‹ L'ApocalypseChapitre 176 sur 239 · ΟΣ CL · texte numérisé non relu

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La seconde, bien plus solidement fondée, trouve le nom de Nérow, écrit en lettres hébraïques ‘13 10} (616) ou ΑἿΣ Dh (666), suivant qu'on emploie la forme

latine ou la forme grecque de ce nom propre. Depuis Fritzsche, Bénary et Hitzig,

cette théorie a été admise, au moins comme la plus probable, par la grande majorité des exégètes (Reuss, Renan, H. Holtzmann, Calmes, Swete, Joh. Weïss, Bousset, etc.); Hort la déclare la seule qui mérite considération, avec Λατεῖνος ; nous y joindrions volontiers le καῖσαρ θεός (— 616) de Deissmann; mais des trois, c’est la première que nous préférons nous aussi (v. Exc. xxxr, à ch. xvir). L’objection qu'il aurait fallu écrire 9D*h, en « scriptio plena », ce qui eût donné 676, est considérée aujourd’hui comme sans valeur. Renan a établi (L’Antéchrist, p.415-suiv.) que l'écriture défective, sans cod, signalée par Büxtorf déjà chez les rabbins, n’était nullement inusitée ; Jean a bien pu la choisir exprès pour aboutir au chiffre symétrique 666 (v. infra; ainsi Æoltzm., Bousset). Cette explication a de plus l'avantage, suivant qu'on écrit ou non le roun à la fin du nom de Néron, de s’accommoder aux deux chiffres transmis par la tradition χξς΄ et y"; ce dernier, 616, correspondant à la forme latine Qesar Nero, se trouve justement, observe Bousset, dans les témoins occidentaux (? : à cause de C), et la mention symbolique de Néron est naturelle, comme nous le verrons au chap. xvrr. Au contraire, l’idée de Caligula ne peut s'appuyer que sur le chiffre 616; or, d’après Irénée, v, 30, 1 (ctr. 28, 2; 39), il n’y a pas de doute que 666 soit mieux attesté.

Il reste une grave objection malgré tout; pour arriver à Qesar Neron, il faut recourir à l'alphabet hébraïque, dans un livre écrit en grec, et destiné, comme l’observe /lort, à des gens qui ne connaissaient pas sans doute un mot d'hébreu. Qu'on réplique avec Holtzmann que l'alphabet hébreu ayant été utilisé pour une gematria par [rénée lui-même, (τ, 24, 2), il pouvait l'être, à fortiori, par l’auteur de l’Apocalypse; ou, avec Bousset, que Jean a pris l’hébreu justement afin de pouvoir arriver au nombre fatidique 666, et que d’ailleurs, pour un judéo-chrétien habitué à la gematria juive, il était plus naturel d'employer cet alphabet qu'aucun autre, la réponse ne satisfera pas tout le monde, car elle ne résout pas entièrement la difficulté en ce qui concerne les lecteurs d'Asie; Jean aurait dû au moins les avertir qu'il se servait de chiffres aussi inusités pour eux.

Mais aussi, qui nous dit qu'il ne l’a pas fait? N'oublions pas qu’il y avait plus d’un Juif dans ces églises anatoliennes. Puisque le nom était dangereux à écrire, la clé ne pouvait être non plus donnée par écrit; mais, à la lecture publique, dans un local soigneusement fermé, l’anagnoste, renseigné par celui qui porta la lettre de Patmos sur le continent, pouvait fort bien orienter les fidèles, et même leur dire : « Il s’agit du nom de Néron, écrit en hébreu; transmettez-vous ce secret de bouche en bouche. » Et plût à Dieu qu'ils eussent fait ainsi! mais ils ont trop bien respecté le mystère, puisque l’Asiatique Irénée ne le connaissait déjà plus. Quoi qu'il en soit, l'emploi de cet alphabet étranger ne devait pas tant les surprendre, si nous nous rappelons que, dans les papyrus magiques, et quand il s'agissait de révéler quelque chose de très mystérieux, les Grecs de l'Empire aimaient à introduire des noms hébreux ou sémitiques, qu'ils forgeaient au besoin.

