‹ L'ApocalypseChapitre 157 sur 239 · L AT · texte numérisé non relu

L AT

pions de la terre. 4. Et il leur fut dit qu’elles ne nuisissent pas à l'herbe

… de la terre, ni à aucune verdure ni à aucun arbre, mais seulement à tous

- les hommes qui n’ont pas le sceau de Dieu sur les fronts. 5. Et il leur fut - donné de ne pas les tuer, mais qu'ils fussent tourmentés cinq mois; et leur tourment [est] comme un tourment de scorpion, lorsqu'il vient à piquer un homme. 6. Et en ces jours-là, les hommes chercheront la mort, et 1] leur sera impossible de la trouver, et ils désireront mourir, et la mort s'enfuit d'eux. 7. Et les apparences de ces sauterelles [sont] pareils (sic) à des chevaux qui ont été préparés pour la guerre, et sur leurs têtes, [il y al comme des couronnes pareilles à de l'or, et leurs visages [sont] comme des

raître, Mat. xvi, 22 et Luc xx1, 28; εὕρωσιν dans À et «3-P-025. — Pour φεύγει, Orig.,

And, la rec. X. ont φεύξεται. C’est un présent dramatique, ou bien Jean exprime un fait

continu dans l'histoire humaine. L'âme, empoisonnée de peines secrètes envoyées

par l'enfer à la suite du péché, appelle la mort et ne la trouve pas; la pensée et l'expression sont familières aux poètes bibliques et profanes, cfr. Joh. vin, 3, etc.

Il est bien superflu d'amener ici avec Poll l'idée des gardiens des enfers (Centaures

ou hommes-scorpions), qui peuvent en interdire l'entrée.

À. B. 7. Ὁμοίωμα; qui, dans Æzéch. 1, 16; x, 21, traduit NAT, cfr. Rom. 1, 23; vint, 8; Phil. 11, 7, etc., signifierait ici, d’après PBousset « Gleichgestalt » ou « die Gestalt, insofern sie einer andern gleich ist » ; le masc. ὅμοιοι (ὅμοια N, al; ὁμοίωμα Orie., ὁμοιώματα À, al.) est une des fautes ordinaires de l’Apoc. (Int. ὁ. v, $ II). — On attendrait plutôt le génitif après ἐπί; mais, à l'époque, l'emploi des trois cas n'était plus très distinct après ἐπί local (Moulton, p. 174). — Description inspirée en partie de Joël,

| 11, 4-Suiv.

G. 7. Il y a des gens qui trouvent une grossière ressemblance entre la sauterelle et le cheval (cfr., après Æoltzm., l'allemand « Heupferd », ou l'italien « cavaletta », et un dicton arabe rapporté par Niebubhr et cité par plusieurs commentateurs : « La sauterelle ressemble, pour la tête, au cheval, pour le poitrail au lion, pour les pattes au chameau, pour le corps au serpent, pour les antennes aux cheveux de la vierge »). Mais c'est surtout ici qu'on peut se rappeler les « centaures », à cause du visage d'homme, et aussi de la « couronne »; le Sagittaire de l'astrologie grecque était διαδηματοφόρος (Boll). ᾿

À. B. 8. εἶχαν, δ, À (Int. c. v, 8 II; Soden veut εἶχον) — « dents de lion »

οἷν, Joël 1, 6, où ce n'est qu'une métaphore poétique.

G. 8. Poll (p. 70), rappelle que dans Ælien, Traité sur les Animaux, les centaures sont caractérisés par des βαθεῖαι τρίχες; le Sagittaire ἃ parfois aussi une longue chevelure, et d’autres traits féminins, jusque dans des représentations de la Renaïssance. Pour André, c'est un symbole de la volupté.

