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CCXL INTRODUCTION
* ZüLic (1834-1840). Offenbarung Johannis, Stuttgart. — L'Apocalypse a été écrite entre 44 et 47, car la 6° tête est... Hérode de Chalcis!
Une série d'écrivains protestants assez notables a fixé l'interprétation de l’Apocalypse qui continue à être celle des rationalistes jusqu’à nos jours. Ils reconnaissent justement que le principal adversaire visé par Jean est l’Empire romain ; mais tous croient qu’il enseigne le millénarisme au chap. xx, et, jugeant faussement la plupart que le chapitre χι se rapporte à Jérusalem et à son temple au sens littéral, placent la composition de l’Apocalypse au moins en partie avant 70.
* Corront (1780). Geschichte des Chiliasmus, explique l’Apoc. par les écrits rabbiniques.
* Herrenscaneiper (1786). Tentamen Apocalypseos, Strasbourg; * ÉrcHHoRN
τ (1791) Commentarius in Apocal , Gœttingen.
* Bzerk. Articles et ouvrages de critique, jusqu'à l'écrit posthume Vor/esungen über die Apokalypse, de 1820 à 1862; * Ewaz», Comment. in Apocal. Joannis, 1828, et Die Johanneischen Schriften, vol. II, 1862, Gœættingen ,* De Werre, Xurze Erklärung der Offenbarung Johannis, Leipzig, trois éditions, de 1848 à 1862, qui montre fort bien que l'Apocalypse n’a rien à faire avec la ruine de Jérusalem, et qu’elle attaque le système religieux romain; par malheur, il fait partager à Jean la croyance populaire au Vero redivivus qui sera l'Antéchrist, tandis qu'Eichhorn avait fort bien vu que Jean n'avait pris Néron que comme un type; *Lücke (1832 et 1852) Versuch einer vollständigen Einleitung in die Offenb. Joh. a mis en honneur les comparaisons avec les Apocryphes * Vorxuar, (1862) Kommentar zur Offenb. Joh., Zürich; * Düsrerniecx (4 édit. de 1852 à 1887) Handbuch über die Offenbarung, Gôttingen, rejette le Nero redivivus et contient d'excellentes observations.
Quatre auteurs, entre 1830 et 1840, ont donné indépendamment les uns des autres une interprétation du chiffre 666 de la Bête qui fut appelée à un grand succès, car elle est en effet la plus plausible (v. Comment. ch. xun1, 18) : Q° sar Neron, écrit en lettres hébraïques 1112 D). C’est
* Frirzome. Annalen der gesamten theologischen Litteratur 111, 1831 ; * BeNary Bruno Bauers Zeitschrift für spekulative TheologieT, 1836; * Hrrzic, Ostern und Pfingsten, 1837; *Reuss, Haller allgemeine Litteraturzeitung, 1837, et ailleurs.
Ces auteurs admettent encore l'unité d'inspiration et de composition de l’Apocalypse; mais déjà
* VoceL (1811-1816) Commentationes VII der Apoc. Joh., Erlangen, considère l'Apocalypse comme composée de quatre grands morceaux soudés par Jean le Presbytre. Bleek, en le réfutant, avança que les chap. 1v-x1 furent composés avant la ruine de Jérusalem, et xrr-suiv. après (d’après Bousset, p. 108). * ScHLerErMACHER (Æïnl. 1845) trouve une compilation de visions éprouvées en des temps et des lieux divers.
ς LES. COMMENTATEURS DE L'APOCALYPSE. CCXEI
Les méthodes les plus vieillies d'application détaillée à l’histoire universelle ont encore des représentants notables :
* HexGsreNBERG (1849-1851). Die Offenbarung Joh. erläutert, Berlin, fait commencer le Millénaire à la conversion des Germains, et découvre Gog et Magog dans les révolutionnaires de 1848.
* Ecctorr (1851) Horae apocalypticae, Londres, violemment antipapal, à la vieille manière, tandis que
*AuserLex (1854-1874) Der Prophet Daniel und die Offenb. Joh., Bâle, suivi d'un certain nombre d’autres protestants positifs (v. Bousset, p. 107), combat toute application trop détaillée pour voir seulement dans la Révélation les grands tournants de l’existence de l'Église.
C'est à la fin du xvinr° siècle qu'apparut en France l'ouvrage fameux du père de l’« école astronomique », précurseur des panbabylonistes de nos jours,
*E. Dupuis (1795) L’Origine de tous les cultes, Paris. — Toutes les scènes de l’Apocalypse sont des mythes astraux. Dupuis avait eu d'obscurs
prédécesseurs, tels que l’anonyme qui a écrit Horus en 1783 (Charles).
Les catholiques qui ont commenté l'Apocalypse dans cette période sont géné ralement demeurés dans la ligne Alcazar-Grotius-Bossuet, avec des variantes de détail. Citons :
Guyaux (1781) Comment. in Apocalypsim, Louvain; ne Bover (1840), l’Esprit de l’Apocalypse, Paris; B&eLeN, dans sa traduction flamande de la Bible (1859-1869); Arziocr, dans sa traduction allemande (1 éd. Nuremberg, 1830-1835) traduite en français par GimarEy (1853-1854), Paris. Allioli voit dans le Millenium la paix de l'Église
après les persécutions, laquelle doit cesser à l’âge de l'Antéchrist.
Le lyranisme trouva un défenseur convaincu dans
De Wuiccerer (1857). Interprétation de l’Apocalypse, Paris. — L'auteur ἃ traduit l'ouvrage de Holzhauser (supra) et l'a continué dans le même esprit après le chap. xv, 4 — Sept âges de l'Église, et partout récapitulation. — Même note chez VERSGHRAEGE (1855), Clarae simplicesque explicationes libri Apocal., Tournai.