‹ L'ApocalypseChapitre 151 sur 239 · NET · texte numérisé non relu

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,° Rupture du sixième sceau. Antithèse : double tableau du résultat des jugements futurs, sur les ennemis de l'agneau, et sur ses fidèles

ἵντυ. — Dans les péricopes VI, 12-17, et VII en entier, nous avons comme les deux voleis d'un diptyque analogue à ceux où les anciens maîtres peignaient l'Enfer et le Ciel. Il ne faut donc pas croire avec Spitta (id. Schmidt) que les derniers versets du ch. VI marquent le jugement dernier et la fin d’une apocalypse originairement indépendante. Il ne s'agit que des prodromes de la consommation, mainies fois répétés, qui montrent que le monde impie finira quand Dieu et l'Agneau voudront déployer toute leur puissance. De doubles tableaux semblables se retrouveront au sixième moment des autres septénaires; c'est la « loi de périodicité de l'antithèse » (Ixrron. ch. vu). Zci c'est une anticipation (supra) comme le prouve le caractère général de la vision des Sceaux, et divers traits que nous relèverons aux ch. VII et VIII.

a. Vision anticipée du bouleversement du monde impie (νι, 12-17).

(. νι. 12. Καὶ "εἶδον, ὅτε ἤνοιξεν τὴν σφραγῖδα τὴν ἕχτην, χαὶ σεισμὸς μέγας 5" la ἮΝ τ € € ré ’ ς 4 \ cer ets CT ἐγένετο, χαὶ ὁ ἥλιος ἐγένετο μέλας ὡς σάχχος τρίχινος, καὶ À σελήνη ὅλη ἐγένετο ὡς αἷμα, 13. Kat οἱ ἀστέρες τοῦ οὐρανοῦ "ἔπεσαν εἰς τὴν γῆν, ὡς συχῇ βάλλει τοὺς , ’ 9 Se « 2 ὕ 2 y 4 € 4 « ? e ὀλύνθους αὐτῆς" ὑπὸ ἀνέμου μεγάλου σειομένη, 14 χαὶ ὃ οὐρανὸς ἀπεχωρίσθη ὡς

ΦᾺ 7 ε Γ \ ns ἘΣ “Ὁ ! ιν «ὦ > 4 ΓΑ ΣΧ βιόλίον ἑλισσόμενον χαὶ πᾶν ὄρος χαὶ νῆσος Ex τῶν τόπων αὐτῶν ἐχινήθησαν. 15. Kai οἱ βασιλεῖς τῆς γῆς χαὶ οἱ μεγιστᾶνες χαὶ οἱ χιλίαρχοι χαὶ οἱ πλούσιοι καὶ οἱ ἰσχυροὶ

δρέων, 16 Kai "λέγουσιν τοῖς ὄρεσιν nat ταῖς πέ sn Iécere ἐφ᾽ ἡμᾶς nai χρύψατε

- 3 \ Ts ᾽ὔ ἡμὰς ἀπὸ προσώπου τοῦ ᾿χαθημένου ἐπὶ *

3 « = ᾽ “Ὁ υ καὶ ἀπὸ τῆς ὀργῆς τοῦ ἀρνίου; 11. ὅτι ἦλθεν ἡ ἡμέρα ἡ υεγάλη τῆς ὀργῆς oo χαὶ τίς δύναται σταθῆναι:

A. Β. 12. « Tremblement de terre », lieu commun apocalyptique, Apoc. vin, 5;

, 43; xvi, 18 (4 fois), οἷν. surtout Aogée τι, 6, Apocryphes, passim. — ἣ σελήνη χτλ, οἷν. Apoc. vin, 12; pour les phénomènes célestes en général, 75. xx, 10; L, 8; Joël, 31; Evv. syn. Marc. x, et parallèles; Ass. Mos. x, 5, et presque tous les apocryphes, passim. — εἶδον, absolu.

C. 12. C'est Ι΄ description des troubles annonciateurs de la fin du monde, présentés dans les Évangiles comme devant suivre 1 ἀρχὴ ὠδίνων, la grande θλῖψις (Marc. x, 24-suiv. et parallèles). And. les place au temps de Titus, ou préférablement de l'Antéchrist; mais il reconnaît leur sens figuré : « Par le tremblement de terre, les Saintes Lettres signifient partout les transformations des choses ». L'Ecclésiaste ΧΙ, 2, applique de telles images à la décrépitude du corps humain; le Ps. xzvn, 9, à la sortie d'Égypte: et Aggée, dans le pue cité, les explique par la phrase : « Et je bouleverserai toutes les nations. » Le v. 15 va montrer que Jean vise surtout les troubles sociaux (INrron., ch. v.). Ita Bousset, Swete, etc.

——… À. B. 13. ἔπεσαν, Inrron., ch. x, ὃ II (non ἔπεσον de Q, 810. --ἰ[ ἀπό pour ὑπό qui est rare, N, al. — Cfr. 75. xxxIv, Ἢ pour l’image eschatologique du figuier, Mare x, 25 et suivants, et les parallèles.

C. 13. Les étoiles, pour André, sont les hommes qu'on croyait être les luminaires du monde. La chute des ὄλυνθοι, des figues qui ne müûrissent pas, se produisait à la

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à de choses regardées comme impossibles, ici de révolutions inattendues (Swete, etc.). “4 B. C. 15. L'un ou l’autre membre de l’énumération est omis dans certains “manuscrits; mais il faut les conserver tous, parce qu'ils sont sept, ce qui est cer- “ tainement intentionnel (Inrron., c. vi); Spitta et d'autres l’ont bien remarqué. Le Prophète énumère toutes les classes de la société, pour montrer, ainsi que par le chiffre choisi, que nul ennemi de Dieu n'échappera à ces terreurs. Quelques auteurs, après Mommsen, veulent voir dans les μεγιστᾶνες (mot d'emprunt) les

C. νι, 12. Et je vis, quand il ouvrit le sixième Sceau, et un grand tremblement de terre arriva, et le soleil devint noir comme ΠῚ sac de crin, et la lune entière devint comme du sang, 13 et les étoiles du ciel tombèrent sur la terre, comme un figuier jette ses figues non müres, secoué par un grand vent, 14 et le ciel se retira comme un livre qu'on roule, et toute montagne et ile furent déplacées de leur lieu. 15. Et les ro's de la terre et les grands et les chiliarques et les riches et les puissants, et tout esclave et homme libre se cachèrent dans les cavernes et dans les rochers des montagnes, 16. Et ils disent aux montagnes et aux rochers : « Tombez sur - nous, et cachez-nous du visage 45 celui qui est assis sur le trône, et de … la colère de l’Agneau! 17. parce qu'il est venu, le grand jour de leur … colère, et qui peut tenir »?

LPS ον δε TER CP τιν" .-

GE à TE

Parthes opposés aux χιλίαρχοι romains. — Ce verset confirme notre interprétation des

signes cosmiques. Il n’en marque pas une conséquence, mais en donne l'explication.

; =—— À. B. 16. χαθημένου ἐπὶ τοῦ θρ., Inrron., ch. x, ὃ IL. (rec. Καὶ τῷ θρόνῳ). — πέσατε (Inrron., ch. x, ὃ II) est la leçon de À, P-:5-025, al. (W-H, B. Weiss, Swete, al.), tandis que la correction πέσετε se trouve N, C, Q, beaucoup de minusc, And, Aréthas (Nestle, Soden). — τοῦ χαθ...... τῆς ὀργῆς, OMIS syr.8w".

GC. 16. La « colère de l’Agneau » est certainement une expression authentique, (Bousset) contre Vischer, Spitta, Vôlter, Weyland, qui veulent, chacun pour ses raisons à lui, la supprimer, et Joh. Weiss, qui y voit une glose de l'éditeur. L’- « Agneau », pour les méchants, est redevenu le « Lion »;'c'est la vue du Rédempteur immolé qui sera la plus insupportable à l'humanité ingrate (Swete); même idée que 1, 7.

