III. LA JÉRUSALEM CÉLESTE ET L'HUMANITÉ
(xx1, 24-ΧΧΠ, 5).
γῆς "φέρουσιν τὴν δόξαν “αὐτῶν εἰς αὐτήν. 25. Kai oi πυλῶνες αὐτῆς "οὐ μὴ χλεισθῶσιν ἡμέρας; νὺξ γὰρ οὐχ "ἔσται net 26. καὶ "οἴσουσιν τὴν δόξαν χαὶ τὴν τιμὴν τῶν ἐθνῶν εἰς αὐτόν 27. Καὶ "οὐ μὴ εἰσέλθῃ εἰς αὐτὴν "πᾶν χοινὸν χαὶ "ὁ ποιῶν βδέλυγμα | ph οἱ γεγραμμένοι ἐν τῷ βιὀλίῳ: τῆς ζωῆς "τοῦ ἀρνίου. χχπ. 1. Kat ἔδειξεν μοὶ ποταμὸν ὕδατος ζωῆς λαμπρὸν ὡς χρύσταλλον, ἐχπορευόμενον ἐχ τοῦ θρόνου τοῦ θεοῦ wat τοῦ ἀρνίου. 2. Ἂν μέσῳ τῆς πλατεῖας αὐτῆς καὶ τοῦ ποταμοῦ
A. Β. 24. περιπατήσουσιν et tous les autres verbes, jusqu’au v. 27, sont au futur, ou indiquent le futur par où μή, excepté φέρουσιν. — τῶν ἐθνῶν pour αὐτῶν, rec. K. — Cfr. Ps. xx, 10; 75. xuix, 23; Lx, 8, 5-7 ; aussi Zs. 11, 2-3, al.
A. B.25. où μὴ xÀ. v. INT. c. x, ὃ II, et supra, 24 À. B. — νὺξ γὰρ κτλ, sera répété xxu1, 5; Cfr. 715. Lx, 20, et, avec une portée différente, Zach. xiv, 7. — Pour l’ensemble et le sens, 15. 1x, 11. — L'expression de ce verset est fortement elliptique : « Les portes ne seront pas fermées de jour, [c'est-à-dire jamais], car là ne sera point de nuit »; ou bien ἡμέρας — parce qu'il fera jour, [ἀεὶ οὔσης]ἡμέρας.
Do 26: Cr. 15.:1x, 5, 11: |
A. B. 27. où μὴ πᾶν..... χαὶ ὁ ποιῶν, sent l’hébraïsme (In. c. x, ὃ II). — ei μὴ a ici le sens plus rare de « mais seulement ». — ποιοῦν pour ὃ ποιῶν, dans Q-«1070-046, et de nombreux And. — τοῦ ἀρνίου manque dans le texte d’Irénée. — « Livre de vie de l’'Agneau », οὗν". xu1, 8 (manque /rénée également) — « Rien d'impur n’entrera », cfr. Is. xxxv, 8; Li, 1; Ezéch. χιιν, 9. — βδέλυγμα, οἷν. Apoc. χνιι, 4, 5, et Luc xvi, 15, aux Pharisiens : ὑμεῖς ἐστε of διχαιοῦντες ἑαυτοὺς ἐνώπιον τῶν ἀνθρώπων... ... τὸ ἐν ἀνθρώποις ὑψηλὸν βδέλυγμα ἐνώπιον τοῦ θεοῦ; et τὸ βδέλυμα τῆς ἐρημώσεως, expression qui a certainement rapport à l'idolâtrie, Mat. χχιν, 15; Marc χιι, 14. --- ψεῦδος, οἷν. Apoc. XIV, 5; χχι, 8; xx, 45; Jok. vi, 44, 55; I Jok. 1, 6, 10 ; τ, 4, 21, 22, 27; 1v, 20 ; v, 10.
