‹ L'ApocalypseChapitre 159 sur 239 · L YEN · texte numérisé non relu

L YEN

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bouche, et dévore leurs ennemis. Et si quelqu'un veut leur nuire, ainsi faut-il que lui-même soit mis à mort. 6. Eux, ils ont le pouvoir de fermer le ciel, pour qu'il ne tombe pas de pluie les jours de leur prophétie, et ils ont pouvoir sur les eaux, de les tourner en sang, et de frapper la terre de tout fléau aussi souvent qu'ils le veulent. 7. Et quand ils auront complété leur témoignage, la BÉre qui monte de l’Abime guerroira avec eux, et les vaincra et les mettra à mort. 8. Et leur cadavre

de manière à détruire les païens impies d’une parole de sa bouche, de manière à reprendre les pécheurs par la parole de leur cœur, car il réduira la terre par la parole de sa bouche pour toujours » Ps. Sal. XVII, 25, 27, 39). Il peut bien du reste, dans notre passage, y avoir allusion implicite au feu de la géhenne, ou à l’image du feu eschatologique, dont les Témoins donneraient aux impies un avant-goût, par leurs anathèmes, les châtiments que leur prière, comme celle d’Élie, attire du haut du ciel, mais surtout par l'efficacité de leur prédication, qui tient en respect ou fait tomber en dissolution les forces morales de l'adversaire.

— À.B. 6. 6. ἐν πάσῃ πληγῇ, cfr. 1 Sam. τν, 8, évinstrum. (InT. c. ν, 8 IT). — ἐάν pour ἄν, hellénistique. — La sécheresse est une référence à l’histoire d'Élie, I Reg ΧΙ ἢ, car Élie était le type des précurseurs. Luc, 1v, 25 et Jac. v, 17, assignent de même à cette sécheresse une durée de 3 ans 1/2. Le sens Gel est toujours celui de la puissante

efficacité de leur prière, οὖν. Jac., loc. cit. — Pour le pouvoir sur les eaux; cfr. la plaie

d'Égypte, Ex. vu, 19-suivants, pa crv (cv), 29, et les fléaux de la 2° Trompette (vi, 8), et des 2° et 3e Coupes (xvi, 3-5). C’est encore un indice du fait que les diverses plaies — les Témoins agissent parallèlement à la 6° — peuvent coïncider. Après Élie, voici qu'on se rappelle Moïse; mais il n’est ni ne sera question d'Hénoch.

Les versets 4 à 6 pourraient être considérés comme une continuation de 1-3, encore de la bouche du Christ. Mais ils sont plutôt une explication du prophète lui-même, qui voit la prophétie du verset 3 déjà réalisée de son temps, au moins sous une certaine forme, en germe : l’Église est bien là sous ses yeux, qui affirme sa vigueur défensive et son pouvoir conquérant. Elle fait reculer, ou du moins arrête, le mal, comme le mystérieux xatéywv de IT Thess. n (V. comment. du ch. x, Exc. xxx). C’est pourquoi les temps sont au présent; mais les luttes les plus graves sont encore à venir, et le récit va alors passer au futur. |

—— A. Β. 77. ὕτε τελέσουσιν pour ὅταν τελέσωσιν dans quelques mss. du type André. — τὸ τέταρτον ἃ été ajouté après θηρίον, d’après Dan. vu, 3, par le cod. A, qui montre parfois par de telles gloses sa réflexion indépendante. — Pour la « Bête », cfr. 165 chap. ΧΠῚ, XVII, ΧΙΧ, avec les parallèles à cette figure cités dans les excursus. — Pour ἀδύσσου (l’Abîme a déjà été mentionné 1x, 1-suiv.), la syr#" a dû lire θαλάσσης, ce qui rappelle encore Dan. vu, 3; il faut se rappeler que ces deux mots ont eu primitivement le même sens (Æoltzm.).

C. 7. Les Témoins sont donc intangibles, immortels, tant que leur office n’a pas été rempli. Leur témoignage sera-t-il rendu tout entier d'un seul coup, en une seule période? Sans doute non, car ὅταν embrasse les deux sens de « lorsque » et « pourvu que », « toutes les fois que », οὗν". 1v, 9; ici il est suivi régulièrement de l’aoriste subjonctif.