A. B. 17. Au lieu de αὐτῶν, on trouve αὐτοῦ À, rec. K, P, And., la plupart

des minuscules et presque toutes les versions. — σωθῆναι pour σταθῆναι, Aréthas. Pour la forme σταθῆναι, voir ch. ΧΙ, À 18; id. vin, 8. — « Le grand jour », dies irae, ΠΤ xx, 4; Joël:n, 41. 91; δοράτια, 14; 15; 48; 11, 8; Cfr. Rom: τὸ 55 ΘΟ 6. Voir Gressmann, Ursprung, pp. 141-159. — σταθῆναι, Cfr. Ps. xxxv (xxxvi), 18; Nah. 1,

6; Mal. im, 2; surtout Luc xx1, 36 : σταθῆναι ἔμπροσθεν τοῦ υἱοῦ τοῦ ἀνθρώπου. C. 17. La vision de cette péricope anticipe devant les yeux du Prophète l'effet

Ne.

futur de la descente des Cavaliers-fléaux sur la terre, et lout ce qui aura lieu après la rupture du 7° sceau. C’est aussi une partie de la réponse à la prière des martyrs sous l'autel. Le trait essentiel de cette scène, en dehors des lieux communs apocalyptiques, c’est que les ennemis de Dieu seront obligés de reconnaître, à diverses époques de l’histoire, des signes précurseurs de son grand Jugement, et de constater qu'ils ne sauraient toujours échapper à sa justice. Jean a condensé ces signes dans le « tremblement de terre » que lui fournissait la tradition des prophètes et des Synoptiques, mais qui n'avait pas trouvé place dans la vision des Cavaliers. Tout ce dernier morceau est composé d'emprunts bibliques, mais Jean les a combinés avec un grand art, comme le reconnaît /o4. Weiss. Son originalité a consisté à en faire un sobre tableau d'ensemble, apte à rendre l'impression de sa vision réelle. I} va de soi qu'il n'a pas pris à la lettre les catastrophes cosmiques; si le monde devait, au sens littéral, subir de tels cataclysmes, alors l'humanité éprouverait autre chose que de la terreur, et n'aurait pas le loïsir de se cacher ni de donner une expression à son angoisse.

b. Vision de la préservation et du salut des fidèles (vu, #-47).

INT. — Ce chapitre se divise nettement en. deux parties. La première (x, 1-8)

représente la mesure de préservation prise pour les élus des douze Tribus d'Israël,

en vue des calamités qui vont se déchaïner; la deuxième (f, 9-17), le sort spirituel présent et futur des saints de toutes les nations, rassemblés devant le trône de Dieu.

La plupart des exégètes y voient un « intermède »; mais il n'y & pas à proprement parler d'« intermède » dans un livre si fortement construit. Une pareille interruplion apparente dans la trame des visions se retrouvera, longue ou brève, à l'avant-dernière des Trompettes et des Coupes, de sorte qu'on peut y voir un procédé intentionnel. Tout le chapitre VIT se rattache au 6° sceau, aussi bien que VE, 12-17. C'est la seconde partie du tableau : la sécurité et le triomphe des justes s'oppose à la panique des ennemis de l'Agneau. C'est la réponse au cri désespéré de ceux-ci : « Qui peut tenir? » Ily a parallélisme dans l’idée; quant aux parallèles de détail, il faut les chercher surtout dans les chapitres XIV, XV et XXI-XXIT et, par contraste, dans le chap. XIII (vid. ad loc.). Les versets VII, 1-3, qui introduisent des Anges parlant de désastres et de salut, sont comme la charnière qui tiént réunis les deux volets du diptyque; ils jouent le méme rôle que le chapitre X entre la plaie de la Sixième Trompette et la vision des « Deux Témoins ».

«. Les serviteurs de Dieu sont marqués au front avant que ne commence . l'exécution du jugement divin (vx, 1-8).

Ixr. — Comme ce morceau, avec ses figures des Vents destructeurs et des Dauxe Tribus, n'a pas eu d'influence littéraire sur le reste de l'ouvrage, la plupart des critiques lui assignent une source juive, et le mettent en opposition avec le morceau suivant. Spitta l’attribue à J! (Apoc. des Trompettes, sous Caligula); Erbes attribue 1-3, et plus loin 9-19, à son Apoc. chrétienne de l'an 62, tandis que 4-8 et 13-17 seraient de l'an 80, interpolés d'après une source juive. Bousset aussi estime que 1-8 pourrait étre un fragment transporté d'ailleurs, et contenant des éléments juifs traditionnels, sans qu'on puisse affirmer du reste que Jean ait copié um modèle écrit. Cfr. Weïzsäcker, etc. Joh. Weiss considère tout le morceau comme étant de Jean d'Asie, écrivant vers 60; seulement il aurait été compris par l « éditeur » dans un sens nouveau. Charles (Studies, pp. 163-suiv.) croit le tout écrit de la main de l'auteur de l’'Apocalypse, mais VIE 1-3 et 4-8 seraient dérivés de sources Juives.

4 | Vülter, Vischer, Weyland, chacun suivant sa théorie des sources, rattachent VIT,

n 1-8, aux chapitres précédents. Il est possible à notre avis (surtout à cause de

l'omission de Dan), que la source de ce morceau soit juive, mais c'est une source au

- sens large; Jean l'a mis en parfaite continuité avec ce qui précède et ce qui suit.

A. B: t. χαὶ devant μ.τ' εἶδον, excepté A, C, 1072, & oule., @rnr. Prim. — τὸ pour πᾶν (ἃ, Q, beaucoup de minusc.) n’est guère de la langue de: Jean; À : ἐπὶ δένδρου (Enrrop., Ὁ. x, ὃ IT); μήτε ext πᾶν sent l’hébreu; — deux fois l’acc. τέσσαρες dans A (INTRoOD., ©. Χ, ὃ II). — Pour « les 4 Vents », voir Exc. xvurr, Les parallèles.

CG. 1. Ces « 4 Vents » sont identiques aux 4 Fléaux du précédent chapitre, et en relation avec les 4 Animaux (χα. xvin), de même que les 4 Anges des Vents. C’est « la réalité mise pour l’image » (Joh. Weiss, Offenb. p. 72). Jean a utilisé pour son symbolisme l'idée courante des esprits élémentaires, comme xiv, 18 et xvr, 5, qui étaient des Anges pour les Juifs (v. Bousset, Rel. Jud.? p. 317). Ces vents ne reparaîtront pas, ou, s'ils reparaissent, ce sera sous une forme différente, celle des Fléaux des Trompettes, après le chap. vur.

———— A. B. 2. La suppression de l’article devant ἀνατολῆς, σφραγῖδα (qui, d’après l'analogie, doit se traduire « le sceau » plutôt que « un sceau »), et, plus bas, devant υἱῶν et toujours devant φυλῆς, serait HE quelques philologues une trace d’ « état construit » sémitique. — ἔχραζεν pour ἔχραξεν, À, quelques And. — αὐτοῖς, « hébraïsme », omis dans peu de mss; οἷν. m1, 8, etc. ἐπυμεσοί, ©. x, $ ΠῚ. — Conception d'un « sceau » divin pour les élus de Dieu, ou les chrétiens, Ézéch. 1x, 4; II Cor: τ, 22; Eph. τ, 18. — L' « Orient », point de départ des manifestations divines, cfr. 75. xt, 2; Ézéch. xcur, 2: Luc:t, 7 & (Oriens ex alto).

