‹ L'ApocalypseChapitre 190 sur 239 · II. DESCRIPTION DE LA JÉRUSALEM NOUVELLE (xxs ΠΕ en · texte numérisé non relu

II. DESCRIPTION DE LA JÉRUSALEM NOUVELLE (xxs ΠΕ en

C. χχι. 11. (... ἔχουσαν τὴν δόξαν "τοῦ θεοῦ") ὁ φωστὴρ αὐτῆς ὅμοιος λίθῳ τιμιωτάτῳ, ὡς λίθῳ ἰάσπιδι χρυσταλλίζοντι᾽ 12 "ἔχουσα τεῖχος μέγα χαὶ ὑψηλόν, ἔχουσα πυλῶνας. δώδεχα, "χαὶ ἐπὶ τοῖς πυλῶσιν ἀγγέλους δώδεχα, χαὶ ὀνόματα ἐπιγεγραμ.μένα, ἅ ἐστιν τῶν δώδεχα φυλῶν "υἱῶν ᾿Ισραήλ. 18, "ἀπὸ ἀνατολῆς “πυλῶνες τρεῖς, χαὶ ἀπὸ βορρᾶ πυλῶνες τρεῖς, χαὶ ἀπὸ νότου πυλῶνες τρεῖς, καὶ ἀπὸ δυσμῶν πυλῶνες τρεῖς. 14. Kai τὸ τεῖχος τῆς πόλεως “ἔχων "θεμελίους δώδεχα, χαὶ ἐπ᾿ αὐτῶν δώδεχα ὀνόματα τῶν δώδεχα ἀποστόλων τοῦ ἀρνίου.

15. Kai ὁ λαλῶν μετ᾽ ἐμοῦ εἶχεν μέτρον κάλαμον χρυσοῦν, ἵνα μετρήσῃ τὴν πόλιν χαὶ τοὺς πυλῶνας αὐτῆς ᾿χαὶ τὸ τεῖχος αὐτῆς. 16. Kai ἡ πόλις "τετράγωνος χεῖται, καὶ τὸ μῆχος αὐτῆς ὅσον τὸ πλάτος. Kat ἐμέτρησεν τὴν πόλιν τῷ χαλάμῳ ἐπὶ σταδίων δώδεχα Μέδων, τὸ μῆχος χαὶ τὸ πλάτος χαὶ τὸ ὕψος αὐτῆς ἴσα ἔστίν. 17. Kat ἐμέτρησεν τὸ τεῖχος αὐτῆς ἑχατόν "τεσσεράχοντα τεσσάρων πηχῶν, μέτρον ἀνθρώπον, © ἐστιν

Α.Β. 11. ν, g, Τ"όπόο portent τὴν δόξαν ἀπὸ τοῦ θεοῦ, ce qui change le sens; cfr. plus bas, v. 23. ἡ δόξα τοῦ θ. ἐφώτισεν αὐτην.

C. 11. La Jérusalem céleste possède la « gloire de Dieu » c’est-à-dire la divine présence; et déjà cet état est commencé pour chaque âme fidèle, qui, réfléchissant cette gloire, peut marcher de clarté en clarté, comme le dit si magnifiquement saint Paul, II Cor. im, 18. L'éclat (φωστήρ) — ou peut être le « luminaire » — de la Cité sainte, c’est son témoignage, son enseignement, ses sacrements, les vertus de ses saints (Swete et les catholiques).

A. 12. Noter le retour au nominatif, ἔχουσα (InT., ©. x, ὃ II), qui équivaut ici au verbe fini. — Καὶ ἐπὶ τοῖς πυλ. ἀγγ. δώδ. omis À, deux ou trois And., syrëw, fuld., par homoioteleuton. — υἱῶν sans article, comme vi, 4.

