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même du canal du facial et répond par sa partie supérieure
l'oreille interne. Cette partie, qui constitue la paroi interne de laditus, se trouve occupée par les canaux semi-circulaires, la portion horizontale du canal du facial repoussée en bas et en avant présente à ce niveau, avonsnous dit, une paroi d’une minceur extrême; mais, à mésure qu'il s’infléchit, il pénètre plus profondément dans ce tissu osseux qui ne répond plus seulement à la paroi interne de la caisse mais également à sa paroi postérieure, et qui finit par lui constituer une enveloppe épaisse de 4 à 2 millimètres. k
Cette portion descendante n’est pas exactement située dans le plan de la portion horizontale, par rapport à celleci elle est située dans un plan plus externe, ainsi qu’il est facile de s’en assurer par une coupe transversale et verticale perpendiculaire à la face externe du temporal (fig. 47). Abandonnant la paroi interne de la caisse à son point d'union avec la paroi postérieure, il parcourt obliquement cette dernière de haut en bas et de dedans en dehors. De sorte que, si l’on imagine deux plans verticaux, représentés, le premier par la paroi interne de la caisse et le second par la membrane du tympan, on constate que la première moitié est située entre ces deux plans et la seconde en dehors du plan tympanal. Le point d’intersection du trajet du nerf et du plan tympanal nr environ au tiers inférieur de ce dernier.
Le point capital et qui ressort nettement de l’examen de ces figures, c’est que la paroi externe de l'oreille moyenne ne présente à proprement parler aucun rapport avec le nerf facial. Elle peut être enlevée tout entière sans que l'opérateur se trouve en contact immédiat avec lui. Qu’on examine attentivement la figure (47) et l’on se
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convaincra facilement qu'on a toute latitude pour faire sauter la paroi postéro-supérieure du conduit sans ris-
quer d'atteindre le nerf; à une condition cependant, c’est
que la brèche osseuse, tout en ayant à sa partie externe la largeur qu'on jugera nécessaire de lui donner, mesu- rera exactement dans sa profondeur la hauteur de la paroi interne de l'aditus. Toute tentative ayant pour but son élargissement vers son plancher aura fatalement pour conséquence la section du nerf qui, à ce niveau, commence son trajet oblique. Il suffit de se rappeler que, dans sa moitié inférieure, la portion descendante du facial croise, au niveau de sa partie déclive, le plan passant par la membrane pour lui devenir externe. |
Mais ce n'est pas, à notre avis, dans sa portion descendante que l’on blesse le nerf; sur ce point il est profondément situé et protégé par une couche épaisse de tissu compact ; en outre, il résulte de la disposition même de l'oreille moyenne et de la situation élevée de l’aditus que le chirurgien se trouve obligé d'attaquer non pas la paroi postérieure du conduit tout entière, mais la paroi postérosupérieure, laissant indemne la moitié inférieure, qui au voisinage de l’orifice tympanal, correspond à ce tissu compact dans lequel se trouve logé le facial et qui, par suite de sa structure scléreuse, ne présente guère de lésions. Quoi qu'il en soit, il faut retenir ce point que le chirurgien, s’il a toute liberté pour faire disparaître en totalité, s’il le juge nécessaire, la paroi postérieure du conduit dans sa partie externe, ne doit intervenir que sur sa moitié supérieure au voisinage immédiat de l’orifice tympanal et qu'il doit laisser interposé entre la caisse et les cellules
mastoïdiennes un bloc de tissu osseux de 4 à 5 millimètres
de large, prolongation de la paroi postérieure de la caisse,