A. α. 9. Le premier θώραχας ne peut signifier que « poitrines » (Prim. : « péctora »), par une espèce de jeu de mots. C’est pour André le symbole de la dureté de cœur des démons. Malgré leur aspect terrible, et leurs rapports presque évident avec les centaures, il ne faudrait pas, avec certains auteurs, parler des « dimensions extraordinaires » 'de ces sauterelles; l’auteur n'en souffle mot, et d’ailleurs tout le

contexte et le symbolisme entraïnent un contraste entre leur petitesse, qui pourrait .

| les faire mépriser, et leur nombre énorme, les cuisantes douleurs qu'elles causent,

| la dureté de leur cuirasse qui empêche de détruire ces minuscules ennemis: c’est quelque chose de mesquin et de terrifiant à la fois, qui s'attaque aux hommes ennemis de Dieu comme d’insupportables nuées d'insectes.

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Je ον NRC MR Υ τὰ Ne ei RCA Li RATE A ἴδῃ fi É da

He ux ! 2 Ἢ AE re sa 2 f / NES , € χαὶ τὰ πρόσωπα αὐτῶν ὡς πρόσωπα ἀνθρώπων. 8. Kai "εἶχαν τρίχας ὡς τρίχας

γυναιχῶν, χαὶ οἱ ὀδόντες αὐτῶν ὡς λεόντων ἦσαν, 9. Καὶ εἶχον ᾿θώραχας ὡς "θώραχας + A \ + -" ς À σιδηροῦς, χαὶ ἣ φωνὴ τῶν πτερύγων αὐτῶν ὡς φωνὴ ἁρμάτων ἵππων πολλῶν τρεχόν- > ! \ kxy CID € , UE τῶν εἰς πόλεμον. 10. Καὶ ᾿ἔχουσιν οὐρὰς ὁμοίας σχορπίοις χαὶ χέντρα, χαὶ ἐν ταῖς ᾽ ἐν εν τα Dre / rer 20 ἘΠῚ À 3 , We , Δ" οὐραῖς αὐτῶν ἡ ἐξουσία αὐτῶν ἀδιχῆσαι τοὺς ἀνθρώπους μῆνας πέντε. 11. "Ἔχουσιν - 7 x » ΡῈ 2 Ἄν MES ..

ἐπ᾿ αὐτῶν βασι)έα τὸν ἄγγελον τῆς ἀθύσσου, “ὄνομα αὐτῷ Efoaiort “’Abaddwy, ai - Le Y ε ἐν τὴ Ελληνικὴ ὄνομα ἔχει "᾿Απολλύων.

xt € ΄ ως Ἃ : x) 5 x ι ΑΝ 12. "Ἢ οὐαὶ ἡ υἱὰ ἀπῆλθεν᾽ ἰδοὺ- "ἔρχεται ἔτι δυὸ οὐαὶ μετὰ ταῦτα.

—— A. B. 10. Ἔχουσιν (And. eïyov), changement de temps, comme au v. 6, pour les même raisons peut-être. — χεντρα : Cfr. I Cor. xv, 16.

G. 10. « L'aiguillon de la mort est le péché », disait Saint Paul, Loc. cit. Swete, qui rappelle ce texte, donne du tout une interprétation bien suggestive, quoique partielle : « As to the general sense the locusts of the Abyss may represent to us memories of the past brought home at times of Divine visitations, which hurt by recalling forgotten sins. »

————— A. B. 11. Encore ἔχουσιν présent; rec. Καὶ ἔχουσαι, ailleurs ἔχοντες, εἶχον, « habebant ». — ὄνομα αὐτῷ xt, rappelle la proposition nominale hébraïque (TAN nv) cfr. Joh. 1, 6 ἄνομα αὐτῷ Ἰωάννης; ᾧ préposé N, af., vulg.; And : αὐτοῦ. --- ViTan (LXX ἀπώλεια, perditio, « haguel » en éthiopien) Ps. Sal. xiv, Asc. Is. x, Apoc. Abraham.

xx, etc., signifiait d’abord la destruction au Shéol, puis, chez les rabbins, la partie

la plus profonde du Shéol; il est ici personnifié, comme L’ « Hadès » au ch. vi, 8, comme « la Mort et l'Hadès » xx, 14, mais l'était déjà Job. xxvi, 6; xxvinr, 22. — « Abîme » (qui est lui-même « Abaddon » ou « haguel »), Men. éth. x, xvim, xc;

Ap. Abraham ΧΧΙ, Élie hébreu et copte, etc.