B. C. 12. Toute la description qui suit, jusqu’au v. 23, paraît être calquée sur la fin d'Ezéchiel xivin, 30-35, qui donne les mesures de l'enceinte de Jérusalem restaurée ; mais elle est beaucoup plus riche, colorée et profonde de sens que le modèle. Les Anges qui veillent aux portes peuvent être une figure inspirée d’Zs. Lxn, 6 : « Sur tes murailles je placerai des veilleurs. » Æzéchiel dit aussi xLvinr, 31 : « Les portes de la ville prendront les noms des tribus d'Israël. » Saint Jean ἃ eu sans doute en vue l’Israël spirituel, ou bien, s’il parle ici de l’Israël historique, et plus bas (v. 14) des « Douze Apôtres », il a voulu montrer l’union de l'Ancien et du Nouveau Testament; en tout cas, l’enseignement de ces versets, c’est l’universalité, la « catholicité » de la Jérusalem céleste, idée qui sera complétée dans la péricope suivante, xx1, 24-26; χχῃ, 2, À. B. C, 13. ἀπό marquant la direction, Inr., ὁ. x, ὃ II. ἄν duré le nombre « trois » marque la Trinité.

— Δ. B. 14. ἔχων, masculin pour le neutre (INT., c. x, $ 11), leçon de À, Q, P, al. Tisch., W-H, Nestle, omis N*, al., remplacé par ἔχον (N°, And., Aréthas, εν Soden), lailleurs εἶχε (41573-38-2020). — θεμέλιος est un adjectif, pris ici substantivement, au lieu de θεμέλιον, « fondement »; οἷν. Eph. 1, 20 : ἐποιχοδομηθέντες ἐπὶ τῷ θεμελίῳ τῶν

C. χχι. 11. (.. ayant [en elle] la gloire de Dieu); son éclat [est] pareil à une pierre très précieuse, comme à une pierre de jaspe crystallin. 12. Elle a un mur grand et élevé, elle a douze portes, et sur les portes, douze anges, et des noms inscrits, qui sont [ceux] des douze tribus des fils d'Israël. 13. Du côté de l'Orient trois portes, et du côté du Nord trois portes, et du côté du

Midi trois portes, et du côté de l'Occident trois portes. 14. Et le mur de la

ville ἃ douze fondements, et sur eux douze noms, [ceux] des douze apôtres de l’Agneau.

15. Et celui qui parlait avec moi avait une mesure, un roseau d’or, afin de mesurer la ville et ses portes et son mur. 16. Et la ville repose’ [sur une base] quadrangulaire, et sa longueur {est} telle que la largeur. Et il

mesura la ville avec le roseau : douze mille stades; la longueur et la

largeur et sa hauteur sont égales. 7. Et il mesura son mur : cent quarantequatre coudées, mesure d'homme, c’est-à-dire d’ange.

ἀποστόλων χαὶ προφήτων, ὄντος ἀχρογωνιαίου αὐτοῦ Χριστοῦ ’Incod; et Ποῦ. x1, 10 ἐξεδέχετο

γὰρ τὴν τοὺς θεμελίους ἔχουσαν πόλιν, ἧς τεχνίτης χαὶ δημιουργὸς ὁ θεός. — ἀποστόλων, cfr. la promesse à Pierre, Mat. xvi, 18.

GC. 14. Ces fondements sont donc supposés visibles, puisqu'on peut lire les noms qui

y sont inscrits. On peut se représenter la muraille reposant sur douze assises, ou exhaussée sur douze gradins ; ou bien chacune des sections de mur, déterminées respectivement par les douze portes, repose sur un seul bloc de maçonnerie, qui porte le nom d’un Apôtre. C’est que tout l’enseignement de l’Église est fondé sur celui des Douze : apostolicité.

À. B. C. 15. καὶ τὸ τεῖχος αὐτῆς omis rec. À. — Pour cette mesure opérée par l’'Ange, symbole en ce passage de l’immutabilité de la volonté divine, qui ne restreindra jamais les vastes dimensions de la Cité, voir x1, 1-2; et οἷν. Ezéch. χι,, 3, 48; xLr, etc.; Zach. nn, 1-5. | À. B. 16. τετράγωνος χεῖται veut dire que la base est quadrangulaire, plus précisément carrée; car jamais τετράγωνος n’a signifié « cubique ». Cfr. Ezéchiel x1v, 2: XLVIII, 16-20.

