I. VISION D'INTRODUCTION (c. τ
Ixtrop. — Cette péricope est inséparablement unie aux chapitres II et 111, qu'elle prépare : Jean recoit du « Fils de l'Homme », qui lui apparaît à Paimos, la mission d'écrire aux sept églises d'Asie. Mais le message n'est pas épuisé par les sept lettres qui suivront; le +. 19 indique assez que le Prophète aura à leur prédire en outre une suite indéterminée d'événements futurs. La vision sert donc d'introduction au livre entier, dans ses trois parties; on peut la comparer à celles de la vocation d'Isaïe, (15. wi), de Jérémie (Jér. ἡ, d'Ézéchiel (Æzech. 1), etc. Les ‘critiques, à cause de son lien avec les 7 lettres, lui ont fait subir le méme sort qu'à celles-ci; mous ne discuterons pas en détail leurs théories (V. Ixrror., ch. χη]. Vôlter attribue I, 9-LIT au reviseur contemporain d'Hadrien, comme le titre I, 1-3; pour Vischer, Weyland, etc., les trois premiers chapitres sont l'œuvre de leur « ‘éditeur chrétien »; tandis que Erbes, Spitta veulent y reconnaître la combinaison de deux Apocalypses chrétiennes, et Joh. Weiss, de l'Apocalypse primitive de Jean et des interpolations d'un rédacteur. La tendance générale, chez tous les découvreurs de sources, est d'attribuer cette première partie à l'Apocalyptique de dernière main. Mais la langue, quoique un peu plus littéraire peut-être, est iout à fait homogène dans l'ensemble à celle du reste du livre, méme pour les irrégularités.
u \ ) [4 = « ς -“" , NN ἋΣ
χαὶ ἤχουσα ὀπίσω μου φωνὴν μεγάλην ὡς σάλπιγγος "λεγόυσης᾽ € ᾿ς e , = ΄ 7 "7 x 11. ὁ βλέπεις γράψον εἰς βιόλίον χαὶ πέμψον ταὶς ἑπτὰ ἐχχλησίαις, εἰς "Ἔφεσον χαὶ εἰς Σμύρναν χαὶ εἰς ΠΠέργαμον nai εἰς Θυάτειρα nai εἰς Σάρδεις καὶ εἰς Φιλαϑελφίαν
* \ ke 3 / Ἵ = χαὶ εἰς Λαοδικίαν. 12. Kai ἐπέστρεψα "βλέπειν τὴν φωνὴν "ἥτις ἐλάλει μετ᾽ ἐμοῦ.
À. B. 9. συνχοινωνός, Comme συγχοινωνεῖν (ΧΥΤΠῚ, 4), mots pauliniens (Rom. χι, 17; TL Cor. 1x, 28; Phil. 1, 7; — Eph. v, 11; Phil. 1v, 14). — θλῖψις, cfr. Apoc. vu, 14, et Marc, χα, 19, 24; 11 7655. 1, 6-7, pourrait avoir un sens eschatologique; fréquent ailleurs au sens ordinaire. — Βασιλεία (om. syr.); cfr. Apoc. 1, 6; v, 10; xx, 4, 6; xxn, 5; et Luc. x, 82; xx11, 29; I T'hess. n1, 12; Jac. τι, 5, au sens de communication de la royauté de Dieu à ses fidèles, eschatologique au sens large ou précis. -- ὑπομονή, mot paulinien, encore Apoc. n, 2-sqq., 19; 11, 10; xur, 10; χιν, 2. Les trois mots, θλ. Bas. et ur. ont tous pour complément Jésus (Æort, contre Bousset) ; cfr. pour leur union Rom. vin, 25 ἣ θλῖψις ὑπομονὴν κατεργάζεται, A: II Tüm. τι, 12 : εἰ ὑπομένομεν, καὶ συμθασιλεύσομεν.