G. 11. Ce verset achève de démontrer que les sauterelles sont des démons, ou du moins des œuvres de l'esprit diabolique. Cet « Ange de l’Abîme » qui est leur roi peut bien être, à notre avis, malgré Bousset, le même que l'étoile tombée du v. 1; Satan, ayant reçu le pouvoir de déchaîner ses troupes infernales (ouverture du puits de l’'Abime) se met à leur tête pour tourmenter les pécheurs, dès avant leur mort, par les peines morales et le désespoir. Jean a traduit Abaddon en grec, et il est possible qu'il l'ait fait à cause de la paronymie αἀ᾽ ᾿Απολλύων avec Apollon. Ce dieu faisait souvent du mal avec son arc, et déjà les Grecs, comme le note Joh. Weiss,

rapprochaient ᾿Ἀπόλλων du verbe ἀπόλλυμι (Eschyle, Agamemnon); ce prophète aurait

donc fait un jeu de mots sarcastique sur le nom d'un des dieux les plus vénérés du paganisme; mais le rapport ne va pas plus loin, à moins qu’on ne veuille rapprocher l'arc d'Apollon de celui des centaures et de l’aiguillon des scorpions. Cfr. Gunkel, Sch.

p. 217-suiv., Verst, p. 52; Gressmann, Ὁ. 188. Celui-ci rappelle que les LXX, dans

Amos vu, 1, ont introduit Gog parmi les sauterelles, comme leur roi : καὶ ἰδοὺ βρύχος εἷς Γὼγ 6 βασιλεύς; ce qui tend à faire supposer que les sauterelles étaient déjà, dans quelque tradition eschatologique, identifiées à l'ennemi mythique du Nord (voir au ch. xx).

— A. B. 12. ἔρχεται, construction pindarique (Inr, ὁ. x, ὃ II). — Pour μία — πρώτη (Int. c. x, ὃ Π|, οἷν. Mc. xvi, 2 et parallèles : τὴ μίᾳ τῶν σαδδάτων. — οὐαί au féminin, v. supra, en tête de la péricope, et ἵντ. ὁ. x, ὃ IT. — Le v. 12, pour Spitta et Erbes, est du dernier rédacteur.

G. 12. La « malédiction » est personnifiée, à moins que, avec ‘Bousset, on ne veuille sous-entendre quelque mot féminin comme θλῖψις. Remarquer la solennité de l'avertissement. Les démons n’ont encore tourmenté que les âmes des hommes; ils vont maintenant déchaîner contre eux les massacres d’une guerre d'extermination.

- des thorax comme des cuirasses en fer, et la voix de leurs ailes [était] . comme une voix de chars aux nombreux chevaux courant en guerre. 10. Et elles ont des queues pareilles à des scorpions, et des aiguillons, et dans leurs queues [est] leur pouvoir de nuire aux hommes cinq mois. 11. Elles ont au-dessus d'elles [comme] roi l’Ange de l’'Abime; son nom en hébreu est Abaddon, et dans la [langue] grecque il ἃ nom Apollyon.

12. Le « Malheur! » premier a passé; voici qu'il vient deux « Malheur! » après ces choses.

5° Sirième trompette. Anlithèse : la deuxième malédiction, qui extermine

le tiers de l'humanité, avec, en face, le triomphe des témoins du Christ (x, 15-χι, 14).