C. 24-27. C'est bien ici que les découvreurs de source prétendent relever des traits archaïques inconciliables avec la conception propre de Jean, qui est le « ciel nouveau » et la « terre nouvelle ». La vision de la Jérusalem céleste se serait affaiblie par le mélange d’une autre conception, celle de Jérusalem restaurée sur la terre, et attirant à elle les nations pour les convertir. Nous devons admettre que les deux idées sont là à la fois; mais ce n’est point par inadvertance qu'un rédacteur, ou Jean lui-même, les aurait juxtaposées ; s’il traite ses symboles avec quelque laisser-aller, il ne met pas une telle négligence à harmoniser ses idées. L'apparente contradiction s'explique au mieux par la transcendance de son concept. Le prophète a en vue les conquêtes de l'Église sur terre, qu'il a déjà figurées par le Millénaire, et la fin de x1, 1-13; ces succès ne sont qu’à leur début, voilà pourquoi il emploie des verbes futurs, car il porte son attention sur leur plein développement, qui est encore à ses yeux très reculé. Les « rois de la terre », qui, en d’autres sections, désignaient les ennemis de l’Agneau, seront alors, du moins en grande partie, ses fidèles. Maïs, parce qu’il envisage l'histoire de cette Jérusalem, en ce monde et dans l’autre, comme un tout continu, son regard qui domine tout le déroulement du plan rédempteur, s'étend jusqu’à l'éternité, là où « il n’y aura plus de nuit ». Une telle synthèse lui paraissait toute naturelle, et elle était facilitée par le caractère de ses modèles prophétiques, où la phase terrestre et la phase trans-
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C. xxr. 24. Et les nations s’avanceront dans sa lumière, et Les rois de la terre portent leur gloire en elle. 25. Et ses portes ne seront jamais fermées de tout le] jour ; car là ne sera point de nuit. 26. Et ils portent en elle la gloire et l'honneur des nations. 27. Et jamais n’entrera en elle rien d’impur, ni celui qui fait abomination et mensonge, mais seulement ceux qui ont été inscrits dans le livre de vie de l’Agneau. xx. 1. Et il me montra un fleuve d’eau de [14] vie, éclatant comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l’Agneau. 2. Dans le milieu de sa place (ou de sa rue) et du fleuve, de |
çà et de là {est} un bois de vie, faisant des fruits douze [fois], à chaque
D vi sad = NE RE CE ES Ne Us
S cendante des « derniers temps » n'étaient jamais distinguées expressément. Les portes de Jérusalem ne sont jamais fermées : dès à présent tous les peuples sont invités à y entrer, et au jour bienheureux de la Résurrection, ils s’y trouveront tous réunis.
Après qu’il a prophétisé ainsi la catholicité de l’Église, il commence à parler de sa sainteté (v. 27). Cette pureté parfaite ne se réalisera pleinement qu'après la Parousie; jusque-là, d'après les paraboles évangéliques, la moisson demeure mêlée d’ivraie, le filet contient de bons et de mauvais poissons. Jean ne fait pas attention à ce mélange temporaire; la vision ne lui montre que l’Église idéale, le droit plutôt que le fait; dès à présent, l’Église est absolument sainte dans son essence, et, si elle contient dans son corps des membres qui ne sont pas inscrits au « livre de vie de l’Agneau », ceux-là ne sont pas destinés à y demeurer (cfr. I Joh. τι, 18 : « Ils sont sortis d’entre nous, mais ils n'étaient pas d’entre nous; car 5115 avaient été d’entre nous, ils seraient demeurés avec nous. ») Ce qui est dit Là des hérétiques s'applique aussi bien aux pécheurs impénitents, autres Antéchrists ; et le v. xxn, 2 montrera qu’il envisage fort bien la présence dans l'Église de fidèles qui ort besoin de guérison morale. Le v, 27, si tant est qu'il ne parle pas de l’Égiise triomphante, fondue dans la même perspective que l’autre, se rapporte à ce que les théologiens appellent aujourd’hui « 1 âme de l'Église », ou simplement au concept de l'Église dans l'esprit divin, abstraction aïte des temps du « devenir »; plus vraisemblablement, tous ces points de vue sont synthétiquement combinés. Rappelons-nous du reste que Paul et les écrivains du Nouveau Testament, excepté là où ils traitent spécialement de morale, n’envisagent pas volontiers le cas d’un baptisé qui se perdrait en mentant aux promesses de son baptême; tout chrétien, pour être un chrétien vrai, doit espérer fermement qu’il est au nombre des prédestinés; c’est l'esprit de Rom. vin, 29-30 et de beaucoup d’autres passages.
