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CCXLIV INTRODUCTION

César à Galba; les « 10 cornes » de xvnr, des proconsuls qui humilieront Rome, après les Parthes, quand les provinces imposeront des empereurs, etc. etc. Rome va tomber après le retour de Néron, puis le Christ établira le Millenium, comme un petit paradis au milieu de la terre, avec Jérusalem pour capitale, en attendant Gog et Magog, personnification mythologique d’invasions barbares. Tout le livre est conçu dans un esprit strictement judéo-chrétien (système de Tubingue). — D'ailleurs nombre d'observations fines et justes égarées au milieu de divinations si mesquines qu'elles font sourire.

* H. 1. Hozrzmaxx (1891), Die Offenbarung Johannis, Fribourg-en-Brisgau. — Néron, Parthes, chiliasme, etc., mais moins de subjectivisme que Renan et grande autorité d’érudition.

La méthode « zeitgeschichtlich » devait naturellement porter les exégètes divinateurs à fixer la date exacte ou approximative de chaque scène apocalyptique, d’après le sens des symboles qui y sont employés. Cela en a amené un grand nombre à considérer l’Apocalypse comme un ouvrage composite, ou du moins à en attribuer l'unité à un « rédacteur » plutôt qu'à un auteur proprement dit. Dans notre chapitre x1, Unité de l’Apocalypse, nous avons détaillé et critiqué ces théories littéraires. Il suffira de donner ici la liste de leurs écrits, avec une classification — un peu approximative d’ailleurs — dont nous empruntons le cadre à Charles (Studies, pp. 59-78) (1).

Après Grotius-Hammond, Vogel, Schleiermacher et-Bleek, qui avaient reconnu dans la Révélation des sections d'âges divers, trois hypothèses génériques ont partagé les critiques depuis une trentaine d'années.

1° HyPOTHÈSE RÉDACTIONNELLE. L’Apocalypse consiste en un écrit fondamental, retravaillé par un éditeur ou plusieurs.

* Vôrer (1882-1885), Die Entstehung der Apocalypse ‘>. Fribourg-en-Bris- gau. ᾿ ' (1886-1891), Die Offenb. Toh. keine ursprünglich jüdische Apokalypse (Theol. Tijdschrift, 1886 et 1891, Protestantische Kirchenzeitung 1886), contre Harnack et Vischer.

(1893), Das Problem der Apok., Frib.-en-Br.

(1904), Die Offenbarung Johannis, Strasbourg."— Vôlter a passé à l'hypothèse de deux sources, Jean-Marc et Cérinthe, avec rédaction et remaniement sous Trajan et Hadrien.

* Viscner (1886-1895), Die Ofenb. Joh. eine jüdische Apokalypse in christ-

lichen Bearbeitung'?, Leipzig. — Approuvé par Harnack.

* WeyLanD (1886), Theol. Tijdschrift, p. 454-470.

(1888), Omwerkings en Compilatie-Hypothesen toegepast op de Apocalypse van Jo. Groningue. — Deux sources juives fondues par un rédacteur chrétien.

* ErBes (1891), Die Offenbarung Johannis, Gotha. — . Écrit fondamental chré-

(1) Jacquier et Bousset donnent des classifications un peu différentes et aussi bien fondées.

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tien de 62, auquel s’est jointe une courte apocalypse du temps de Caligula ; remaniement vers 80 — ou peut-être, d’après un article de même auteur, au commencement de Vespasien.

* HERMANN von SODEN (1905), Urchristliche rente Berlin. — Écrit fondamental juif, complété par l’exilé de Paimos (les lettres et les sceaux), et édité finalement par un autre écrivain.

* Jonanxes Weiss (1904), Die Offenbarung Johannis, Gœttingue. (1908), Die Schriften des Neuen Testaments, IX, ibid. — Sources chrétienne de 60, juive de 70, combinées par un très habile et très profond mystique chrétien.