Quelle est cette « Bête qui monte de l’Abîme » ? Nous aurons à en disserter longuement dans l’Exc. xxx et au commentaire du ch. x. Disons déjà qu'elle provient de Daniel (glose de A), et représente l’Antéchrist en général, mais d’abord l’Antéchrist sous sa forme contemporaine, l’Empire romain persécuteur. Elle vient de l’ä6vosos,

μεγάλης, ἥτις χαλεῖται πνευματιχῶς Σόδομα χαὶ Αἴγυπτος, ὅπου "χαὶ à κύριος αὐτῶν ἐσταυρώθη. 9. Καὶ βλέπουσιν “x τῶν λαῶν χαὶ φυλῶν nat Ὑλωσσῶν χαὶ ἐθνῶν τὸ πτῶμα αὐτῶν ἡμέρας τρεῖς καὶ ἥμισυ, χαὶ τὰ πτώματα αὐτῶν οὐχ "ἀφίουσιν τεθῆναι is μνῆμα. 10. Καὶ οἱ χκατοιχοῦντες ἐπὶ τῆς γῆς ᾿χαίρουσιν ἐπ᾽ αὐτοὶς at εὐφραίνονται,

et = φ «ς Ξ > σὴ ο = < O (a Ὁ»

D'ALS S ἋἊἋ » ῳ τ » ΩΣ \ Ἂ L -Ὁ 2 τ εἰσῆλθεν "ἐν αὐτοῖς, ua! ἔστησαν ἐπὶ τοὺς πόδας αὐτῶν, χαὶ φόῤος μέγας ἔπεσεν ἐπὶ

parce que c’est l'Enfer qui la suscite, et aussi, d’après le double sens du mot, parce qu’elle s'élève de la mer, de l'Occident; de son île de Patmos, Jean contemple sa montée, et la voit venir faire une guerre sanglante à ses églises.

Nous réservons à l'Exc. xxx l'exposé des opinions exégétiques. Ce verset est une prolepse des chapp. xu1 et xvrr, un deuxième et frappant exemple d’ « emboîïtement » (Int. ©. vu). Bousset, faute de comprendre ce mécanisme de style, n'a pu saisir l’identité de cette Bête avec Le pouvoir impérial, et n’y veut voir qu’une figure mythologique, un Dragon en lutte avec deux héros qui eussent été transformés en prophètes. Spitta, lui, se débarrasse cavalièrement de cette Bête pour faire mourir les témoins de mort naturelle. Notre commentaire et nos excursus démontreront, je l'espère, quel est le sens véritable et la profonde unité de la pensée johannique.

Cet Antéchrist apparaît figurativement dans Jérusalem, à cause de la tradition apocalyptique ; mais ce n’est là qu’une allégorie (v. comment. des versets 8-s. et Exc. χχιν). Il prévaut contre les Témoins, comme la « corne » de la 4° Bête de Daniel (Dan. vi, 21), qui faisait la guerre aux saints. Les verbes sont au futur : Jean prédit, pour

u'il n’y ait pas d’illusion chez ses lecteurs, quelle sera l’issue — transitoire du reste, τὶ

et seulement apparente — des persécutions romaines déjà commencées. Mais sa vue s'étend sans doute bien plus loin : elle embrasse au-delà de Domitien, au-delà des conflits entre toutes les forces de l'Empire et de l'Église, comme il y eut sous Dèce et Galère, tous les martyrs de la vérité au cours de l’histoire (Swete).

— A, B. 8. Kai τὸ πτῶμα (πτώματα, plus ‘correct, N, P, oulg., syr, And, etc.) αὐτῶν..., proposition sans verbe (Inr. c. x, ὃ IT). On a suppléé « jacebunt » (g, vulg.), al. « ponet », « projicietur », ἐάσει, ἔσται, ἔσονται, — Καὶ omis après ὅπου, N°, boh., syre“, al. — Juda est appelé Sodome, ou comparé à cette ville infâme, 75. 1, 9-suiv.; Æzech. xvi, 42, 55; οἷν. Jér. xxin, 14; Deut. xxx, 32; « Égypte » nom typique pour « lieu de servitude », Ps., A.T. passim. — Le nom de « la grande {ville » désigne Rome dans l'Apoc. χιν, 8; xvi, 19; xvu-xvin; mais il est aussi appliqué à Jérusalem, Sib.v, aux vers 154, 226, 413, et dans quelques mss. de l’Apoc. à xx1, 10.

