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déterminément à chaque verset, contre And., qui veut reconnaître ici le premier, le | Lion, emblème de prudence magnanime. "1 w
L'appel « Viens » ne s'adresse certainement pas au Voyant (contre Apringius, etc. et tous ceux qui ont lu ensuite χαὶ ἴδε, interpolé d’après une fausse interprétation de ἔρχου, vid. supra); pour la raison péremptoire qu'il se répétera quatre fois, tandis qu'une seule aurait bien suffi (Bousset). À quoi bon en effet imaginer pareille course de Ἷ saint Jean autour du trône? Mais plutôt le quadruple « Viens »! des Chérubins, qui ᾿ président à la Nature, s'adresse à divers signes précurseurs de la victoire du Messie, et répond, d’après la belle interprétation de Swete, à l'axoxapadoxta τῆς κτίσεως, à celte « attente de la création » dont parlait saint Paul, Rom. vin, 19. Cet appel est solennel et éclatant, φωνὴ βροντῆς.
B. 2. Pour les quatre chevaux, dont le premier paraît ici, et leurs couleurs respectives, οἷν". Zach. 1, 8-11, surtout vi, 1-7, sauf des nuances (v. infra); aussi ΠῚ Macc. rm, 25; x, 29, — - Cheval blanc » οἷν. χιχ, 11.
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C. vi. 1. Et je vis, — quand l’Agneau ouvrit l'un des Sept Sceaux, — et j'entendis l’un des Quatre Animaux disant comme d’une voix de tonnerre : « Viens! » 2. Et je vis; et voici un Cheval blanc, et celui qui était assis sur lui avait un arc, et il lui fut donné une couronne, et il s’en alla victorieux, et afin de vaincre [encore].
C. νι. 3. Et quand il ouvrit le deuxième sceau, j'entendis le deuxième Amiral qui disait : « Viens! ». ἀν. Et 1] sortit un autre cheval, rouge, et à celui qui était assis sur lui, 1] lui fut donné d'enlever la paix de la terre, et [46 faire] qu’ils s’'égorgent les uns les autres, et il lui fut donné une grande épée.
G. 2. Ce Cavalier au cheval blanc, d’après une opinion qui a bien droit au nom de « traditionnelle », est le même que celui qui apparaîtra au ch. χιχ, où il s’appelle « le Verbe de Dieu », vainqueur des Bêtes et des rois de la terre. Le parallélisme est, en effet, très étroit. Nous établirons cette opinion, et discuterons celles qui en diffèrent, à l’exc. χιχ. Pour les diverses interprétations de la vision des cavaliers en général, l’origine de ce symbolisme, etc., voir l’Exc. xvut.
Le Premier Cavalier, s’il n’est pas précisément le Verbe personnel, comme au chap. x1x, représente du moins le cours victorieux de l'Évangile à travers le monde, par la prédication des Apôtres et de leurs successeurs. C’est un des Animaux qui l'appelle, non moins que les autres, parce que la Providence naturelle de Dieu, dont ils sont les agents ou les symboles, a tout disposé dans la création pour cette victoire. Ainsi ce Cavalier diffère beaucoup des autres, qui seront des fléaux. Il apparaît sous des traits radieux : sa monture est blanche (exc. xn1); sa main est armée d’un arc, parce que son action porte au loin, pour détruire ses ennemis ou atteindre le cœur des hommes; son front, à lui seul, est orné d’une couronne, emblème de triomphe et de royauté. Au lieu de demeurer au ciel comme les autres (v. infra), en attendant le signal des Anges, il le quitte (ἐξῆλθεν) aussitôt, pour commencer à subjuguer le monde; c’est que l'Évangile était déjà en pleine expansion à l’époque de l’Apocalypse; ce trait de la vision est rétrospectif, comme d’autres qne nous trouverons plus tard, notamment au ch. χα (v. ad loc.) Même chose doit être dite du participe présent νικῶν : dès qu’il apparaît à la cour céleste et au Prophète, avant de descendre du ciel, il a déjà remporté une victoire, la victoire essentielle, par la Passion et la Résurrection du Verbe incarné; il va maintenant poursuivre indéfiniment cette victoire (xat {vx νικήσῃ). La vue du triomphe divin précède ainsi celle de tous les jugements de colère, pour remplir de sécurité l’âme de Jean et celles de ses lecteurs, en leur faisant comprendre le but providentiel des châtiments qui vont suivre : la miséricorde et le salut ont la priorité dans la vision — comme ils auront le dernier mot au ch. vir et au ch. xr, parce que toutes les rigueurs divines leur sont ordonnées. Parmi les critiques, Zahn et Joh. Weiss l'ont bien compris : l'Apocalypse chrétienne se conforme à la tradition eschatologique contenue dans les Évangiles ; or « l'Évangile doit être prêché à tous les peuples » (Marc x111, 10, et parallèles), avant que vienne la consommation. L'apparition du Cavalier au cheval blanc en tête des autres, répond donc à une idée spécifiquement chrétienne, celle du triomphe du christianisme avant et pendant les malheurs qui annonceront la fin. À. 3-4. Addition de καὶ ἴδε (βλέπε), après ἔρχου, comme au v. 2. — καὶ εἶδον καὶ ἰδού manque ici, excepté N, quelques autres, c’est l’analogie des autres apparitions qui l’a fait ajouter. — ἐπ᾽ αὐτόν, accusatif, exception à la règle de ἐπί dans l’Apoc. (Inrrop. ὁ. x, ὃ II). — αὐτῷ, pléonasme, cfr. 11 et ΠΙ. — ἵνα coordonné avec l’infinitif, et suivi du fut. indic. Ivrron. ὁ, x, ὃ IT; σφάξουσιν, pluriel impersonnel, cfr. 11, 24 et x11, 6. — μάχαιρα (épée courte), ici synonyme de ῥομφαία du v.8.
