‹ L'ApocalypseChapitre 168 sur 239 · FRE FA AE · texte numérisé non relu

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45 ù | EX - FPS Fe 192 PATES APOCALYPSE DE SAINT JEAN.

, > ι / *X = per = à à = ‘ ποιήσῃ ἵνα ὅσοι “Eav μιὴ προσχυνήσωσιν “τῇ εἰκόνι τοῦ θηρίου ἀποχτανθῶσιν. 16. Καὶ ποιεῖ "πάντας, τοὺς μιχροὺς HAL τοὺς Reese χαὶ τοὺς πλουσίους χαὶ τοὺς πτωχοὺς χαὶ τοὺς ἐλευθέρους χαὶ τοὺς δούλους, “iva δῶσιν αὐτοῖς ᾿χάραγ μα ἐπὶ “τῆς χειρὸς

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| αὐτῶν τῆς δεξίας ἢ ἐπὶ "τὸ μέτωπον αὐτῶν. 17. [Kai] ἵνα μή τις δύνηται ἀγοράσαι

"πὸ 3 \ ec Ἂν / L/4 = Éd Ἀ ἢ πωλῆσαι εἰ μιὴ ὁ ἔχων τὸ χάραγμα, "τὸ ὄνομα τοῦ θηρίου ἢ τὸν ἀριθμὸν τοῦ ὀνόματος

© ς - 5 € - 18. Ὧδε ἡ σοφία ἐστίν. Ὃ ἔχων νοῦν LEE τὸν ἀριθμὸν τοῦ θηρίου: ἀριθυὸς γὰρ ἀνθρώπου ἐστίν. Καὶ ὁ ἀριθμὸς αὐτοῦ ἑξαχόσιοι ἑξήχοντα ἕξ.

être le sceau de l’empereur (Deissmann, supra), comme on l’a pensé de Grotius ἃ Düsterdieck, sous la forme d’un chiffre (verset suivant); peut-être l’auteur a-t-il pensé à quelque chose d’analogue aux « tephillim » des Juifs pieux (Zousset), ou au passage d’Zs. xuiv, 5 : « Un autre (parmi les gentils) écrira sur sa main : À Jahweh! » On peut même y voir, au sens propre, un tatouage religieux, suivant un usage alors connu (v. entre autres, ARW, Avril 1911, P. Perdrizet, La miraculeuse histoire de Pandare et d'Échédore, suivie de recherches sur la marque dans l'Antiquité, et Clemen, pp. 180- 181). Le sens est sûrement allégorique, et c'est trop d'esprit de système que de chercher encore ici, avec Bousset, d'anciennes traditions eschatologiques; notons seulement, après Swete, que, dans ΠῚ Macc. τι, 29, Ptolémée Philopator fait marquer les Juifs du signe religieux de Dionysos (cfr. Zsaïe, supra). L'explication la meilleure paraît être celle de Ramsay, Letters, pp. 110-111 : il s'agirait de certificats, de « libelli », comme de fait il en fut donné aux apostats pendant la persécution de Dèce, et le signe sur le front serait la traduction allégorique d'une réputation universellement établie de dévotion à l’empereur.

——— A, 17. τὸ ὄνομα χτλ, apposition à τὸ χάραγμα. — ἤ — τοῦτ᾽ ἐστιν; — τὸ ὄν. remplacé par le génitif (C, al., vulg., syr., Irén), ou omis (è501, al.) ; Q porte τὸν ἀρ. τοῦ θηρίυ ἤ τὸν ἀριθμὸν τοῦ ὁν. αὐτοῦ, amplification pour la clarté.

α. 17. Il s’agit d'un « boycottage » universel des chrétiens, qui se trouvent mis au M ban de la société pour ne s'être pas prêtés aux exigences du culte impérial. Bousset ἃ tort de voir dans ce trait une interprétation rationaliste faite par l’Apocalyptique de quelque image traditionnelle plus grandiose. Non, il faut le prendre à la lettre, tel qu'il se réalise de fait, mais plus ‘tard. Saint Jean, avec quelque sarcasme, mêle la nue description d’un fait proprement historique (mais de l’histoire future), aux allégories du morceau. L'idée de Jean est sûrement originale, et éminemment prophétique, pour. peu qu'on pense à la forme que la procédure contre les chrétiens prit dès le n° ie mais surtout dans les persécutions du πιὸ (Exc. xxx).

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A. Β. 18. οὖς pour νοῦν, N* — δέχα pour ἐξήχοντα, C et quelques textes perdus, critiqués par /rénée (infra), ce qui donne 616 au lieu de 666. — ὧδε χτλ, formules ξ analogues χπὶ, 9; xvir, 9. --- ἀνθρώπου ἀριθμός peut se rapprocher de ἀνθρώπου μέτρον, ΧΧΙ, 4

7; mais le sens est sans doute différent.

