‹ L'Apocalypse de Saint-SavinChapitre 36 sur 73 · Neuss, Op: cil., D. 170, fig · texte numérisé non relu

Neuss, Op: cil., D. 170, fig

après les relevés du Service des Mon. Hist.)

ribune de Saint-Savin.

coinçons et pilastres encadrant la baie.

que sur les peintures poitevines. Pourtant, il y a lieu de souligner une particularité intéressante. L'artiste du manuscrit de Morgan représente, lui aussi, les sauterelles torturant les hommes. Alors que ce détail n'apparaît ni dans la première scène des manuscrits de Cambrai (ms. 386) et de Trèves, ni dans l’Apocalypse de Bamberg, il se retrouve à Saint-Savin et, comme nous le verrons par la suite, à Saint-Benoît-sur-Loire.

Les Beatus du groupe de Morgan (groupe IF et IT° de M. Neuss) sont conformes au modèle du manuscrit de Morgan *{. Au point de vue iconographique, on peut noter certains rapports avec la première scène des manuscrits de Cambrai et de Trèves. Comme ceux-ci, le groupe de Morgan possède la seconde scène où les quatre sauterelles tourmentent des hommes *. Dans le Beatus de Morgan, elle se présente de la manière suivante : en haut, l’ange de l’abîime maîtrise, avec sa lance, une de ces bêtes; quatre sauterelles à corps de lion monstrueux et à tête de bœuf persécutent les hommes avec leur queue de scorpion. L'artiste a pleinement réussi par une sorte de « réalisme inspiré » à donner une représentation de ce passage. C’est sans doute le Beatus de Saint-Sever qui nous en offre l'interprétation la plus saisissante *. Il faut retenir l'intérêt tout spécial que les artistes des Beatus ont pris à la persécution des hommes et le style si particulier avec lequel ils ont réussi à rendre vivant et vraisemblable cet épisode, sans tomber dans la manière purement narrative. L'artiste de Saint-Benoîtsur-Loire, avant celui de Saint-Savin, a traité aussi soigneusement le passage de la persécution, comme nous le verrons.

L'autre groupe de Beatus, groupe I de M. Neuss, n'’illustre pas la première scène de ce passage, avec une uniformité pareille à

2h. Les Beatus de Gérone et d’Urgell suivent de près le modèle du Beatus

de Morgan. Les Beatus tardifs de Turin, de Manchester et du manuscrit Nouv. acq. lat., 2290 B. N., possèdent les scènes de ce type (Voir Neuss, op. cit. p. 170).

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