‹ L'ApocalypseChapitre 131 sur 239 · C. La Lettre à Pergame · texte numérisé non relu

C. La Lettre à Pergame

A. 12-13. La double répétition de l’article (τὴν ὀξεῖαν est omis g, Prim.) semble montrer ici une intention de style; aussi avons-nous répété le mot « épée », — τὰ Ἔργα σου at, entre οἶδα et ποῦ, (Or., And., pler.), absent de C, À, g, vulg., syr.), est possible pour ν. Soden, rejeté de T'isch, W-H, Nestle, Siwete. — Le v. 13 présente des leçons fort diverses après πίστιν μου.

a) χαὶ ἐν ταῖς ἡμέραις (oule. « in diebus ïillis ») Ἀντίπας ὃ, (1. μου, ὃ x. μου, ὃς ἀπεχτάνθη.. (A, C, Prim, vulg, etc.).

b) (manque καὶ N, Q) ἐν ταῖς ἣμ. ἐν αἷς (ἐν ταῖς N première main, αἷς Ὁ, rec. Æ) ᾿Αντίπας ὅ pu. μου 6 x. μου, ὃς (manque ὅς pulo.demidow, syr 8W, eth. al.) ἀπεχ. (N, Ὁ, rec. K, syr, pler.).

La difficulté qui ἃ causé cette fluctuation du texte vient du nominatif ᾽ΑἌντιπας, qui est une erreur pour le génitif ᾿Αντιπᾶ; mais pareille faute de distraction est fort admissible dans l’Apocalypse; non seulement À et C, et la plupart des témoins

Τάδε λέγει ὁ ἔχων τὴν ῥομφαίαν "τὴν δίστομον "τὴν ὀξεῖαν" 13. Οἶδα "ποῦ χατοιχεῖς, ὅπου ὁ θρόνος τοῦ Σατανᾶ. Καὶ χρατεῖς τὸ ὄνομά μου, χαὶ οὐχ ἠρνήσω τὴν πίστιν μου, Frot ἐν ταῖς ἡμέραις “᾿Αντίπας "ὁ μάρτυς μου ὁ πιστός μου, "ὃς ἀπεχτάνθη παρ᾽ ὑμῖν, ὅπου ὁ Σατανᾶς χατοιχεῖ. 14. ᾿Αλλ᾽ ἔχω χατὰ σοῦ ὀλίγα, ὅτι ἔχεις ἐχεῖ χρατοῦντας τὴν διδαχὴν Βαλαάμ,, ὃς ἐδίδασχεν "τῷ Βαλάχ βαλεῖν σχάνδαλον ἐνώπιον τῶν υἱῶν ᾿Ισραήλ, φαγεῖν εἰδωλόθυτα καὶ πορνεῦσαι. 15. Οὕτως ἔχεις χαὶ. σὺ χρατοῦνφας τὴν διδαχὴν τῶν Νιχολαϊτῶν PRsie 16. Μετανόησον oùv' εἰ δὲ μή, ἔρχουιαί ἴσοι Fr χαὶ πολεμήσω μετ᾽ αὐτῶν "ἐν τῇ ῥομφαίᾳ τοῦ στόματός me 17. Ὃ ἔχων οὖς ἀχουσάτω τί τὸ πνεῦμα λέγει ταῖς ἐχχλησίαις" Τῷ" γιχῶντι δώσω "αὐτῷ "τοῦ μάννα τοῦ χεχρυμμένου, χαὶ δώσω αὐτῷ ψῆφον λευχήν, χαὶ ἐπὶ τὴν ψῆφον ὄνομα χαινὸν γεγραμμένον, 6 οὐδεὶς "οἶδεν εἰ μὴ ὁ λαμθάνων.

grecs l'ont conservée, mais les versions latines la confirment. Inutile de supposer qu ᾿Αντίπας ait été traité comme indéclinable; la conjecture de Zachmann, qui pense que le texte aurait porté (par dittographie de οὕ) ANTIHAO Ὁ ΠΙΟΤΟΟ, etc., et qu’on aurait pris le premier Omicron pour un sigma, est ingénieuse, mais sans aucun appui dans les mss. Bousset, qui admet αἷς et ὃς, juge qu'il faut sous-entendre la copule après ᾿Αντίπας; « aux jours où (était, vivait) Antipas, mon témoin... qui »; ν. Soden considère aussi l'addition du relatif comme possible. Mais l'autorité du grand nombre des codex, et des meilleurs, et l'influence exercée sur les versions, nous invitent plutôt à rejeter αἷς, et à conserver ὅς, avec W-H, Mestle (Swete a corrigé dans son texte ᾿Αντίπας en ᾿Αντιπᾶ). Les scribes auront voulu sauver la grammaire en As tant αἷς, ἐν αἷς, ou en supprimant ὅς. — μου, après πιστός, dans À, C, syr ΟΥ̓ al., possible pour Soden, et admis de T'isch. W-H, Mestle, Swete.

B-C. 12-13. Jésus apparaît avec l'épée (Ce. 1, 16 et comment.), et le contexte de la lettre indique très clairement qu’il s’agit ici de la puissance irrésistible de la parole divine. C’est peut-être chercher bien loin que de la mettre en rapport avec les comètes, comme Boll, p. ὅδ, d'après une analogie très insuffisante avec l’Apoc. de Daniel. Pergame, entre toutes ces villes, pouvait être appelée « trône de Satan », à cause de la renommée des mystères et du pèlerinage d’Asklépios, dieu dont le serpent était l'emblème, puis du magnifique autel de Zeus Soter qui dominait les vallées, et surtout comme centre du culte impérial, et résidence possible du proconsul romain (v. Exc. vi). Pour Antipas, v. Inrron. ch. πὶ et x. Les chrétiens de Pergame,

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