α. 2. Cet Ange monte de l'Orient, côté de la Lumière, comme il sied à lannonciateur du salut (Ebrard, Düsterdieck, Holi:mann, Bousset, Calmes, Swete, Boll. Il a

quelque analogie de rôle avec le Premier Cavalier, comme les 4 autres avec les

Cavaliers- No: ces parallélismes latents ne sont pas rares,

B:. 3. « Le signe sur le front », cfr. EÉzéch. 1x, 4, τ; aussi 15. xuiv, 5 (sur la main). Contre-partie : le signe de la Bête, voir xmr, 16-17, etc; οἷν. la marque de perdition de Ps. Sal. xv, 10. Les marqués du « sceau » divin reparaissent Apoc. 1x,

; xIV, 1; xx, 4. — « Serviteur » de Dieu ou du Christ, 1, 4; 11, 20; xIX, 2, ὅν; XIE, θὲ — 6. — Pour toute la scène, οἷν. Bar. syr. vr.

C. 3. Les anciens (Oris. And, etc.) avaient déjà reconnu que ce symbolisme est dérivé d’Æzéchiel 1x, où un ange imprime la marque du Taw (+) sur le front des justes de Jérusalem pour les préserver du massacre préparé par quatre autres Anges. La scène rappelle aussi Bar. syr. — sans doute influencé par Ézéchiel, — dans lequel quatre Anges, sur le point de mettre le feu à Jérusalem, en sont empêchés par un cinquième, tant que les objets. du Temple ne sont pas mis en sûreté. Le mot σφραγίζεσθαι rappelle la terminologie des Mystères (Æoltzm, al.), et σφραγίς. dès le n° siècle, a été un terme technique pour le sacrement du baptême; peut-être y a-t-il donc déjà ici allusion au baptême (ou au chrème). Le symbole était des plus intelligibles pour un lecteur dw rer siècle. Ces « serviteurs » sont ainsi marqués comme la propriété de Dieu (Æoltzm, 7. Weiss, οἷο); probablement le sceau leur imprime:t-il, d'après χιν, 1, « le nom de Dieu et de l’Agneau ». Ainsi étaient marqués: les esclaves, les soldats. IL n'existe aucune raison plausible de penser avec Bousset, Joh. Weiss, que Jean se soit inspiré de la croyance aux amulettes et aux charmes, et encore moins, à la suite de Æavet, de voir ici aucune allusion: au: taurobole ou au criobole, cérémonies fort peu goûtées dans le monde grec, et qui ne se répandirent dans l’Empire que beaucoup plus tard. Les « serviteurs de Dieu » sont marqués comme les maisons des Israélites dans l'Exode avant le passage

* ι - ΕΣ ἂς 2 La Ἶ ᾿ Ὁ | L ,

C. vir. 1. "Μετὰ τοῦτο εἶδον “τέσσαρες ἀγγέλους ἑστῶτας ἐπὶ τὰς τέσσαρας γωνίας

4 == ᾿ αο x LE ς 2 2 AS δ ι | » . ΡΨ" τῆς γῆς, χρατοῦντας τοὺς ᾿τέσσαρες ἀνέμους τῆς γῆς, ἵνα μὴ πνέῃ ἄνεμος ἐπὶ τῆς

γῆς μήτε ἐπὶ τῆς θαλάσσης μήτε ἐπὶ "πᾶν δένδρον. 2. Koi εἶδον ἄλλον. ἄγγελον ἀναθαίνοντα ἀπὸ ἀνατολῆς RE ἔχοντα "σφραγῖδα θεοῦ ζῶντος, χαὶ ἔχραξεν φωνῇ μεγάλῃ τοῖς τέσσαρσιν ἀγγέλοις οἷς ἐδόθη "αὐτοῖς ἀδιχῆσαι τὴν γὴν καὶ τὴν θάλασσαν, 3. λέγων᾽ Μὴ ἀδικήσατε τὴν γῆν μήτε τὴν θάλασσαν μήτε τὰ δένδρα ἄχρι σφραγίσω-

\ / ῳ - = -Ὁ , "7 x ? x μεν τοὺς δούλους τοῦ θεοῦ ἡμῶν ἐπὶ τῶν μετώπων αὐτων. ἧι. Kat ἤχουσα τὸν ἀριθμὸν

de l'ange exterminateur; ils seront préservés comme doivent l'être les habitants de la Terre Sainte, dans Bar. syr. xxvnt, des cataclysmes de la fin. Sur quel point portera cette préservation? Nous allons le discuter bientôt; remarquons seulement ici, pour l'interprétation des versets suivants, que tous les serviteurs de Dieu doivent être ainsi marqués et préservés; ce ne seront pas seulement ceux qui appartiennent au peuple d'Israël, comme le prouve l'ordre donné sans restriction, et la comparaison avec ΙΧ, 4; XIV, 1; et xx, 4. Pourquoi, se demande Æoltzmann, ne sont-ils pas déjà marqués avant la rupture du 6° sceau, qui amène la fin du monde? C'est que ce sixième sceau, comme tous les autres, sauf le premier, ne correspond encore à aucun événement qui se passe sur terre; l'exécution n’a pas encore commencé. Et la scène présente n’est pas la preuve la moins forte de notre thèse.

À. B. 4. ἤκουσα τὸν ἀριθμόν, cfr. 1x, 16. Plusieurs de ces expressions, le « sceau », les « serviteurs », celle-ci, montrent bien l'unité d'inspiration de cette péricope, et des autres parties du livre. — ἐσφραγισμένοι, sans copule, par où W-H voudraient faire commencer la phrase, se rapportant au féminin χιλιάδες, est plutôt un solécisme ou un accord ad sensum qu'une anacoluthe; ἐσφραγισμένων, correction M de rec. K. 4

CG. 4. Jean ne voit pas l’Ange imprimer le sceau, il entend seulement le nombre de ceux qui l'ont reçu, parmi les « fils d'Israël ». L'identification de ces 144.000 — le carré de 12, nombre sacré, multiplié par 1.009, « signe de solidité » (Orig. sch. xxxn), ou d'extension indéfinie, — a donné lieu à beaucoup de discussions exégétiques.

Sont-ce les mêmes que les 144.000 « vierges » du ch. xiv? Nous ne le pensons « pas. Ou les mêmes que « la foule nombreuse » qui va apparaître au v. 9? En tout cas, rien n'indique, cela va de soi, qu’ils représentent seulement les martyrs, ni, en suivant la tradition tardive, le nombre des fidèles qui résisteront aux séductions de l’Antéchrist, — à moins qu'on n’entende par l'Antéchrist tous les ennemis du Christ, en tous les temps. Ce sont les Juifs baptisés, pour Victorinus, André, semble-t-il, #olizmann, Calmes, Bousset, etc. Une autre tradition exégétique, Prim, Bède, Beatus, etc., de nos jours Renan (Antéchrist, p. 390), Swete, y voit l'Israël spirituel M (Gal. vi, 16), c'est-à-dire toute l'Église, Juifs et Gentils. Origène, qui les identifie aux 144.000 du ch. xiv, était ΤῸ de cette opinion. Charles (Studies, pp. 103-suivantes) croit aussi qu'il faut les identifier à l'ôyhos πολύς de vu, 9-17, et que ce sont tous les chrétiens contemporains de Jean, mais représentés ici comme militants sur ΤῊΝ la terre, tandis que dans la péricope βυϊναηΐθ, 15 apparaîtront triomphants au ciel." Joh. Weiss ἃ une opinion compliquée : Jean d'Asie n'aurait pensé qu'aux Juifs pré- Ὁ 4 destinés à la conversion, mais son éditeur les eût compris comme les Douze Tribus idéales, les ascètes chrétiens du chap. xiv.

Nous estimons, pour notre part, (avec Holtzm., Calmes, Bousset, etc.), αα vaut mieux distinguer ces 144.000 de la « foule » du v. 9, puisque celle-ci est « innombrable », dit l’auteur, et que eux, ils sont nombrés; Jean a fait ressortir Lui-.