Donc, jusqu’à ce qu’on ait trouvé mieux, à cause du contexte, du chap. xvur, et des textes contemporains sur le « Nero redux » (Exc. xxxiv), nous admettrons que la Bête a été désignée par le nom de l’empereur qui en a le mieux représenté le caractère vicieux, cruel, despotique et persécuteur. Le secret exigeant de

l'intelligence consistait à reconnaitre l'empereur régnant, Domitien — et ses successeurs, Car il s’agit plus de l’avenir que du présent, — sous le nom de

Néron César (Jo. Weiss); ils seront tous, ces empereurs adorés, comme autant de Nérons revenus de l’abîme : la grande énergie du Mal, l’Antéchrist perpétuel, c'est d’abord la puissance romaine, personnifiée en des empereurs pareils à Néron dans leurs rapports avec l'Église, et, après elle, d'autres puissances qui lui ressembleront.

Voilà pour le nom propre de la Bête; mais nous avons indiqué des sens subsidiaires, tirés du caractère même du chiffre. D'abord 666, formé de trois « sept moins un » pouvait d'autant mieux convenir à l’Antéchrist qu'il s’opposait au nom du Christ, Ἰησοῦς — 888 — trois « sept plus un », tout composé d'octaves, c’està-dire de perfections. Quoique le passage de S7. qui donne cette gématrie soit postérieur à l'Apocalypse, rien n'empêche de croire que ce calcul mystique eût déjà été fait au temps de Jean. Puis il peut y avoir aussi allusion, puisque l’'Antéchrist est indestructible jusqu’à la Parousie, aux six millenia traditionnels de la durée de ce bas monde. Cette idée, sauf quelques nuances, remonte au moins à Saint Irénée, et elle est bien dans l'esprit général du livre. Ad. Haer. V, 30, 1, l’évêque de Lyon reconnait dans 666 l’âge de Noé au temps du Déluge, image de la catastrophe finale, additionné des dimensions de la statue de Nabuchodonosor, type de l’'Antéchrist. Auparavant, il s’est exprimé ainsi : χαὶ τὸν ἀριθμὸν δὲ τοῦ ὀνόματος αὐτοῦ φησιν χαὶ ἄλλα τινά, χαὶ εἶναι τὸν ἀριθμὸν χξς΄, ὃ ἐστιν ἕκατοντάδες ἕξ χαὶ δεχάδες ἕξ χαὶ μονάδες ἕξ, εἰς ἀναχεφαλαίωσιν πάσης τῆς ἐν τοῖς ἑξαχισχιλίοις ἔτεσιν γεγονυίας ἀποστασίας. “Ὅσαις γὰρ ἡμέραις ἐγένετο δὸὲ ὁ κόσμος, τοσαύταις χιλιονταέτεσι συντελεῖται * καὶ διὰ τοῦτο φησὶν À γραφή ᾿ καὶ συνετέλεσεν, φησί, ὃ θεὸς ἐν τῇ ἡμέρᾳ τῇ ἕκτη τὰ ἐργὰ αὐτοῦ, ὅσα ἐποίησεν... Καὶ διὰ τοῦτο τὸ θηρίον τὸ ἐρχόμενον ἀναχεφαλαίωσις γίνεται πάσης τῆς ἀδιχίας καὶ παντὸς δόλου, ἵνα ἐν αὐτῷ συνρεύσασα πᾶσα δύναμις ἀποστατιχὴ εἰς τὸν χάμινον βληθῇ τοῦ πυρός" χαταλλήλως οὖν χαὶ τὸ ὄνομα αὐτοῦ ἕξει τὸν ἀριθμὸν χξς΄, ἀνχχεφαλαιούμενον ἐν ἑαυτῷ τὴν πρὸ τοῦ καταχλυσμοῦ πᾶσαν τῆς χαχίας ἐπιμιξίαν ἐξ ἀγγελιχῆς ἀποστασίας γεγενημένης" Νῶε γὰρ ἦν ἐτῶν y’, κτλ. (4 αν. Haer. v, 28-30; οἵ. Orig. sch. ΧΧΧΥΠΙ).

