingiens. Le sol ondulé est un des traits caractéristiques de la miniature française du IX° siècle. Mais dans les manuscrits luxueux de l’école de Tours et de l’école de Saint-Denis (ou de Corbie), la conception est beaucoup plus ornementale. C’est une série d’arcs qui indique le terrain. Cette recherche apparaît déjà dans la Bible de Moutier Granval (British Museum, add., 10546). Sur la page de l’histoire d'Adam et d’Ève, le sol est marqué par une série d’arcs!7. Dans la Bible de Charles le Chauve (Bibl. Nat., Latin, 1) le même motif devient plus ornemental. Le sol ondulé existe au bas de la page du Christ entouré des quatre prophètes et des quatre évangélistes (f° 329"°) (PI. XIII, B). Chaque arc du sol renferme une fleurette. Sur la page de l’histoire de Moïse (f° 27°), c’est une série de doubles arcs réguliers *. D'’au-
16. Clédat : Le monastère et la nécropole de Baouit, Le Caire, 1906, pl. 35, 37, 86. Les décorations peintes de la chapelle 12 et de la chapelle 26 comportent une série d’arcs sur le sol.
E. Bertaux : L’art dans l'Italie méridionale, Paris, 1904, pl. iv, peintures de la grotte de San Giagio près San Vito dei Normanni (XVE siècle).
Ce motif se rencontre également en Catalogne; en voici des exemples : l’Annonciation, provenant de l’église de Sorpe (XIIe siècle), le fragment de fresques avec figures d’Apôtres, provenant du château d’Orcau (XIIe siècle).
17. Boinet : La miniature carolingienne, Paris, 1913, pl. xuv, À, B.