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C. vi. 1. Après cela je vis quatre anges qui étaient debout sur les

quatre angles de la terre, [ei] tenaient les Quatre Vents de la terre, pour

qu'il ne souffle pas de vent sur la terre ni sur la mer, ni sur aucun arbre. 2, Et je vis un autre ange qui montait du lever du soleil, [et] avait Le sceau du Dieu vivant, et il cria d’une grande voix aux quatre Anges à qui il à été donné de nuire à la terre et à la mer, 3. disant : « Ne nuisez pas à la terre ni à la mer ni aux arbres, jusqu'à ce que nous ayons marqués

du sceau les serviteurs de notre Dieu sur leurs fronts ». 4. Et j’entendis

même l'opposition. Tous les « serviteurs de Dieu » ont été marqués du sceau préservateur. Parmi eux, le Prophète, — qui était Juif de naissance, ne l’oublions pas, et connaissait, à n’en pas douter, la tradition eschatologique du rétablissement des Dix Tribus (v. Weser?, p. 367, Vozz, pp. 311-312), — ἃ la joie d'apprendre qu'il y a un grand nombre de ses concitoyens; il est tout naturel qu’il le relève; on sait le cas qu'il fait du nom de Juif. 144.000 est un chiffre symbolique de plénitude telle, que l’on peut facilement reconnaitre ici l'espoir de la conversion générale, dans un avenir distant, du peuple d'Abraham, déjà exprimé par saint Paul (Rom. χι). Les Judéo-chrétiens de son temps y sont compris, mais l'élévation du chiffre nous empêche de croire, avec Charles, qu'il s'agisse d'eux seulement. Du reste, le nombre limité des élus d'Israël se perdra dans la foule innombrable du v. 9.

De quoi ces élus doivent-ils être préservés ? Certainement pas de l'épreuve du martyre, suivant la conception bien peu johannique que Joh. Weiss attribue à l « éditeur ». Jean ne pense pas spécialement au martyre, mais, comme l'indique assez le contexte, à l'ensemble des calamités dont il a eu la prévision aux 2°, 89, et 4° sceau, et que vont bientôt déchainer les Vents et les Anges. Cela ne veut pas dire qu'ils ne souffriront pas des ma:heurs communs, auxquels se joindra la persécution; s'ils ne sont pas exemptés du combat, il leur est garanti qu'ils n’y succomberont point (οἷν la Lettre à Philadelphie, im, 10, et, infra, 1x, 4). Ils seront préservés de l’apostasie (Düsterdieck) et de toute défaite spirituelle, protégés contre l'emprise des démons (Charles). En cela leur sort ne sera pas différent de celui des autres vrais fidèles, marqués du même sceau; mais saint Jean les a mis à part, parce que, membres du tn choisi qui a reçu le premier l'Évangile, ils sont des prémices, comme le seront, à un autre titre, les 144.000 ascètes de xiv; ceux-ci sont la garde du corps de l'Agneau; mais eux, ils sont, par le sang, les frères du Verbe incarné.

A. 5-8. Quelques variantes orthographiques dans les noms propres; omission fautive de quelques tribus, notamment dans N. — ἐσφραγισμένοι (corrigé en — ναι, — νων rec. K, al.), ne se trouve, contre la Vulgate, qu’au commencement et à la fin de l’énumération. — À la place de Γάδ, on lit Δάν seulement dans α 111-9-325, α 107-13-49, α 115-150-1854; Dan à la place de Manassé dans bok.; partout ailleurs manque le nom de cette tribu. Spitia et d’autres ont supposé, assez arbitrairement, σι Dan aurait

… d'abord figuré au v. 6 c, et qu'un scribe, par erreur, aurait écrit Méy, qu’on aurait pris

ensuite pour une abréviation de Manassé (celui-ci serait compris, avec Ephraïm qui n'est pas nommé explicitement, dans la tribu de Joseph); mais la confusion de Δ et de M n'est pas si facile, et d’ailleurs le nom de Dan était trop connu.

C. 5-8. Théoriquement du moins, au 1°r siècle, le peuple d'Israël était censé formé encore de douze tribus (Vozz, p.311). Si Dan est omis, ce n’est donc pas pour la seule raison que cette tribu aurait été éteinte (contre de Wette, Düsterdieck). Une forte tradition exégétique, suivie de presque tous les anciens et de presque tous les modernes, juge cette omission intentionnelle : Dan ne serait pas nommé, parce que c’est une

τῶν ἐσφραγισμένων ἑχατὸν τεσσαράχοντα τέσσαρες χιλιάδες "ἐσφραγισμένοι ἐκ πασῆς ee ων PE 2). 5. 2x *oudrr Ἰούδα Dos: “ιλιάδες 2 be 2 de φυλῆς υἱῶν Too. 5 ἐχ ougs Ἰούδα δώδεχα χιλιάδες ἐσφραγισμένοι, ἐκ φυχῆς € 1Q * = \ > r S ᾿ τ Ῥουδὴν δώδεχα χιλιάδες", ἐκ φυλῆς lai δώδεχα “χιλιάδες 16 ἐκ φυλὴς ᾿Ασὴρ .9 RES -- LA = ΄ AE ὕει δώδεκα χιλιάδες, x φυλῆς Νεφθαλεὶν, δώδεχα χιλιάδες, x φυχῆὴς Μανασσὴ δώδεχα ἡ : : δ . \ . SE \ χιλιάδες, T. Ex φυλῆς Zuuewy δώδεκα “ιίλιάδες, ἐκ φυχῆς Mavet δώδεχα χιλιάδες,

' μὲν ὃς ϑ \ ΝΜ ΩΝ Ἄς , ne 9 SX 14 « s ; ἐχ. ous Ισσχχὰρ δώδεχα χιλιάδες, :8 Ex φυλὴς Zafoukur δώδεκα 'χιλιᾶδες, ἐκ RDS A "I 20 SAUCE red ss οὐλὴ Ba: + SE FN 7 EN CR F: de 2 ἣν ”: QUATSS 1099 COOEAA YUAUAOES, τὰ φυλῆς EVIAUEIN DUOOEKX χιλίχοςς Ξσφραγισμένοι.

tribu réprouvée, comme devant donner naissance à l’Antéchrist. Cette idée est due peut-être à une interprétation de Gen. xuix, 17 (Dan comparé à un serpent, à une vipère), ou au récit des méfaits de cette tribu au temps des Juges (/wd.'xvwmr). Toujours est-il que, dans le Testament de Dan, 5, une alliance semble être prédite ‘entre Dan et Béliar, et que dans le Talmud, #r. Schabbath, 66, Dan a son nom associé aux idées d'idolàtrie «et d'apostasie (v. Bousset, Antéchr. p. 112-suiv. et Swete, ad loc.). 7rénée (x, 80, 2) donne sous une forme plus précise cette tradition : « Jérémie... a manifesté la tribu d’où viendra l’Antéchrist (Jér. vi, 16 — Irénée n’a pas vu qu'il ne s'agit là que de la position géographique de Dan)..….et c'est pourquoi cette tribu n’est pas comptée dans l’Apocalypse avec celles qui sont sauvées. » Même interprétation chez Hippolyte (Antéchr. 14), And., Aréthas, Bède, etc. Notons pourtant que ce seraït trop dire : l’Antéchrist dût-il sortir de Dan, ce ne serait pas une raison pour qu'il n'y eüt un certain nombre de Danites convertis et sauvés. Il est possible : a) ou bien que cette omission soit accidentelle : Jean, qui ἃ distingué Manassé de Joseph, aurait sacrifié au hasard un des autres noms, pour faire exactement douze, en conservant 16 nom de Lévi, auquel ὦ} tenait; et alors l'opinion exégétique chrétienne, dont le premier témoin «est Irénée, et qui’est beaucoup plus claire que les passages juifs indiqués, ne serait fondée que sur cette ‘omission; Ὁ) ou bien cette opinion, -ou quelque autre semblable défavorable à Dan existait déjà au rer siècle, «et, à cause de cette croyance, pour une raison de symbolisme traditionnel, Jean ‘eût évité de le nommer. Ce pourrait être M uu signe qu'il ἃ utilisé ici une source juive. Maïs ἢ] ne faut pas en tirer trop de conséquences ; car l'attente d'un Antéchrist personnel lui paraît, dans tout le livre, absolument étrangère. :

ΤΙ faut remarquer en outre que Joseph est nommé à la place de son fils Ephraïm; l'énumération, dont l’ordre ne coïncide pas avec celui des listes de l'A. T., est faite M suivant un arrangement qui peut être suggéré en partie par l’ordre de naissance des « patriarches, en partie par la situation géographique des tribus, à partir du Nord, — la tribu de Juda, celle du Christ, étant cependant placée en tête (cfr. Sete, ad loc.).

