CXXXVIII 4 INTRODUCTION
stantif ou l'adjectif prédicat. Exemples : σὺ εἶ ὁ ταλαίπωρος, etc. 111, 17; καὶ τὸ ὄνομα τοὺ ἀστέρος λέγεται ὅ Λψινθος, νι, 11 (passage où, de plus, c’est le féminin ἣ
qu’il aurait fallu). Cet usage de l’article contribue beaucoup à donner au style de l’Apocalypse sa couleur spéciale.
C, Adjectifs pronominaux.
1° /ndéfinis. — ‘Yu enclitique n'est jamais employé qu'après et, ἐάν, ἵνα μή. Comme adjectif ou article indéfini, il est toujours remplacé par le numéral εἷς, 7 fois en tout (vir, 13; xvarr, 21; x1x, 17; 1x, 13). 5 Πᾶς est très usité, et contribue au coloris général. On le trouve devant les substantifs, les adjectifs, les participes, tantôt seul, tantôt avec l’article. 5 fois on le trouve avec οὐδέ, μή, ox, remplaçant οὐδείς ou μηδείς, qui sont toujours pronoms (cfr. l'héb. 55 nb).
2° Numéraux. — Mix est employé pour πρώτη au chapitre 1x, 12 : ἣ οὐὰν ἡ μία. (Au ch. νι, 1, μίαν garde son sens ordinaire. Voir Commentaire).
3° Possessifs. — Nulle part ne se rencontre d’adjectif possessif, excepté 11, 20 : πλανᾷ τοὺς ἐμοὺς δούλους. Partout ailleurs, c’est le génitif du pronom personnel, μου, σου enclitiques, ἡμῶν, etc.
&° Démonstratifs. — Presque partout οὗτος, et deux fois seulement ἐκεῖνος.
D. Pronoms.
L'emploi assez fréquent des nominatifs ἐγώ, σύ, αὐτός, οὗτος, est affaire de style, et toujours intentionnel. Comme la voix moyenne des verbes, au sens réfléchi, n'apparaît presque nulle part (81 ce n'est 1, 7, 1, 5 et peut-être à certains participes parfaits, 1x, 15 et χχι, 2), l'auteur emploie ἑαυτούς, -τήν, avec la voix active. — Pour les pléonasmes, v. énfra « Construction ».
Εἷς ou μία remplacent toujours le pronom τις, sauf dans les cas notés ci-dessus. — ἢ n’y ἃ qu’une seule fois (χντι, 6) attraction du pronom relatif.
ΒΕ, Verbes.
1° Modes. — Nous avons vu plus haut l'usage de l’infinitif, sans article, pour
signifier la fin ou la conséquence; il est d’ailleurs relativement restreint. Il faut
remarquer que l'infinitif présent est très rare comparativement à l’aoriste.
Notons le même fait à l'ëmpératif, qui n’est au présent que 21 ou 22 fois (dont M
9 dans les lettres). — Voir Bousset, p. 170.
Le participe donne lieu à d’intéressantes observations. Il est naturel de ne pas le rencontrer à l’accusatif absolu, comme δέον, ἔξον, car cette tournure clas-
sique est étrangère au Nouveau Testament; mais il l’est beaucoup moins de ne” pas rencontrer ces génitifs absolus, si fréquents dans les autres livres, d'autant plus que l'usage s’en était étendu dans la langue hellénistique à bien des cash où le gréc classique ne l’eût pas toléré (v. Blass-Debrunner, $ 423). Jean aurait eu maintes occasions de s’en servir. Pourtant il ne l’a pas fait une seule fois,«
s'en tenant toujours aux parataxes, ou aux propositions circonstancielles ἃ verbe fini. Il faut dire, d’ailleurs, qu'il semble ne connaître que deux temps au
un
participe : le présent et le parfait. Chose encore plus importante à noter, il est impossible de traduire un certain nombre de passages sans donner à un participe au nominatif, que ne suit ni ne précède aucune copule, la valeur d’un verbe fini (v. énfra, « Construction »). C'est un usage hébraïque, et surtout araméen.