C. 8. D'Aréthas jusqu’à Bossuet, et, de nos jours, à Spitta, beaucoup de commentateurs ont voulu que la « grande ville » soit Rome; aussi plus d’un prend-il le parti violent de supprimer la mention du crucifiement de Jésus; Bousset y incline, et Jo. Weiss y voit une glose de l’ « Editeur »; Calmes en fait une addition rédactionnelle. Quant à Weyland et à Vischer, qui tiennent pour Jérusalem, ils changent μεγάλη en ἁγία (οἷν. v. 2). Mais cela n’est pas nécessaire ; Jérusalem, à plus d’un titre, pouvait s'appeler une « grande ville », comme dans les passages indiqués des Sibyllins; les mots ὅπου xt}, attestés par tous les témoins, montrent à l'évidence que cette ville est Jérusalem, et c'est celle-ci qui a été appelée par les prophètes (πνευματικῶς) une Sodome. Le décor n’a pas changé depuis les premiers versets. Swete, tout en reconnaissant que les symboles, dans leur signification dernière, conviendraient mieux à Rome, où Jean pouvait dire que le Christ était de nouveau crucifié dans ses saints (cfr. la légende des Actes de Pierre : Vado Romam, iterum crucifigi), tient cependant à Jérusalem, où le

[sit] sur la place de la grande ville, qui est appelée spirituellement Sodome et Égypte, où leur Seigneur aussi a été crucifié. 9. Et d’entre les nations et les tribus et les langues et les peuples, [beaucoup] regardent leur cadavre durant trois jours et demi; et leurs cadavres, on ne permet pas de Îles] mettre au tombeau. 10. Et ceux qui habitent sur la terre se réjouissent à leur sujet, et se félicitent; et ils s’enverront des présents les uns aux autres, parce que ces deux prophètes tourmentèrent ceux qui habitent sur la terre. 11. Et après les trois jours et demi, un esprit de vie [venant] de Dieu entra en eux, et ils se mirent debout sur leurs pieds, et une grande

Christ a été crucifié en personne, et où ont eu lieu les premiers martyres. Par une étrange ironie, dit-il, Jérusalem est représentée ici comme l’antagoniste de la Cité de Dieu. Mais il admet, et nous aussi, que, en fin de compte, Jérusalem représente le monde entier, de même que le Temple intérieur représente l'Église dans sa vie intime. Toute l’économie de la vision l'établit, et surtout les versets qui vont suivre. « Domini est terra et plenitudo ejus », comme dit le Psaume. Toute la terre est en quelque sorte la Cité de Dieu, corrompue et profanée par les ennemis du ciel, le paganisme persécuteur, comme l’est cette Jérusalem symbolique par la Bête et les Gentils qui l'adorent. L’universalité des images suivantes démontrera la rectitude de cette exégèse. Si La vision ἃ pris Ce caractère, qui paraît à première vue la rapporter aux Juifs, c’est en raison de ce même symbolisme qui, après les Prophètes et saint Paul, ἃ fait représenter l'Église par le Temple, puis à cause des traditions eschatologiques sur l'apparition d’un Antéchrist juif à Jérusalem, dont on trouve aussi des traces II Thess. 1, et sur la prédication future d'Élie en Palestine. Jean ne réédite pas ces traditions-là, mais sa vision et sa prophétie leur empruntent des traits dont l’ensemble forme un tableau très cohérent avec les premières figures; seulement il les applique à un objet chrétien et universel.

À. B. 9. βλέπουσιν (βλέψουσιν dans à 600-57-296, g, vulg., boh., eth., Prim.) et ἀφίουσιν (rec. K ἀφήσουσιν, al. ἀφίησιν, ἀφέωνται), temps présents : Jean passe de la prophétie intellectuelle à la vision sensible de l'avenir, (Inr. c. x, ὃ III). — Sur la forme ἀφίουσιν, οἷν". ἀφεῖς de 11, 20, (et fou de Marc 1, 34) voir Inr. ὁ. x, $ IL. — ἐκ τῶν λαῶν xt, servant de sujet, cfr. Joh. τ, 24, In. c. xinr, ὃ I; locution semblable servant de régime direct, Apoc. Lettre à Smyrne. — L’énumération λαῶν, etc., est stéréotypée à travers l’Apoc. (Ir. c. x, $ III) : signe d’unité de main.

