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de nourri de la Bible que les expressions les plus caractéristiques en viennent tout natude rellement sous sa plume; ποιμανεῖ (11, 27), suppose l'usage des LXX.
πο; Circonstances historiques. Voir Inrrop. ch. 1 et π|. Les dangers des églises sont ᾿ , plutôt intérieurs qu'extérieurs (v. Excursus ΧΙ sur les « Nicolaïtes »). 71 n'y a encore ν᾿ τς αι allusion voilée au culte des empereurs, et la persécution est plutôt future. Nous
avons fait voir que tout indique la fin du Ier siècle. Jean connaît parfaitement l'histoire de ses cités ; c'est donc qu'il y avait déjà fait un long séjour. Nous admettons volontiers que la personnification des communautés par leurs « Anges » (v. Exc. m1) favorise l'idée qu'il y avait partout un épiscopat monarchique. Éphèse ne fait pas objection, car cette église pouvait avoir un chef local distinct de l'Apôtre, ou du moins quelqu'un ὍΝ avait dû y remplacer Jean exilé. Cfr. le Diotréphès de III Joh. v. 9. 4 +4 Langue. À part un très petit nombre de particularités qui s'expliquent aisément parce que ce sont des épitres, et non des récits, la langue a une grande homogénéité Δα avec celle du reste de l'Apocalypse. Bousset l’a parfaitement étudiée. Si ces chapitres xs sont écrits, comme on le dit souvent, dans un grec plus uni que les autres, cependant - il s'y rencontre plus d'une anomalie caractéristique qu'on retrouve ailleurs. Ainsi Les défauts d'accord, qu'on peut ordinairement s'expliquer comme des sortes de parenthèses ou d'exclamations d'un écrit pensé et écrit par saccades, pour ainsi dire, τ et qui n'a pas été corrigé (II, 18; 20, etc.). Les anacoluthes comme II, 20, les nomi- ΩΣ natifs absolus (δ νικῶν ... δώσω αὐτῷ), qu'explique également la vivacité de la pensée; | l'absence de copules (1, 4; II, 13), le pléonasme du pronom personnel avec le relatif
(LIT, 8), qui est un « hébraïsme », au moins au sens large (Ixrron, ch. X, IT), Ἵ
ds tout cela se retrouve ailleurs dans le livre. Pour la construction, presque toujours ici
l'adjectif est muni de l'article et suit le substantif. Les places respectives du sujet ὃ
et du verbe varient; le régime direct substantif précède six fois le verbe. Notons encore «“
l'ix partitif employé comme régime direct, et un emploi singulier du verbe δίδωμι.
Nous verrons plus loin les particularités du vocabulaire. Les particules sont plus |
variées qu'ailleurs : δέ (3 fois), ἀλλά (8 fois), οὖν (6 fois, absent dans le reste du livre). L'auteur choisit les temps avec une assez délicate exactitude. En somme, cette langue est peut-être un peu plus soignée que dans les autres parties, quoique la dernière
F main n'y ait pas été mise; mais elle demeure foncièrement la même, et reproduit les plus notables particularités de l'ensemble. C'est surtout avec la dernière partie (XXI-XXII) qu'il y a de frappants rapports d'idée et d'expression.
Origine; sources? Faut-il attribuer à ces lettres une source spéciale? les observations précédentes suffisent déjà à dicter une réponse négative. Spitta veut les constdérer comme de véritables lettres, envoyées respectivement, avec le corps de l'écrit, à chacune des communautés; nous ne pouvons l'admettre, car elles forment un toul, intimement lié à la vision d'introduction I, 9-20. De plus, il regarde toutes les promesses de l'Esprit (II, 7; 11; 17; 26; 29; LIT, 5-6; 12-13; 21-22) comme une addition du dernier rédacteur à l'Apocalypse chrétienne de l'an 60; Erbes attribue les mêmes
TL
FF
Cr. π. 1. À l’Ange de l'église [qui est] à Éphèse, écris : « Voici ce que dit Celui qui tient les Sept Étoiles dans sa droite, qui
. marche au milieu des sept flambeaux en or : 2. Je connais tes œuvres, et ton
travail et ta patience, et que tù ne peux supporter de méchants; et tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres — et ils ne [le] sont pas! — et tu les as trouvés menteurs. 3. Et tu as de la patience, et tu as eu à supporter pour mon nom, et tu ne t'es pas lassé. #. Mais j’ai contre toi que ta charité pre-
versets (sauf III 21-22) à sa dernière Apocalypse, de l'an 80. Joh. Weiss a suipi ces auteurs et doute même du caractère primitif de I, 6, sur les Nicolaïtes. Ce seraient là des additions de son habile « rédacteur » à l'Apocalypse ancienne de Jean; en effet, l'Esprit, c'est-à-dire l'écrivain, se met à parler à la place de Jésus; τ s'adresse à toutes les églises, et non plus à une seule; il ne pense plus qu'aux martyrs (νικῶν, les chrétiens étant vainqueurs par leur mort sanglante, comme le Christ, qui a ainsi vaincu le monde), tandis que la partie primitive, Johannique, des lettres, n'aurait pas
parlé de dangers extérieurs. Il faut, pour soutenir une paréille opinion, qu il néglige .