Le subjonctif est fréquent, ordinairement à l’aoriste, quelquefois au présent, et l'emploi en est régulier. Quant à l’optatif, qui a rapidement en désuétude dans la xowr, il est totalement absent de AtacaR
2° Temps. — C'est peut-être l’usage des temps qui crée le plus de difficultés au traducteur de notre livre. Je tàcherai de fixer plus bas quelques règles, en traitant du « style ». Signalons ici ce qui ne relève que de la pure grammaire.
Pour les modes autres que l'indicatif, les temps, comme nous l’avons vu, sont très simplifiés.
A l'indicatif, Jean paraît avoir un sentiment net, et assez fin, de la valeur de l’imparfait, qu’il emploie d’ailleurs assez peu (9 fois). Il comprend bien aussi le sens du parfait, temps d’une action passée qui a produit un état se prolongeant dans le présent; on le remarque bien dans l'usage irréprochable qu'il fait du participe parfait. Mais à l'indicatif, il paraît, la plupart du temps, n'avoir pas la notion nette de la distinction du parfait et de l’aoriste. Les deux temps se suivent dans la même phrase sans aucun ordre, pour marquer des actions également transitoires (ir, 3; v, 7; vinr, δ). L'écrivain affectionne surtout εἴληφα (5 fois contre 4 fois ἔλαθον), et εἴρηκα, 2 fois, tandis que εἶπον ne se rencontre pas plus de 5 fois (et 1 fois à l'impératif.) Mais des parfaits comme xexomiaxee, et πέπτωχες, 11, 3, D, γέγονεν, xvi, 17, etc: sont certainement tout à fait à leur piace.
Le futur, dans les propositions principales, est souvent mêlé à l’aoriste et au présent, à notre avis, contre Bousset (pp. 168-169), ce me pas sans intention, et nous chercherons à le démontrer.
La locution où μή, qui, régulièrement, dans la χοινή, exige après elle le subjonctif aoriste, le remplace 2 fois par le futur indicatif dans l’Apocalypse, ix, 6 et χνπι, 14 (cas qui ne se présente que 8 fois dans le N. T., contre 74 fois avec le subj. aor. Moulton). Si l'on ne veut pas lire le barbarisme δώσωσιν au: chap. 1v, 9, alors, avec la plupart des manuscrits, on admettra ὅταν δώσουσιν, un futur indicatif au lieu du subjonctif requis; de même on lit vrrr, 1, ὅταν ἤνοιξεν, aor. indicatif, au lieu de ἀνοιξῇ ; ici ὅταν équivaut à ὅτε; la leçon de χιν, 4, ὅπου dv. ὑπάγει (pour ὑπαγὴ) est plus douteuse. C’est surtout après ἵνα et ἵνα μή qu'on trouve l'emploi irrégulier du futur indicatif, plus souvent encore que dans le reste du Nouveau Testament. Blass en signale 12 exemples (Ρ. 207); il alterne encore avec le subjonctif aoriste,
Dans les récits de visions, l’aoriste et le présent se mêlent d'une manière qui est, à première vue, inextricable, mais qui s'explique pourtant par le mouvement de la pensée (v. infra). L'auteur fait plus d’une fois usage de l’ « aoriste de constatation », qui ne marque pas le temps, ou équivaut au « passé prophétique » de l'A. T. Ex : xvin, 2 ἔπεσεν, ἔπεσεν βαῤδυλὼν à μεγάλη, etc. On peut comparer le IV° Évangile, xv, 6 ἐδλήθη, ἐξηράνθη, où des passages classiques, comme le vers 386 de l’Alceste d'Euripide, cité par Moulton : Ἀπωλόμην ἄρ᾽, εἴ με δὴ λείψεις, γύναι.
CXL INTRODUCTION
La forme du plus-que-parfait n'apparaît que dans εἱστήχεισαν de var, 11, qui est équivalent à un imparfait. |
3 Voix des verbes. — La forme moyenne, au sens réfléchi, n'apparaît guère, et douteusement encore, que dans quelques participes parfaits (v. supra). Cependant on trouve κόψονται, 1, 7 et XvIIT, 9; περιδάλλεται (— λεῖται), 111, 5.
