‹ L'Apophyse Mastoide Chez l'EnfantChapitre 31 sur 40 · SEPT · texte numérisé non relu

SEPT

L'aditus apparaît également plein de fongosités, il est nettoyé mais la Caisse n’est pas ouverte. A noter : la couche osseuse corticale s'était complètement reformée depuis la dernière intervention.

Trois mois plus tard l'enfant semblait guéri. |

Le 22 mars 189,6, l'enfant souffrait de nouveau de sa région apophysaire. Conduit à la consultation, on constate que la cicafrice est soulevée par un nouvel abcès. |

Opération le 25 mars. Au fond de l'abcès que l’on incise, on trouve l'os dénudé, il existe un petit trajet fistuleux au niveau de l’antre. Par ce pertuis on arrive dans une vaste cavité pleine de fongosités. Ouverture de la caisse.

L'examen bactériologique fait par M, Ghilla, interne des hôpitaux, fut le suivant : pneumocoque très virulent. Une culture faite sur bouillon, prise au troisième Jour et injectée à une souris, amena la mort en douze heures.

La guérison était obtenue le 14 novembre 1896.

Le 8 février 1898, l’enfant était conduit à la consultation de M. le docteur Boulay. A l'examen on constate, en arrière du pavillon, une cicatrice déprimée. Le conduit est très largement dilaté et son diamètre est tel, qu'il est facile d’apercevoir sans Spéculum la face interne de la caisse. Il existe au niveau du promontoire un petit point dénudé, accompagné d’un léger Suintement. Ce point est touché à l'acide chromique, on effectue ensuite un tamponnement avec une mèche de gaze iodoformée.

L'enfant fut conduit régulièrement au pansement. Dans les premiers jours de mars 1898, l'enfant fut atteint de rougeole et pansé à domicile. Fait intéressant à noter : le père revu à cette €poque déclare que, depuis un an, l'écoulement par le conduit, dont il était porteur depuis l'âge de huit ans, a" disparu ; mais une fillette de huit ans et un bébé de six mois sont aiteints d'otorrhée intermittente.

La guérison était complète en mai 1898.

OBSERVATION L. — Abcès mastoïdien. Trépanation simple. Récidive. Ouverture de la caisse. En traitement.

KI... (Jeanne), neuf ans et demi. Les antécédents héréditaires |

sont médiocres : la mère est bien portante mais le père est soi-

gné, depuis longtemps, pour une bronchite tuberculeuse ; un frère est mort, vraisemblablement, de tuberculose généralisée ;

trois frères jouissent d’une bonne santé.

L'enfant a eu la rougeole à quatre ans. L’otorrhée date d'un an environ et serait apparue brusquement, sans cause connue. C’est il y a huit jours que la mère s’aperçut d'une légère tuméfaction apophysaire, accompagnée de douleurs violentes à exacerbations vespérales.

Actuellement, il existe derrière le pavillon un abcès assez bien circonscrit, de la grandeur d'une pièce de 2 francs, et très nettement fluctuant. Depuis l'apparition des douleurs l SRE a disparu.

Le T mai 189,5, nacor de l’apophyse. Les pansements furent effectués régulièrement et, le 29 juin, la guérison était complète avec dépression rétro-auriculaire faible bien épidermisée et disparition complète de l’otorrhée. :

Dans les premiers jours de mars, l'enfant fut ramenée au | pansement, l’écoulement par le condust ayant reparu. Le traitement habituel fut institué; mais de nouveau, dans le courant du mois de mai, la région apophysaire devint extrêmement douloureuse. |

A l'examen, on trouve la cicatrice soulevée par une tuméfaction grosse comme une amande, fluctuante ; la palpation pro-, voque une douleur très vive.

Le 18 mai 1897, nouvelle opération. Incision rétro-auriculaire : passant par la tuméfaction où il n'y a pas de pus, mais seulement du tissu fongueux. La surface de l’apophyse n’est pas perforée, et, en trépanant l’antre au lieu d'élection, l’épine de Henle étant très bien marquée, on trouve un tissu un peu spongieux, mais pas de cavité. Ouverture de la caisse.