les explicites avertissements à Smyrne, à Pergame et à Philadelphie. Enfin les formules finales sont tout à fait stéréotypées, tout cela indiquerait une dualité de sources.
Les autres critiques (Weizsäcker, Schmidt, Vülter, Vischer, Weyland), respectent l'intégrité des lettres, mais les attribuent au « dernier rédacteur », le méme qui, pour Weiszäcker et Vischer, α écrit l'épilogue XXIT, 6-21. Briggs les fait paraitre, sous Galba, avec la triple Apocalypse des Sceaux, des Trompettes et des Coupes.
Α tous, et particulièrement à Joh. Weiss on doit répondre avec Bousset : 1°) la fin des lettres n'est pas plus stéréotypée que leur début, et la combinaison 3 + 4 des formules finales indique simplement que la même main est ici à l'œuvre que dans les chapitres des Sceaux et des Trompettes (Ixrron. ch. VIT); 2) il est faux que les promesses de l'Esprit n'aient pas de rapport au contenu précédent; 3°) les nombreux rapports des formules finales au reste du livre indiquent que le reste et les Lettres sont d'une méme main; 4) dans les formules d'introduction, le rapport à ce qui suit n’est pas toujours beaucoup plus clair que celui des finales; il faudrait donc nier celles-là aussi; 5°) les ressemblances avec les Synoptiques et les écrits johanniques ne sauraient être une objection, elles montrent seulement la date tardive de la composition; 6°) enfin l'extension des promesses à toutes les Eglises ne démontre qu'une chose; c'est que, malgré Spitta, les lettres ne sont pas de vraies épitres séparées, mais étaient destinées dès le commencement à la lecture publique dans toutes les églises; chacune, en effet, représente un aspect concret des mémes vérités, toujours typiques pour toute l'Asie chrétienne. Notre commentaire établira tous ces poinis.
A. 1. τῷ ἐν pour τῆς ἐν, dans À et C, al. syr. grec paraît à W-A être la leçon originale dans les sept en-têtes : « the angel that is in Ephesus, [the angel] of ἃ church » (Mort); Swete l'admet ici et 11, 8. Avec tous les autres nous conservons τῆς;
beaucoup mieux attesté et plus naturel; voir cependant comm. de 11, 18, A. B. — ;
χρατῶν, plus fort que ἔχων. |
B. C. 1. Cfr. 1, 13, 16, 20. Jésus va se manifester à chaque église avec quelque attribut de la vision précédente. [οἱ il se donne comme présent personnellement au milieu des églises-flambeaux (περιπατῶν), comme tenant dans sa main tous leurs « Anges », leurs esprits, parce que Éphèse était la première et la plus ancienne de ces églises, en quelque sorte une métropole qui contenait en soi toutes les autres (Hort).
