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Les manuscrits de Paris et de Valenciennes ne possèdent pas cette image. Les Apocalypses de Cambrai et de Trèves, ainsi que celle de Bamberg, illustrent ce passage d’une manière très rudimentaire. Dans le triomphe de l’armée du ciel sur l’armée de Satan, deux ou trois oiseaux attaquent quelques cadavres. L’ange du soleil ne figure pas (le Beatus de Berlin ne possède pas non plus l’image des oiseaux dévorant les cadavres).
C’est dans le cycle des Beatus que nous trouvons la scène de l’ange appelant les oiseaux °. Le plus souvent, on n’y voit que l'ange du soleil avec les oiseaux autour de lui. Seul, le Beatus de la Real Academia de la Historia de Madrid (partie postérieure) y ajoute quelques oiseaux becquetant des cadavres. Cette figure est le prototype de la scène du manuscrit français 403. De même nous pouvons penser que l'artiste de Fleury a été inspiré par quelque modèle espagnol pour illustrer le passage 17-18 du chapitre x1x.
(13) L’Arche d’alliance (x, 19).
Intonat in tectis vox ut septena supernis Archa Dei patuit caelebri inspicienda Johanni.
Le treizième sujet de la table de M. James est l’apparition de l’Arche dans la demeure céleste. Cette image n’existe ni dans les manuscrits de Paris et de Valenciennes, ni dans ceux de Cambrai et de Trèves. Les Beatus espagnols font figurer l’Arche de Dieu avec la bête surgissant de l’abîme. L'artiste de Fleury a évité cette erreur. Aurait-il été influencé sur ce point par la mosaïque de Germigny-les-Prés ? C’est possible. La scène de l’Arche d’alliance passe également dans le cycle gothique.
(14)-(18) Le Jugement dernier (xx, 11-15).
Du quatorzième sujet jusqu’à la fin, le texte d'André de Fleury se rapporte au Jugement dernier. C’est la seconde composition
monumentale de Saint-Benoît-sur-Loire, où le thème de la fin du monde se présente avec un développement extraordinaire.