Ainsi la Bête qui porte le chiffre 666 condenserait en elle tout le mal du passé, des six millenia, selon l’idée courante alors sur la durée du monde — en exceptant, pour Irénée qui était chiliaste, le 7° millénaire, celui du Christ; — en réalité, suivant l'interprétation que nous défendons, les 3 ans 1/2, les 1260 jours des temps mauvais, iront se répétant à travers toute l’histoire, y compris l’âge messianique (les 42, voir Exc. xxin). Les séries septénaires comme celle des Trompettes, qui devaient s'étendre sur tout l'avenir, n'avaient également que six termes développés, le dernier coïncidant avec la consommation; ainsi le nombre six, ici 666, représenterait toute l’évolution, toute la durée, comme le fait à un autre point de vue 42 — 6 X 7. La bête appelée Néron durera, sous des formes changeantes, jusqu’à la fin.

Nous pouvons clore cette enquête aride, et encore un peu conjecturale, par cette phrase de Bousset : « L'Apocalyptique dit à ses lecteurs : Traitez le-nom de la Bête au moyen de l’art de la gématrie; vous le pouvez, car vous savez bien que la Bête, au sens où je l’entends, est en même temps identique {1 ) à sa:tête,

(1) En un certain sens c’est vrai.

| bien, ) > qui indique la D ansté terrible ieuse de la Bête, - — ἊΝ cet homme, — c’est-à-dire 666! »; nombre q ne temps, pour nous, signifiait la longue durée, mais aussi le car iplet et précaire d’une domination à laquelle les fidèles pourraient tou | rapper, et que le Christ anéantirait. |

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C. VISION PRÉPARATOIRE À LA LUTTE DES FORCES MISES EN PRÉSENCE (χιν, 6-20).

Ir. — Avant de contempler la guerre des Bêtes contre l'Agneau, Jean a une vision, ou une série de visions, qui en présage déjà le résultat. L'unité de cette péricope ressort déjà du fait qu'il y parait sept personnages célestes (v: infra). De méme que XII- XIV, 5 correspondait assez bien aux « visions d'introduction » des chap. IV-V, ainsi XIV, 6-20 est parallèle, mais d'une manière bien plus étroite, aux « visions de préparation » de VI-VII. En effet :

XIV, 6-11, proclamations préalables des trois Anges, répond à VI, 1-8, les quatre Cavaliers.

XIV, 12-13, l'annonce du bonheur des saints répond à VI, 9-11, la consolation aux Martyrs (5e sceau). '

XIV, 14-20, vision anticipée du double jugement, répond à VI, 12-VIT, 6° sceau, avec la méme antithèse du sort des bons et de celui des méchants.

C. 1° Les trois Anges qui prédisent la victoire et les vengeances de Dieu (xv1, 6-11).

Ir. — Les intentions de Dieu et de l'Agneau, pour le châtiment et le salut du monde, avaient été, dans la première section, manifestées au Prophète par l'apparition de quatre cavaliers symboliques; ici, elles le sont par les proclamations de trois Anges un schéma de 3 (cfr. les 3 Vae) remplace donc un schéma de 4. Il y a d'autres différences ; ainsi les Anges annonciateurs du châtiment ne se tiennent pas dans les lieux communs, Guerre, me: Peste; l’un annonce les malheurs temporels, l'autre les malheurs spirituels, la damnation, qui menacent les adorateurs de la Bête; la vue prophétique est donc plus précise et plus profonde, ce qui est ordinaire dans cette deuxième section. Mais la ressemblance avec la vision de VI, 1-8, est frappante d'autre part, en ce que la proclamation de l'Evangile avec ses promesses (cfr. le 1®r cavalier) précède la menace des fléaux. Nous verrons plus loin comme ce parallélisme continue jusqu'au bout.