Le passif est assez fréquent, et plusieurs fois au sens impersonnel (ἐδόθη ... ἵνα), mais Jean n’en abuse pas comme les Apocryphes. Aux chap. x, 7, et χιν, 6, le verbe « évangéliser » apparaît avec une forme active, εὐαγγελίζειν, ce qui est unique dans le N. T.
4° Nombre dans les verbes. — Le duel a naturellement disparu, ainsi que pour les substantifs, dans tout le Nouveau Testament. Après un sujet au pluriel neutre, l'écrivain emploie tantôt le verbe singulier, conformément à la règle, (7 ou 8 fois seulement) tantôt le pluriel, et ceci beaucoup plus souvent que dans le grec classique. Par contre, il se trouve un exemple de ce qu’on appelle la « construction pindarique », c'est-à-dire un verbe au singulier précédant son sujet au pluriel masculin ou féminin : 1x, 12, ἔρχεται ἔτι δύο οὐαὶ, tournure qui se retrouve dans Mat., Marc, et Il Cor. — Il y ἃ aussi un exemple, et peut-être deux, de pluriel impersonnel (aramaïsme?), x11, 6, ἵνα τρέψωσιν, « pour qu'on nourrisse », et 11, 24, ὡς λέγουσιν, « comme on dit » (?)
F. Régime des verbes.
1° Régime sans préposition. — Un cas assez curieux est celui du verbe προσκυνέω (||. barser | la terre], se prosierner devant quelqu'un, et, par extension, adorer), qui, dans le grec classique, gouverne toujours l'accusatif (1), mais qui, dans l’'Apocalypse, régit le datif aussi souvent. Les deux cas s’emploient aussi bien (2) quand l’objet est le vrai Dieu que lorsqu'il s’agit de la Bête ou de son image (ch. xur et xvu, et ailleurs). J’examinerai dans le Commentaire (ch. ΧΠῚ, A, B. 4) s'il n’y ἃ pas là une nuance, si προσχυνέω avec le datif ne signifie pas plutôt l'acte matériel de prosternement, et, avec l’accusatif, une véritable adoration religieuse, comme le verbe λατρεύω. — ᾿Αχούειν semble suivi indifféremment de φωνῆς et φωνήν. "
"Ερχουαί σοι (au lieu de πρὸς σέ), τι, 5, 16, doit être un datipus incommodi : « Je viendrai sur toi, contre toi ». On en trouve quelques rares exemples dans la littérature, ou les documents de la langue vulgaire. Au chap. vin, 4 et (3), ἀνέδη ὃ χαπνὸς τῶν θυμιαμάτων ταῖς προσευχαῖς τῶν ἁγίων, οἱ (θυμιάματα πολλά ἵνα δώσει ταῖς προσευχαῖς,), Moulton comprend, avec raison sans doute, ce ταῖς προσευχαῖς comme une sorte de datif instrumental, marquant l’association : « La fumée des parfums monta avec les prières des saints. » — « Il lui fut donné des parfums nombreux, pour les donner (offrir) avec les prières de tous les saints sur l'autel. » — Remarquons encore le datif (au lieu de l’accusatif) après ἐδίδασκεν, 11, 14, et αἰνεῖτε, x1X, 5. |
Les verbes qui expriment l’action de « remplir », régissent le génitif simple, ce qui est la règle, ou le g'énitif avec la particule x, mais aussi l'accusatif, xvur, 3
γέμον(τα) ὀνόματα βλασφημίας. C'est un vulg'arisme qui, en d’autres livres du N.-T.
(1) Voir Kühner-Blass. pp. 293 et 294, 1.
(2) Cfr. BOUSSET, p. 163.
se retrouve avec πληρόω {Phil τ, 11, Act. τι, 28). Comme il est devenu régulier en grec moderne, il n'y a pas lieu sans doute d’y voir un sémitisme.