5. Καὶ ὅτε ἤνοιξεν τὴν σφραγῖδα τὴν τρίτην, ἤχουσα τοῦ τρίτου ζῴου λέγοντος" Ἔρχου". Καὶ εἶδον, καὶ ἰδοὺ ἵππος μέλας, not ὁ χαθήμενος ἐπ᾿ αὐτὸν ἔχων ζυγὸν ἐν FAX. OR -" \ Ὁ x € \ 3 - f | 4 τῇ χειρὶ "αὐτοῦ. 6. Καὶ ἤκουσα “ὡς φωνὴν ἐν μέσῳ τῶν τεσσάρων ζῴων λέγουσαν᾽ Χοῖνιξ σίτου δηναρίου, χαὶ τρεῖς χοίνιχες χριθῶν δηναρίου χαὶ τὸ ἔλαιον χαὶ τὸν οἴνον μὴ ᾿ἀδικήσῃς.
7. Kai ὅτε ἤνοιξεν τὴν σφραγῖδα τὴν τετάρτην, ἤχουσα "φωνὴν τοῦ τετάρτου ζῴου
, . L/4 * F el , λέγοντος" “Epyou”. 8. Kai εἶδον, καὶ ἰδοὺ ἵππος χλωρός, χαὶ ὁ καθήμενος ἐπάνω
re = ke ἃ ε e ὦ αὐτοῦ, ᾿ὄνομα αὐτῷ "ὁ ᾿θάνατος, nai ὁ ἄδης ἠχολούθει μετ᾽ αὐτοῦ" \ 34 Ἂ.9 » , 85.) δ΄ «Ἂς ΄ A Ἂς 3 τὸ Ἄ Kat ἐδόθη “αὐτοῖς ἐξουσία ἐπὶ "τὸ τέταρτον τῆς γῆς, ἀποχτεῖναι "ἐν ῥομφαίᾳ καὶ Ἃ" À \ ko θ ῃ “ρῶν ὙΓΎΟΥ x - 0 ΄ ἐν λιμῷ χαὶ "ἐν θανάτῳ χαὶ ᾿ὑπὸ τῶν θηρίων τῆς γῆς.
α. 3-4. Ce Deuxième Cavalier, au cheval rouge (πυρρός) comme le sang, représente le fléau de la guerre en général (Swete, Calmes, Bousset, etc.) et non les persécutions des chrétiens (And. al.) « Surget gens contra gentem » disait l'Évangile. Lui ne
s’en va pas à la façon du Premier; il reste devant le trône à attendre les ordres divins.
S'il est dit qu'il sortit (ἐξῆλθεν), ce mot n'indique que son apparition, et se traduirait : bien «il surgit » ; il sortit du trône, ou des profondeurs de la mer de cristal. Il ne reçoit le glaive qu'après qu’on lui a assigné son rôle, signe qu'il n’est pas encore entré en action. Ce n’est pas un simple hysteron-proteron, qui serait vraiment ici trop extraordinaire; on n’arme pas les soldats après le combat, mais avant (Exc. xix).
A-B. 5-6. Add. καὶ ἴδε, comme ci- dessus. — αὐτού, pléonasme. — ὡς omis rec. K. — Image de la « balsnies » (litt. le fléau de la He cfr. Ézéch. 1v, 6; v, 1. — ἀδιχήσης; οἷν. 11, 11; νη, 2, etc.