Inr. — On peut voir dans cette section une nouvelle forme de l'antithèse rencontrée …au 6° sceau, parce que nous sommes encore arrivés à un sixième moment (INT. ©. vi). | Entre les deux tableaux se trouve intercalé le ch. X, (qui est d'une très grande importance), comme VII, 1-3 l'a été entre VI, 12-17 et VIT, 4-17, et comme VIIT, 2-6 entre les Sceaux et les Trompettes.

a. Deuxième malédiction : le carnage de la cavalerie infernale (1x, 13-21).

Inr. — Ce fléau présente un grand parallélisme de détails avec le précédent; mais . le sens en est tout autre, et tant de similitudes prouvent uniquement l'unité d'inspiration ei de main. Les cavaliers, contre Boll et d'autres, ne sont pas une simple répétition des sauterelles. La langue accumule les fautes ordinaires du livre. Tous les critiques rattachent ce morceau à la méme source que les « Sauterelles », si ce n’est que Weyland attribue le ν. 18 à l'éditeur chrétien et, que Spitta trouve une élaboration du temps de Trajan aux ον. 14 et 15, transposant à la fin la première partie de ce dernier.

Tout le tableau, nous le verrons, a des rapports multiples avec diverses parties du livre : signe d'unité.

À. B. 13. φωνῆς N°, al; — μίαν, pour τινα ([nr. c. x, ὃ II) — τεσσάρων omis N°, À, al am, fuld, syr, boh, eth, τῶν τεσσ. κερ. omis 0505-78-1948. — τοῦ χρυσοῦ omis 0505-14-69, 0603-92-61, arm. Au lieu de χερ. τοῦ θυσ. τοῦ yo., on ἃ ζώων τῶν ἑστώτων a«501-37-499, — « L'autel d’or » οἷν. vint, 8.

G. 13. C'est l'autel lui-même qui prend la parole; il semble que ce soït une personnilication des prières des saints qui y ont été offertes (vit, 3-suiv.), et qui atteignent maintenant un de leurs résultats; car cette plaie est la principale de toutes. | A. B. 14. λέγοντα N°, À, v. Inr. c. x, ὃ Il; apposition, accord ad sensum (Ὁ),

ou plutôt solécisme; ailleurs λέγων (rec. ΚΑ), λέγοντος (Q, Aréthas, Orig., al.), λέγουσαν | (x3-P-025, Av20-r1-1", al.), λεγούσης (And., N° qui ἃ φωνῆς), corrections. — Pour ὁ ἔχων, | solécisme, car ici on ne peut guère y voir une parenthèse (voir analogies hellénistiques dans les signalements, Moulion, p. 107) on rencontre les corrections τῷ λέγοντι, ὃς εἶχεν; — τέσσαρες (pour τέσσαρας), leçon de Ν; «404-87-412 (Inr. c. x, ὃ II), recommandée par Moulton, p. 104. — « Les 4 Anges » cfr. vi, 1; — L’'Euphrate, cfr. xvi, 12 et ἤδη. éth. ri, 5 (les Parthes).

C. 1x. 13. Καὶ ὁ ἕχτος ἄγγελος ἐσάλπισεν᾽ χαὶ ἤχουσα “φωνὴν "μίαν Ex τῶν * LA LA Ξῷ “4 en ATEN = 10 f “ *k ’ τεσσάρων χεράτων τοῦ θυσιαστηρίου τοῦ χρυσοῦ τοῦ ἐνώπιον τοῦ θεοῦ, 14. "λέγοντα DR LAN RS CAGE δεν». ἊΝ χλπ “ . Δὺ ἧς *x 7 AS x τῷ ἕχτῳ ἀγγέλῳ, “ὁ ἔχων τὴν σάλπιγγα ὕσον τοὺς τέσσαρες ἀγγέλους τοὺς , ΩΣ Ὁ “Ὁ f ᾽ δεδεμένους ἐπὶ τῷ ποταμῷ τῷ μεγάλῳ Εὐφράτῃ. 15. Kai ἐλύθησαν οἱ τέσσαρες » D € 3 \ “ ε ΕΝ 9 :

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