C. 18. Voici bien, de toute l’Apocalypse, le verset qui a le plus tourmenté l'esprit des commentateurs, et stimulé la sagacité de beaucoup d’autres qui n'avaient aucun M droit au nom d’exégètes. Il serait impossible de dire toutes les divagations auxquelles il a prêté, du Moyen Age aux jours les plus récents; et peut-être 16 mystère n'est-il pas encore entièrement stléiror.

Ce mystère, toutefois, ne devait pas être aussi profond pour les premiers lecteurs d'Asie. Jean écrivait pour leur utilité; le nombre devait les aider à comprendre cette vision, qui regardait surtout l'avenir, plutôt que les exciter à un jeu puéril de casse-tête. La dignité de cette scène, et de tout le livre, s’y oppose, non moins que #

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et qu'elle fit que tous ceux qui ne se prosterneraient pas devant l’image de la Bète fussent tués. 16. Et elle [165] fait tous, les petits et les grands, les riches et les pauvres, les hommes libres et les esclaves, [6116 fait} qu'ils se donnent (ou qu'on leur donne) une empreinte sur leur main droite ou sur leur front. 17. [et] que personne ne puisse acheter ou vendre sinon celui qui ἃ l'empreinte, le nom de la Bête, ou le chiffre de son nom.

18. Ici est la Sagesse! Que celui qui a de l'intelligence calcule le chiffre de la Bête! Car c’est un chiffre humain. Et son chiffre [est] six CENT s01XANTE- SIX.

la solennité de l’avertissement. IL était important, urgent pour eux de deviner sûrement; c’est donc qu'ils en avaient les moyens. Par malheur, ils ne nous les ont pas transmis ; et la tradition, s’il en a existé une, était perdue dès Le temps d'Irénée (infra, Exc. xxxi).

Nous ne pouvons donc, sur ce verset fameux, que proposer des conjectures ; mais il y en a une particulièrement plausible.

Que signifie d’abord ἀνθρώπου ἀριθμόςῦ Holi:mann (avec Düsterdieck, Weyland, Gunkel) répond : Un nombre calculable, un nombre auquel il soit facile de trouver un nom qui corresponde; cfr. μέτρον ἀνθρώπου de xx1, 7; car, dit-il, si cela voulait dire le chiffre d’un homme déterminé, il aurait fallu ajouter évôs ou τινος. Mais cette exigence grammaticale est contestable (v. Corssen ZNW, πὶ, 239); d’ailleurs le contexte de xx1,7, n'est pas du tout analogue; là il ne s’agit pas d’un secret.’Aotôu6s ἀνθρώπου ne paraît donc pas signifier « un nombre dont le calcul est à la portée de l’homme », mais plutôt : « un nombre d'homme », le chiffre correspondant au nom, ou à la qualité, d’un homme déterminé. Et, ce chiffre étant donné, ψηφισάτω veut dire : « Interprétez-le, cherchez-en le sens symbolique par un calcul. » Il s’agit donc évidemment d'une « gématria » (Enr. ὁ. v, 1, ὃ IT), procédé très usuel à cette époque, chez tous les peuples méditerranéens.

Mais pourquoi tant de mystère? Jean n'était pas homme à proposer des devinettes pour le plaisir. L’Apôtre voyait une persécution générale poindre à l'horizon; la lumière prophétique lui avait dévoilé le caractère qu’elle prendrait. Il tenait à en avertir ses fidèles, pour leur bien, mais d'une manière qui demeurât obscure pour les païens aux mains desquels le livre serait tombé. C’est qu'il allait toucher à la sacrosainte majesté

… romaine; il ne fallait pas qu'on pût y trouver contre les chrétiens une charge de lèse-

majesté. Ce n'est donc pas la simplé habitude apocalyptique, c’est un calcul de prudence qui l’a fait parler de cette façon obscure; de même, au chap. xvi, il cachera le nom de Rome sous celui de Babylone, et, dans la 71. Pet, v, 13, saint Pierre ἃ probablement choisi ce même nom pour les mêmes raisons. L’obscurité ne devait pas cependant être trop grande : si les lecteurs n'avaient eu à l'avance la moindre idée du personnage, au moins de l'espèce d'hommes dont 1] s'agissait, ils n'auraient jamais

. pu résoudre d'eux-mêmes l'énigme, quelle que fût la pénétration de leur νοῦς ; car une

seule et même « gematria » peut s’interpréter par une infinité de noms divers, comme

ΟΠ le prouve bien l’histoire exégétique de ce verset. Les Asiatiques savaient donc où - chercher la clé; il s'agissait d’un homme, — ou d'une catégorie d'hommes, — qu'ils

connaissaient suffisamment, et sur lequel leur attention était déjà mise en éveil; le Chiffre doit leur exprimer d’une certaine manière l'identification de la Bête avec cet homme ou cette classe d'hommes, qui la représente typiquement, en sorte qu'on puisse,

| par le caractère connu du type, établir sûrement l'identité de la Bête, et juger du

caractère de la persécution dont elle menace. APOCALYPSE DE SAINT JEAN. 12

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