Inutile ici d'exposer et de discuter en détail les opinions des critiques, et les découpages divers qu'ils ont opérés d’après leurs théories sur les sources (Ir. c. x1). L'identité continue du plan et l'unité de la langue suffisent amplement à démontrer l'unité d'inspiration et de main.

: 3 » = », , * r 3 C. χιν. 6. Kat εἶδον "ἄλλον ἄγγελον “πΕΡΟΜΑΥΡΥ ἐν "μεσουρανήματι, ἔχοντα εὐαγ- * + ” γέλιον αἰώνιον "εὐαγγελίσαι ἐπὶ τοὺς γαθημε vous "ἐπὶ τῆς γῆς χαὶ ἐπὶ πᾶν ἔθνος nai US χαὶ Ὑλῶσσαν χαὶ λαόν, T. "λέγων "ἐν φωνὴ μεγάλῃ Φοῤήθητε τὸν θεὸν χαὶ - “ «- e τὸ ἂς , » * ͵ δότε αὐτῷ δόξαν, ὅτι ἦλθεν ἡ ὥρα τῆς χρίσεως αὐτοῦ, χαὶ ᾿προσχυνήσατε τῷ ποιήσαντι ἡ οὐςᾶν; ἢ 1] WP 0 ς ) l x x 4 * = r 4 τὸν οὐρανὸν rai τὴν γῆν χαὶ "θάλασσαν nai πηγὰς ὑδάτων. / Α. Β. 6. ἄλλον ne manque que à-N*-01, rec. K, quelques And. — Remarquer la forme πετάμενον de N; — μεσουραν., cfr. vin, 18 et 1x, 17. — ἐναγγελίσαι, sans préposition ni article, correct; And. l'a fait précéder de ἐρχόμενον, sans nécessité. — καθημένους ἐπὶ

, el ΔΝ τῷ

hi 74 À j --

τῆς γῆς, expression de ὑόν. xxxI1 (XXV), 25 — VIN saut ne se trouve qu'ici, quoique ce participe soit très fréquent dans l’Apoc.; aussi ®-A-02 et beaucoup d’And. l'ont changé

en χατοιχοῦντας, par assimilation à la formule ordinaire. — Remarquer les changements de cas après ἐπί, « Grammar of Ungrammar », v. Int. c. x, ὃ II. — ἔθνος xai φυλὴν χτλ, cfr. v, 9: vu, 9; x, 413 χι, 9; χπὶ, 7, etc. (Inr., ὁ. x, ὃ III). — Pour la mise en scène,

cfr. l «Aigle » de vu, 13, et (?) l’« Évangile » de x, 7.

C. 6. Le mot ἄλλος — que Bousset supprimerait volontiers, et que Joh. Weiss croit sans raison substitué à ἀετός, — distingue probablement cet Ange du 7° Ange des trompettes, le dernier mentionné (Swete), ou de tous les précédents (Spitta, B. Weiss), ou de l’Ange de x, 1, avec lequel il a quelque rapport (Düsterdieck); maïs en tout cas ce n’est point, contre AÆilgenfeld, de | « Agneau » considéré comme un « premier Ange ». Il paraît conçu en opposition avec l’Aigle de νη, 13; comme lui il vole au zénith, mais c’est pour proclamer une bonne nouvelle au lieu de malédictions.