G. 9. Ici commence une vraie vision de Jean, qui n’est pas une fiction littéraire,
comme dans les Apocalypses apocryphes, mais pourtant stylisée, d’après la mémoire
de l’auteur, et le goût des lecteurs (Jok. Weiss). Le mot « frère » n'implique pas une
pleine égalité, pas plus que dans les épitres des apôtres Pierre et Paul. La « patience »
faït passer de la « tribulation » à la « royauté ». Il n’est pas nécessaire de leur faire
signifier des phases différentes de la vie chrétienne, avant ét après le jugement, car actuellement déjà les fidèles règnent, malgré la tribulation, et en partie à cause d'elle, c'est une idée foncière du livre. Nous traduisons ἐγενόμην ἐν τῇ νήσῳ : « Je me suis trouvé dans l’île... » (« 1 came to be in ».., « I found myself in », not excluding being there still. Æort), parce qu’il ne s’agit pas d’une époque passée, comme si Jean n’était plus à Patmos quand il écrit (contre Bousset, Calmes, J. Weiss, autres). Jean se trouvait là en exil, à cause de l'Évangile, comme il le dit expressément, et non par un hasard quelconque; le « témoignage de Jésus » peut s'entendre ici aux deux sens, subjectif et objectif. Sur cet exil à Patmos, v. Inrro». ch. 11 et xur, cfr. RENAN, Antéchrist, pp. 372 suiv.
----.Ὰ B. C. 10. « Je me trouvai en esprit », c.-à-d. saisi par l'inspiration prophétique, le mot πνεῦμα a plusieurs fois ce sens dans saint Paul (1 Cor. xiv, 12, 32, al.), Ι Joh. 1v, 1, encore Apoc. xxn, 6. — La κυριαχὴ ἡμέρα n'est pas le grand « Jour de Jahweh », où le Prophète se trouverait transporté en esprit, comme le voudrait Æort, mais plutôt le dimanche, jour de la Résurrection du Seigneur (Bousset, Swete, presque tous). Rapprocher μία σαδδάτων Act. xx, 7, πρώτη σαδδάτων T Cor. xvi, 2, Justin. Apol. 1, 67 ἣ τοῦ ἡλίου λεγομένη ἡμέρα, pour le jour consacré spécialement aux réunions πε ΜΡ ΈΡΩΙ Κυριαχή est peut-être un mot emprunté au style officiel, où il se rapportait à l'empereur (Deissmann, L. O2, p. 268-269), et passé au véritable Maître, au Christ; la première attestation de ce mot pour le dimanche, en dehors du N. T. se trouve Didachè, χιν, 1; Méliion Περὶ κυριαχῆς (Eus. H. ΕἸ. αν, 26); οἷν. encore Zgn. Magnésiens, 9; Evang. Pet., 9 11; Barnabé, xv, 9. Le jour de la Résurrection convenait à une telle révélation de la gloire et.de la puissance du Christ, d'autant plus que les chap. rw etv nous montreront une véritable liturgie céleste. — « J’entendis derrière moi », cfr. Éséch. 1, 12; la « trompette » retentit souvent dans les apocryphes et les écrits rabbiniques, et le sens
I, 9. Moi, Jean, votre frère et associé dans la tribulation et la royauté et la patience en Jésus, je me suis trouvé dans 1116 qui est appelée Patmos, à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus. Je me suis trouvé en esprit (c’est-à-dire en ‘extase) au jour du Seigneur. 10. Et j'entendis derrière moi une grande voix, comme {celle] d’une trompette disant : |
11. « Ce que tu regardes, écris- [le] dans un livre, et envoie- [16] aux sept Églises, à Éphèse, à Smyrne, à Pergame, à Thyatire, à Sardes, à Philadelphie et à Laodicée. 12. Et je me retournai pour regarder la voix qui
en est eschatologique; nous le fixerons plus tard (v. Exc. xx). C'est une hypallage assez étrange, signe certain de négligence de style, d'avoir fait accorder le participe λεγούσης avec la « trompette » «et non avec la « voix » ; aussi des scribes ont-ils omis ce
moft,.ou bien l'ont changé «en λέγουσαν (d2c-N-01, af.) ou φωνούσης (4 4573-38-2020, al.).
A. C. 11. Jean recoit l'ordre d'écrire ce qu'il voit — et ce qu'il entendra, ἀχούεις est supposé dans boh., — sur un rouleau de papyrus (βιδλίον), il s’agit de l’Apocalypse entière; et de l'envoyer aux sept églises, déterminées. Nous verrons dans un prochain excursus pourquoi ces sept.ont été choisies.