Dans les compléments circonstanciels de temps, on trouve parfois l’accusatif (au lieu du datif), pour marquer le moment, et non la durée : rit, 3, ποίαν ὥραν ἥξω ἐπὶ σέ; anomalie qui se présente aussi Acé. xx, 16, et Joh. 1v, 52, ainsi que quelquefois dans les papyrus. On en trouve du reste quelques exemples dès l’époque classique.
2° Régime avec préposition. — Les verbes λαλεῖν, qui veut régulièrement son régime au datif, ou à l’accusatif avec πρός, et πολεμεῖν, qui demanderait l’accusatif ou le datif, ont toujours, dans l’Apocalypse, μετά avec le génitif, de même ἀκολουθεῖν μετ᾽ αὐτοῦ, αὐτῶν, νι, 8, et χιν, 13, tandis qu'en trois autres passages ce verbe est suivi du datif, régulièrement.
Κατοιχεῖν est toujours suivi de ἐπὶ τῆς γῆς (9 ou 10 fois), excepté xvir, 2 of χατοιχῦοντες τὴν γῆν, et x11, 12, idem. Le datif avec ἐν, ou le pie accusatif, serait plus régulier; mais on ne trouve qu'une fois, xur, 12, τοῦς ἐν αὐτῇ κατοιχοῦντας, et, deux versets plus bas, encore ἐπί et le génitif.
Le cas qui suit καθήμενος ἐπί dépend du cas de Mot Si le participe est au nominatif, on trouve ἐπί suivi des trois cas, mais surtout de l’accusatif; s’il est à l’'accusatif, ἐπί gouvernera l’accusatif aussi, 4 fois contre 1 (1x, 17, ἐπ᾽ αὐτῶν) : s’il est au génitif, c'est le génitif que gouverne ἐπί, 8 fois sans exception; s’il est au datif, le datif suit encore la préposition, excepté 2 fois (νι, 4 ἐπ᾽ αὐτόν et XIV, 15 ἐπὶ τῆς νεφέλης). Cette assimilation, qui n’a pas de raisons grammaticales, est curieuse; elle montre que Jean avait des habitudes de langage très fixes, et c’est bien l’un des cas où l’on peut découvrir chez lui une « Grammar of Ungrammar », suivant l'expression de l'archevêque anglican Benson dans son Apocalypse, Essay V. ι
G. Particules de liaison.
J'ai signalé plus haut, à propos du vocabulaire, les particules qui manquent ou qui sont rares, plus que dans le reste du Nouveau Testament. Parlons de celles que Jean affectionne, et dont il étend l’usage plus qu'aucun autre écrivain.
1° Prépositions. — Ἔν (160 fois environ) n’est jamais employé pour εἷς, excepté x1, 11 : εἰσῆλθεν ἐν αὐτοῖς. Ce fait est assez remarquable, car de meilleurs écrivains, comme saint Luc, se montrent moins scrupuleux à cet égard. Cette préposition est d'usage ordinaire pour les désignations de temps (1, 10; π, 13; 1x, 6, x, 7; x1, 13, xvut, 8). Mais, ce qu'il faut signaler par-dessus tout, c'est l'abus que Jean fait partout du ἐν instrumental. Cet usage est fréquent, sans doute, dans tout le Nouveau Testament; il a une forte saveur d’hébraïsme (2),
quoiqu il ne soit pas étranger à la langue hellénistique, en dehors de la Bible. Ainsi les Papyrus de Tebtunis (1), et d’autres, en offrent des exemples, et, dans la littérature classique, on lit chez Homère lui-même, //'ade, chant xxrv, v. 38; ἐν πυρὶ xaietv. Mais, chez Jean, pour 13 exemples du datif instrumental régulier (v, 1, D 10; vu, 2, 10: ὙΠ, 8. 18: 3; xv, 2; xvir, 4; xviu, 21 xix, ἸΘΌΧΧΙ 8) 11 y en a plus de trente avec ἐν. Par-ci par-là la préposition ἐκ remplace ce même
(1) Voir MOULTON (op. laud, trad. allem. p. 15).
