‹ L'ApocalypseChapitre 146 sur 239 · EXC. XVII. — LA FORME DU « LIVRE SCELLÉ · texte numérisé non relu

EXC. XVII. — LA FORME DU « LIVRE SCELLÉ

Nous avons montré; au comment. du v. 1, que ce livre doit avoir la forme d’un rouleau, non d’un codex; et d’un rouleau « opisthographe ». Il est très important de savoir comment les 7 sceaux peuvent être disposés; ce n'est pas une question de pure curiosité, l'interprétation des deux chapitres suivants dépend dans une grande mesure de la solution qu’on y apporte.

Bousset, Swete, et avant eux tous les auteurs qui croient que la lecture du livre et la réalisation de son contenu doit commencer dès la rupture du premier sceau (ch. vi), ne sauraient facilement s’en tirer. Spitta, après Grotius et autres, pense que le livre est un codex contenant sept parties ayant chacune son propre sceau; nous avons montré que cela ne répond pas aux termes du texte. Corn.

a Lap., puis de Wette, imaginent un rouleau unique, mais muni de sept cordons :

insérés à sept points divers de l’intérieur, et par lesquels seraient ainsi tenues sept parties distinctes, un sceau étant apposé sur l'extrémité de chaque cordon; il faut alors que ces cordons soient de différentes longueurs, et que leur extrémité dépasse toujours le bord extérieur du volume une fois roulé, afin qu'on puisse y apposer le sceau, puisque le Prophète compte les sceaux avant la rupture du premier. Je ne vois pas l'utilité qu'il y aurait à faire un volume ainsi conditionné; il paraît qu’on en a fait un de la sorte pour le montrer à Joh. Weiss ; ne l'ayant pas vu, je suppose que cette disposition n’est ni com-

mode, ni pratique. Reste donc notre hypothèse (lancée par Æo/jmann le premier,

et combattue à tort par Bousset) d’après laquelle le contenu du livre ne peut être lu qu'après la rupture du septième et dernier sceau; en effet, tant que le bord de la feuille tient encore par un seul sceau, il est impossible de dérouler le volume.

Zahn (Einl. x, pp. 289 et suivantes) croit aussi qu'il s’agit d’un codex. Mais, se référant à Auschke (Das Buch mit sieben Siegeln, 1860), il établit que les 7 sceaux seraient la marque légale d’un testament non ouvert, qui ne peut donc être lu et devenir exécutoire qu'après la lecture de tous; les sceaux correspondraient au nombre de témoins requis (οἷν. Marquardt, Rômisches Privatleben ?, pp. 805-suiv.) Le livre du salut futur est considéré comme un testament, διαθηχή, suivant le terme déjà usité dans Le N. T. (Synopt. consécration du calice; I Pet. 1, 4) et qui deviendra courant.

Sans nous référer au droit romain, nous nous croyons obligés, avec Jo. Weiss, d'admettre d’après la seule teneur de notre texte, qu'il s’agit d'un rouleau,

sceaux disposés bien visiblement à

hacun contribuant à coller ce rebord; et le nombre ἔν n'est Ἰὰ Ὃ symbolisme, pour indiquer que le contenu du livre est complètement

Pa ons.

vinement soustrait à à l'atteinte des créatures. MR

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