——— À.B. 42. λαλεῖν μετά (au lieu du datif ou de πρός), tournure johannique oh. IV, 27, bis; rx, 37; xiv, 30, contre 21 datifs), constante dans l’Apocalypse, semble répondre à l’hébreu ὮΝ 927 Det ὁ. x, $ IT). — Remarquer « regarder la voix » (!) — ἥτις = ἥ.
\ > Li ε ’ Ÿ ep , = € ἈΝ 13. Kat ἐπιστρέψας εἶδον ἑπτὰ λυχνίας χρυσᾶς, χαὶ ἐν μέσῳ τῶν λυχνιῶν ὅμοιον "υἷὸν » r r Ν᾿ = = ef ἀνθρώπου, ἐνδεδυμένον ποδήρη nai περιεζωσμένον πρὸς τοῖς μαστοῖς ζώνην “ypuoav. LU. ἡ δὲ χεφαλὴ αὐτοῦ nat αἱ τρίχες λευχαὶ ὡς ἔριον λευχὸν ὡς χιών, nat οἱ ὀφθαλμοὶ “ ᾽ sie se : 45 Ν € EN ᾽ τ Vois e , ,
LE ee 2 A \ à ; ΓΗ RE ᾿ ε = Υ ky , ΡΠ πεπυρωμένης, χαὶ ἡ φωνὴ αὐτοῦ ὡς φωνὴ ὑδάτων πολλῶν, 16. χαὶ ἔχων ἐν τῇ
͵ 5 - Ψ Υ͂ = = δεξίᾳ “χειρὶ αὐτοῦ ᾿ἀστέρες ἐπτά, χαὶ Ex τοῦ στόματος αὐτοῦ ῥομφαία δίστομος ὀξεία.
A. B. 13. λυχνίας, οἷν. I Reg. vu, 49, candélabres du sanctuaire, et Zach. 1v, 2; mais, si c’est une réminiscence, l’auteur modifie tout ce qu'il emprunte. — L'expression ὅμοιον υἱὸν ἀνθρώπου se retrouve littéralement Apoc. χιν, 14; malgré G, And. lat. qui ont υἱῷ, et À qui ἃ ὁμοίωμα, la grande majorité des mss. l’a admise, avec tous les critiques, car la curiosité même de cette leçon est un signe de son authenticité; ailleurs Jean emploie régulièrement ὅμοιος avec le datif (Inrron., ch. x, ὃ II); cfr. Dan. vi, 17 WIN), le « Fils de l'Homme » des Evv., des Paraboles d’Hénoch, xivi, al. et,
dans ZV Esdras xin, 3, texte syrien : « le vent faisait monter du cœur de la mer comme la ressemblance d'un homme »; éthiopien, arabe, arménien : « un vent semblable à un homme ». Pour l’idée, cfr. encore Phil, 11, 7 ἐν ὁμοιώματι ἀνθρώπων. — ποδήρης, vestis talaris, οἷν. Exode xxvIn, 4, pour traduire y, parmi les vêtements du grand
prêtre; Sap. Sal. xvin, 24, costume d’Aaron; Zach. in, 4, robe du granà prêtre Jésus (LXX); Josèphe, Antiquités judaïques, m1, 7, 2 ποδήοης χίτων. Den. b. Salibi dit que ce mot répond en syriaque à « éphod ». C’est donc un vêtement sacerdotal. — ζώνην χρυσᾶν, remarquer la contraction irrégulière en ἄν pour ἦν (N-d2-01, A-d‘-02, C--04), par analogie avec ἀργυρᾶν (Blass, Moulton). Cfr. Dan. x, 5 et dans 1 Macc. x, 89,
πόρπην χρυσῆν, « agrafe d’or », distinction réservée aux princes de sang royal, et
envoyée par le roi Alexandre à Jonathas.
B. 14. λευχαί χτλ., tête et chevelure, cfr. Dan. vi, 9 et ÆHén. xLvi, 1, attributs de Dieu ; — φλὸξ πυρός, image classique, οἷν. Dan. x, 6, description d’un ange.
