‹ L'Apophyse Mastoide Chez l'EnfantChapitre 15 sur 40 · LEA · texte numérisé non relu

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neuf enfants. Tous vivent et sont, paraît-il, de santé robuste. Celui-ci n’a jamais été malade. L’otorrhée RU est survenue il y a cinq ou six mois et n’a pas été accompagnée de douleurs. Mais il y a un mois la région mastoïdieune est devenue douloureuse et l’otorrhée a disparu. Depuis quelques jours, l'oreille coule de nouveau abondamment. L’abcès est volumineux, très nettement fluctuant. Pas de température.

Opérée le 7 avril 1897. Perforation spontanée au lieu d’élection. Ouverture de l’antre, de l’aditus et de la caisse remplie de masses fongueuses, Le mur de la logette nécrosé a presque disparu. — Pas de température consécutive. — Pansements réguliers. — Guéri le 24 décembre même année.

La persistance ou la suppression de l’otorrhée ne peut donc nous donner que des renseignements irréguliers,

à peu près négligeables. Lorsque la disparition de

l’otorrhée coïncide avec l'apparition de l’abcès mastoïdien, on peut supposer qu'il y à obstruction de l’aditus, et dans ce cas il est préférable, après ouverture de l’antre, de s’abstenir de pénétrer jusque dans la caisse, celle-ci étant probablement indemne. Lorsque la disparition de l’otorrhée est postérieure au début des phénomènes douloureux apophysaires, on trouvera presque à coup sûr, lors de l'intervention, une perforation spontanée.

Le point de départ de l’abcès mastoïdien se trouve, à notre avis, dans les cellules mêmes. Cette opinion, déjà émise par Schwartz, qui admet également, d’ailleurs, l'obstruction de l’aditus, et par M. Duplay, nous semble la plus conforme à la généralité des cas. À

MM. Broca et Lubet-Barbon comparent la disposition des cellules par rapport à l’antre à celle qu'affectent les rayons d'une roue autour du moyeu; elles communiquent avec lui et sont recouvertes d’une muqueuse identique.

* Mais il est un point important à préciser : à savoir, que si

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les plus proches de l’antre viennent directement s'ouvrir dans lui, elles communiquent de même avec celles de l'étage adjacent. Ces déhiscences de leurs parois qui les font communiquer entre elles sont larges ou étroites, nombreuses ou uniques, de telle sorte qu'une même cellule, s’ouvrant largement dans une autre, peut se continuer par un orifice étroit avec une seconde se terminant en cul-de-sac. Il est aisé de comprendre que ce sont celles en rapport avec la corticale et par suite les plus éloignées de Lantre qui affectent le plus généralement cette disposition. D'ordinaire, les orifices de communication sont d'autant plus larges que les cellules sont plus volumineuses ; c'est dire qu'ils atteignent leur plus gros calibre dans les apophyses nettement pneumatiques, mais tout aussi bien dans celles-ci, à côté de cellules largement ouvertes, on en trouve dont l’orifice de communication “est étroit. | |

Il suffit de constater cette disposition pour se rendre compte du mécanisme de l’abcès mastoïdien. Il est exact qu'il résulte d'un phénomène d’'obstruction, mais ce n’esl pas dans l’aditus que siège l'obstacle, c'est au niveau d’un ou plusieurs de ces orifices de communication qu'il se produit ; et, si l'on songe qu'il ne s'agit plus ici d’un canal dont le diamètre est relativement volumineux, mais d’orifices qui, même à l'état normal sur le squelette, apparaissent comme punctiformes ; que d'autre part, toutes ces cellules ne sont pas en communication directe avec l’antre et que, pour arriver jusqu'à lui, le pus, fourni par les cellules les plus éloignées, doit passer par un grand nombre de ces orifices, on conçoit avec quelle facilité cette obstruction peut se produire. La simple hyperhémie de la muqueuse, si elle est intense, peut

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