α. 9. Leurs cadavres gîsent sans sépulture 3 jours 1/2; ainsi le triomphe apparent des gentils et de la Bête durera juste autant de Jours que l’activité victorieuse des Témoins ἃ duré d'années (And.), c'est-à-dire que le temps d’illusion de ceux qui se figurent avoir tué l'Église est toujours très court; Bossuet pense ici à la victoire qui suivit la rude persécution de Dioclétien. — Cette mesure de 3 jours 1/2 est formée par analogie sur les 3 ans 1/2, et doit y être comprise; en tout cas, elle ne peut répondre au temps que le Sauveur demeura au tombeau. Holtzmann note encore ici « die gebrochene Siebenzahl », ce qui est juste (Exc. xx); mais il admettrait, après Wetistein, Eichhorn, Herder et Vôlter, une allusion aux prêtres Ananias et Jésus, assassinés et laissés sans sépulture (71. Josèphe, Bell. jud. 1v, 5, 2), interprétation « zeitgeschichtlich » qui tombe avec la légende d'une source écrite entre 67 et 70 (Exc. xx1). Calmes, à contresens, voit des « années » dans les jours ; Clemen croit assez gratuitement que ces 3 jours 1/2 sont d’origine mythologique.

——— À. B. 10. Avec πέμψουσιν, futur, Jean reprend conscience qu'il prophétise. On trouve d’ailleurs les futurs χαρήσονται, εὐφρανθήσονται, « gaudebunt », et le présent

NL AN NN ΡΥ ΜΝ γος ἤν GTI EE 1 CARTER KT TN TAN E : Len MATE ἮΝ ᾿ À

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τοὺς "θεωροῦντας αὐτούς. 12. Καὶ ᾿ἤχουσα "φωνῆς μεγάλης Ex τοῦ οὐρανοῦ λεγούσης brotc “᾿Αγάῤατε ὧδε. Καὶ àvébr ae Dies ON PAS Peso 4 'epar αὐτοῖς vabare ὧδε. Καὶ ἀνέῤησαν εἰς τὸν οὐρανὸν ἐν τὴ νεφέλῃ, χαὶ ἐθεώρησαν à τας x 3 ΓΔΑ ᾽ ARE s “ 2 té \ 2 « ς οἱ ἐχθροὶ αὐτῶν. 13. Καὶ ἐν ἐχείνῃη τῇ ὡρᾳ ἐγένετο σεισμὸς μέγας, χαὶ τὸ ΝΥ "σ - “4 À e A 2 ΤᾺ ΣᾺ ἋΣ

LA e 4 > 9 = χιλιάδες ἑπτά, χαὶ οἱ λοιποὶ ἔμφοθοι ἐγένοντο χαὶ ᾿ἔδωχαν δόξαν τῷ θεῷ τοῦ οὐρανοῦ.

πέμπουσιν, à travers And., Aréthas, rec. K, vule., syrr, α1573-88-2020, N*, etc. — οἱ χατ. ἐπὶ τῆς γῆς, formule éminemment apocalyptique, surtout avec ἐπί gén. : πι, 10; vi, 10; vin, 18; ΧΠΙ, 8; 12, 14; xvu, 8; seulement ΧΙΙ, 12 et xvur, 2 : χατ. τὴν γῆν. Signe d'unité de main. |

C. 10. Ce mélange de temps, présent, futur, aoriste, pour des faits évidemment simultanés, montre bien l’oscillation pathétique de l'esprit de l'écrivain entre la vision qui se représente à sa mémoire, et la connaissance intellectuelle prophétique qui en ressort, laquelle aussi, par moments, devient aiguë jusqu’à la vision. Il faut chercher à cette singularité une explication psychologique, et non grammaticale, tout en reconnaissant qu'un Juif ἃ dû moins se soucier qu'un autre de ces changements, à cause de l’alternance des imparfaits et des parfaits dans les récits prophétiques de sa langue. Οἱ χατ. ἐπὶ τῆς γῆς, d'après l'usage de tout le livre, désigne essentiellement le monde païen. Ce sont donc bien encore, malgré PBousset (qui, par exception voudrait que ñ γῆ signifiât ici la Palestine, au moins dans la « source »), les mêmes que les λαοὶ, φυλαί, etc. du verset précédent. Et nous voyons par là que ces « peuples, tribus, langues », ne pouvaient être seulement des citoyens des diverses nations réunis comme soldats de l’Antéchrist dans la Jérusalem historique ; ce n’était là qu'un pis-aller exégétique, pour les auteurs qui veulent voir ici une simple prophétie sur le sort de la nation juive. Maïs puisque les « habitants de la terre » en général ont pu apprendre, de visu, et dans le court intervalle de 3 jours 1/2, la mort des Deux Témoins, c'est que cette « Jérusalem » où se rencontrent les peuples, s'étend sur le ᾿ monde entier.