CXLII INTRODUCTION
datif. Ex., 11, 11 : où μὴ ἀδικηθῇ ἐκ τοῦ θανάτου τοῦ δευτέρου. . Encore τι, 8; νπι, 11;
18. XVIII, 1. | Cette préposition ἐκ n'apparaît pas moins de 125 fois, sa fréquence, pour |
marquer l'origine ou l'éloignement, l’emportant de beaucoup sur celle de ἀπό,
Elle suit, au lieu du simple génitif, les verbes qui signifient remplir, rassa-
sier, manger, boire (7 ou 8 fois). Pourtant il faut noter une fois, dans les
lettres, la tournure δώσω τοῦ μάννα τοῦ xexpuuuévou, sans ἐκ, qui est du grec excel-
lent. La particularité la plus notable de cette préposition, c'est de remplacer:
le génitif partitif : toujours après εἷς ou μία (8 fois, dans toutes les parties); elle
est même employée d'une façon absolue, comme régime direct avec un sens par-
titif, dans quatre passages; 11, 10, μέλλει βάλλειν ὁ διάδολος ἐξ ὑμῶν εἰς φυλαχήν ; 111, 9,
διδῷ ἐκ τῆς συναγωγῆς τοῦ σατανᾶ: v, 9, ἠγόρασας ἐκ πάσης φυλῆς; XXI, 6, δώσω ἐχ τῆς
πηγῆς. Bien plus, χι, 9, βλέπουσιν ἐκ τῶν λαῶν φυλῶν... τὸ πτῶμα αὐτῶν, l'expression
ἐχ τῶν λαῶν, etc. est sujet de βλέπουσιν.
Ἀπό (36 fois) s'est effacé devant ëx. Au ch. xu, 6, il tient lieu de 6x : ἥτοιμασμένον ἀπὸ τοῦ θεοῦ. On le trouve une fois, à la place du datif instrumental, 1x, 18 : ἀπὸ τῶν τριῶν πληγῶν τουτῶν ἀπεχτάνθησαν ; ensuite vient une énumération de détail avec ἐχ. Il s'emploie pour marquer les distances (χιν, 20), comme dans le IV° Évangile (et chez Diodore et Plutarque), ainsi que les orientations (ἀπὸ βορρᾶ, etc., au chap. xxt).
Ἐπί est employé à tous les cas obliques, comme nous l'avons vu, et cela très souvent. Il pourrait plus d'une fois être remplacé avantageusement par ἐν, εἰς, ou par περί. Nous avons noté la régularité bizarre de l'emploi des cas qui le suivent après κχυθήμενος. De plus, Jean dit toujours, sans que ce choix lui soit imposé par le verbe régent, ἐπὶ τὸ μέτωπον, acc. (exc. χιν, 9, ἐπὶ τοῦ μετώπου), et ἐπὶ τῶν μετώπων ; — ἐπὶ τὴν χεφαλήν, OÙ τὰς xepalds, excepté x11, 1 (κεφαλῆς) ; — ἐπὶ τὴν χεῖρα, exc. χιπι, 16, ἐπὶ τῆς χειρός; --- ἐπὶ τῆς γῆς, 9 fois, contre un accusatif ἔδαλεν ἐπὶ τὴν γῆν, χιν, 6; etc. Il tient tant à ces usages personnels, qu’il maintiendra, par exemple, ἐπὶ τῆς γῆς, lorsque, dans la même énumération, il emploie l’accusatif pour un autre substantif : vir, 2, πνεῇ ἄνεμος ἐπὶ τῆς γῆς μήτε ἐπὶ τῆς θαλάσσης μήτε ἐπὶ πᾶν δένδρον. Toujours la « Grammar of Ungrammar ».
Nous avons vu la rareté de παρά, περί, πρός, ὑπό. Cette dernière particule ne se trouve qu'une seule fois après le passif : νι, 13, ὑπὸ ἀνέμου μεγάλου σειομένη (encore est-elle douteuse; N, 14, 31, ont à sa place un ἀπό instrumental), et une fois, vi, 8, comme instrumental après une énumération en ἐν : ἀποχτεῖναι ἐν ῥομφαίᾳ καὶ ἐν λιμῷ χαὶ ἐν θανάτῳ καὶ ὑπὸ τῶν θηρίων τῆς γῆς. .