Qu'est-ce que cet « Évangile éternel »? Ce n’est ni un Évangile venant perfectionner celui de Jésus-Christ, comme l’ont rêvé Joachimites et Luthériens, ni la révélation du siècle futur (Orig. in Rom. 1, 4), ni la prédication du prophète Élie avant le règne de l’Antéchrist (Vict.) ou de tout autre prédicateur fameux dans l’histoire. La meilleure interprétation (surtout si l’on se rappelle l'analogie de vr, 1) est celle qui le rapporte à l'Évangile pur et simple, dit « éternel » parce qu'il ne change pas, par opposition à la loi de Moïse (Bossuet). Par conséquent, contre Bousset et d’autres, l’idée n’est pas la même que celle de x, 7, où la « bonne nouvelle » consiste à annoncer que le triomphe des saints ne sera pas indéfiniment différé. Ce peut être, comme dit Æoltzmann « le dessein éternel de Dieu concernant » — mais non exclusivement — « le sort final du monde »; ce n’est pas non plus exclusivement le règne définitif de l’Agneau, décrit aux Chapp. Χχι-χχπ (cfr. Calmes). And. : un évangile qui ἃ été prédéterminé par Dieu ab aeterno; Joh. Weiss, un Evangile « für die Ewigkeit gültig ». C’est le même qui se répand d'ores et déjà sous la figure du Premier Cavalier; d’ailleurs, observe encore Joh. Weiss, l'Évangile, dans le N. T., n’est pas purement et simplement une « joyeuse nouvelle », puisqu'il promulgue la RE de la pénitence, et le jugement contre les impies.

—— À. B."7. λέγων, sans accord, Inr,, c. x, S IT; Orig., etc. : λέγοντα ; — ἐν instrum. (omis Α et lat.) devant φωνῇ, comme v, 2; xiv, se 45; xvinr, 2; en général on a le simple

datif; φων. uey., οὖν. 1, 10; v, 12; νι, 10, etc. — προσχυνήσατε — « prosternez-vous », à cause du datif; il s’agit d'exprimer l’adoration par des actes extérieurs, devant le jugement qu’on sent venir; — « ciel, terre, mer, sources », même division qu'aux

Trompettes et aux Coupes, infra.

G. 7. IL faut entendre le « jugement » au sens large; ici, comme la suite le montre, il s'applique spécialement à Babylone et à la Bête, réalités historiques. Ce n'est pas un « dernier avertissement » avant la catastrophe définitive (contre Æoltzm.), et ce

C. χιν. 6. Et je vis un autre Ange volant au zénith, qui avait un évangile

éternel pour répandre l'Évangile sur ceux qui sont assis sur la terre, et

sur toute nation et tribu et langue et peuple, 7. disant d’une grande voix : « Craignez Dieu, et donnez-lui gloire, car [elle] est venue l'heure de son jugement! Et prosternez-vous devant Celui qui a fait le ciel et la terre, et [la] mer et [les] sources des eaux. »

signe ne se rapporte même pas uniquement à Babylone (contre Calmes, Bousset); mais il est commandé à tous les habitants de la terre d’adorer le vrai Dieu, et non la Bête, sous quelque forme que se présente celle-ci.

! » , » 4 ὕτερος ἡχολούθησεν λέγων᾽ "Execey ἔπεσεν Βαδυλὼν ἡ μοῦ τῆς πορνείας αὐτῆς πεπότιχεν πάντα τὰ ἔθνη. Ν ns Da "à , 3 - A7 x » - U 57 . ᾿ À ; 9. Kai ἄλλος ἄγγελος τρίτος ἠχολούθησεν αὐτοῖς λέγων ἐν φωνὴ μεγάλῃ Eric »"Ὕ \ r \ \ BUT 3 - u , Es προσχυνεῖ τὸ θηρίον nat τὴν εἰχόνα αὐτοῦ, χαὶ Aaubdver χάραγμα ἐπὶ "τοῦ μετώπου ᾽ TER 9 τὰ τὰ | A 2 * τ Sen , Ἄν ἕο τῇ τὰ FA = αὐτοῦ ἢ ἐπὶ ᾿τὴν χεῖρα αὐτοῦ, 10. "χαὶ αὐτὸς πίεται “Ex τοῦ οἴνου τοῦ θυμοῦ τοῦ θεοῦ

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