G. 5-6. C'est maintenant la famine, la noire famine, le fléau qui suit toujours la guerre, exprimée par une hausse énorme du prix de l’alimentation la plus vulgaire. La « chénice », ou boïsseau, 48e partie du médimne, équivalait à Athènes à 1 litre 079; le « denier », ou la drachme, un peu moins que le franc, était à cette époque le salaire moyen d'un ouvrier (Mat. xx, 2). La chénice, d’après Athénée, était à peu près la ration journalière d’un travailleur des gros métiers; en temps normal, nous le savons par les Verrines de Cicéron, on avait bien pour un denier douze mesures de froment, et vingtquatre d'orge, nourriture des pauvres gens. — Beaucoup croient voir ici une allusion à une circonstance historique; And. lui-même suppose qu'il put y avoir une grande famine à cette époque; Ærbes pense à la cherté des vivres en l’an 62. De même Renan, etc. Mais il n’est pas nécessaire de chercher des faits si précis pour motiver le rappel banal et générique d’un fléau qui s'était répété, et devait se répéter, maintes fois. C’est la « Famine » en général, après la « Guerre » en général. Toutefois la recommandation d'épargner l'huile et le vin est difficile à expliquer. André suppose qu'elle est donnée « pour ne pas supprimer les remèdes du Christ »; ce serait donc un sens spirituel, la promesse que les sacrements de l'Église pourront toujours s’administrer. Mais, après Salomon Reinach, la plupart des contemporains, Harnack, Swete, Bousset, Joh. Weiss, rappellent qu’en l’an 92, Domitien avait voulu restreindre la culture de la vigne, en Italie et dans les provinces, pour rendre des terres au labourage; son édit se heurta d’ailleurs à une si vive résistance qu'il ne put être exécuté (Suétone, Domitien, vin, xiv). Jean aurait pu se souvenir de ce fait récent, et alors sa vision prendrait un sens sarcastique : cette abondance du superflu, lorsque le nécessaire manque, serait comme un trait d’ironie de la colère divine. Swete, au contraire, pense que la « Voix » est une protestation de la nature contre l'horreur de la disette, et qu’elle veut fixer un « maximum » et sauver au moins certains produits de la terre.
Mais, quelle est cette « Voix » qui crie les prix comme les commerçants au
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5. Et lorsqu'il ouvrit le troisième sceau, j'entendis le troisième Animal qui disait : « Viens ». Et je vis, et voici un Cheval noir, et celui qui était assis sur lui avait une balance dans sa main. 6, Et j’entendis comme une
voix au milieu des Quatre Animaux, qui disait : « Un boisseau de froment
pour un denier, et trois boisseaux d'orge pour un denier! mais (/t. et) l'huile et 16 vin, ne [leur] nuis pas ».
7. Et lorsqu'il ouvrit le quatrième sceau, j'entendis la voix du quatrième Animal, qui disait : « Viens! ». 8. Et je vis, et voici un cheval vert, et celui qui était assis sur son dos, son nom est la « Mort », et l'Hadès lui tenait compagnie.
Et il leur fut donné autorité sur le quart de la terre, [afin] de tuer par l'épée, et par la famine, et par la « Mort » (peste), et au moyen des bêtes féroces de la terre.
marché? Le Prophète a entendu « comme » une voix; il montre bien, avec ce « comme », qu'il ne prétendait rendre qu ‘approximativement les impressions ou les idées reçues dans ses visions. Est-ce la voix des Animaux, agents divins en relation avec la fécondité de la Nature? (Düst., B. Weiss, Swete). Il est vrai qu'elle ne part pas des Animaux, mais « du milieu d'eux » (Bousset); cependant l’auteur, qui n’est pas si soigneux, ἃ bien pu vouloir dire ainsi qu’elle provient de tous les quatre, sinon d'un seul. Mais si c'était la voix de Dieu lui-même, ou bien de l'Agneau, on comprendrait encore mieux l'intention de miséricorde qu'y croit voir Swete, et qui apparaît beaucoup plus claire, au v. 8. (Voir Sar. ReinacH, Rev. Archéologique, 1901, nov-déc. et Cultes, Mythes et Religions, τι, pp. 356-380; HarNack Theologische Literaturzeitung, 1902, xx11).