*O. HozrzmanN, Geschichte des Volks Israël, IT, 2, Leipzig. — Apocalypse juive du temps de Néron, où s’est fondue une autre du tempsede Caligula, puis rédaction chrétienne.

20 Hypornèse pes sources. L'Apocalypse ‘est composée de divers écrits complets en soi, d'importance à peu près égale, plus juxtaposés que fondus. Les auteurs qui s’attachent à ce système la considèrent, à la différence des précédents, comme une espèce de compilation, genre Hénoch (Vôülter et Weyland, et même Erbes pourraient aussi trouver leur place ici).

* Spirra (1889), Offenbarung des Johannes, Halle. — Trois sources : une Apocalypse de Jean-Marc en 60, deux Apocalypses juives, respectivement des temps de Pompée et de Caligula, le tout compilé sous Trajan.

* Brices (1895), The Messiah of the Apostles, New-York. — Six apocalypses primitives, écrites depuis Caligula jusqu'à Néron ou Domitien, presque toutes en hébreu, avec quatre rédactions successives.

* Scxmir (1891), Armerkungen über die Komposition der Offenb. Joh., Fribourg-en- Brisgau. — Trois ou cinq morceaux indépendants, juxtaposés par l’auteur chrétien des Lettres.

* Raucx (1894), Die Offenb. des Johannes untersucht nach ihrer Zusammensetzung und die Zeit ihrer Entstehung. Haarlem. — Un Juif de 62 a fait lui-même une compilation, qu'un rédacteur sous Titus ἃ christianisée, et complétée par les Lettres. — Bousset juge que Rauch. lui-même n’a fait qu'une compilation d’autres opinions.

3° HYPOTHÈSE DES FRAGMENTS. L'Apocalypse est bien d’une seule main, et d'une seule inspiration, mais son auteur y a incorporé intentionnellement des fragments reconnaissables d'écrits plus anciens, juifs ordinairement.

* Waerzsacker (1886-1892), Das apostolische Zeïtalter der christlichen Kirche, Fribourg-en-Br. (vid. supra, ch. x).

* À. SABATIER (1888), Les origines littéraires et la composition de PApocalypse de saint Jean, Paris (v. ch. x), précédé en 1887 d’un article dans la Revue de théologie et de philosophie, p. 553 suiv.

*Scnæx (1887), L'origine de l’Apocalypse de saint Jean, Paris (v. ch. xi).

* Bousser (1896, 1906). Die Offenbarung Johannis *-$. Gœttingue. — Le meil-

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M ΟΧΕΝΙ | INTRODUCTION

leur de beaucoup des commentateurs « indépendants ». Nous aurons Souvent à nous en octuper.

* Brusrox (1888), Les Origines de l’Apocalypse, Paris.

(1896, 1908), Études sur Daniel et l’Apocalypse "-3" Paris, plus un certain nombre d'articles de revue. Deux apocalypses chrétiennes, l’une hébraïque, l’autre grecque, respectivement sous Néron et Domitien, plus tard fondues. — B. se rapproche davantage de la théorie des sources (v. ch. χη).

* Morrart, dans l'Expositor’s greek Testament, * Axverson Scorr dans la Century Bible, * Ponrer dans les Messages ofthe Apocalyptical Wrilers (1905, Londres) et dans la Bible Dictionary de Hastings,

5 * PrLEIDERER, qui, dans les dernières éditions de son Urchristentum, a passé de la théorie des sources à celle des fragments; δ μον, dans le Journal of Theological. Studies, juillet 1907; ἐν ἐς (1913), Studies in the Apocal., Édimbourg * JüzicHer (1906), Æinl. in das N. Test. 5-6; Baron (1908), Commentaar op de Openbaring.

CaLmes (1907), L'Apocalypse devant la tradition et devant la critique, Paris; (id.), Les É pitres catholiques et l’Apocalypse, Paris. — Il reconnaît l'unité d'inspiration et de style d’un écrivain sacré qui a utilisé un ensemble considérable de documents antérieurs.

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