G. 16. 12.000 stades font environ 1.500 kilomètres ; est-ce le périmètre ou seulement le côté? Dans tous les cas, c'est une mesure énorme, qui démontre bien que cette Jérusalem ne peut descendre que figurativement sur une montagne terrestre. Il semblerait qu’elle ait la forme — assez surprenante — d’un cube, et c’est ainsi qu’on l’entend en général; mais on pourrait aussi bien penser que la cité, enveloppant le sommet d’une montagne, s'élève en pyramide pentaédrique, dont la hauteur est égale au côté de la base carrée; sa silhouette rappellerait ainsi celle de monuments babyloniens bien

|. connus χα ΧΧΧΙΝ):

A. 17. Forme τεσσεράκοντα de N, À, C, plus loin τέσσαρας. (InT., c. x, ὃ II). — μέτρον ἀνθρώπου (cfr. xvirr, 18 ἀριθμὸς ἀνθρ.) ὅ ἐστιν ἀγγέλου, est pour nous bien difficile à comprendre. L'Ange se sert de la même mesure que les hommes; est-ce parce qu'il est leur σύνδουλος (Swete).

GC. 17. Une hauteur de 144 coudées, c'est au plus 70 mètres. Si la cité a la forme d’un cube, il y aurait une étrange disproportion entre l'enceinte et l’intérieur. Est-ce

parce que la cité serait originairement le monde stellaire et son mur le zodiaque?

(Bousset, al.). Si la forme est pyramidale, tout s'explique (Exc. xxxix). — A. B. 18. ἐνδώμησις ou ἐνδόμησις hellénistique signifie construction, matériaux

ἐπ , na D « € 18. Kai ἡ ᾿ἐνδώμησις τοῦ τείχους αὐτῆς ἴασπις, χαὶ ἡ πόλις χρυσίον καθαρὸν ὅμοιον

ὑάλῳ χαθαρῷ. 19. Οἱ θεμέλιοι τοῦ τείχους τὴς πόλεως παντὶ λίθῳ τιμίῳ χεχοσμηὃ - CRIE ΝΣ à r ὁ μένοι" ὁ θεμέλιος ὁ πρῶτος ἴασπις, ὁ δεύτερος σάπφειρος; ὃ τρίτος χαλχηδών, ὁ

ὄγδοος βήρυλλος, ὁ ἔνατος τοπάζιον, ὁ δέχατος χρυσόπρασος, ὃ ἑνδέχατος ὑάχινθος, Σ À Ξ ͵ ἊΣ 1 EX = δωδέχατος ἀμέθυστος. 21. Kai οἱ δώδεχα πυλῶνες δώδεχα papyapirar "ἀνὰ εἷς ἕχαστος τῶν πυλώνων ἦν ἐξ ἐνὸς μαργαρίτου᾽ at ἣ πλατεῖα τῆς πόλεως χρυσίον χαθα-

Or Or

\ 3 PS Te \ x € ΝΥ 29. Kat ναὸν οὐχ εἶδον ἐν αὐτῇ ὁ γὰρ χύριος ὁ θεὸς ὁ παντοχράτωρ ναὸς αὐτῆς 0] τ « 2 323 K A 2 .}) 9 ΄ 2 - € 4 3 an ὩΣ 3 Sr mn Γ ἐστιν, nat τὸ ἀρνίον. 23. Kai ἡ πόλις οὐ χρείαν ἔχει τοῦ ἡλίου οὐδὲ τῆς σελήνης, ἵνα = + € = = 4 7 £ "Ὁ τ φαίνωσιν αὐτῇ ἡ γὰρ δόξα τοῦ θεοῦ ἐφώτισεν αὐτήν, χαὶ ὁ λύχνος αὐτῆς τὸ ἀρνίον.

employés à une construction, de ἐνδομέω; le sens classique était « digue » pour la protection d’un port; — « verre pur », cfr. le « cristal », xx1, 41 et 1v, 6; xv, 2 l'océan céleste.