A. B. 15. L'étrange leçon πεπυρωμένης se trouve À et C. Nous la conservons, pour sa singularité même; pour l'expliquer, le cod. 1073 de Soden a changé ἐν χαμίνῳ (fém.) en ἐχ xauivou. Ainsi Swete, Nestle, Westcoit-Hort, quoique W-H. hésite entre π... ἧς et πεπυρωμένοι (P, Q, Orig., minusc. nombreux, André, Aréthas), admis de ?. Soden; Bousset et Tisch. veulent πεπυρωμένῳ, avec N, α 500-16-336, α 1581-4:6-209, al, Prim., Cypr., Vict., la vulg. et les codd. latins en général, sah., boh., eth. Ge sont des corrections, et les versions, surtout, ne pouvaient faire autrement que de corriger cette incongruence; Æoltzmann, Hort, Swete, Beckwith estiment que le mot λίδανος étant quelquefois féminin pourrait expliquer cette inattention singulière, — χαλχολι- M δάνῳ .. πεπυρωμένης, οἷν. descriptions divines ou angéliques d'Æzéch. 1. 7; vin, 2; Dan. x, 2, etc.
A. B. 16. Καὶ ἔχων... le participe remplace un verbe fini. (Irro»., ch. x, ὃ Il); χαὶ εἶχεν se lit N, α 1572-41-2021, boh., vulg. Par contre φαίνει surprend comme une construction dure, et l’on aurait plutôt attendu le participe φαίνων, comme dans des mss. d'André; N a interverti ὡς et φαίνει; À a supprimé χαὶ ἔχων, et écrit ἀστέρες au lieu de ἀστέρας, ce qui est très régulier; mais ἀστέρες, même avec ἔχων, peut être la leçon primitive, comme τέσσαρες à l’accusatif (Inrron., c. x, $ II, et Moulton), traces du dialecte du N. O. qui a influencé la xotv après la diffusion passagère de la χοινή étolienne. Nous avons conservé τὲς, comme probable; A aurait supprimé le verbe pour justifier cette forme de nominatif. — ῥομφαία, large épée des Thraces, cfr. pour cette image Jsaïe x1, 4; xuix, 23 Sap. Sal, xvin, 15; Æph. vi, 17; Heb. 1v, 12
NA RC MO με AA OR A Ho 2 RO EE AN NE TG PE OPA AC OS Ar OR PARA QT TE ἫΝ ΗΝ ΩΝ - à Un ! pe δῚ ἣν εὐ jo De ΛΑ ΥΝ au ἦν AL 17) 4 K } { “7 γ ia ΗΠ ἣΝ » à ΤῊΝ 1 1 à } ÿ j
parlait avec moi. 13. Et m'étant retourné, je vis sept lambeaux en or, et au milieu des flambeaux [quelqu'un] semblable à un FILS D'HOMME, revêtu d’une tunique longue, et entouré à hauteur des seins d’une ceinture en or. 1%. Et sa tête et ses cheveux [étaient] blancs comme de la laine blanche comme neige, et ses yeux comme une flamme de feu, 15. et ses pieds semblables à de L’ (?) airain, comme embrasée, dans une fournaise (510) et sa voix comme la voix d’abondantes eaux, 16. et il avait dans sa main droite sept étoiles, et de sa bouche une épée à deux tranchants, aiguë, sortait, et son aspect [était] comme apparaît le soleil dans sa force. 17. Et quand je le
« sermo Dei. penetrabilior omni gladio ancipiti ». Ps. de Salomon xvu, 39; Hen. eth. Lx, 2 : « La parole de sa bouche (de l'Elu) mit à mort tous les pécheurs »; IV Esd., xim, « | « Homme » enflamme tout par sa voix », etc., Origène (sch. vin) en rapproche Mat. x, 34 : οὐχ ἦλθον βαλεῖν εἰρήνην ἐπὶ τὴν γῆν, ἀλλὰ μαγαίοαν. — ὄψις, mot johannique exclusivement dans le N.T., (1 fois ici, 2 fois IVe Évang.) signifie Jo. vu, 24, « apparence », sens classique; Joh. χι, 44, « visage » comme dans les LXX. Ici les deux sens sont possibles l’un comme l’autre.
