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Cette école qui réunit, malgré leurs divergences d'interprétation, des indépen - dants, des protestants positifs et des catholiques, est, dans l’ensemble, beaucoup plus objective que les précédentes, pour autant du moins qu'il s’agit de l’origine des symboles, et de la composition. Cette supériorité tient à ce que, renonçant à l'abus des précisions « zeitgeschichtlich », parfoïs si puériles, les exégètes précités ont cherché l'explication des figures dans le milieu biblique et apocalyptique traditionnel. Or les études sur le milieu apocalyptique ont reçu une vive impulsion du fait que l'histoire des ambiances païennes de l'Asie antérieure, religions sémitiques, égyptiennes, iraniennes, hellénistiques, a progressé considérablement en ces dernières années. Par là même on a été moins porté à interpréter les scènes de l’Apocalypse par de menus incidents historiques, ce qui ἃ renversé la principale raison pour laquelle on dépeçait ce beau livre entre diverses époques et divers auteurs. Malheureusement, la critique indépendante y a saisi l'occasion de lancer de nouveaux systèmes qui, forçant l’Apocalypse de saint Jean à entrer dans la ligne des traditions païennes, en méconnaissent complètement l'esprit, la portée et le caractère spécifique, et ne sont pas moins arbitraires que les divagations des « Literarkritiker ». L'auteur qui en est le premier responsable est
* GunxgL (1895), Schôpfung und Chaos, in Urzeit und Endzeit, Gœttingue ; (1903), Zum religionsgeschichtlichen Verständnis des Neuen Testaments, ibid. — Il a voulu interpréter Genèse 1, Apocalypse ΧΙ], et beabçonp d’autres passages de l'Évangile et de la Révélation par les cosmogonies asiatiques, principalement par le mythe de Mardouk et de Tiâmat dans l'Enuma elis babylonien, dont Jean, forcé par la
LA tradition, aurait appliqué servilement les données, sans oser à peine les transformer, à la victoire du Christ sur l'enfer. — Après lui
| * JeremiAs (1905), Babylonisches im Neuen Testament, Leipzig, a repris les
| mêmes données, avec beaucoup plus de précision et de fantaisie
| encore, mais en y trouvant l'allégorie de vérités révélées, car c'est
| un pasteur qui demeure croyant positif.
* Gressmanx (1905), Ursprung der israelitisch-jüdischen Eschatologte, Goœttingue.
Les cultes astraux des Babyloniens ont été surtout invoqués pour élucider le symbolisme apocalyptique, ce qui est légitime en certains cas, mais aussi pour déterminer les idées religieuses de Jean, ce qui est une confusion tendancieuse. Il s’est donc fondé un « système astronomique », qui se rattache assez directement au vieil auteur de l’« Origine de tous les cultes »; c’est du Dupuis rajeuni, chez les plus avancés de ces exégètes.
* Bouc (1914), Aus der Offenbarung Johannis, hellenitische Studien zum Weltbild der Apokalpse, ΣΤΟΙΧΕΙ͂Α, Leipzig-Berlin, interprète à peu près toutes les images de l’'Apocalypse comme étant du monde stellaire, notamment la « Femme » du ch. x11, qui serait la « Reine du Ciel ». |
* Hommes (1909), Reformation VIII, préconise en Allemagne une interprétation zodiacale, tandis que * Ramsay, traduisant et approuvant * Lepsrus en 1911 dans l’Expositor, admet avec quelque exagération que le symbolisme est perpétuellement astronomique (v. Charles, Studies).
* Nicozas Morosow (1907, trad. du russe en allemand 1912), Die Offenb. Joh., eine astronomische-historische Untersuchung, que nous mentionnons, d'après Charles, à titre de curiosité, a même découvert que l'Apocalypse était une description symbolique de l’état du ciel, vu de l'ile de Patmos, le 30 septembre 395, écrite par saint Jean Chrysostome. * Drews lui a fait l'honneur d’une introduction.
* Bousser, dans son Commentaire (vid. supra) et |
*CLEMEN (1909), Religionsgeschichtliche Erklärung des Neuen Testaments, Giessen, ont cherché à mettre à peu près au point l'usage exégétique des traditions étrangères. Ils y ont réussi dans une certaine mesure, qui pourtant, à notre avis, est encore loin d'être complète.
Parmi les défenseurs de l'unité de l’Apocalypse, contre les « Literarkritiker », citons
*Bernaarr Weiss (1891), Die Johanresapokalypse, Texte und Unters. vi, 1. Leipzig, et le catholique
KonLnorEr (1902), Die Einheit der Apokalypse, Biblische Studien de Bardenhewer, Frib.-en-Br. — ainsi que Jacqurer dans son Hist. des livres du N.T, t. 1v, Brassac dans son Manuel Biblique, Bxrser et Meinerrz dans leurs Introductions, etc.
ἢ δὲ enfin trois écrivains anglais croyants dont les ouvrages fort remar-
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