A. B. 19-20. Diverses variantes orthographiques dans les noms des pierres. Cfr. pour cette joaillerie Ex. χχυπι, 17-20 et Ezéch. χχνπι, 13. Bousset cherche à expliquer l’ordre des pierres précieuses par l’'énumération de l’Exode, en disposant les noms sur trois colonnes de quatre, en déplaçant une colonne, et faisant une lecture « boustrophédique », de droite à gauche, puis de gauche à droite; c'est bien compliqué. D'ailleurs χαλχηδών, χρυσόπρασος, ὑάχινθος et σαρδόνυξ ne se trouvent pas dans l’énumération des LXX, ni ailleurs dans la Bible grecque, où ϑάκινθος n’est pas le nom d’une pierre. L'idée d’une construction en pierres précieuses vient d’/saie, Liv, 11, cfr. Tob. χα, 16; et les noms, en partie de la description du pectoral du grand-prêtre (Æ£x.) et des ornements du roi de Tyr (Æzéch.).

G. 19-20. Il ne semble pas que les assises ou les gradins soient faits eux-mêmes de pierreries, mais plutôt qu'ils en sont ornés, recouverts. Chacune de ces pierres pouvait avoir dans l'esprit de saint Jean un sens symbolique; les anciens et les médiévaux l'ont cherché, et réparti les pierres entre les Apôtres, les vertus, etc. Spéculations trop compliquées et incertaines dans le détail pour que nous les reproduisions ici. Pour les sens possibles, on peut voir Pline, Hist. nat. xxxvir, al. Quant à l'identification des pierreries, elle peut se faire approximativement. Le « jaspe » (οἷν. 75. τιν, 12) est, pen-

sons-nous, le jaspe vert (v. 1v, 3, G.). Le « saphir » des anciens serait probablement

notre lapis-lazuli. La « chalcédoine » (Pline, H. N. xxxvin, 18) est une pierre verte et chatoyante comme la queue des paons ou la gorge des pigeons. L’ « émeraude » est connue. Le « sardonyx » est une variété d'onyx où le blanc se mêle au rouge; Pline le com-

pare à lachair autour de l’'ongle humain, qui est d'un beau rose quand on le regarde

par transparence devant une lumière. La « sardoine » est la cornaline, d’un rouge foncé demi-transparent. Le « chrysolithe » est peut-être un béryl jaune. Le « béryl », différent de l’'émeraude, est vert de mer (Pline, ibid., 20). La « topaze » est vert doré. L'ancien « chrysoprase » (Pline, ibid., 32), d’un vert plus pâle que le béryl. L'« hyacinthe » est peut-être notre saphir, avec son bleu magnifique. L’ « améthyste » est

violette. L’harmonie de ces couleurs, où la grâce et l’opulence se mêlent, leur ensemble. lumineux, gai et tendre, n’éveille que des idées de joie, de fraîcheur, de repos, et leur

choix est bien du même coloriste qui a dépeint le trône de Dieu au ch./1v. C’est le violet

et le bleu (améthyste, hyacinthe, saphir); le rouge (sardonyx, sardoine); le vert et 1ew\

jaune d’or (jaspe?, chalcédoine, émeraude, béryl, topaze, chrysoprase). Prises toutes

ensemble, elles rappellent l’arc-en-ciel et font à la Cité céleste une ceinture d’une

variété et d'une richesse incomparables ; elles peuvent signifier la diversité des dons

RUR

TM

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18 Et les matériaux de son mur sont de jaspe, et la ville [est] de l'or pur pareil à du verre pur. 19. Les fondements du mur de la ville ont été ornés de toute pierre précieuse; le premier fondement [n’est que] jaspe, le deuxième saphir, le troisième chalcédoine, le quatrième émeraude, 20 le cinquième sardonyx, le sixième cornaline, le septième chrysolithe, le huitième béryl, le neuvième topaze, le de chrysoprase, le onzième hyacinthe, le douzième améthyste. 21. Et les douze portes [sont] douze perles; chacune des portes respectivement était d’une seule perle; et la place (ou les rues) de la ville, [c’est] de l'or pur comme du verre transparent.