Ainsi chaque attribut semblera choisi pour répondre à quelque trait de l’église en cause,
M, À ἐν Dur POP NSONT Ja D ANR PT EIRE LPO PS TA ἢ Νὰ ἌΝ RO ΕΣ ὺς TT À à ἦξ CN ἔτ : Se LU CANIN ANA ARE ne ER EE τὴν Τὺ ER SAM SOMAATS
4 +: ᾿ * | ΕΣ πρώτην ᾿ἀφῆχες. D. Μνημόνευε οὖν πόθεν ᾿πέπτωχες, χαὶ μετανόησον, χαὶ τὰ πρῶτα ᾽ x 4 2 /X Ja é 2 = RS ἔργα ποίησον. Εἰ δὲ μή, ἔρχομαί" σοι nat χινήσω τὴν λυχνίαν σου ἐκ τοῦ τόπου αὐτῆς; 4} τ r 3 Υ τὰ 4 e) = \ » Ὁ PL e ἐὰν μιὴ μετανοήσης. 6. ᾿Αλλὰ τοῦτο ἔχεις, ὅτι μισεῖς τὰ ἔργα τῶν Νιχολαϊτῶν, ὡς
2 τ - € » LR 3 x - = 5 “ὦ -Ὁ χάγω μισῶ. 7. Ὃ ἔχων οὖς ἀχουσάτω τὶ τὸ πνεῦμα λέγει ταῖς ἐχχλησίαις᾽ Τῷ γικῶντι f δώσω αὐτῷ φαγεῖν ἐχ τοῦ ξύλου τῆς ζωῆς, © ἐστιν ἐν τῷ παραδείσῳ τοῦ θεοῦ.
A. Β. 2. Οἶδα, au lieu de γινώσχω qui n'est jamais dit du Christ dans l’Apoc.,
exprime mieux le caractère absolu de sa science (Swete); οἷν. Abbott, pour les deux
mots dans le IVe Évangile. — χόπος et ὑπομονή sont les deux espèces d’épya (Fausses), les vertus d'activité et d endurance. Pour ces deux mots, cfr. 1 Thess. 1, 3. — καὶ οὐχ εἰσίν est plutôt une parenthèse qu'une anacoluthe; οἷν. 1,5-suiv., et d'autres passages que nous trouverons. Pour les « faux apôtres » οἷν. II Cor. x1, 5, 13; Gal. 1, Didachè ΧΙ, 4-6.
G. 2. Ces « faux apôtres » doivent comprendre les « Nicolaïtes » du v. 6. Les épîtres à Timothée montraient déjà des essais de gnosticisme (judaïsant) à Éphèse. Ignace loue aussi cette église d’avoir fermé ses oreilles aux faux docteurs (Zen. ad Eph. vu, 1;
xx, 1). Elle ἃ pu « supporter le fardeau de la persécution (ὑπομονή, tédoracac du v. 3),
mais non celui d'hommes et de frères pervertis » (Hort). Paul s'était déjà attaqué à de semblables gens; il n’y ἃ donc ici, contre les Tubingiens que Vülter en a crus, aucune trace d’anti-paulinisme; Renan s’est passé la fantaisie ébionite d'identifier « Nicolas » à saint Paul.
A. 3. κεχοπίαχες (INTRoD. ch. x, ὃ II) a été corrigé en ἐχοπίασας dans Orig., δὶ, la rec. K; aïlleurs en χεχοπίαχας. Nous admettons cette faute vulgaire, avec Moulton, et tous les critiques.
A. 6. 4. ἀφῆκες, autre vulgarisme, se lit K et C; nous le conservons, quoique B. Weiss et Soden adoptent la correction ἀφῆχας. Ce qui est reproché par le Christ, c'est probablement la baisse de l'enthousiasme religieux (/oh. Weiss), de la fraternité chrétienne (Æort).
A. C. 5. πέπτωχες de N a été corrigé en πέπτωχας Ou ἐχπέπτωχας dans les autres mss., mais il est admis des critiques, excepté Weymouth et B. Weiss. — Ἔρχομαξ σοι, « dativus incommodi » (Inrrop.. ch. x, ὃ II). Orig. et And. le font suivre de l’adverbe
- ταχύ, sans doute par assimilation à 1,16 ; m1, 11, et au chap. xx. — Le déplacement du
flambeau de cette église qui ἃ été nommée la première de toutes, signifie que la communauté déchoira de son rang, faute de charité, ou même äisparaïtra (Æoltzmann). C'est de même une menace temporelle, pour la plupart des exégètes; André y voyait même une prophétie de la translation de la primauté à Constantinople ! En tout cas, c'est bien, contre Calmes, le Christ qui parle, et non pas Jean qui menacerait Éphèse d’une sanction disciplinaire, de transporter ailleurs le siège épiscopal (vid. infra).