α. 12-16{ Cette apparition de Jésus en « Fils d'Homme » remet en mémoire la vision de Daniel, du Messie triomphant avec son peuple; mais l’expression a été sûrement choisie parce que Jésus, dans l'Evangile, s'appelle le « Fils de l'Homme ». Le costume et tout l'aspect du Seigneur rappellent une foule de descriptions apocalyptiques d'êtres célestes, recouverts du « vêtement des Anges de lumière », comme dira l’Apoc. de Pierre, 16. On peut comparer surtout, dans l’Apoc. d'Abraham, c. xt, la description de l’Ange de la Révélation, « Iaoël », qui est distinct de Dieu, mais a pouvoir même sur les Quatre Animaux : les pieds comme le saphir, les cheveux comme la neige, etc. Cette imagerie est traditionnelle, et Gressmann (Ursprung, p. 347) en voudrait trouver l'origine dans des représentations figurées de dieux antiques ; les flambeaux (resp. les yeux) le font penser à des dieux astraux, Surya, Mitra, Varuna (p. 111). Quoi qu'il en soit de ces inductions souvent aventureuses, l'intention de Jean est des plus claires. Jésus lui apparaît comme prêtre (ποδήρη), comme roi (ζώνην χρυσᾶν). Ainsi Bousset, Hort, Swete, Calmes, après les anciens, Trénée, τν, 20, 11, Victorin, André, Aréthas, etc. La blancheur de sa tête (« Ancien des Jours » de Daniel, « Tête des Jours » d’Hénoch, cfr. laoël, qui est presque divin) signifie l’antiquité, c'est-à-dire la préexistence de la personne de Jésus (André, etc. jusqu'à Joh. Weiss, qui en fait une objection contre l'attribution de ce passage à un compagnon de la vie terrestre de Jésus). Autrement dit, Jésus est Dieu (infra, cfr. Dan. Hén.). Les yeux sont « comme une flamme de feu », c'est le regard qu'on ne peut fuir, la pénétration de sa science divine qui scrute les reins et les cœurs, τοὺς μὲν ἁγίους φωτίζοντες, τοὺς δὲ βεδήλους φλογίζοντες (And.). L'image du χαλχολίδανος pour les pieds doit signifier la force et la stabilité, contrastant avec les pieds d'argile de la statue de Nabuchodonosor, la puissance profane (Swete). Cette matière n’est pas un parfum (contre André), mais, d’après Suidas, un alliage d’or très précieux, et le latin « aurichalcum » semble avoir le même sens; ou peut-être du bronze doré, qui pouvait être un produit fabriqué à Thyatire (Ramsay). Hort, après Ewald, pense à l’ambre, ou à quelque métal étincelant comparé à l’ambre. L’épée qui sort de la bouche est, d'après tous les parallèles connus, l’image de la puissance de la parole « la sentence du juge qui condamne, ou certainement au moins le glaive de l'esprit, qui circoncit l’homme intérieur » (And.), « la charité par laquelle le Seigneur nous a blessés » (Orig. sch. v, vi), « une forte expression de la puissance irrésistible de ce Juge, cependant plus spirituelle que matérielle » (Jok. Weiss). Les étoiles sont-elles
RS EE UNS VETEMENT PE Ce CRAN PNR νἀ ἀλλ τώ το ἐν PT λοι 144 à APOCALYPSE DE SAINT JEAN.
ko = [ δ. ἐπ κὰν ΤῈ ὃς 37 k a+
dre εἶδον αὐτόν, ἔπεσα πρὸς τοὺς πόδας αὐτοῦ ὡς νεχρός᾽ χαὶ ἔθηχεν τὴν debian αὐτοῦ ἐπ᾿ ἐμὲ λέγων"
᾿ TR δ ἘΚ ͵ 2 ε = LME ET à à ὃ Cov" 18. χαὶ à ! : ( Μὴ φοδοῦ" ἐγώ εἶμι ὁ πρῶτος χαὶ ὃ ἔσχατος χαὶ ὃ ζῶν" 18. χαὶ ἐγενόμην vexpoc, μὴ ἱ \ 3 = 7 τ » \ SU HS ἘΠΕ χαὶ ἰδοὺ ζῶν εἰμὶ εἰς τοὺς αἰῶνας τῶν αἰώνων, rat ἔχω: τὰς ᾿χλεῖς τοῦ θανάτου χαὶ r τ ἃ
χ ὅσο ᾿ χὰ, » a AUS je τοῦ ἅδου. 19. Foxdov οὖν ἃ "εἶδες ᾿χαὶ ᾿ὰ εἰσὶν nat ἃ μέλλει γίνεσθαι per ταῦτα.
