B. VISIONS DES SEPT TROMPETTES
VII, 2-x1, 18,
Inr. — Désormais Jean, d'une manière prophétiaue, va voir s'exécuter effectivement
les décrets du Livre scellé sur l’ensemble de l'Univers, mais principalement sur le
monde ennemi de Dieu. Au point où nous en sommes, les agents divins, sous la double forme de cavaliers rangés devant le Trône, ou d'une meute de vents tenus en laisse par des Anges, nie teen encore immobiles, dans l'attente, et, pour ainsi dire, sous pression. Mais le Livre est déroulé, les décrets en deviennent exécutoires, et le signal
va leur être donné de s'élancer sur leur champ de carnage, par Sept Trompettes dont la dernière sonne la fin du monde. Quand les fléaux's crane ils auront changé :
de forme symbolique; il ne sera plus question de chevaux ni de vents, mais de signes cosmiques, de chutes d'étoiles (159-48 trompettes), de sauterelles fantastiques (5° trompette), d'une armée diabolique de deux cents millions de cavaliers (6° trompette); transformations moins étranges pour l'imagination orientale que pour notre goût d'Européens logiques. Dans les visions de Jean, ces diverses figures se remplacent comme des mots synonymes dans une phrase; le procédé peut s’étudier sur le vif, dans l'exemple typique du chapitre XIV, 18-20? (v. ad loc.).
On peut relever dans la vision des Trompettes assez de traits pour établir l'iden-
tité foncière des fléaux décrits là avec ceux que le Prophète avait vus se préparer au
ciel. δὲ les calamités des 4 premières trompettes rappellent d'abord les plaies d'Egypte, cependant à la 1e (VIII, 7), la destruction des végétaux fait naturellement penser à la famine qui doit s'ensuivre (3e cavalier). Les eaux changées en absinthe, à la 88,
qui font mourir les hommes par leur amertume, ne sont pas sans rapport avec le