Διά avec l’accusatif remplace trois fois le datif instrumental {rv, 11; x1r, 11, bis).
2° Conjonctions. — ’Edv, assez fréquent dans ἐάν τις, ἐὰν μὴ, sert aussi de particule marquant l'éventualité, 3 fois (πι, 19; χι, 6; χπὶ, 15), contre ἄν, particule adverbiale, deux fois seulement (11, 25 et χιν, 4).
“Orux, et ὥστε avec l’infinitif, sont toujours remplacés par a, avec le futur indicatif ou le subjonctif aoriste (v. supra). Ce ἵνα, non final, mais consécutif, mis au lieu de l’infinitif avec ou sans ὥστε, se rencontre plusieurs fois dans le Nouveau Testament. Blass le signale chez Æpictète, τι, 2, 16 οὕτω μωρὸς ἦν ἵνα μὴ ἴδῃ, « il était assez fou pour ne pas voir. » Aux deux passages vi, 11, ἐρρέθη αὐτοῖς {va ἀναπαύσωνται et x1v, 13, Μαχάριοι..... val, λέγει τὸ πνεῦμα, ἵνα ἀναπαήσονται x τῶν χόπων αὐτῶν, il peut équivaloir ἃ ὅτι (Bousset, Swete) « Heureux ceux qui meurent
dans le Seigneur... Oui, dit l'Esprit, (heureux sont-ils) en ce qu'ils se reposeront. » Ou bien, avec Moulton, on peut y voir un commandement, une promesse de Dieu.et de l'Esprit, un « Requiescant in pace ». Ἵνα suit plusieurs fois (avec le futur indicatif) les verbes διδόναι où ποιεῖν, « Je leur donnerai de, il leur fut donné de faire ceci ou cela ». — Je leur ferai faire telle ou telle chose ». Une fois, nous lisons « Je donnerai... et ils... » (xr, 3); parataxe qui remplace ἵνα de façon nsuhere.
Où μή parait devoir sa fréquence (16 fois), d'après Moulton, à la solennité du
style. En effet, en dehors des Évangiles, l'Apocalypse est le seul ouvrage du
Nouveau Testament qui use habituellement de cette locution négative. Ailleurs, en dehors des citations de l'A. T., on ne la trouve ique 4 fois chez Paul, et 1 fois I[° Pet. Il y en a quatre exemples dans les Lettres, où c’est le Christ qui parle; partout ailleurs, sauf ΧΥΠΙ, 14, ce sont des réminiscences de l'Ancien Testament. Ainsi xvin, 22, οἷν. Ezéchiel, xxvr, 13. En tout, dans le N. T., 90 fois sur 100, cette locution est placée dans la bouche de N.-S. ou dans des citations bibliques; par ailleurs, elle est aussi rare que dans les papyrus. Il faut donc y voir une sorte d'usage sacré, comme ailleurs dans l'emploi de ἀμήν. Quant à la rareté de certaines conjonctions, vid. supra.
H. Usage des cas (en dehors des régimes),
Le pocatif a presque complètement disparu, au profit du nominatif précédé de Parhcle: (iv, 14; vi, 10: χνὶ 35 xvx, 5% xvir, 4: 10, 16, 19} On ne le trouve que dans l’expression χύριε ὃ dede, ΧΙ, 17; xv, 3; xvi, 7; avec οὐρανός, une fois au singulier, xvir, 20, εὐφράνθητι οὐρανέ que suivi aussitôt de καὶ οἱ ἅγιοι), et une fois, peutêtre, au pluriel xu1, 12, εὐφραίνεσθε οὐρανοί; mais À et de nombreux manuscrits lisent of οὐρανοί. Trois fois le nominatif pour un vocatif) suit οὐαί : xvrrr, 10, 16, 19 οὐαὶ ἣ πόλις ; mais on trouve vin, 13, cette interjection avec l’accusatif, ce qui est bien plus irrégulier Οὐαὶ... τοὺς χατοικοῦντας ἐπὶ τῆς γῆς.