‹ L'ApocalypseChapitre 121 sur 239 · LEE · texte numérisé non relu

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7. ᾿Ιδοὺ ἔρχεται "μετὰ τῶν νεφελῶν, no ὄψεται αὐτὸν πᾶς ὀφθαλμὸς na οἴτωες * ΄ \ " ᾿

x Ke e ΄ ΡΞ ΡΞ NUL? f ὑτὸν πᾶσαι αἱ φυλαί τῆς γῆς. Ναὶ auy. S ’E 7 74 « γι AL N x CE λένε fé LAN se θ 10 e 1 ΠΥ = À τ ε 2! ARE + YO εἰμὲ τὸ ἄλφα χαὶ τὸ ὦ, λέγει κύριος ὁ θεός, ὁ ὧν χαὶ à ἦν χαὶ ὁ ἐρχό μενος, ὃ παντοχράτωρ.

qui offre quelque ressemblance avec l'en-tête des livres prophétiques de l'A. T., saint Jean ouvre donc son livre par une formule épistolaire, de teneur paulinienne, qui rappelle les deux biens essentiels promis aux fidèles du Christ, la gréce et la paix; le mot χάρις n'apparaît qu'ici, et dans 18 formule finale, xxn, 24; notons que, dans lle IVe Evang, on ne le lit que dans le Prologue, 3 fois, et une seule fois, à la salutation, dans II Jo2., à travers toute la littérature johannique ; Jean exprime l'idée de « grâce » par d’autres expressions, la « Lumière », la « Vie », l’« Amour », ou des figures qui y correspondent. Il est bon que les Églises soient assurées dès le début que cette Apocalypse est un message de paix! — Il y avait dès lors plus de 7 églises en Asie (contre Vülter), mais l’article ἰταῖς ‘se justifie par l'intention de l’auteur de n'écrire qu'à celles-là, à cause du caractère sacré du nombre sept, qui signifie totalité, plénitude; elles représentent l’ensemble des chrétientés de la province (voir comm. du w. 11, infra, et l'excursus IT). Cette grâce et cette paix leur viennent de Dieu, et leur sont souhaitées de la part de Dieu, qui en est l’auteur et la source (ἀπό). Mais au même rang que Dieu sont mis les « 7 Esprits qui se tiennent devant son trône », anticipation de da description de la cour céleste aux chap. rv-v, et « J.-C., le témoin fidèle. etc. », οἷν, Rom. 1, 7, et presque toutes les salutations initiales de Paul. La formule est donc trinitaire et suppose même l'égalité des personnes divines, source indivisible de la vie et du bonheur. Les 7 Esprits, nommés avant le Christ, ne sauraient être que l’Esprit septiforme (voir Εἶχα. 1, infra). Aussi ὁ dy x. désigne-t-il exclusivement le Père, et non J.-C., bien que lui aussi soit χθὲς χαὶ σήμερον ὁ αὐτὸς χαὶ εἰς τοὺς αἰῶνας (Heb. χει, 8); contre Orig., Prim., et saint Grégoire le théologien (d'après André). On peut voir dans l'étrange expression une sorte de nom propre, indéclinable par hiératisme, formé par développement du nom 119 de l'Exode 11, 14 (Witeau, Swete, Joh. Weiss) : ἐγώ ielut ὁ dv, dans les LXX. Bousset relève la même évolution dans Le Targ. Hier. sur ce verset (« qui fuit, est, et erit »), Targ. Jonathan sur Deut. xxx, 89, Schemoth Rabba 1, 105b, Midrasch Tehillim 117% et Bereschith Rabba Lxxx1. (Inrrop., ο. x, 8 IT). Dieu est nommé ὃ ἐρχόμενος et non 6 ἐσόμενος, ce qui seraît plus symétrique, parce que le livre décrira précisément les avènements de Dieu comme juge et rétributeur; Il vient « dans et avec son Messie » (Holtzmann). Celui-ci est appelé « le témoin fidèle»;

(ll est venu, dira le IVe Évangile, « pour rendre témoignage à la Vérité », et nous

rapporter ce qu'il a vu dans le sein du Père ; dans notre livre, Il va témoigner des desseins de Dieu sur l'avenir. L'idée est on ne peut plus « johannique », sans être étrangère au langage de Paul (1 Ζίηι. vi, 13). Absolument paulinienne, par contre, est l'idée du « premier-né des morts »; Jésus est le premier ressuscité, le premier homme qui soit sorti, pour ne plus mourir, du sein du shéol; cette expression n’a rien à faire, quoi qu’en disent certains écrivains de l'école d'histoire des religions, avec Yâma, de premier homme des mythes persans, ou 1 Ἄνθρωπος hellénistico-gnostique; c'est Paul qui a dû la créer (Col. 1, 18). Le Christ est tout-puissant sur la terre, la prophétie le montrera assez, et 1 nous aime, voilà ce qu'il faut bien retenir, et qui me sera pas répété en termes aussi directs. Que nous soyons déliés ou lavés de nos péchés en son sang (les deux lectures sont presque également bien attestées), c'est la grande vérité qui remplit les écrits de saint Paul. Aussi a-t-il fait les croyants « rois δὲ prêtres » (βασιλείαν est l'abstrait pour Le concret), lui qui est le Roi et le Prêtre suprême, « pour son Père et son Dieu », Jésus étant considéré ici dans sa nature humaine, à la façon

7. Voici, ἢ] vient avec les nuées, et le verra tout œil, et tous ceux qui l'ont transpercé, et à son sujet se frapperont [la poitrine] toutes Les tribus de la terre. Oui. Amen.