B. Jean voit le sort spirituel de tous les élus, en cette vie et dans l'autre (vi, 9-17).

Inr. — Jean vient d'entendre que beaucoup de ses frères de race seront sauvés; maintenant il les voit, non pas seuls, mais perdus dans la foule innombrable des élus, où i ny a plus de distinction de Juifs et de gentils; peut-être cette foule est-elle conçue comme la postérité spirituelle d'Abraham (Swete), à cause ‘du lien des «deux & scènes. La page qui va suivre est une des plus belles du Nouveau Testament; elle égale À les Lettres aux sept églises, et soutient la comparaison avec le IVe Évangile, dont elle a beaucoup de traits; déjà elle fait présager les radieuses descriptions des ch. XXI- XXII. Cette scène a inspiré des œuvres d'art admirables comme l'x Adoration de « l'Agneau » des van Eyck, et elle reste une de celles que le chrétien ne saurait ac lasser de relire etde méditer, dans les peines et les anwiétés d’ici-bas. “En

Vülter, Vischer, Pfleiderer, Schmidt, attribuent 9-17 à un auteur secondaire :ou ἃ wn M

ra . Je nombre des marqués du sceau : cent quarante-quatre milliers marqués du sceau, de toute tribu des fils d'Israël : 5 de la tribu de Juda, douze milliers marqués du sceau, de la tribu de Ruben douze milliers, de la tribu de Gad douze milliers, 6. de la tribu d’Aser douze milliers, de la tribu de Nephthali douze milliers, de la tribu de Manassé douze milliers, 7. de la tribu de Siméon douze milliers, de la tribu de Lévi douze milhers, de la tribu d'issachar douze milliers, 8. de la tribu de Zabulon douze milliers, de la tribu de Joseph douze milliers, de la tribu de Benjamin douze milliers marqués du sceau.

rédacteur, comme une interpolation purement chrétienne faite dans un écrit juif ou Judéo-chrétien; Weyland, par contre, considère ces versets comme juifs (source x), et en supprime la mention de l'Agneau, 14 c, tandis qu'Erbes sépare 9-12 de 13-17 «et écarte tous les éléments juifs de ce chapitre. Spilta rattache ces versets à son Apocalypse primitive chrétienne, comme continuation du ch. VT, et, les combinant avec VIII, 1 et quelques passages de XXI-XXAT, il y voit la conclusion de cette Apocalypse. Toutes ces répartitions, possibles in abstracto, se heurtent malheureusement au profond caractère d'unité que révèle l'analyse exacte et minutieuse du livre; elles rnontrent seulement que l'œuvre de Jean est assez riche de matériaux pour qu'on püt y trouver la matière … de plusieurs Apocalypses moins complètes. La pensée y est d'une ampleur et d'une + complexité d'aspects à troubler beaucoup les amateurs d'unilatéralisme. — Joh. Weïss voit à l'œuvre, à travers tout le chapitre, la double main de Jean et d e son « éditeur ». C'est une suite de sa fausse conception exégétique. — De fait, comme Bousset l'a déjà observé, la tournure générale de la langue et du style, et certaines expressions caractéristiques (μετὰ ταῦτα εἶδον (χαὶ ἰδού), — ἐπὶ πᾶν δένδρον, — ἔχραξεν φωνῇ μεγάλῃ, — οἷς ἐδόθη αὐτοῖς, ὃν ἀριθμῆσαι αὐτόν, --- ἤχουσα τὸν ἀριθμόν, — χιλιάδες ἐσφραγισμένοι, — ἔθνους καὶ φυλῶν χτὰλ, --- ἑστῶτες... περιδεθχημένους, — les doxologies à sept membres, — les vêtements blancs, — καθ. ἐπὶ τῷ 0p6ve, — κύχλῳ τοῦ θοόνου, — ἔπεσαν ἐνώπιον τοῦ θρ. etc.), ratta- - chent, soit les deux morceaux du ch. VIT entre eux, soit le chapitre tout entier aux précédents et au corps du livre. À part les « états construits »(?) de VIT, 1-8, il n'y a, dans la syntaxe ni dans la construction, aucune particularité qui décèle une source transcrite, même pour celle première péricope (v. supra).

À. 9. μετὰ ταῦτα εἶδον, stéréot. — Au lieu de εἶδον καὶ... πολύς, on lit εἶδον ὄχλον πολύν À,

- boh., lat., syrE"; ἰδού omis NX. — αὐτόν, « hébraïsme » (Inr. c. x, $ II) omis And, rec. K.,

ὅν changé en καί dans A. — Remarquer les changements de nombre à φυλῶν κτλ. —

ἑστῶτες, accord ad sensum (ἑστῶτας rec. K, al; ἑστώτων -C-04, α 1573-38-2020, Orig.)

… coordonné avec l’accus. περιδεδλημένους (-vor N°, a5-P-025, al. Bed. Orig. Υἱοὶ. Vulg.)

et plus loïn le nomin. φοίνικες (-xus N, rec. K. Orig. Aréthas) : ἵντ. c. x, ἃ TT. Ces fluc-

tuations entre l’accusatif et le nominatif, mêlés dans plusieurs mms., s'expliquent sans doute par l’hésitation de 18 tradition textuelle entre εἶδον et ἰδού,

B. 9. ἐχ παντὸς ἔθνους «th, formule usuelle, v, 9; x1, 9; χη, 7; x1v, 6; χυπ, 15, c’est-àdire dans presque toutes les parties, signe d'unité de main (Int. ch. x, ὃ III). — « robes blanches » οἷν, vi, 11: τι, 4-5, ete. — φοίνικες, Οὗ", Léo. xx, 42; Il Æsd. xviu (vu), 45; ΤΊ Macc. x, 7; 1 Macc. xm, 51; surtout Joh. x11, 43. — Pour tout 16 morceau, cfr. xx1 et xxnr, les descriptions du bonheur céleste.

Ὁ. 9. La formule ψετὰ ταῦτα (τοῦτο) εἶδον (idoi) anmonce toujours l'apparition d'une nouvelle scène ou de nouveaux personnages, mais pas nécessairement un « acte » nouveau (οἷν. xu, 3 χαὶ ὥφθη ἄλλο σημεῖον). Ici, par exemple, la péricope qui commence est étroitement liée, non seulement aux chapitres 1v-v1, par l'identité de lieu et de

DES FL FRS Te ; » Ἂς + RUE rent L » δι OR pis Le. * ; or Pr DE) ΡΨ. ἜΡΩΣ SHARE PE ΤΥ τ

AS * 8 ἐᾷ Ξ

C. νι, 9. Μετὰ ταῦτα εἶδον, nat ἰδοὺ ὄχλος πολύς, "ὄν ἀριθμῆσαι "αὐτὸν οὐδεὶς ΝΠ >. « 5» 2 ὃ * ) - < \ À = τ } = ke 4 7

, ’ 2 ΄ * L2 £ , τ À sen PE ἢ

δ Ὁ s * - . € -Ὁ - À ταῖς χερσὶν αὐτῶν" 10. Kai “χράζουσιν φωνῇ μεγάλῃ λέγοντες. Ἢ σωτηρία τῷ θεῷ : + Ἔ: ᾿ so in = f \ = ΄ \ 4 e 3 x € , ἡμῶν τῷ καθημένῳ “Ent τῷ θρόνῳ χαὶ τῷ ἀρνίῳ. 11. Kai πάντες οἱ ἄγγελοι “eioréχεισαν ᾿χύχλῳ τοῦ θρόνου nai τῶν πρεσδυτέρων χαὶ τῶν τεσσάρων ζώων, χαὶ "ἔπεσαν