Ces considérations nous paraissent suffire; nous pouvons toutefois en ajouter une autre fort importante. Le βδέλυγμα (supra A-B 27), ce sont surtout les souillures païennes; 16 ψεῦδος, c’est avant tout le mensonge à la vérité religieuse, le culte des faux dieux, l’hérésie, l’apostasie formelle ou pratique; et l’impur, le χοῖνον, quand il désigne des hommes, signifie ceux qui restent étrangers aux prescriptions de la religion du salut. Le terme s’appliquait aux Gentils qui n’observaient pas la Loi (οἷν. Act. x, 12-14; 28). Si l’on prend donc tous ces mots dans le sens strict que leur avait donné l'usage, toute difficulté d'interprétation disparaît : il ne s’agit plus que de la pureté absolue de la doctrine et du culte dans la Jérusalem nouvelle, c’est-à-dire l'Église indéfectible.
—— À. B. XXII. 1. στόματος pour θρόνου, dans 1073. — ὑδ, ζωῆς, οὗν». vir, 17; xx1, 6; xx, 17. — « Trône de Dieu et de l’Agneau », cfr. πὶ, 21; vu, 17; et tout le chap. v. — Pour le « fleuve », οἷν. Ezéch. xivn, 1-12, Ps. xzvi (xLv), Ἢ « Fluminis impetus lætificat civitatem Dei », et Gen. 11, 9-suiv.
GC. XXII. 1. Chez Ezéchiel, la rivière sort du roc qui est sous le temple, et va assai-
F »" ms s ΄σ 7 ἐντεῦθεν χαὶ ἐχεῖθεν "ξύλον ζωῆς "ποιοῦν χαρποὺς δώδεκα, κατὰ μιῆνα ἕχαστον "ἀποδιδοῦν τὸν χαρπὸν αὐτοῦ, χαὶ τὰ φύλλα τοῦ ξύλου εἰς θεραπείαν τῶν ἐθνῶν. » k og. * , à) € - -“ 3 3. Καὶ “πᾶν "χατάθεμα "οὐχ "ἔσται "ἔτι. Kat ὁ θρόνος τοῦ θεοῦ nai τοῦ ἀρνίου ἐν = ΧΑ A ἘΞ - * x αὐτῇ “ἔσται, καὶ οἱ δοῦλοι αὐτοῦ "λατρεύσουσιν αὐτῷ, ἧι nai "ὄψονται τὸ πρόσωπον 3 SON ANA LE ? CE ἃ = 4 9 σῷ \ \ , x Y ᾺἋ 9 GUTOU, χαὶ TO ὄνομα αὐτοῦ ἐπὶ τῶν μετώπων αὐτῶν. D. Kat νὺξ οὐχ "ἔσται ἔτι, χαὶ οὐχ Ἂν" . r Ἂ κ x « es 7 εἴ , ε A * , 3.2 «ἢ ᾽ / ξχουσιν χρείαν ᾿φωτὸς λύχνου χαὶ φωτὸς ἡλίου, ὅτι χύριος ὁ θεὸς "φωτίσει ἐπ᾽ αὐτούς, Le Ὁ Ὁ χαὶ ᾿βασιλεύσουσιν εἰς τοὺς αἰῶνας τῶν αἰώνων.