À. 7-8. φωνήν omis C-53-C4 (τὸ τέταρτον ζῴον), rec. K, boh. --- addition de καὶ ide, et omission de καὶ εἶδον comme ci-dessus. — Jean, qui ἃ toujours, jusqu'ici, répété l’article après σφραγῖδα, tandis qu'il a placé l'adiectir avant Cwov, montre par Ἰὰ qu'il n’attachait pas de nuance de sens à cette répétition; au v. 9, il dira τὴν πέμπτην σφραγῖδα, — ἠχολούθει μετ’ αὐτοῦ, johannique (Inrron., ch. ΧΠῚ, $ I), corrigé en ἤχολ.... αὐτῷ, N et rec. K. — Avec tous les critiques, excepté Bousset, il faut lire après ἐδόθη,
non le singulier αὐτῷ, comme s’il ne s'agissait que du dernier cavalier, mais adrote,
leçon de δ, À, C, P, And.; le sens l'exige. — Trois ἐν instrumentaux. — ὑπό avec l'actif est peu ordinaire : c'est peut-être pour cela qu'on lit dans A τὸ τετάρτον τῶν θηρίων, ce qui change le sens. — Pour τὸ ver. τῆς γῆς, la Vulg. a lu « quatuor partes terrae », ce qui est tout différent.
B. 8. « Mort » et « Enfer » associés, comme 1, 18; xx, 13, 14, οἷ». Prop. v, 6. ἐν δομφαιᾳ, Cfr. v. 4; ἐν λιμῷ, οἷν. 6; ἐν θανάτῳ, οἷν. la première partie du verset. — Pour le trio des calamités « Guerre, Famine, Peste (θάνατος) », οὗν. l'Ancien Testament, passim 715. 11, 19; Jér. χιν, 12; Ezch. v, 2, etc. θάνατος, dans les LXX, traduit souvent
927, peste : Amos IV, 10; δ. xiv, 12; xx1v, 10; Ezech. v, 12, 17; vi, 11, 12, etc. Dans.
le N.T., οἷ». Mat. χχιν, 7; Marc χιιι, 7-8; Luc χχι, 10-12. — Les « bêtes féroces » sont ajoutées, comme Æzech. v, 17; xiv, 21; Ps. Sal. x, 2-suiv, etc. — « Le quart de la terre » οἷν. Apoc. vx, 7-suivants.
G. 7-8. Après la Guerre et la Famine, voici la Peste — sur un cheval vert (ou verdätre, livide), réalisme presque insoutenable pour notre goût : c'est la couleur d'un cadavre avancé, ou, si l’on aime mieux, d'un visage que la peur décompose.
Ainsi le trio classique des fléaux est constitué: car θάνατος ne peut signifier ici que
| « Peste », d'après l’analogie biblique; s'il s'agissait de la Mort en général (Bousset, Calmes), ce Quatrième Cavalier n'aurait aucun signe individuel, et son apparition serait plutôt oiseuse, puisque les deux précédents faisaient déjà sa besogne. Les « bêtes féroces » viennent tout naturellement, comme dans Ézéchiel, à la suite de la dépopulation (v. Deut, vu, 22 et τι Reg. xvnr, 25-26). L’ « Hadès », l'Enfer, suit les Trois fléaux pour engloutir leurs victimes. On ne voit pas s’il est à cheval, en croupe de la « Mort », ou à pied; il fait un certain accroc à la symétrie, mais c’est une solution violente de voir là une glose, comme Bousset y est porté; la théorie de Jo. Weiss (v. infra) expliquera très bien la présence de ce cinquième personnage.
La fin du verset 8 (avec la leçon αὐτοῖς) résume toute l'œuvre des fléaux, qui reçoivent pouvoir — pour l'avenir, dans les desseins de Dieu — sur le quart de la terre seulement. La restriction de cette expression symbolique fait apparaître la miséricorde. L'imagination du prophète, frappée par tous les malheurs du 1 siècle, mauvaises récoltes depuis 44, renchérissement de la vie sous Néron, grande épidémie de l'an 65 (Z'acite, Ann. xvi, 13; Suétone, Néron, 39, 45), guerres civiles, crainte des Parthes, tremblements de terre en Anatolie, catastrophes d’Herculanum et de Pompéi, était sans doute disposée à recevoir ces symboles (Holtz., 4111}; mais Jean, au milieu de la prédiction de tant de malheurs, n’oubliait pas que le monde continue toujours sa marche à peu près normale; car il s'agissait de l’histoire agitée du monde, non de la consommation. |
Ainsi, pendant que le Verbe évangélique marche à ses conquêtes, les instruments de la Justice divine apparaissent rangés au Ciel devant le Trône, attendant un signal pour s’élancer sur le monde qui résiste au message de miséricorde. Maintenant la série des visions va prendre une autre tournure et un autre sens. C’est toujours la division 4 + 3. |