Auy, ἡ εὐλογία χαὶ ἡ δόξα nat ἡ σοφία ai ἡ Sen χαὶ “ἡ τιμὴ χαὶ ἡ δύναμις \ >

= 3 KL? f s χαὶ ἡ ἰσχὺς τῷ θεῷ ἡμῶν εἰς τοὺς αἰῶνας τῶν αἰώνων᾽ ἀμήν 13. Kai "ἀπεχρίθη εἷς ἐχ

décor, mais encore au morceau vu, 1-8. Cette « foule nombreuse », que Jean voit apparaître, s'oppose aux 144.000 Juifs dont il vient d'entendre parler; ceux-ci pouvaient encore se dénombrer, tandis que personne, fût-ce un Ange, ne s’avisera de chiffrer cette multitude totale des élus — car c’est ainsi qu’il faut entendre cette foule, d'après le v. 14, v. ad loc. — Les « palmes » la caractérisent comme un cortège triomphal, et rappellent la solennité des Tabernacles (ZLévitique), ou les célébrations de victoires dont parlent les livres des Macchabées, ou mieux encore les palmes qu'on agita devant Jésus lors de son entrée à Jérusalem, quand il fut acclamé Messie (Joh. x11, 13). Ce dernier rapprochement est même bien séduisant, si nous sommes obligés de croire, avec Joh. Weiss, que la grande foule est représentée en mouvement « (ἐρχόμενοι, v. 14), en défilé processionnel. Les vêtements blancs confirment cette idée de triomphe (v. Exc. xn1). Maïs quelles sont cette victoire et ces victorieux? Pour Tertullien (Scorpiace, 12), ce sont les vainqueurs de l’Antéchrist; pour André, ete., : aujourd’hui Bousset, Calmes, Joh. Weiss, les martyrs, déjà récompensés, du temps futur où la persécution aura pris un caractère universel. Joh. Weiss croit bien que, pour le premier auteur, c'étaient les chrétiens de la gentilité, distincts des 144.000 Juifs, qui, sur la terre même, s'avançaient en cortège au-devant de leur Roi céleste; mais l « éditeur » aurait changé le sens de la scène, et, à cause du blanc et des palmes, il eût compris la foule des martyrs glorifiés au ciel; c’est par mégarde qu'il aurait laissé subsister le v. 14, qui combat cette restriction aux martyrs. Il aurait donc modifié dans ce sens, d’après le modèle de xxr, 3-suiv. et xxn, 4-suiv. (Jérusalem céleste), la conception et le tableau de Jean d’Asie; il aurait représenté les martyrs, et eux seuls, comme admis dès l'heure de leur mort en présence de Dieu, pour lui servir de prêtres au ciel. Mais cette théorie est complètement artificielle, et repose uniquement sur la fausse interprétation, que Joh. Weïss prête à l’ « éditeur », des. symboles de « robes blanches » et de « victoire ». À Que faut-il donc admettre ? IL est exact que les « vêtements blancs » ne désignaient à pas le martyre originairement (Exc. xu). Ils ont les deux sens de « pureté » et de“ « victoire », — de victoire en général sur le monde, avec ou sans martyre, et ce sont “ deux aspects que l’on ne saurait séparer. Quant aux « palmes », elles sont devenues plus tard, il est vrai, l'emblème iconographique du martyre; mais rien v'indique que leur signification ait été si restreinte à cette époque primitive. Inutile de citer tous les passages d'auteurs profanes qui en établissent le sens incontesté : c'est toujours la joie de la victoire, le triomphe à l'arrivée d’un général, d'un roi, ou dans l'Évangile, de Jésus reçu comme Messie. Le mot σκηνώσει du v. 15 est peut-être ἣν une allusion à la fête des Tabernacles dont le symbolisme dominerait toute cette scène; ou bien encore à la « Schekinah » : Ἰ2 — σχηνόυν. Mais pourquoi se passe-t-ellem au ciel, quand ce qui l’a précédée, l'impression du sceau, a dû se faire sur la terre Cette localisation n’est encore qu'un symbole, l'explication des versets suivants va

Le : . . à . .

… GC. vi. 9. Après ces choses je vis; et voici une foule nombreuse, que

οἱ langues, se tenant debout en face du trône et en face de l’Agneau, enveloppés de robes blanches, et des palmes dans leurs mains. 40. Et ils crient d'une grande voix, disant : « Le salut [est, ou revienne] à notre

… Dieu, qui est assis sur le trône, et à l’Agneau! ». 11. Et tous les Anges se è tenaient debout autour du trône, et des Vieillards et des Quatre Animaux, ï et 115 tombèrent en face du trône sur leurs visages, et ils se prosternèrent …. devant Dieu, 12. disant : « Amen! La bénédiction, la gloire, la sagesse, l'action de grâces, l'honneur, la puissance et la force à notre Dieu, dans

les siècles des siècles! Amen ». 13. Et l’un des Vicillards prit la parole,

l'établir. Saint Jean représente sous la forme d’une procession continue vers le ciel

(ἐρχόμενοι), et d'une liturgie célébrée au ciel (λατρεύουσιν, v. 15), la vie des ‘élus qui,

᾿ au milieu des calamités extérieures, marchent à la récompense éternelle, et dont l'âme, en quelque sorte, est déjà établie au ciel, grâce aux arrhes de la joie et du triomphe qu’elle possède, pour y louer Dieu en compagnie des Bienheureux. Déjà | saint Paul disait aux Philippiens : « Notre vie de citoyens est au ciel » (PAül. ur, 20). ï Swete dit avec une parfaite justesse : « Life before the throne of God is life wherever

À Les derniers versets décriront leur sort futur, dans la béatitude consommée, après

la mort et le jugement (15c-17). La même conception se retrouvera aux chapitres

ἢ XIV, XV, et xx; elle transparaissait déjà dans les Lettres. Il y a deux idées, en relation étroite d’ailleurs l'une avec l’autre, maïs non dualité de mains. εν

À. B. 10. Pour χράζουσιν, présent qui répond bien au caractère actuel, intemporei (timeless, Su ete), de la scène, on lit ἔχραζον (1073, oulg., Cypr., Prim., arm.) ou

| χράζοντες (And., Aréthas, boh.) — ἐπὶ τοῦ 09, N°, Q, al. (Enr. ch. x, ὃ II) — ἡ σωτηρία

A Cru 10; x1x, 1; Ps, πὶ, 9: AYANT ΠῚ.

“.O α. 10. Ces fidèles attribuent à Dieu et à l'Agneau, éndivisiblement, leur salut ἧς consommé ou en expectative. Dieu est appelé « Sauveur » par saint Paul, Tim. 4101); ᾿ ce nest pas l’empereur, dit Swete, qui mérite le nom de Σωτήρ qui lui donnait alors

la flatterie. Cette exclamation se rapproche de l’ « Hosannah » de Jon. XII, 13, δα qui confirme assez notre exégèse. Origène (Sch. xxx) a très bien vu qu'il ne s’agit pas ici des seuls martyrs; cette foule est sortie de la θλῖψις μεγάλη « par le martyr et la confession », mais δήλον ὅτι χαὶ τῶν ἄλλων περιστάσεων τῶν διὰ Χριστόν, ἃς ἐπάγουσιν τοῖς Ἰησοῦ μαθηταῖς οἱ πονηροὶ ἄνθρωποί τε nai δαίμονες. Car tous ceux qui suivent Jésus ont à souffrir la persécution (saint Paul, II Z'êm. τι, 12) et à en sorlir vainqueurs. ——— À. B. 6.11. Κύχλῳ τοῦ θρ. Cfr. τν, 6. — ἔπεσον pour ἔπεσαν, comme v, 8; ἔπεσαν

AA, Cr. τν, 10; χι, 16. « Voyez, dit André, il se fait une unique église des Anges et .

des hommes ».

diffèrent un peu de ceux de toutes les autres; mais ils se retrouvent un à un dans

diverses doxologies bibliques. — ἀμήν, comme 1, 7; v, 14: xix, 4. — L'armée des Anges

célèbre la Rédemption.