Paralysie faciale consécutive. Pansements réguliers. En juillet 1898, l’état local est le suivant : cavité bien épidermisée, au niveau de l'antre. La suppuration, peu abondante, est uniquement limitée à la caisse. La paralysie faciale s’est améliorée. Invisible quand la figure est au repos, elle apparaît très nettement aussitôt que l’enfant se met à rire ou à pleurer.

OBSERVATION LI. — Abcès mastoïdien. Trépanation. Guérison. . Récidive. En traitement.

Alex... (Charles), deux ans et demi. Otite moyenne gauche consécutive à rougeole, survenue il y a trois semaines. Depuis huit jours, gonflement progressif de la région mastoïdienne et disparition de l’otorrhée. Actuellement, abcès nrastoïdien typique.

Opération le 12 juin 1897. Trépanation spontanée au lieu d'élection; par cet orifice s'écoule du pus en assez grande quantité ; évidement à la curette de l’antre qui est plein de fongosités. Guéri le 7 septembre.

L'enfant est ramené dans le service dans le courant du mois de mai 1898. Depuis huit jours il est apparu, dans le cours d’une bronchite et sans douleurs concomitantes, une tuméfaction rétro-auriculaire grosse comme un œuf de pigeon environ. Cette tuméfaction fluctuante est absolument indolore au palper. Il n’y a pas eu d'otorrhée.

Opération. — Après incision de la peau, on tombe dans une . poche contenant très peu de pus, mais des fongosités abon-

dantes. Celles-ci sont enlevées à la curette, et l’on arrive rapi dement dans la cavité effectuée Lors de la première intervention et qui est bourrée de fongosités. Après curetage, on attaque les parois de cette cavité ; l'os spongieux, ramolli, saignant, se laisse facilement enlever ; on l’agrandit à là curette jusqu’à ce que l’on rencontre du tissu paraissant sain. On enlève quelques fongosités qui obstruent l’aditus. Les lésions ne paraissant pas s'étendre à la caisse, on limite l'opération.

Pas de suites opératoires. Suppuration peu abondante. En juin 1898, la cavité commençait à se combler et à bourgeonner: Malheureusement, l'enfant est conduit très irrégulièrement au pansement,

3° Ouverture de l’antre et de la caisse.

* OBservarTioN LIT. — Ofite moyenne. Abcès mastoidien. Trépanation de l'antre. Séquestre. Ouverture de la caisse. Mort.

Delf... (Jeanne), six mois. L'otorrhée double est survenue il y a trois mois, sans cause conaue. Pas d’ antécédents héréditaires. A la fin de décembre 1894, la mère remarqua que le pavillon se décollait légèrement ; l'enfant parut d’ailleurs, à cette époque, éprouver des douleurs assez vives; elle refusait le sein, dormait mal et pleurait constamment. Le 1° janvier, l'écoulement disparut; à partir de ce moment, la tuméfaction apophysaire s’est considérablement accrue. Depuis deux ou trois jours, l'oreille recommence à couler. Pas de température. Il existe de la douleur à la pression, mais il ne semble plus y avoir de douleurs spontanées ; l'enfant est redevenue calme et ne se plaint plus. |

Opérée le 13 janvier 4895. L'os est largement dénudé. Toutes les parties friables sont enlevées à la curette qui, chemin faisant, rencontre un séquestre superficiel, assez volumineux, presque entièrement mobilisé. Après évidement à la curette de toutes les parties cariées, on a une vaste cavité, s'étendant à toute l’apophyse et allant jusque dans la caisse. Au-dessus de l’aditus, la dure-mère est à nu.

Les pansements furent, par la suite, effectués régulièrement. Mais, vers le 15 mars, l’état général, qui d’ailleurs n'avait jamais été bien brillant, s'aggrava, L'enfant, de nouveau, refusa le sein et se mit à se plaindre. Eu er à cet état, l'enfant fut pansée chez sa mère.

10 mars 1895. Examen. — L'enfant est agitée, se plaint, la température est élevée (39% C.). A l’auscultation, on constate des deux côtés des foyers de broncho-pneumonie. La plaie auriculaire à bon aspect. Décédée le 20 mars.

Ogservarion LIII. — Ofite chronique. Abcès mastoïdien. Ouverture de l’antre et de la caisse. Guérison.

Pay... (Eugénie), quatre ans. L'otorrhée, survenue sans cause

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