À. B. 11. εἰσῆλθεν ἕν αὐτοῖς, faute unique dans l’Apocalypse, est pourtant très bien attesté par A, beaucoup de mss. André, 1072, 1073, 1576-150-2057, etc.

Corrections : εἰς αὐτούς, ἐπ᾽ αὐτούς, rec. Καὶ, And. — Θεωρεῖν, mot Johannique, voir l’Introd. à la péricope. — Futurs στήσονται, etc., dans un petit nombre seulement de mss, et |

non des meilleurs. — Les termes sont empruntés à la scène de la résurrection dans Ezech. xxxvn. 00

G. 11. Ainsi la joie des païens et leur illusion sont très courtes; Jean a vu — ; car les aoristes nous ramènent à un récit de vision — l’Église des martyrs retrouver ᾿ une nouvelle vie après les persécutions. C’est une vue tout à fait prophétique. Chaque « résurrection » de l'Église, surtout après Dioclétien, chaque reprise de son activité ) extérieure a dû frapper d’étonnement et d’effroi le monde païen (Swete). Puisque les ἢ

« Témoins » sont des types, leur mort et leur résurrection doivent bien être symbo- à liques aussi; ce verset et le suivant forment un parallèle implicite avec le Millénaire, Æ qu'ils aident beaucoup à comprendre (V. comment. du chap. xx). À

À. B. 12. Bousset, Soden, hésitent entre ἤχουσα (N°, Q, trente-cinq minuscules,

boh., arm, Orig., And., Aréthas, », Tyc.) admis de de Wette, Düsterdieck, al., et ἤχουσαν ᾿ (N, À, beaucoup de mss. And., a3-P-025, vulo., syr. — 1573-38-2020 : ἀχούσονται) δι admis de W-H, Tisch., Nestle, Swete. Nous préférons la première personne, à cause de l'analogie : cfr. 1, 10; 1x, 18; x, 4; xn, 10, etc. — Génitif φωνῆς après ἀχούω, (accus. dans À, rec. Καὶ, Aréthas), comme ur, 20; xiv, 18; xvi, 1; χχι, 8 (Int, ©. x, ἃ II). — φωνὴ μεγάλη, expression stéréotypée : 1, 10; v, 12; vi, 10; vu, 2, 10; vin, 13; x, 3; xt,

crainte tomba sur ceux qui les contemplaient. 12. El ils entendirent une grande voix [descendue] du ciel qui leur disait : « Montez ici! » Et ils montèrent au ciel dans la nuée, et leurs ennemis les contemplèrent. 18. Et à cette heure-là il se fit un grand tremblement de terre, et le dixième de la ville tomba, et il périt dans le tremblement de terre des noms humains [jusqu’à] sept mille, et le reste fut plongé dans la crainte, et rendit gloire au Dieu du ciel.

1%. Le deuxième « Malheur! » a passé; voici que 16 troisième « Malheur' » vient promptement.

45; χη, 10; χιν, 7, 9, 15; xvi, 17; χιχ, 1, 17; χχι, 3, c'est-à-dire à travers toutes les sections : signe d'unité de main. — ἀνάδατε, hellénist., corrigé en ἀνάδητε, rec. Καὶ.