À. Β. C. 13. ἀποχρίνεσθαι, au sens de « prendre la parole » (5) est employé

dans lès LXX et dans les Évangiles. Dans cette question (οἷν. IV £Esd. We Et

modèles dans Zach. 1v, 2, 5) il ne faut voir aucun symbolisme spécial; mais elle sert APOCALYPSE DE SAINT JEAN. 7

personne ne pouvait compter, de toute nation, et de [toutes] tribus, peuples :

; spent, if it is dominated by a joyous consciousness of the Divine presence and glory ». …

À. B. GC. 12. καὶ ἣ σοφία manque dans À, mais ces mots sont certainement authentiques, car la doxologie est encore septuple. Les termes, sans raison apparente,

re

de leur constance comme de tout autre acte de vertu surnaturelle; il ne faut jamais

= A] L τῶν Tocoburépuy λέγων por Οὗτοι οἱ περιθεόλημένοι τὰς στολὰς τὰς λευχὰς τίνες - Le Ὡς ᾿, γι À εἰ .

εἰσὶν χαὶ πόθεν ἦλθον: 14. Kai "εἴρηχα adro' Κύριέ μου, où οἶδας. Kai εἶπέν por ss ξ Δ 2, τ “ὦ Οὗτοί εἰσιν οἱ "ἐρχόμενοι Ex τῆς θλίψεως τῆς μεγάλης, χαὶ ἔπλυναν τὰς στολὰς αὐτῶν \ Γ᾽ ΝΡ»: " = “ EVE : 7 45 Δ \ SEAT; Rd 4 4 Es [ χαὶ ἐλεύχαναν αὐτὰς ἐν τῷ αἵματι τοῦ ἀρνίου. 15. Διὰ τοῦτό ‘eloiy ἐνώπιον τοῦ θρόνου τοῦ θεοῦ, χαὶ "λατρεύουσιν αὐτῷ ἡμέρας χαὶ νυχτὸς ἐν τῷ ναῷ αὐτοῦ, καὶ ὁ χαθήμενος " \ Εν Γ * , " Ἵ " 7 Οἱ Ἂ, ! ΕΣ ἠδὲ ΄Ν LA ko ἐπὶ τοῦ θρόνου ᾿σχηνώσει ἐπ αὐτούς. 46. OÙ πεινάσουσιν ᾿ἔτι οὐδὲ διψήσουσιν “ἔτι, ἣν HO x , , ) , \ CT | k ox - * - el ΧΙ 7 SR ἘΚ ΤΟ » οὐδὲ μὴ πέσῃ ἐπ᾿ αὐτοὺς ὁ ἥλιος "οὐδὲ πᾶν ᾿χαῦμα, 11. ὅτι τὸ ἀρνίον τὸ ἀνὰ μέσον

ΔῊΝ - 9 * \ τῶ \ ε =. F2 τοῦ θρόνου "ποιμανεῖ αὐτοὺς χαὶ ᾿δδηγήσει αὐτοὺς ἐπὶ ζωῆς πηγὰς ὑδάτων᾽ nai ἐξαλείψει ὁ θεὸς πᾶν δάχρυον Ex τῶν ὀφθαλμῶν αὐτῶν.

à dramatiser le récit, et à montrer l'intérêt que les plus hautes créatures angéliques portent à l'humanité rachetée.

— A. B. 14. εἴρηχα (rec. K., al. εἶπον) est authentique et employé intentionnellement, pour rendre la scène plus présente : « Et [alors] je lui αἱ dit.. » (Bousset, Swete. ἵντ, ὁ. x, ὃ III) — ἀπό pour ἐκ (A) — à θλῖψις à μεγάλη, cfr. 1, 22 Mat. κχιν, 21, et parall., et pour le sens, θλῖψις de 1, 9, et πειρασμός de vu, 10. — « le sang de l’Agneau », οἷν. χα, 1. — Bien noter que ἐρχόμενοι est au présent, et que, si l’auteur avait

voulu parler d'une arrivée qui ne fût pas continuée sous ses yeux, il aurait écrit

ἐλθόντες ; car il use volontiers du participe aoriste.

C. 14. Puisque saint Jean appelle ce Vieillard « xipæ », c'est qu'il n’est pas un simple représentant de l’Église terrestre (v. au c. 1v). — On entend généralement, à cause de Mat., la « Grande Tribulation » des dernières persécutions, du temps de l’Antéchrist, etc. Passe, pourvu qu'on se souvienne que les « novissima tempora », ainsi que l’action de l’Antéchrist, coïncident avec toute la vie de l'Église (Enr. ὁ. νπιx, et comment. de xxi-xxni). Ceux qui « en viennent » — ce participe présent est très significatif! — sont, pour la plupart des commentateurs, des martyrs. (Bousset, Calmes, Joh. Weiss pour l « éditeur », etc.). Mais Æoltzmann a fort bien vu que les termes mêmes de ce verset étendent la signification à tous les pécheurs convertis; et Beatus avait déjà tranché péremptoirement la question : « Non, ut aliqui putant, martyres soli sunt, sed omnis ecclesia; non enim » in sanguine suo « lavari dixit, sed in sanguine Agni » (cité par Swete; οἷν. Orig. supra). Si, xu, 41, la victoire des martyrs est attribuée au sang de l'Agneau, c’est que la mort de Jésus est la cause

restreindre le sens d'expressions si générales quand le contexte n’y oblige pas, ce qui. n’est point le cas ici.

- À. B. 15. Remarquer soigneusement les présents εἰσιν, λατρεύουσιν, qui se δ᾿ lisent partout, et sont partout suivis du futur σκηνώσει (γινώσχει, seulement Νὴ). — 4 λατρεύουσιν, οἷν". xx, ὃ; pour l'idée, 1, 6; v, 10; xx, 6. — σχηνοῦν rend l'héb. 12 dans à les LXX; c'est un mot exclusivement johannique dans le N. T. Joh. 1, 14; Apoc., * encore χα, 42; ΧΙΠ, 6; XXI, 3; d’après x et χπὶ, il ne peut signifier une habitation dE temporaire (vid. ad loc). — « Nuit et jour », comme les Animaux, 1v, 8. rs

C. 15. La félicité de cette foule revêt une forme liturgique, dont le modèle, observe Holizmann, pourrait être le service du Temple (ἐν τῷ νάῳ) où résidait la « Schekinah »; de là le mot σχηνώσει, pour signifier la présence de Dieu comme au Saint des Saints, avec allusion possible à la fête des Tabernacles (Swete). Le « temple de Dieu », c'est aussi, dit André, toute créature renouvelée par le Saint-Esprit, en laquelle Dieu fait sa demeure. « Nuit et jour », avec ce commentateur, pourrait se prendre simplement au sens figuré (comme 1v, 8), pour signifier que les louanges sont ininterrompues. Mais on pourrait observer que, dans les chapitres xx1-xxn, qui offrent tant

me disant : « Ceux-ci, qui sont enveloppés dans les robes blanches, qui sont-ils, et d'où sont-ils venus? » 14. Et je Lui ai dit : « Mon seigneur, toi, tu le sais ». Et il me dit : « Ceux-ci sont ceux qui viennent de la Grande Tribulation, et ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l’Agneau. 15. À cause de cela, ils sont en face du trône de Dieu, et ils lui rendent leur culte de jour et de nuit dans son temple, et Celui qui est assis sur le trône étendra sa tente sur eux. 16. Ils n’auront plus faim et ils n'auront plus soif, et jamais ne tombera sur eux le soleil ni aucune ardeur brûlante, 17. parce que l’Agneau qui est au milieu du trône sera leur berger, et les guidera vers les sources des eaux de la vie; et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux ».