nir la Mer Morte; ici elle émane du trône lui-même, placé sans doute au sommet de
la pyramide (Exc. xxxix), et elle arrose toute la Cité de Dieu. L'origine traditionnelle
de cette figure, ce sont, à cause des « arbres de vie » du verset suivant, les fleuves
de l’Eden; mais le sens est spirituel, et des plus profonds. En premier lieu ressort le rapport de ces eaux avec le baptême, d’où naît la vie. Tous les commentateurs anciens l'ont saisi, en appliquant parfois les eaux vives à la personne du Christ (Apringuus, ali), ou à la béatitude à laquelle conduit le baptême (A4/bert, al.). Mais, pour André,
ces eaux représentent le baptême dans la vie présente, et le Saint-Esprit dans la Jérusalem d’en haut. Nous voyons là, avec Swete, l'explication la plus exacte, car, dans la: littérature johannique, l’eau de la vie signifie à la fois le sacrement de la renaissance, et le don de l'Esprit-Saint (voir Jo. vu, 38-39). Autrement, il n’y aurait pas de mention du Saint-Esprit dans la dernière partie de l’Apocalypse, qui se relie si étroite- M ment à la première, où l'Esprit paraît sept fois; et ce serait bien étonnant. Ce fleuve 4 qui a sa source dans le trône où siègent Dieu et l'Agneau, c’est Dieu communiqué, la troisième personne divine représentée par son opération. Ainsi, au sommet de Jérusalem, nous voyons la Trinité tout entière : le Père pénètre toute la Cité de sa gloire, ᾿ l’Agneau l’illumine de sa doctrine, l'Esprit l’arrose et y fait naître partout la vie, d’abord par le sacrement de baptême,
Ces images conviennent proportionnellement à la vie présente et à la vie future. Jean s'est abstenu, avec intention peut-être, de placer dans ce verset, non plus que dans le suivant, aucun verbe fini qui en eût restreint l’application à l'avenir.
À. 2. Ce verset montre encore la difficulté qu'éprouvait le style de Jean à bien fixer les positions respectives des objets. W-H joignent ἐν μέσῳ τῆς xÀ. 2. au v.1, M et font gouverner τοῦ ποταμοῦ par ἐντεῦθεν χαὶ ἐχεῖθεν ; mais c'est peu naturel; car ces mots sont des adverbes; moins naturelle serait aussi la place de ἐν μέσῳ à la fin d’une phrase. Ἔν μέσῳ — ἀνὰ μέσον, comme v,6 (v. ad loc.).Les deux adverbes de lieu ont fort embarrassé les scribes; on trouve ἐντεῦθεν répété pour ἐκεῖθεν (And.), ou ce dernier simplement omis, ou des substitutions de ἔνθεν. --- ξύλον est ici un nom collectif : des | arbres, un bois ou une forêt. — χατήγγελται après ξύλου Ap 41-95-2040, 010-121-250 al. — Pour ἀποδιδοῦν, la plupart des témoins ont le solécisme ἀποδιδούς, sauf À, α 1471-30- 429, 41582-32-2017, 012-34-424, d507-47-241, Av 45-80-2037, d403-94-201, O10-121-250, ἂν 52-161-2067; (Av 20-r 1-1" et « 506-29-385 ont ἀποδίδοντα); si nous ne l’adoptons pas, c'est à cause de l'autorité de A, qui ne laisse pas d'écrire à côté, peut-être avec raisOn, ποιῶν pour ποιοῦν, seul avec Av 21-18-94. 4
B. 2. « arbre de vie » οὖν. Gen. u, 9; m1, 22; et Apoc. n, 7 (v. ad loc.) ; nombreux passages des Apocryphes. Des images du Paradis Terrestre s'associent à celles d’une ville, comme avec le Temple dans Æzéch. xivn, 1, 7, 12. — Cfr. Hen. éth. XXV, 6 :
ὃ χάρπος αὐτοῦ τοῖς ἐχλεχτοῖς εἷς ζωὴν, ets βοράν. — χάρπους δώδεκα, οἷν. Schemoth rabba, 15 : les arbres des temps futurs fructifiant tous les moîs.
G. 2. L'arbre de la vie du Paradis terrestre s'est multiplié à l'infini; il forme des bosquets sur les deux bords du fleuve, entre les eaux de la vie et les rues d’or. Non seulement son fruit, qui mürit toute l’année, c’est-à-dire pour toute la durée du temps
mois rendant son fruit, et les feuilles du bois [sont] pour la guérison des nations.
3. Et aucun objet de malédiction ne sera plus. Et le trône de Dieu et de l’Agneau sera en elle, et ses serviteurs l’adoreront, 4 et 115 verront son visage, et son nom [56}8] sur leurs fronts.