B. 6. Les « Nicolaïtes » sont à comparer aux Biléamites et à Jézabel des lettres suivantes (voir Excursus xi).
— À. B. 7. Remarquer la tournure pléonastique. τῷ νιχῶντι (νιχοῦντι dans A, Enr. €. x, p. CLXXXVI) δώσω αὐτῷ, qui se retrouve (resp. ὃ νικῶν. Inrrop., ch. x, ὃ IT) à la fin des autres lettres. — Ὁ ἔχων οὖς peut être une réminiscence des appels du Seigneur dans l'Évangile ; fr, Mat. x1, 15; χὰ, 9,43; Marc; 19, 9, 28; Luc, vi 8 an es Τὸ πνεῦμα, οἷν. les ἑπτὰ πνέυματα. — Le mot wxäv, employé ici au sens absolu, peut répondre à l’hébreu DL si l'on s’en rapporte à v, 5. Il est spécifiquement johannique, (efr. Joh. xvi, 33; I Joh. u, 13-suiv.; 1V, 4; v, 4-suiv.) et reparaîtra à la fin de toutes les lettres, puis v, 5; xn, 11; xv, 2; χυῃ, 14; Χχι, 7. — ἐκ τοῦ ξύλου τῆς ζωῆς, emploi de ἐκ pour le simple génitif partitif, hellénistique et particulièrement johannique (Inrrop., ch. x, $$ I et IT); « l'arbre de vie qui est dans le Paradis de Dieu », οἷν. Gen.
mière, tu [1 as relâchée. 5. Souviens-toi donc d'où tu es tombé, et convertistoi; et les premières œuvres, fais [-les de nouveau]. Sinon, je viens à toi; et je dérangerai ton flambeau de sa place, si tu ne te convertis. 6. Mais tu as ceci [pour δὴ que tu hais les œuvres des Nicolaïtes, comme moi aussi je [es] hais. 7. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ce que l'Esprit dit aux Églises : Au TP ΘοΣ, je lui donnerai à manger de l’Arbre de la vie, qui est dans le paradis de Dieu. »
π, 9; Écéch. xxx, 8; idée très fréquente dans les Apocryphes : Hen. éth. xxrv, 17; XXV, 3-7; cfr. LxxXvI-LxXvII1; en. sl. vin-suiv., au troisième ciel; Apoc. Pet., vv. 15-16; Vita Adami et Evae, c. 1v, et Apoc. Moïse, ch. xxvim; mais non Ps. Sal. x1v, 2 τὰ ξύλα τῆς ζωῆς ὅσιοι αὐτοῦ, où l’idée est tout autre. Voir encore Od. Sal. xx, 7-8, où l’image est rapportée, comme ici, à la vie spirituelle. Reparaït Apoc. XXI, 2.
G. 7. L'Esprit qui parle est le Saint-Esprit personnel, envoyé par le Christ, et non pas seulement l’ « esprit » communiqué au prophète, puisqu'il s’attribue l'œuvre divine de la rétribution : « Au vainqueur, je lui donnerai. » Selon les idées juives, attestées dans nombre d’Apocalypses (Inr., ch. v, ὃ III), le Paradis et l'arbre de vie devaient reparaître à la fin des temps, pour la jouissance des élus. Gressmann (Ursprung, p. 220), Bousset, etc., y voient une théorie eschatologique probablement élaborée chez un peuple étranger, sans doute à Babylone. Dans notre verset, le sens eschatologique n’est pas exclusif, ni même dominant. Il s’agit bien du retour au Paradis, mais C’est une pure image ; et dès ici-bas, le Christ et l'Esprit nourriront les chrétiens fidèles de l'aliment qui donne la vie (cfr. le « pain de vie » Joh. vi) et réveillera la charité qui s'était assoupie à Éphèse. Bède : « Lignum vitae Christus est » André : c'est la vie éternelle, laquelle est le Christ. Id. Denys bar Salibi. — Ce verset, comme toutes les clausules similaires, fait corps avec la lettre, et n’est pas seulement un commentaire des paroles du Christ inspiré à Jean. Ce qui a été dit à une seule église est étendu et généralisé pour l'instruction de toutes (Prim, Bède; Swete et les autres modernes pour la plupart). Des considérations intrinsèques, aussi bien que l'analogie des six autres missives, nous empêchent de voir seulement ici des biens eschatologiques (οἷν. Fasre, ΗΒ. L'Ange et le Chandelier de l’Église d'Éphèse, avril 1910). Voir Exc. ci-dessous.