x r = € \ 3 2 \ ἊΣ ca À 90. Τὸ υυστήριον τῶν ETTA ἀστέρων οὕς εἶδες ἐπὶ τῆς δεξίας pou, noi "τὰς ἑπτὰ
posées sur La main étendue (?lumptre, Hort) ou bien pendues en chapelet (Ramsay) ? C'est une image peu plastique, et difficile à représenter. Mais l'origine de l'idée, éminemment sémitique, est celle des astres tenus par Dieu. Bousset, après Gunkel {(Verst. p. 40), de même Boll (Aus der Off. p. 21) veulent y voir la Petite-Ourse, autour de laquelle le ciel tourne. Bousset se réfère à un parallèle de la Mithrasliturgie éditée par Dieterich, où Mithra tient dans la main droite l’épaule d’un taureau » ὅς ἐστιν ἄρχτος ἡ κινοῦσα καὶ ἀντιστρέφουσα τὸν οὐρανόν. Jo. Weiss s’y réfère aussi, mais ajoute justement que, dans l'idée de l'Apocalyptique, les étoiles. et les flambeaux n’avaient rien à démêler avec Mithra et la Petite-Ourse.
— À, B. 17. ἔπεσα, v. Inrron. ch. x, ὃ IL; la rec. K lit l’aor. 2 classique. ἔπεσον. Ainsi tombent /saïe, (νι, 5), Ézéchiel (1, 28), Daniel, passim, Hénoch xiv, 24, ete. — μὴ φοδοῦ οἷν, Dan. x, 12, 19, et les paroles de N. $S. dans l'Évangile ἐγώ εἰμι, μὴ φοδεῖσθε Mat. χιν, 27, et parall.; Joh. νι, 20; al. — « Premier et dernier » (cfr. À et Q), encore dit de Jésus, Apoc. xxn, 13, titre éminemment divin; cfr. Zs. xuiv, 6; xzvin, 12.
A. B. 18. ὡς ou ὡσεί ajouté devant νεχρός dans 1073 et deux mss. du xives. — ὃ ζῶν a été omis g, fuld, Tyc., Prim, rai ὃ ζῶν... αἰώνων. dans l’arm. Mais nous n'avons qu'à répéter après Bousset « qu'on doit être très défiant vis-à-vis de tous les raccourcissements des textes latins ». Ὃ ζῶν, titre divin, « le Vivant » par excellence, par essence, répondant à A ὅπ, SIN V7 de l'A. T. passim; dans le N. T., attribut de Dieu Mat. xvi, 16; xxvi, 63; Act. χιν, 15; Rom. 1x, 26; 11 Cor. mt, 3; σι, 16; 1 Thess. 1, 9; E Tim. ur, 45; 1v, 10; Heb. im, 42; rx, 143 x, 31; 1 Pet. 1. 238. Dans Jon. ἐν αὐτῷ ζωὴ ἦν, dit du Verbe, 1, 4; οἷν. χι, 25; χιν, 6, c'est une des deux idées maîtresses, avec la e Lumière », du IV° Évangile. — τὰς χλεῖς (forme attique ressuscitée dans le N. T., κλεῖδας dans la rec. ΚῚ τοῦ θανάτου καὶ τοῦ ἅδου, οἷν. Apoc. mt, 7; puis τὰς, 4;
xx, 1; Job xxxvur, 17; Mat. xv1, 19; voir encore T'arg. Hier, à Deutér. xxviu, 12 et. tr.
Sanhedrin, 1132, dit respectivement de Diew et de son envoyé Elie; nombreux autres
textes rabbiniques dans Wettstein. Idée éminemment johannique ; cfr. “οὶ. v, 28.