d’analogies avec ce morceau, il est dit formellement qu’il n’y a plus de temple (xxr, 22), ni de nuit (xxr, 25; xx, 5). N'y aurait-il donc pas là un contraste voulu avec la scène présente ἡ C'est que là il s’agit de la vue future, ici de la « vie éternelle », comme dirait le 4 Évangile, de la vie surnaturelle sans distinction de ses deux phases de grâce et de gloire. Quand tout sera consommé, il n’y aura plus lieu à intercession, plus d’autel, plus de sacrifice, plus d’alternance de lumière et d'ombre, tandis que dans l’état présent de la vie sanctifiée, que figurent cette procession et cette liturgie, la prière des Anges et des bienheureux déjà couronnés se fond, pour ainsi dire, avec celles de la terre, où le jour et la nuït se combattent.

À la fin du verset, les verbes passent au futur, pour y demeurer, dans tous les meilleurs témoins. « The vision becomes a prediction » (Swete). Cela n'indique pas, comme le prétend Calmes, que tout le tableau regarde l'avenir; mais le changement est intentionnel, ef très significatif (Ixr. c. x, ὃ III). Les verbes au présent se rapportent à l'état intérieur des fidèles, commencé dès ici-bas; le passage au futur, accentué encore par les deux οὐ... ἔτι du verset suivant, montre que la vision du bonheur intime actuel s’épanouit en une prophétie de la vie bienheureuse dont jouiront les élus, après la mort et le jugement; il y a succession ou mélange, comme ailleurs, des ἃ εἰσίν avec les ἃ μέλλει γίνεσθα: μετὰ ταῦτα. | À. Β. C. 16. ἔτι! omis N, quelques And. » af, oulo., syr., boh.; ἔτι3 dans quelques mss. grecs différents des précédents, 2, Eh: ainsi τν bohaïrique scale omet les deux. — καῦμα, synonyme de χαύσων, nom du sirocco. La nature des biens promis, opposés à la famine, à la soif, à la sécheresse du désert, éveille des réminiscences de l’Exode (Jo. Weiss). Le style est tout à fait « johannique », comme au verset suivant; Joh. tv, 14; vi, 35; vi, 37; et Ps. χχπι, 2; 715. xxv, 8; xuix, 10. Le double ἔτι, avec les futurs, montre assez qu’il s'agit de l'avenir : « Et [alors] ils n’auront plus faim, etc.» Ὁ

---- Δ. 17. ποιμαίνει pour ποιμανεῖ, et ὁδηγεῖ pour ὁδηγήσει rec. K (sauf Q), quelques And., Orig.; mais tous ont le futur ἐξαλείψει (ἐξελεῖ, qqs. And). — ἀνὰ μέσον veut dire ici, non pas « entre », sens habituel, mais « au milieu de », comme ἐν μέσῳ.

B. ἃ. 17. ποιμανεῖ, οἷν. Joh. x, &, et Apoc. χιν, #, pour le sens, quoiqu'il s'agisse là de la vie spirituelle sur terre; mais, comme dit Swete, « the Divine shepherding and guidance of men belongs to the future as well as to the present life, and in the - future only meets with a full response ». Le titre de « pasteur » était donné à Jahweh το (xx), 1-Suiv., Ps ὙΧΧΙΣ (ὑχχχ), 1; 15. xz, 11; Fzech. xxx, 23 Eaième image s'applique ailleurs au Messie, π, 25; x11, 5; χιχ, 15, maïs dans un tout autre ‘sens, inspiré du Ps. τι, 9, celui de la domination sur ses ennemis. — « Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux », assurément dans la seule vie future, οἷν. 75.

ï Ἐς τῷ τῶ ὁ 4 τ ΣῊΝ s L - CA n PE L'un rs. D SR er 100 | APOCALYPSE DE SAINT JEAN. ὁ 6Ὸ6

ÉPOSE x + EVE LR

2 xxv, 8. Ces figures si douces et si pénétrantes reparaîtront dans les deux derniers chapitres. C’est une image hardie et admirable, que celle de ᾿᾿ « Agneau » qui devient 4 «berger ». L'Agneau est un berger-roi, il a pris possession du trône de Dieu (ἀνὰ # | μέσον τοῦ 0p.), ce qui était déjà supposé par les doxologies du ch. v. — Les « eaux À τὸς de la vie » (grâce et gloire, habitation du Saint-Esprit) sont une image babylonienne, À égyptienne, et également biblique; Dieu est « la fontaine de vie » Ps. xxxv (xxxvi),

Fe: 40; elle est surtout johannique, Joh. 1v, 10, 12, 14; γι, 88 et suiv., Apoc. ΧΑ 6 ΠῚ en 17.

Le

ὡς ( | 5° Rupture du 7° et dernier sceau (vin, 1).

᾿ Inr. — Ze livre se trouvant désormais ouvert, l'exécution de ses décrets pa pouvoir Ê commencer en détail. Aucun critique ne sépare ce verset du corps des chap. VI et VII;

ς: mais Spitta le place avant VIT, 9-suiv. qui commence pour lui la description du bon- __ heur céleste, fin d'une apocalypse.

-ὖνν ; C K ET CRAN ΞΣ es ΤΣ ΣΌΝ CAN AE D DATA ᾿ 723 = " ἘΞ 3 Ὁ. war. 1. [Καὶ ᾿ὁτε ἤνοιξεν τὴν σφραγῖδα τὴν εθδομην, ἐγένετο σιγὴ εν τῷ οὐρανῷ

ξ C. vus. 1. Et lorsqu'il eut ouvert le septième sceau, il se fit un silence au ciel comme [d’| une demi-heure.

A-B 1.— ὅτε de N, Q, P, Orig. And., Aréthas, tous les minuscules, est à préférer, avec Bousset, à ὅταν de A, C (Tisch., W-H, Nestle, Soden), parce que ὅταν, dans

ν TEEN .

l'Apoc., gouverne régulièrement le subjonctif. — ἡμιώρον, hap. leg. (Int. ὁ. χ, I) dans À, C, est admis de Tisch. W-H, Nesile, Swete; ailleurs, ἡμιώριον, forme correcte, + mais peut-être corrigée. — On peut comparer, si l'on veut, avec Bousset, le silence

de Daniel après le songe de Nabuchodonosor (Dan. 1v, 6 ὥραν μίαν Théodotion). α. 1. Ce silence impressionnant marque l'attente anxieuse des créatures les plus

x __ hautes etles plus spirituelles, pendant que le Livre des destinées, maintenant descellé, & se déroule. Cet effet dramatique ne se juge bien que si l’on admet la théorie de Zahn | (Supra, Exc. xvu). Il ne faut donc pas voir dans ce silence l'incertitude du Deuxième τς Avènement, non plus qu'un bref intervalle de repos pour l’Église après l’Antéchrist ἡ (And., Bède, Albert, médiévaux), ou le commencement de l'éternité, avec Vict. et de

vieux auteurs qui appliquaient ici la « récapitulation ». L'ouverture du 7° sceau n’a rien terminé; au contraire, elle donne au jugement la faculté de commencer. C'est pourquoi elle n’est pas suivie d’une vision propre, comme les précédentes : c'est tout l'ensemble de l’Apocalypse, et d'abord les calamités des trompettes, qui va sortir en quelque sorte de ce dernier sceau rompu. Il ne faut pas dire ici que « notre attente est déçue », si notre attente est éclairée par une exacte conception du plan de l’auteur.

VRP Te αμοτςπο

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