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que le pus cherchant à se faire jour, devrait dans la généralité des cas suivre cette voie et s’épancher dans la cavité cérébrale. Or c’est [à une terminaison exceptionnelle et l’abcès sous-dural semble bien plutôt être une lésion consécutive, de propagation et n’est nullement l’analogue de l’abcès mastoïdien qui se forme par épanchement entre l'os et les tissus d’une collection purulente primitivement intra-apophysaire.
Il est tout d’abord un point qui nous frappe lorsqu'on examine attentivement les observations où l’on note la disparition complète de l'otorrhée: c'est que dans la plupart il est constaté, lors de l'intervention, une perforation siégeant presque toujours au lieu d'élection. Pour nous, qui avons constamment recherché avec soin l’époque de la disparition de l'écoulement, nous avons vu qu’elle coïncidait, le plus souvent, non avec le début des douleurs apophysaires, mais avec l’apparition de l’abcès. Et, dans ce cas, c’est justement parce que l’aditus reste ouvert que l'écoulement cesse. Tandis que précédemment il s’écoulait avec difficulté par la perforation de la membrane, il trouve, en sens inverses, par suite de cette trépanation spontanée, une voie largement. ouverte et s'épanche entre le plan osseux et les tissus qui se laissent décoller avec une extrême facilité. Dans certains cas, ce décollement est considérable et la collection premd des proportions telles que le pus, refluant dans la caisse, vient de nouveau s’écouler par le conduit (obs. LXXXV). On peut voir également par cette observation, et par d’autres, qu'il existait des lésions nettes et anciennes de la caisse, et que, si l’aditus avait été totalement oblitéré, le pus fourni par la caisse eût dû nécessairement s’écouler par le conduit. La présence de bourgeons dans l’aditus n'implique pas en
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effet son obstruction ; pour que celle-ci se produise, il faut que la disposition des bourgeons soit telle que l’un d'eux placé au niveau de son orifice ou sur un point quelconque de son trajet vienne faire l'office de clapet; or, ces conditions sont rares. C’est cette perméabilité de l’aditus qui explique, qu'une fois la trépanation régulière de l’apophyse affectuée il est de règle de voir la perforation de la membrane s’oblitérer,la caisse se vidant facilement par l'ouverture apophysaire ; l'otorrhée reparaît au contraire immédiatement lorsqu'on laisse se fermer la plaie rétroauriculaire, alors qu'il existe encore des lésions de la
caisse (obs. XV et XVI). | ‘
OBSERVATION I. — Abcès mastoidien avec disparition de l'otorrhée. Trépanation spontanée. Opération, guérison.
Gamb... (Andrée), quatre ans. L’enfant est présentée le 20 août 1895 à la consultation. Il n’y a rien à relever dans les antécédents héréditaires.
Elle est entrée pour rougeole, di y àa deux mois, à l Enfant- Jésus ; un mois après est survenu de l’otite moyenne double avec otorrhée abondante, surtout à droite; l'écoulement se tarit rapidement à gauche, mais à droîte, quinze jours après la sortie de l'hôpital, la région mastoïdienne devient rouge et s’œdématie. La mère applique des cataplasmes de farine de lin à ce niveau; bientôt l'écoulement disparaît en même temps que la grosseur augmente.
A son entrée à l'hôpital, l'enfant n’a pas de fièvre : il existe un abcès mastoïdien typique qui, le surlendemain, s'ouvre spontanément.
Opération le 24 août 1895. Abcès sous-cutané avec fongosités ; trépanation typique de l’antre. On y trouve très peu de pass mais des fongosités. L’aditus paraît sain.
Les suites furent normales. Après pansements réguliers, l'enfant était guérie le 29 octobre.
OBSERvATION Il. — Abcès mastoïdien avec disparition de l’otorrhée. Trépanation spontanée. Opération, guérison.
Ani... (Eugénie), quinze mois et demi. La santé de la mère - est bonne, mais le père a une bronchite chronique. Sur six enfants, quatre sont morts, Celle-ci, élevée au sein, a eu la gourme, il y a cinq mois; puis, en décembre 1895, la rougeole. Durant la convalescence, il est apparu un écoulement purulent du côté gauche. L'enfant, d’ailleurs, ne semble pas avoir souffert à ce moment.
La tuméfaction apophysaire date de huit jours, mais l'écoulement n’a disparu que depuis deux jours.
Le 21 janvier 1895, incision de l’abcès. On trouve, au lieu d'élection, une perforation spontanée, par laquelle, avec la curette, on pénètre dans l’antre. L'aditus paraît sain.
L'enfant était guérie le 47 mars 1896; elle est revue, le 1% mai même année, en parfaite santé.
-Voici deux observations typiques, où la cessation de l’otorrhée, par rapport à l'apparition de l'abcès mastoïdien, a été exactement notée. On remarquera que, dans ces deux cas, on put constater, lors de l'intervention, que l’aditus était perméable. Il nous serait facile d'en citer d’autres ; nous préférons montrer, par l’observation suivante, que la présence de bourgeons charnus, lorsqu'ils n'affectent pas la disposition que nous avons signalée, ne constitue pas un obstacle à la migration du pus et que celui-ci, après s'être collecté à la région mastoïdienne en décollant les tissus voisins, peut refluer en sens inverse et s'écouler de nouveau par le conduit, lorsque la tension
de la poche devient trop considérable.
OBsERvaTION [I — Abcès masloidien avec disparilion de l'otorrhée. Ouverture de l'antre et de la caisse. Guérison.
Mar. (Léon), neuf ans. La mère, morte tuberculeuse, a eu