5. Et il n’y aura plus de nuit, et ils n’ont pas besoin de lumière de flambeau ni de lumière de soleil, parce que le Seigneur Dieu épandra sa lumière sur eux, et ils régneront dans les siècles des siècles.
et de l'éternité, entretient la vie des habitants de Jérusalem, mais ses feuilles ellesmêmes rendent la santé « aux nations », c'est-à-dire à tous les habitants de la terre qui veulent en profiter. L'arbre de vie pourrait se rattacher au Verbe qui se donne en nourriture, comme le fleuve au Saint-Esprit, et les fruits être pris comme symboles de l'Eucharistie (v. comment. de 11, 7). Ainsi reparaissent les images des Lettres; la fin du livre rappelle le commencement. Ce qui est dit de la vertu guérissante des feuilles ne peut s'appliquer qu’à la vie présente, où il y a encore dans l’Église des hommes faibles et pécheurs. Il est arbitraire de chercher ici avec Calmes ou d’autres une distinction entre les fruits, qui seraient réservés aux seuls Israélites, — ce dont le texte ne dit absolument rien, — et les feuilles qui serviraient aux Gentils, comme si ce passage manquait d'universalisme; l’esprit de l’Apocalypse n'est pas celui-là; arbitraire aussi de parler avec André de deux degrés de gloire. Ce passage relève uniquement la fécondité de l'arbre; non seulement les fruits nourrissent, maïs les feuilles ont une vertu surnaturelle de guérison; les feuilles des plantes étaient en effet plus employées comme remèdes que les fruits. Les péchés doivent être remis pour que l’on s’approche de la sainte Table.
À. B. 8. πᾶν... οὐχ hébraïsant. — κατάθεμα, hap. leg. dans la Bible ([nr. c. x, S I) se retrouve Didache xvi, 5; mais Mat. xxvi, 74, porte le verbe καταθεματίζειν, « faire des imprécations ». — ἔσται, λατρεύσουσιν (— εὔουσιν rec. K), etc. : tous les verbes des versets 3-5 sont au futur, excepté ἔχουσιν, v. 5. — ἔτι omis (N*, bok.) ou remplacé par ἐχεὶ (la plupart des And.). — « πᾶν κατάθ. 0. ε. ε. », οὗν. χχιι, 27. — « Trône de Dieu et de l’Agneau » supra, v, 1. — λατρ. οἷν. νι, 15.
B. 4. ὄψ. τὸ πρόσ. à, cfr. Ps. xvur, 15; χαι, 3; Mat. v, 8; 1 Cor. χπι, 12; 1 Jo/. 1Π, 2. — Le « nom sur les fronts », vir, 3-4; x1v, 1; -cfr. aussi mi, 12.
= A. B. 5. φωτός omis rec. K. — ἕξουσιν pour ἔχουσιν, À, g, vule. — L’attique φωτιεῖ pour φωτίσει, À, P; présent φωτίζει (quelques And., vulg.). — νύξ xt, οἷν. χχι, 25. — Κύρ. 6 θεὸς φωτ., οἷν. χχι, 28. — βασιλ. εἷς τοὺς αἰῶνας τῶν αἰώνων, d'après Dan. vnr, 27,
diffère de Bas. ἐπὶ τῆς γῆς de v, 10, ainsi que de xx, 4-6, pour le sens.
C. 3-5. Ces versets, avec leurs verbes au futur, nous transportent franchement après la Résurrection. Il n’y aura plus alors d’ombres dans Jérusalem, « ni nuit du péché, ni plus aucun besoin de lumière de science » (Apringius). Dieu donnera à ses élus la
lumière de gloire, grâce à laquelle ils contempleront son visage. « Nous le verrons tel 4] est », a dit Jean ailleurs; et saint Paul : « Alors nous Le verrons face à face. » Et alors les saints régneront, non plus de cette royauté inaugurée sur la terre, et combattue par tant de rébellions intérieures et d’ennemis du dehors, qu'ils ont déjà goûtée dans l’actuel Millénaire, mais sans contradiction, sur tout l’univers, et cela d’éternité en éternité.
Telles sont les paroles qui devaient clore la dernière prophétie de la Bible, la plus complète et la plus sublime. Un épilogue attirera l'attention du lecteur sur son importance capitale.