α. 12. Les Témoins (— l’Église) triomphent ainsi sous les yeux de leurs ennemis, qui ont pensé pour un peu de temps s'être défaits d'eux à jamais. Non seulement ils vivent encore, mais ils montent au ciel, d’où ils exerceront encore plus efficacement leur puissance. Y a-t-il là une réminiscence de l'enlèvement d'Hénoch et d' Élie, et serait-ce une des raisons pour lesquelles on leur a identifié les Deux Téravins ἢ Ce n'est pas impossible en soi; mais ce trait est plutôt inspiré de l’Ascension du Sauveur, quoique celle-ci n'ait eu lieu que devant les disciples. En tout cas, le sens est celui de la glorification de l’Église au sortir de ses luttes avec le monde : « Sanguis martyrum semen christianorum », comme disait Tertullien. Swete, avec les exégètes catholiques, pense aussi au triomphe de l’Église par ses martyrs, que les yeux de la foi voient régner au ciel; sur terre on les canonise, et leur influence se fait encore sentir sur 16 monde, et même sur leurs anciens persécuteurs. Cfr., sous un certain aspect, la « Première Résurrection » du ch. xx (ad loc.). — La οὐ τί δὴ ou résurrection de la Première Bête (χπι, 3, 12; xvu, 8, 11) sera un contraste et une parodie de cette vie indéfectible du Christ et de l’Église (v. ad loc.). Je ne sais si Jean ἃ voulu consciemment cette opposition; elle est au moins latente dans sa pensée, et sert à fortifier HBDECSSIOR de l'unité générale.

—— A. 8. 13. ἡμέρᾳ pour ὥρᾳ, rec. K. — Au lieu de δέχατον, Q-1070-046 ἃ lu τρίτον (par assimilation aux fléaux des trompettes), et «1582-32-2017, δωδέχατον. — ὀνόματα ἀνθρώπων — ἄνθρωποι, οἷ». Apoc. 11, 4; Act., 1, 15, et les papyrus de Tebtunis 24,65. Voir Deissmanw, N. Bib. St. — Pour le tremblement de terre, οἷν. vi, 12; xt, A9: vi 46, eLC,

C. 13. André propose soit de prendre ce tremblement de terre à la lettre, soit d'y voir une révolution qui bouleverse tout pour que tout repose ensuite sur de plus fermes assises. En effet, dans le style prophétique, c'est l’image perpétuelle des grandes transformations dans l’ordre social, politique ou moral (Int. 6. v, ὃ I et comment. à vi, 12). Le châtiment, comparé à ceux des fléaux précédents, est très modéré. Le nombre de 7.000, s’il correspond à peu près au « dixième », montre qu’on est à Jérusalem (symboliquement) plutôt qu'à Rome (Bousset, Calmes, al.) Ce ne peut être la consommation, puisque la catastrophe est si limitée; elle contraste avec 1x, 21 δι χνι; 9.

Et c'est là justement ce qui montre le sens profond de toute cette scène, et même de toute la section des Trompettes, laquelle, nous l’avons vu, répond à tout le déroulement de l’histoire. Les troubles de la nature, les révolutions, les peines morales du vice, les massacres de la guerre, n'avaient pu suflire par eux-mêmes à ouvrir les yeux de l’humanité : mais la gloire de l’Église indestructible opère à la fin. Le Cavalier évangélique de vi, 2 « parti vainqueur et pour vaincre » a par là atteint son

but. Les peuples de la terre rendent gloire au « Dieu du ciel », c’est-à-dire qu'ils se convertissent au monothéisme issu d'Israël; cette désignation, en effet, était technique au temps du Syncrétisme, et, après s'être appliquée d’abord au Baal-Samin de Syrie (considéré du reste comme dieu suprême), elle avait passé à Jéhovah, Dieu des Juifs et des chrétiens.

Il semble donc que le cycle des intentions divines sur l’histoire humaine soit clos: il n'y a plus à attendre que la consommation et la rétribution dernière qu’amènera la Septième Trompette. Cependant le 3° « Vae » n’a pas encore été décrit. Le chap. x, avec sa mention de la victoire de la Bête, le comprenait bien implicitement (car ces fléaux rentrent les uns dans les autres); mais le détail en était réservé à la deuxième série prophétique, celle qui était contenue dans [6 βιδλαρίδιον (γ΄. comment. du ch. χη]. À. C. 14. Toujours οὐαί au féminin. — ἔρχεσθαι ταχύ, observe Swete, semble toujours ailleurs (π, 16; m1, 11; xx, 7, 12, 20), se rapporter à la venue du Christ, ou aux événements qui en sont le prodrome. Peut-être done ce 3e Vae inclut-il la Parousie, comprise au sens que nous verrons (ch. χιχ et xx). — En tout cas, ce verset, venant à cette place, montre matériellement que l’ « intermède » de xr, 1-13 fait Corps, dans l'intention de l’auteur, avec rx, 13-21.

Nous avons démèêlé le sens de ce passage ardu. Mais il reste à démontrer et à expliquer plus d’une de nos assertions. Nous allons le faire dans une série d'excursus.

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