8. Je suis, moi, l'Alpha et l'Omega, dit le Seigneur Dieu, [qui ἃ nom} EST, IL ÉTAIT, 4L VIENT, le Tout-Puissant.

de Joh. xx, 17 : « Je monte à mon pèreet à votre Père, à mon Dieu et à votre Dieu ». — La première doxologie du livre, à deux membres seulement, « gloire et puissance », lui est consacrée dans un élan d’enthousiasme. Au#v est la terminaison ordinaire des doxologies, et sert aussi de réponse de l'homme aux promesses solennelles de Dieu, comme dans la liturgie (Didachè, Paul).

L'Apocalyptique, dans ce Prologue, rappelle ainsi toutes les bases doctrinales, con-

cernant Dieu, le Christ, et la Rédemption, sur lesquelles reposeront ses prophéties; ces bases sont éminemment pauliniennes et « johanniques ». Les mots ἐρχόμενος, ἄρχων, βασιλεία, ἱερεῖς indiquent déjà les idées maîtresses du livre (Bousset). A."7. C’est par erreur que boh., Prim. et arm. ont Lu ὄψονται pour κόφονται, forme moyenne à peu près unique dans le livre, cfr. xvin, 9 (Intr., c. x, $ IT). L'auteur a cherché, peut-être, une paronomase, comme dans Mat. χχιν, 30, ce qui a fait lire à N, aux syriaques, à Orig., à And., ὄψονται pour ὄψεται.

B. 7. μετὰ τῶν νεφελῶν, d'après Dan. vi, 13 dans Théodotion, les LXX ayant ἐπί, qui ἃ passé dans C-33-04; οἷν. Mar. χχιν, 80; xxvi, 64; Marc χιν, 62; IV Esdras xm, 3, et encore Apoc. χιν, 14-16 — ἐξεκέντησαν, même mot que Joh.-x1x, 34, d’après l’hébreu de Zach. xn, 10, contre les LXX qui ont χατωρχήσαντο, pour avoir lu 5p7 au lieu de 157 (v. Envrrop., ch. xur, 8 I); Réminiscences de Zach. κῃ, 10, 12, 14.

A. B. 8. Encore l'expression ὃ &v «rl, comme au v. 4, tout à fait stéréotypée. — ἀρχὴ χαὶ τέλος, interpolé après τὸ ὦ (ὡς, boh., g, vulg., And., Orig.), d'après xx1, 6; xxW, 13. — Pour « et ὦ, expression dite aussi du Christ, xxu, 13, .cfr. les idées d’Isaïe XLI, #; XLIV, 6; XLVIM, 12; — λέγει χύριος 6 θεός, fréquent dans Ézxéchiel, Kve. 6 4. 6 παντοχράτωρ se trouve 9 fois dans Apoc, τ, 8 ; τιν, 8; κι, 17; xv, ὃ; XVI, 7, 14; χιχ, 6, 15; xx1, 22; c’est une expression commune dans la littérature judaïque tardive, les deux premiers mots répondent à Jahweh-Élohim, le troisième rend dans les LXX les mots τ ou NiNAY ; il ne se trouve ailleurs, dans le N.T., que 11 Cor. vi, 18, qui est une

citation.

G. 7-8. Jean, dans la certitude et l’impatience de sa foi, voit déjà comme réalisée la Parousie, bien qu'en réalité il ne fixe aucune époque pour la consommation (Inrron., Ch. 1x); car tel est le sens à peu près certain de l’Avènement « sur (ou avec) Îles nuées », image traditionnelle provenant de a vision du « Fils de l'Homme » dans Daniel, d’où elle ἃ passé jusque dans le Pseudo-Esdras, et dont N.-$. lui-même se servit devant le Grand Prêtre pour confesser sa messianité et son triomphe futur sur ses juges; le souvenir de cette scène de la Passion est sûrement présent à l'esprit du Prophète quand il parle de la terreur que produira cette vue sur « ceux qui l'ont transpercé νυ; il pense à tous les supplices de la Croix, jusqu'au coup de lance (Joh. xix, 34); veut-il dire, comme l’insinue Bousset, qu'il croit que J.-C. reparaîtra avec sa croix ? du moins il semble dire que ses plaies seront visibles; or saint Jean.est l'évangéliste qui nous a dit le plus explicitement que le Sauveur conservait après la Résurrection les traces de son supplice. La double affirmation Nat, ἀμήν, grecque et hébraïque, relève la solennité et la conviction de cette assurance (οἷν. « Abba, Pater » de Rom., Gal., Marc). — On voit que déjà l’antithèse fondamentale du livre, entre les Deux Cités, est annoncée dans ce Prologue (5-6, élus; 7, réprouvés). — Le dernier verset, 8, rejoint le v. 4: Dieu lui-même (κύριος ὃ θεός — Jahweh-Elohim), et non

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