22. Et de temple, je π᾿ [en] vis pas en elle; car le Seigneur Dieu le Tout- Puissant en est le temple, ainsi que l’Agneau. 23. Et la ville n’a pas besoin du soleil ni de la lune, pour qu'ils brillent sur elle: car la gloire de Dieu l’a illuminée, et son flambeau [est] l’Agneau.

de la grâce et des vertus des bienheureux. Chaque fondement, comme chaque pierre, observe Swete, garde dans cette Jérusalem son individualité et son éclat spécial.

À. B. C. 21. ἀνὰ distributif (InT., c. x, ὃ II). — ὡς ajouté devant ἐξ ἑνὸς. papy. 4᾽15. dans Q, P, quelques And. — « Perle », cfr. les portes en rubis d’Zs. iv, 12. Dans le tr. Baba bathra, 75, R. Jochanan parle de perles excavées, longues et larges de trente aunes, que Dieu utilisera pour faire les portes de la cité future. Gressmann (p. 223) pense à propos de ces rues ou de ces places d’or transparent à la voie des dieux mythiques, et à la voie de procession de Mardouk, entre Babylone et Borsippa.

gneau est la lumière de cette cité démontre suffisamment l’origine chrétienne du tout (cfr. χχιι, 5, d’après 75, 1x, 19-20 ; rapprocher aussi le dernier verset d'Ezéch. χυνπι, 35 : « Et le nom de la ville sera désormais : Jahweh est là ».) Dieu et l’Agneau sont encore une fois mis sur pied d'égalité, comme vu, 9-suiv.; x1v, &; xx, 1-suiv. C'est la cité tout entière qui est devenue leur temple; il n’y a pas de place en elle où leur présence soit moins immédiate ou sensible qu'ailleurs. Ce trait-là se rapporte plus spécialement à l'Église du ciel, après la résurrection; le Temple et les autels qu’on y voyait

auparavant (ch. vin, 3; x1, 19) n'ont plus de raison d’être, car le temps de l'intercession est fini.

Les versets 24-27 sont une reproduction libre d’Zs. 1x, 19-21. Aussi y trouverait-on de nombreux parallèles rabbiniques, inutiles à citer.

Exc. xxXIX. — ORIGINES TRADITIONNELLES ET FORME DE LA JÉRUSALEM CÉLESTE.

Il est possible, nous ne songeons pas à le contester, que l’idée première d'une ville surnaturelle soit à chercher dans la Cité des dieux babylonienne, sur la montagne du Nord (cfr. l’Olympe); ou plutôt encore, que son prototype soit la ville qui repose sur la voûte du ciel, ou la voûte du ciel elle-même, par laquelle Jean, après les autres apocalyptiques, a déjà figuré l'habitation éternelle du Tout-Puissant (ch. iv). Ainsi s’expliquerait la forme carrée : les quatre points cardinaux. Pour Bol! (p. 39-suiv.), il n'est pas douteux que les θεμέλιοι — στοιχεῖα

B. C. 22-23. Rien n'indique ici un changement de source, et l'idée que l’A- .

L % L ἷ La a à , Ἂν + γέ. \ Μ ὧν Ἦ LATE # Ἢ - & AIN : ν᾽ τ

— ζῴδια (d'après Diogène Laërce, vi, 2 et l'étude ἀ᾽ 0. Lagercrantz, « Elementum », pp. 41, 54, 62-suiv.) soient le zodiaque, comme le « fleuve » dont il sera question est la Voie lactée. Bousset, ad loc. et Gressmann [Urspr. pp. 114, 166) voient même dans les Douze Anges des portes un souvenir des Douze dieux zodiacaux, et Gressmann les compare aux douze « Taxiarques » d’Hen. éth. Lxxxn. Mais, quoi qu'il en soit, Jean n’avait plus tout cela dans l'esprit, et n'entendait présenter que des symboles; ses sources immédiates paraissent avoir été seulement les descriptions de la Jérusalem renouvelée dans /saïe et Ezéchiel, avec des traits du Paradis de la Genèse (v. infra).