C. 17-18. Jésus rassure le prophète épouvanté, comme ïil rassurait ses apôtres durant sa vie mortelle, ou quand 1 apparut ressuscité aux femmes, Mat. xxvur, 10. Il se donne nettement comme égal à Dieu. Jéhovah était « le Dieu vivant », par contraste avec les dieux morts du paganisme; pour Jésus, [ἀρχηγὸς τῆς ζωῆς (Act. im, 15), à l'idée de source et donateur de la vie (IVe Evang. passim), se joint celle de sa résurrection corporelle; εἰμέ s'oppose à ἐγενόμην (Swete). IL à « les clés de la Mort et de l'Enfer », considérés ici comme des localités, et personnifiés ailleurs (Apoc. νι, 8, et d'autre part xx, 13), parce qu'il a puissance sur le shéol dont il fera sortir les morts (IV? Évangile). Ces clés, il les ἃ prises quand il est descendu lui-même aux enfers; mais le voyage infernal d’Ishtar ou d’autres personnages mythiques n'a eu aucune influence, contre Bousset et autres, sur la formation de cette idée : Jésus s’est montré le dominateur des enfers quand il'en est sorti.
À. C. 19. Les manuscrits et les critiques hésitent entre γίνεσθαι et γενέσθαι:
A se À ie DA mn) ar Ai PAT AA \ Mat) Se RU AT
vis, je tombaï à ses pieds comme mort; et il posa sa droite sur moi, disant : « Ne crains pas; je suis, moi, le Premier et le Dernier, et le Vivant; 18. et
il est arrivé que j'étais mort, et voici que je suis vivant dans les siècles des
siècles, et j'ai les clés de la Mort et de l’Enfer. 19. Éeris donc ce que tu as vu, soit les choses qui sont [présentement|, soit celles qui doivent arriver après cela. 20. [Quant] au mystère des sept étoiles que tu as vues sur ma [main] droite, et aux sept flambeaux en or : les sept étoiles sont les Anges des sept églises, et Les sept flambeaux sont sept églises. »
nous avons préféré le premier, avec W-AÆ, Soden, et autres. Ce verset est extrêmement important, car l’ordre du Christ fixe à Jean toute la tâche qu'il va accomplir comme Prophète, et il y distingue} deux parts. Ἃ εἶδες est général; il signifie d’abord cette vision présente du Christ glorifié, mais sans doute aussi les visions qui vont suivre, et équivaut à « tout ce que tu auras vu », comme une sorte d'aoriste épistolaire; ou bien même il suppose que beaucoup des visions consignées dans le livre de Jean avaient déjà eu lieu avant celle-ci, et que, le commandement une fois recu, il les ἃ seulement écrites et rangées en ordre systématique (Inrron. c. x). Jai rendu dans ma traduction καὶ... χαί par « soit... soit », pour bien faire ressortir le sens; & eislv ne signifie pas en effet, comme le voudrait Jok. Weiss, « Was es bedeutet », mais, avec Bousset, Swete, etc. nous estimons qu'il s’agit des « choses du présent » dont traiteront les Lettres (ch. 11-m1), opposées « à celles de l'avenir » ἃ μέλλει γίνεσθαι μετὰ ταῦτα. Qui ne Commenceront qu'après le chapitre rv.
— À. 8. 20. Au lieu de τὰς λυχνίας, on attendait un génitif complément de μυστήριον, COMme ἀστέρων. Peut-être cet accusatif est-il une faute d’inattention, causée par le voisinage de οὕς (Moulton). À la rigueur, il pourrait se justifier, d'après des exemples classiques, comme indiquant δ direction de la pensée sur son objet : « Quant au mystère... et aux sept flambeaux... ». Μυστήριον serait alors aussi à l’accusatif. Cf. Rom. vi, 8 et IT Cor. vi, 13 (Swete). En tout cas, ce n’est ni un régime de γράψον, ni une apposition à ἃ: εἰσίν... ἃ μέλλει. — Μυστήριον, cfr. Apoe. x, 7; xv, 5,7; οἷν. Dan. τι, 47 (LXX), le « mystère du Règne de Dieu » dans les Synopt., et le mot dans Paul, passim.
G. 20. « Mystère », comme au ch. xwn, signifie le sens intime de la vision symbolique. Les églises sont des flambeaux, parce qu'elles participent à la Lumière du Christ (4nd., Orig. sch. 1x, x), οἷν. Phil. n1, 15, φωστῆρες ἐν χόσμῳ. Le « Fils d'Homme » est présent au milieu es (υ..13}: Rue « Anges », personnifications qui les représentent, leur idée, l'esprit qui les anime et qui NA Co leur sort, sont tenus dans la main de Jésus, c’est-à-dire sous sa dépendance absolue, pour l'instruction, la protection, le châtiment, la récompense (voir Excursus IT).