La plus grande difficulté est de se représenter la forme d’une ville dont les trois dimensions sont égales. On comprendrait la forme cubique, dérivée de la sphérique, pour la cité des étoiles; mais là il n’y a plus d’astres, plus même de soleil et de lune (xxx, 23). Il est bien dit de la nouvelle Jérusalem (Baba bathra, 75) qu’elle aura trois milles dans ses trois dimensions. D'autre part, le cube était pour les Grecs l'emblème de la solidité inébranlable. Le pythagoricien Philolaos et Proclus faisaient de la terre un cube. Aux Juifs cette figure rappelait la forme du Saint des Saints ; toute la ville serait ainsi le sanctuaire de Dieu, qu'il remplit comme il était censé remplir le « Débir » ; le mur, d’une hauteur si disproportionnée, si minime en comparaison, ne serait plus alors qu’une ceinture d’ornement, et non une enceinte de protection. Mais comment arriverait-on jamais à se représenter une ville cubique? Et comment y disposer un fleuve, des rues, des arbres ? 11 faudrait alors voir dans ces traits inconciliables les « disjecta membra » de traditions diverses, ou bien penser que la vision n’a pas été « imaginative », que toute la description, impossible à reproduire plastiquement, est « pensée » plutôt que « vue ».

Certes cela n’est pas inadmissible à priori. Mais nous croyons qu'il y a une solution meilleure. Jean, malgré son goût des mesures précises, reste dans le vague et l'embarras des expressions quand il doit fixer la forme et la position respective des objets qu’il groupe; ainsi pour les quatre Animaux autour du trône (εν, 6°), les têtes et les cornes; ici, au verset χχι, 16, sa manière de parler convient aussi bien à une pyramide à base carrée qu’à un cube. La forme pyramidale exprime aussi bien la solidité ; un allégoriste pouvaït penser aux pyramides d'Egypte, ces « demeures d’éternité » et conserver peut-être un souvenir traditionnel de la « ziggourat » assyrienne; de plus le prophète d'Asie Mineure se rappelait certainement la splendide ville qu'il a tant louée, l’aimable Smyrne, qui alors, plus étendue et compacte qu'aujourd'hui, grimpait en amphithéâtre, avec sa « rue d’or », jusqu’à l'Acropole occupant le sommet du Pagus.

Si l’on admet notre hypothèse, le crayon peut sans peine tracer la silhouette de la céleste Jérusalem. C’est une ville d’une régularité géométrique, qui recouvre le sommet d’une immense montagne figurant toute la terre, ou plutôt toute la création, matérielle et spirituelle. En bas, une muraille l'entoure de l'éclat et du chatoiement de ses pierreries, emblème étalé aux yeux de l'univers de toutes les vertus et de toutes les richesses qu’elle renferme. Par-dessus la crête du mur s'élève jusqu’à l'infini la masse dorée et crystalline des constructions, des rues, jusqu'au sommet, où probablement repose le trône de Dieu et de l’'Agneau (xx, 1). Malgré la limpidité des couleurs, l'aspect en serait encore trop minéral, et pourrait rappeler le fantastique et dur « Rêve parisien » de Baudelaire;

% D résanter. τὰ ἢ ds eaux ne sera pas Hop, torrentiel, si où se a « eaux de la vie » coulant en en sur les flancs, ou faisant de EE u

| propre lumière, pénétrée qu’elle est de la « ss de Dieu » et ΕἾΝ rayons émanent de l’ Agneau.

Telle est, du moins, l’image qui nous satisfait le mieux; rien, dans le texte, ; 8 oppose à ce qu'on l’adopte. Mais le « cube » allégorique, ; Je ne sais pas q Ἢ Dress ou quel géomètre arrivera à se l’imaginer. ΣῊΝ

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